Louis Seigner

acteur français
Louis Seigner
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Naissance
Saint-Chef, Isère, France
Nationalité Flag of France.svg Française
Décès (à 87 ans)
Paris 5e, France
Profession Acteur

Louis Seigner, né le à Arcisse, hameau de la commune de Saint-Chef dans l'Isère, et mort le à Paris, est un acteur français.

BiographieModifier

Les parents de Louis étaient épiciers dans la petite commune de Saint-Chef, située au nord de Bourgoin-Jallieu dans le département de l'Isère.

 
Le village de Saint-Chef à l'époque de la naissance de Louis Seignier

Passionné dès l'enfance pour le cinéma muet et le théâtre ambulant Grégoire, Louis Seigner, bien qu'il souhaitât devenir chanteur, se forme au conservatoire à Lyon[1], débute dans son premier rôle à dix-sept ans et monte rapidement à Paris pour suivre les cours du Conservatoire national supérieur d'art dramatique, puis les cours de Firmin Gémier et entrer au théâtre de l'Odéon.

C'est au Conservatoire qu'il rencontre sa future femme Marie Cazeaux. Ils ont trois enfants Françoise (1928-2008) devenue comédienne, Anne-Marie (1934-1993) devenue journaliste et Jean-Louis (1941-2020) devenu photographe. Ce dernier leur a donné trois petites-filles, Emmanuelle Seigner, Mathilde Seigner et Marie-Amélie Seigner.

En 1930, il crée avec Jean Nohain et Claude Dauphin la Compagnie théâtrale radiophonique, avec laquelle il interprète des dramatiques sur les ondes. Il est engagé en 1939 à la Comédie-Française par l'écrivain Édouard Bourdet, qui en est alors l'administrateur général[2]. Il en devient sociétaire en 1943.

Durant sa carrière, il tourne dans plus de 150 films et incarne plus de 200 rôles au théâtre, interprétant notamment plus de 1 500 fois Le Bourgeois gentilhomme. Il détiendrait aussi le record de représentations pour le malade imaginaire et Tartuffe[1]. Au cinéma, il incarne très souvent les notables ou les hommes d'affaires.

Il fut professeur au Conservatoire et doyen de la Comédie-Française.

 
Plaque 12 rue Pierre-et-Marie-Curie (Paris).

En 1965, le général de Gaulle eut recours à ses services pour travailler sa « bonhomie »[3].

Sa soirée d'adieux à la Comédie Française eut lieu le 25 avril 1974, après un demi-siècle de carrière dans les théâtres nationaux, mais il revint en 1980 pour un rôle dans Lorenzaccio[1].

Il meurt le dans son appartement parisien au 12 rue Pierre-et-Marie-Curie, lors d'un incendie apparemment provoqué par une pipe mal éteinte[4],[5]. Son épouse, sauvée par sa fille Françoise, meurt en octobre de la même année.

Il est inhumé au Cimetière parisien d'Ivry (7e division)[6].

FilmographieModifier

CinémaModifier

TélévisionModifier

ThéâtreModifier

Avant la Comédie-FrançaiseModifier

Carrière à la Comédie-FrançaiseModifier

Hors Comédie-FrançaiseModifier

DiscographieModifier

Notes et référencesModifier

  1. a b et c "Louis Seigner sur scène"
  2. Luc Antonini, Les Seigner : une famille de spectacle, dans Généalogie Magazine no 300, février 2010
  3. Le 5/7 de France Inter du 20 avril 2017
  4. UN MAITRE PATELIN, L'Humanité, 21 janvier 1991
  5. Sa pipe dont il disait souvent que c'était sa meilleure amie."Louis Seigner sur scène"
  6. Cimetières de France et d'ailleurs
  7. « Le malade imaginaire, acte 1, scène 1 Molière », sur Bibliothèques spécialisées de la Ville de Paris (consulté le 9 janvier 2018)

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Françoise Seigner, Louis Seigner. Une biographie affective, éd. du Rocher, Monaco ; Paris, 310 pages. (ISBN 978-2-268-06411-6)
    Biographie par sa fille.
  • Michel Bayert, Louis Seigner sur scène, éd. SIDES ; Antony, 75 pages. (ISBN 978-2-868-61078-2)

Liens externesModifier