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Louis Leblois

avocat
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Louis Leblois
Maître Leblois, un ami de la justice.jpg
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 73 ans)
Nationalité
Activités
Louis Leblois en 1898 (croquis d'audience du procès Zola)

Louis Leblois (28 juin 1854 - 5 janvier 1928), fils du grand pasteur libéral Georges-Louis Leblois, magistrat, avocat et écrivain français, défend Alfred Dreyfus lors de l'Affaire Dreyfus.

Il est un ami intime du lieutenant-colonel Picquart, avec lequel il a passé ses années de lycée.

ParcoursModifier

Après des études à la Faculté de droit de Paris, il devient avocat et s'inscrit au barreau le 4 novembre 1878. Seulement deux ans plus tard, il devient magistrat, substitut du procureur, nommé d'abord à Dijon, Nancy puis à Lille en 1885 [1]. Il redevient avocat en 1890, et fonde un cabinet à Paris. Il épouse Marthe Haitz-Roderer.

Intervention dans l'affaire DreyfusModifier

Louis Leblois est à l'origine du déclenchement de l'affaire Dreyfus. Dépositaire des confidences de Picquart en juin 1897, il communique ses informations à Auguste Scheurer-Kestner et se lançe à ses côtés dans la bataille pour la révision du procès de Dreyfus, en s'efforçant de se tenir sur le terrain de la légalité. Il subit bientôt les conséquences de son engagement : à l'issue du procès de Zola, le 24 février 1898, il est révoqué de ses fonctions d'adjoint au maire du VIIe arrondissement de Paris ; le 22 mars 1898, le conseil de l'Ordre des avocats prononçe contre lui une suspension de six mois ; le 12 juillet, enfin, il est atteint, en même temps que Picquart, par la plainte déposée par Cavaignac, le ministre de la Guerre. Après le procès de Rennes (où il ne témoigne pas), il a encore l'occasion de poursuivre son combat politique : il soutient Jaurès au moment où se décide, en avril 1903, la deuxième révision. La même année, il sauve l'Aurore, qui connaissait de graves difficultés financières, en lui apportant des fonds et laisse Clemenceau y défendre sa politique, favorisant ainsi le développement de la carrière politique du futur Président du Conseil. À la réhabilitation de Dreyfus il retrouve son siège à la mairie du 7e. Il consacre les dernières années de sa vie à des œuvres militantes, animant l'Union pour le sauvetage de l'enfance et surtout l'Association générale d'Alsace-Lorraine, dont il était l'un des membres fondateurs. Il laisse un important ouvrage documentaire sur l'Affaire, qui parait après sa mort, survenue le 5 janvier 1928.

Article détaillé : Affaire Dreyfus.

ŒuvresModifier

  • "L'affaire Dreyfus. L'iniquité, la réparation, les principaux faits et les principaux documents." Paris réédition Théolib 2012 (ISBN 978-2-36500-002-4) (6 volumes)
  • L'Affaire Dreyfus. L'iniquité, la réparation. Les principaux faits et les principaux documents. Paris, Librairie Aristide Quillet, 1929

BibliographieModifier

  • Paul Desachy, Louis Leblois : une grande figure de l'affaire Dreyfus, Paris, Rieder, , 214 p. (présentation en ligne)
  • Gilles Manceron, Emmanuel Naquet et Philippe Oriol, « Louis Leblois, l’avocat qui joua davantage qu’un second rôle », dans Être dreyfusard hier et aujourd’hui, Presses universitaires de Rennes, coll. « Histoire », (ISBN 9782753566866, lire en ligne), p. 135–138
  • Philippe Oriol, L'Histoire de l'affaire Dreyfus de 1894 à nos jours, Paris, Les Belles Lettres, 2014.

Notes et référencesModifier

  1. Gilles Manceron, Emmanuel Naquet et Philippe Oriol, « Louis Leblois, l’avocat qui joua davantage qu’un second rôle », dans Être dreyfusard hier et aujourd’hui, Presses universitaires de Rennes, coll. « Histoire », (ISBN 9782753566866, lire en ligne), p. 135–138

Voir aussiModifier