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Louis-Marie Michon

chirurgien français
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Louis-Marie Michon
Portrait de Louis-Marie Michon
Louis-Marie Michon.
Biographie
Naissance Voir et modifier les données sur Wikidata
à BlanzyVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès Voir et modifier les données sur Wikidata (à 63 ans)
à ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Enfants Joseph MichonVoir et modifier les données sur Wikidata
Thématique
Profession Chirurgien (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions Officier de la Légion d'honneur (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Membre de Académie nationale de médecineVoir et modifier les données sur Wikidata

Louis-Marie Michon, né en 1802 à Blanzy et mort en 1866 à Paris, est un chirurgien français.

Sommaire

BiographieModifier

Fils d'un chirurgien qui fut le premier maire de Blanzy à l'aube de la Révolution[1], il fait ses études de médecine à Paris, où il est reçu interne en 1825. Élève de Guillaume Dupuytren à l'Hôtel-Dieu, il devient rapidement l'un des chirurgiens les plus consultés, notamment dans l'entourage de Louis-Philippe. Dirigeant successivement les services de Cochin puis de l'Hôtel-Dieu, il se distingue lors de la Révolution de 1848 en interdisant l'accès de son service aux forces de l'ordre venues poursuivre des blessés des barricades[2]. Nommé professeur agrégé à la Faculté, il est reçu à l'Académie de médecine et fonde avec un groupe de collègues la Société de Chirurgie[3] (actuelle Académie de Chirurgie), qu'il présidera l'année suivante. Très lié avec Émile Littré, son ancien collègue d'internat, il aidera ce dernier à acquérir une maison où il composera son fameux dictionnaire de la langue française[4]. Il a peu écrit, mais on retiendra un mémoire sur l'autoplastie de la face[5] et des tentatives de traitement de paralysies vésicales par l'électricité. Son éloge sera prononcé en 1873 par Félix Guyon[6], père de l'urologie Française.

Officier de la Légion d'Honneur. Tombe à Montcenis (Saône-et-Loire). Père du docteur Joseph Michon.

NotesModifier

  1. Ville de Blanzy, archives municipales, année 1789.
  2. B. Vergez-Chaignon, Les Internes des Hôpitaux de Paris 1802-1852, Hachette Littératures, 2002, pp. 249-250.
  3. Mémoires de la Société de Chirurgie, 1843, T.I, statuts et membres fondateurs, Paris, Baillières, 1843.
  4. Jean Hamburger, de l'Académie Française, Monsieur Littré, biographie, Flammarion éd., 1988, p. 114.
  5. Revue médico-chir.de Paris.
  6. Éloge prononcé le 8 janvier 1873 à la séance annuelle de la Société de Chirurgie, Paris, Plon, 1873.

TravauxModifier

  • Remarques et observations sur plusieurs points d'anatomie et de chirurgie (Thèse inaugurale).
  • De la carie et de la nécrose (Thèse pour l'agrégation).
  • Structure et développement de l'encéphale et de la moëlle épinière (Thèse pour une chaire d'anatomie).
  • Des opérations que nécessitent les fistules vaginales (Thèse pour la chaire de médecine opératoire).
  • Du cancer cutané (Thèse pour une chaire de clinique chirurgicale).
  • Des tumeurs synoviales de la partie inférieure de l'avant-bras, de la face palmaire du poignet et de la main (Thèse pour une chaire de clinique chirurgicale).
  • Mémoire sur les rétrécissements de l'urèthre.
  • Mémoire sur quelques cas d'autoplastie de la face.
  • Mémoire et observations pour servir à l'histoire de l'application de la suture au traitement des plaies.
  • Mémoire sur la résection du maxillaire supérieur, avec conservation de la voûte palatine et du rebord alvéolaire.
  • Mémoire sur l'électricité appliquée au traitement de la paralysie de la vessie.
  • Article « Amputation », dans le Dictionnaire des études médicales pratiques.
  • Article « Hernie crurale », dans le même ouvrage.
  • Rapports et observations dans les recueils des sociétés savante.

Voir aussiModifier