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Louis-François Ripault de La Cathelinière

Louis-François Ripault de La Cathelinière
Naissance 19 août 1768
Frossay
Décès 2 mars 1794 (à 25 ans)
Nantes
Guillotiné
Origine Français (Breton)
Allégeance Flag of Royalist France.svg Vendéen
Arme Armée catholique et royale du Bas-Poitou
Grade Chef de division
Conflits Guerre de Vendée

Louis-François Charles Ripault de La Cathelinière, né au manoir de la Mégerie à Frossay en 1768, guillotiné à Nantes en 1794, était un militaire français et un officier vendéen.

BiographieModifier

Originaire du pays de Retz, La Cathelinière s'empara de Port-Saint-Père au début de la guerre de Vendée.

Il participa à la bataille de Pornic et la deuxième Bataille de Machecoul.

Bien que placé théoriquement sous les ordres de Charette, La Cathelinière combattit de façon quasi indépendante et s'autoproclama même général de l'Armée catholique et royale du pays de Retz.

En 1794, La Cathelinière fut battu et blessé dans la forêt de Princé par les troupes du général Haxo. Capturé chez lui par les Républicains le 28 février, il fut conduit à Nantes où il mourut guillotiné en mars 1794.

Regards contemporainsModifier

« M. de La Cathelinière [...] n'était peut-être pas aussi cruel qu'on l'a cru généralement ; jamais je ne l'ai vu assister à aucune exécution, mais son opinion était qu'il fallait tuer les patriotes ou se disposer à être tué par eux. Beaucoup de gens condamnèrent alors sa manière de voir ; M. Charette lui écrivit pour lui recommander plus de douceur ; on fut forcé de se rendre à son avis lorsque les prisonniers que nous avions renvoyés sur parole revinrent plus furieux se battre contre nous. [...] Sans éducation mais fort brave, M. de La Cathelinière avait les qualités nécessaires pour commander des paysans. J'ai vu la moitié de son armée révoltée contre lui ; c'était à l'occasion d'un nommé Messin, commandant de la cavalerie à qui il faisait une réprimande. Messin dans l'ivresse tira son sabre. M. de La Cathelinière était sans arme : il le saisit au collet, l'entraîne au quartier général et le condamne à être fusillé ; les habitants des quatre paroisses s'attroupent pour ravoir leur chef, leur ami, celui qui les a conduits à la victoire ; le Général seul au milieu d'eux appelle ses soldats, range l'armée en bataille et fait désarmer tous les mutins ; on n'éprouva pas la moindre résistance. L'instant d'après il accorda la grâce au coupable et rendit les armes à un chacun. Ce trait annonce l'homme fait pour commander[1]. »

— Pierre-Suzanne Lucas de La Championnière

BibliographieModifier

RéférencesModifier