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Louis-Jacques Savary

personnalité politique française
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Louis-Jacques Savary
Fonction
Membre du Conseil des Cinq-Cents
Biographie
Naissance
Décès
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Louis-Jacques Savary (5 mars 1755 - Pont-Audemer - 8 janvier 1831 - Paris) était un homme politique français des XVIIIe et XIXe siècles.

Sommaire

BiographieModifier

« Fils de Louis-Jacques Savary, avocat, et de Marie-Angélique-Rose Fossard », Louis-Jacques Savary fils étudia le droit et exerça, comme son père, la profession d'avocat. Administrateur du département de l'Eure au début de la Révolution française, commissaire national près le tribunal criminel du département, juge suppléant au tribunal de cassation, il fut élu[1], le 9 septembre 1792, deuxième député suppléant de ce département à la Convention nationale, et fut appelé immédiatement à remplacer Jean-Louis Carra, optant pour la Saône-et-Loire.

D'opinions très modérées, il répondit dans le procès de Louis XVI : « Je vote pour la détention, sauf les mesures à prendre en cas d'invasion du territoire de la République. »[2]

Savary se lia avec les Girondins, protesta contre les événements du 31 mai et fut compris dans les 73 députés arrêtés et incarcérés. La réaction thermidorienne (voir coup d'État du 9 Thermidor) le rendit à la liberté.

Rappelé alors à la Convention, il en devint secrétaire, fit rendre un décret relatif aux billets à ordre qui ne seraient pas présentés à l'échéance, remplit une mission en Belgique, et fut réélu[3], le 21 vendémiaire an IV, député au Conseil des Cinq-Cents par le département de l'Eure. En même temps, les départements des Bouches-du-Rhône et du Lot lui donnaient aussi la majorité.

Savary donna sa démission pour raison de santé le 14 brumaire suivant, mais il fut rappelé au même Conseil le 25 germinal an VII, par les mêmes électeurs, et son adhésion au coup d'État du 18 brumaire le fit entrer (4 nivôse an VIII) au Corps législatif, où il représenta le département de l'Eure jusqu'en 1802.

Membre de la Légion d'honneur (dossier LH/2471/28) Louis-Jacques Savary était également chancelier de la 14e cohorte.

BibliographieModifier

Notes et référencesModifier

  1. Par 253 voix sur 505 votants.
    • 1° « Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État, oui ou non ? » : oui ;
    • 2° « Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple, oui ou non ? » : oui ;
    • 3°« Quelle peine sera infligée à Louis ? » : détention jusqu'à la paix et l'acceptation de la Constitution par le peuple ;
    • 4° « Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ? » : oui.
  2. Par 199 voix sur 270 votants.

Articles connexesModifier