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Louis Lafferre

homme politique français et président du Grand Orient de France
Louis Lafferre
Louis Lafferre-1920.jpg
Fonctions
Député
Sénateur
Grand maître du Grand Orient de France
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 67 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nationalité
Activité
Autres informations
Parti politique
Parti républicain, radical et radical-socialiste (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Membre de
Père-Lachaise - Division 92 - Lafferre 07.jpg
Vue de la sépulture.

Louis Lafferre (Antonin Baptiste) né à Pau le mort à Paris le , homme politique français et président du Grand Orient de France durant l'affaire des fiches, au début du XXe siècle.

BiographieModifier

Louis Lafferre est professeur de rhétorique à Narbonne au début de sa carrière. Il mène par la suite une carrière politique importante, conseiller municipal de sa ville, puis président du Parti radical socialiste[1]. Il est élu cinq fois en tant que député pour la ville de Béziers. Il devient à la suite de cette carrière de député, sénateur de l’Hérault de 1920 à 1928. Il est ministre du travail et de la protection sociale dans le gouvernement Aristide Briand (2) en 1910-1911 et ministre de l'Instruction publique et des Beaux-arts de 1917 à 1919 au sein du gouvernement Clemenceau[2].

Louis Lafferre est initié en 1889 au sein de la loge « L'indépendante » de Narbonne, il prend la direction de sa loge et la représente au convent du Grand Orient de France. Il reçoit le 33e degré du Rite écossais ancien et accepté et devient membre actif du Grand Collège des Rites écossais à compter de 1907. Il est élu par deux fois comme grand maître du Grand Orient de 1903 à 1905 et de 1907 à 1909. En charge durant l'affaire des fiches à laquelle il semble n'y avoir aucune part[3], il défend avec conviction, en tant que républicain et opposant à la monté du cléricalisme, les positions de l'ordre devant le parlement en rejetant les accusations de Jean Guyot de Villeneuve[2]. Il fait de même devant le convent du Grand Orient en 1905 qui lui donne quitus de sa gestion. Après 1909, il ne joue plus de rôle important au sein de l'ordre, mais continue de fréquenter les loges maçonniques[3].

Veuf de Pauline Françoise Didas, décédée le 24 décembre 1916, il épouse Claudine Marie Calvayrac le 6 octobre 1921, à Paris[réf. souhaitée].

Il meurt à Paris en 1929[2] et est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (92e division)[4].

Notes et référencesModifier

  1. Bulletin du Parti républicain radical et radical-socialiste : organe officiel du comité exécutif, 3 février 1904, p. 1.
  2. a b et c Irène Mainguy (préf. Daniel Keller), Les grands maîtres du Grand Orient de France : Du XVIIIe siècle à nos jours, Conform Edition, , 125  p. (ISBN 978-2-917075-72-2), chap. 31, p. 73 .
  3. a et b Daniel Ligou, Dictionnaire de la franc-maçonnerie, Paris, Presses universitaires de France, , 5e éd. (1re éd. 1986), 1 376  p. (ISBN 2-13-055094-0), p. 679-chapitre=Laferre, Louis 
  4. Paul Bauer, Deux siècles d'histoire au Père Lachaise, Mémoire et Documents, (ISBN 978-2914611480), p. 452


AnnexesModifier