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Louis-Nicolas Lemercier

personnalité politique française
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Lemercier.
Louis-Nicolas Lemercier
Louis-Nicolas Lemercier (1755-1849).jpg
Fonctions
Pair de France
-
Pair de France
-
Président du Sénat conservateur
-
Président du Conseil des Anciens
depuis le
Député aux États généraux de 1789
-
Titre de noblesse
Comte
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 93 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Autres informations
Distinction
Blason Louis Nicolas Lemercier (1755-1849).png
blason

Louis-Nicolas Lemercier (né le à Saintes, en Saintonge et mort le (à 93 ans) à Paris) est un homme politique français, député aux États généraux de 1789, président du Conseil des Anciens en 1799, président du Sénat sous le Consulat.

Sommaire

BiographieModifier

Conseiller du roi, il succède vers 1778 à son père dans la charge de lieutenant général criminel de la sénéchaussée de Saintonge et siège au présidial de Saintes. Partisan des idées nouvelles, Lemercier est élu le 21 mars 1789 député du tiers état aux États généraux, où il siège parmi les partisans d'une constitution et défend la constitution civile du clergé. Après la chute de la royauté, il est élu le 11 septembre 1792 juge au tribunal de district de Montlieu, puis président du tribunal criminel de Charente-Inférieure avant la Terreur, puis du 24 vendémiaire an IV (16 octobre 1795) à l'an VI.

Le 21 germinal an VI (10 avril 1798), il est élu par 282 voix sur 305 votants député de la Charente-Inférieure au Conseil des Anciens, dont il devient secrétaire en l'an VII. Devenu président de l'assemblée du 23 octobre au 10 novembre 1799, il joue un rôle décisif, selon Georges Lefebvre, lors du coup d'État du 18 brumaire, qui porte le général Bonaparte au pouvoir. Dès le lendemain, il fait partie de la Commission intermédiaire des Anciens, avant d'être nommé parmi les 63 premiers membres du Sénat conservateur le 3 nivôse.

Président du Sénat conservateur en l'an X, chevalier de la Légion d'honneur, puis commandeur de l'ordre en l'an XII (1805), il obtient la même année la sénatorerie d'Angers, comportant une maison et un revenu annuel en domaines nationaux de 20 à 25 000 francs. Lemercier s'installe à Saint-Florent le 17 mai 1805. Membre de la commission administrative du Sénat en 1806, il devient comte d'Empire par lettres patentes du [1] (érection de majorat par lettres patentes du ) et grand officier de la Légion d'honneur le 30 juin 1811.

En avril 1814, il se prononce pour la déchéance de Napoléon et se rallie aux Bourbons, qui lui octroient un siège à la Chambre des pairs le 4 juin 1814. Toutefois, il perd sa sénatorerie, dont les bâtiments rentrent dans le domaine royal. Tenu à l'écart pendant les Cent-Jours, il retrouve son siège lors de la seconde Restauration, votant pour la déportation dans le procès du maréchal Ney. Il vote la loi du sacrilège. Pair de France sous la Restauration, il fut confirmé dans son titre de comte héréditaire par lettres patentes du .

En 1830, il prête serment à Louis-Philippe et se prononce contre le procès des ministres de Charles X. De plus en plus absent du Luxembourg du fait de son grand âge, il est fait grand-croix de la Légion d'honneur le [2]. La révolution de 1848 le prive de son siège. Il meurt l'année suivante, à l'âge de 94 ans.

BibliographieModifier

Louis Gabriel Michaud a écrit l'ouvrage Biographie des hommes vivants: ou, Histoire par ordre alphabétique (en 4 volumes).

ArmoiriesModifier

Figure Blasonnement
Armes de Louis-Nicolas Lemercier comte Lemercier et de l'Empire

De gueules à la croix ancrée d'argent accompagnée en chef à sénestre d'une épée en pal d'argent, et en pointe à dextre d'une ancre de même ; franc-quartier de comte sénateur.

Notes et référencesModifier

  1. Titres et armoiries du Premier Empire (1808-1815). Inventaire analytique des registres cotés BB/29/966 à 974, 1001 à 1005, 1035, 1052, 1060 à 1067, 1071 à 1076, 1080, établi par MM. de Berthier de Grandry, de Saint-Phalle, de Saulieu, de Savignac, membres de l'Association d'entraide de la noblesse française, sous la direction scientifique de Ségolène de Dainville-Barbiche, Catherine Mérot. http://chan.archivesnationales.culture.gouv.fr
  2. « Cote LH/1579/31 », base Léonore, ministère français de la Culture

SourcesModifier