Louis Roger Brûlart de Sillery

ambassadeur français

Louis Roger Brûlart de Sillery (1619 - 1691) est un officier supérieur français.

Louis-Roger Brûlart, marquis de Sillery
Titre de noblesse
Marquis
Biographie
Naissance
Décès
Nom dans la langue maternelle
Louis-Roger BrûlartVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom officiel
Louis-Roger Brûlart marquis de SilleryVoir et modifier les données sur Wikidata
Père
Enfant
Parentèle
Henri Ier de Montmorency (arrière-arrière-grand-père)Voir et modifier les données sur Wikidata

FamilleModifier

Louis Roger Brûlart, marquis de Sillery, est le fils de Pierre Brûlart de Sillery et de Charlotte d'Etampes-Valençay. Il a épousé, en 1638, Marie-Catherine de La Rochefoucauld, sœur du mémorialiste François de La Rochefoucauld.

BiographieModifier

Il commence sa carrière militaire comme capitaine au régiment de Turenne, puis est mestre de camp de son régiment. Il participe à la guerre de Trente Ans, notamment à la bataille des Dunes et au siège de Dunkerque. Il participe à la guerre austro-turque, à la campagne d'Allemagne sous le commandement de Turenne.

Il est gouverneur de Damvillers (Luxembourg français) pendant la Fronde, à la fin de laquelle La Rochefoucauld se réfugia chez lui. En 1668 il est gouverneur d'Épernay. En 1680, il est fait gouverneur du duc de Chartres, fils ainé de Philippe II d'Orléans.

Il se retire chez son beau-frère à Liancourt.

Saint-Simon dit de lui : « Ruiné, servit peu ; il était fort aimable, et fort du grand monde[1] ». Adolphe Chéruel lui prête une liaison avec Catherine Henriette d'Angennes[2].

Roger Brûlart de SilleryModifier

Son fils ainé Roger Brûlart de Sillery (1640-1719) fut ambassadeur en Suisse de 1697 à 1708[3]. Il fut fait chevalier de l'ordre du Saint-Esprit en 1705[4].

RéférencesModifier

  1. Saint-Simon, Mémoires (1701-1702), Tome II, Éditions de la Pléiade-Gallimard, 1983, p. 535
  2. Adolphe Chéruel, Mémoires sur la vie publique et privée de Fouquet, surintendant des finances, d'après ses lettres et des pièces inédites conservées à la Bibliothèque impériale, Charpentier, 1862.
  3. Laurent Bourquin, Noblesse seconde et pouvoir en Champagne aux XVIe et XVIIe siècles, p. 218
  4. Monsieur de Larcher, Mémoire, édition J.-P. Brancourt, p. 176.

Article connexeModifier