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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Louis-Auguste de Bourbon.
Louis-Auguste de Bourbon
Description de cette image, également commentée ci-après
Louis-Charles de Bourbon

Titre

Souverain de Dombes


(19 ans, 4 mois et 17 jours)

Prédécesseur Louis-Auguste de Bourbon
Successeur Louis-Charles de Bourbon
Biographie
Titulature Comte d'Eu
Comte de Dreux
Prince d'Anet
Dynastie Maison de Bourbon
Autres fonctions Colonel général des Cent-Suisses et Grisons
Gouverneur du Languedoc
Naissance
Château de Versailles (France)
Décès (à 55 ans)
Fontainebleau (France)
Père Louis-Auguste de Bourbon
Mère Louise-Bénédicte de Bourbon

Signature

Signature de Louis-Auguste de Bourbon

Description de l'image Armoiries Louis-Auguste de Bourbon.svg.

Louis-Auguste de Bourbon, prince souverain de Dombes, comte d'Eu, est un militaire français né le à Versailles et mort le à Fontainebleau.

Sommaire

BiographieModifier

Fils aîné de Louis Auguste de Bourbon, duc du Maine et de la duchesse née Louise-Bénédicte de Bourbon-Condé , il porte les mêmes prénoms que son père, l'un des fils légitimés de Louis XIV.

Il sert militairement à partir de 1717, dans l'armée du prince Eugène contre les Turcs en 1717, où il se distingue au siège de Belgrade.

En 1728, il est fait chevalier des ordres du Roi et chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint Louis.

Il prend part à la guerre de Succession de Pologne (1733–1734) où il participe aux sièges de Kehl et de Philippsbourg.

En 1734, il est promu maréchal de camp, puis en 1735 lieutenant-général des armées du Roi.

En 1736, il succède à son père à la tête du régiment royal-carabiniers, comme colonel général des Cent-suisses, comme gouverneur du Languedoc. et comme grand-veneur de France. Il lui succède aussi comme souverain de Dombes et comte d'Eu.

Il sert ensuite durant la guerre de Succession d'Autriche (1742-1747)., pendant laquelle il participe à la bataille de Dettingen, où il est blessé en 1743, au siège de Fribourg, au siège de Tournai, aux batailles de Fontenoy, Raucoux et Lawfeld [1].

Il est colonel général des Cent-Suisses et Grisons en survivance de son père en 1710, puis en propre en 1736, gouverneur du Languedoc et grand veneur de France.

Le 4 mars 1748, il tue en duel le marquis Antoine-François de Coigny.

« Le marquis de Coigny jouait avec le prince des Dombes, et perdait beaucoup ; il lui échappa de dire entre ses dents : il est plus heureux qu’un enfant légitime. Le prince n’avait pas entendu le propos ; mais de bonnes âmes (il s’en trouve toujours) le lui rapportèrent. Il entra en fureur, et envoya appeler M. de Coigny en duel. Ils se rencontrèrent sur la route de Versailles, en pleine nuit. La terre était couverte de neige ; ils se battirent aux flambeaux : M. de Coigny fut tué sur place ; on le remit dans sa voiture, qu’on renversa dans un fossé. Il passa pour être mort de la chute. Le roi, qui l’aimait beaucoup, ne connut la vérité qu’après la mort du prince de Dombes, et quelques personnes ont même cru qu’il ne l’a jamais connue. » [2]

En 1751, sa mère lui fait donation de la principauté d'Anet et du comté de Dreux. Fréquentant peu la cour, il s'installe au château d'Anet et procède à de nombreuses acquisitions foncières pour agrandir le domaine. Il fait construire une machine hydraulique afin d'amener l'eau de l'Eure dans les jardins. Il fait également de fréquents séjours à Eu où il aime chasser.

Il reste célibataire et n'a pas de postérité. Sa tante, Françoise-Marie de Bourbon, l'épouse du Régent voulut le marier à sa fille mademoiselle d'Orléans, puis à mademoiselle de Valois, mais aucune ne voulut épouser le fils d'un prince légitimé [3]. Notons tout de même que ces deux princesses étaient elles-mêmes filles d'une princesse légitimée. Une autre de ses cousines, Mademoiselle de Charolais, refusa de l'épouser, préférant mener une vie débauchée.

Comme son père et sa mère, il est impliqué dans la Conspiration de Cellamare[4], et fut exilé à Eu.

"Le prince de Dombes avait été exilé au château d'Eu avec son frère, sous la caution de leur oncle, le comte de Toulouse, en 1719, à l'époque de la découverte de la conspiration de Cellamare. Ils avaient la liberté de chasser dans la forêt, mais il leur était défendu de découcher. Leur exil dura jusqu'au 26 avril 1723."[5]

Il décède d’une attaque d’apoplexie à Fontainebleau[6],[7] et est inhumé dans la crypte de la collégiale Notre-Dame d'Eu. Ses biens et titres reviennent à son frère Louis-Charles.

TitresModifier

Pour approfondirModifier

RéférencesModifier

  1. Patrick Van Kerrebrouck, La Maison de Bourbon 1256-2004, deuxième édition revue et augmentée, tome 2, Villeneuve d'Ascq, l'auteur, , 1010 p., p. 762-767
  2. Société de gens de lettres et de savants, Biographie universelle ancienne et moderne Tome Huitième, A. Thoisnier Desplaces, , Page 538
  3. Mémoires, fragmens historiques et correspondance de la duchesse d'Orléans.
  4. Mémoires de Saint-Simon.
  5. Jean Vatout, Premier bibliothécaire du roi, Souvenirs historiques des résidences royales de France, PARIS, Firmin Didot Frères, Charles Gosselin, , Page 371
  6. La Gazette N°40 - Luynes, , Page 479
  7. « Le prince de Dombes et le comte d'Eu | Sceaux », sur www.sceaux.fr (consulté le 12 mai 2019)
  8. Pierre-Marie d' Assier, Mémorial de Dombes en tout ce qui concerne cette ancienne souveraineté...

BibliographieModifier

  • Patrick Van Kerrebrouck, La Maison de Bourbon 1256-2004, deuxième édition revue et augmentée, 2004, Villeneuve d'Ascq, l'auteur, 1010 p., tome 2, p. 762-767.

Pages connexesModifier