Louis-Casimir Teyssier

militaire français

Louis-Casimir Teyssier
Louis-Casimir Teyssier
Buste du Colonel Teyssier, Bitche

Naissance
à Albi (France)
Décès (à 95 ans)
à Albi (France)
Origine Français
Conflits Guerre de Crimée
Guerre franco-allemande de 1870
Faits d'armes Assaut de Sébastopol
Siège de la citadelle de Bitche
Distinctions Grand officier de la Légion d'honneur
Hommages inscription au Panthéon de Paris

Louis-Casimir Teyssier, né le à Albi où il est mort en novembre 1916, est un militaire et félibre français.

BiographieModifier

Fils de Jean-Marie Teyssier, lieutenant d'infanterie, chevalier de la légion d'honneur, décoré de la médaille de Sainte-Hélène, et de Cécile Mulequiès, il rejoint le 21e régiment de ligne à Cherbourg et devient caporal. Dans ce même 21e de ligne, il obtient tous ses galons, de caporal à capitaine.

Guerre de CriméeModifier

Teyssier participe à la guerre de Crimée comme lieutenant, puis comme capitaine. Le , il est blessé à l'assaut de Sébastopol d'un éclat de pierre à la tête, d'un coup de feu à la main droite, et d'un boulet de canon à la cuisse droite. Il est fait prisonnier de guerre et rentre de Crimée le .

Campagne d'Italie (1859)Modifier

Placé au 98e de ligne, il fait la campagne d'Italie à la bataille de Montebello en 1859. Il est touché par une balle qui lui traverse la poitrine.

Commandant de la citadelle de Bitche en 1870-1871Modifier

Il passe ensuite au 78e de ligne comme chef de bataillon, puis à l'état-major des Places pour blessures le , comme commandant de la citadelle de Bitche. C'est là qu'il montre sa grande ténacité, soutenant le siège de la citadelle de Bitche durant sept mois avec moins de 3 000 hommes contre 20 000 prussiens et bavarois bien équipés, stationnés tout autour de la ville. Selon ses propres mots, il est résolu à tenir la place « jusqu'au bout ! » Il ne rend les armes que sur ordre du gouvernement français en mars 1871.

Fin de carrière militaireModifier

Commandant de 1re classe de la place de Marseille le , Teyssier espère terminer sa carrière dans cette ville et se prépare à une installation définitive. Sans être consulté, il est nommé le commandant de 1re classe au fort de Vincennes.

Retraite albigeoiseModifier

Fatigué par un service très chargé et aspirant au repos, le colonel demande et obtient par décret du sa mise à la retraite pour ancienneté de service.

Il finit sa vie à Albi, sa ville natale, où est érigée une statue en son honneur. Il devient président de la Société des Arts et Belles-Lettres du Tarn et publie en 1913 un recueil de Contes en langue albigeoise.

Augmenté d'autres contes de sa plume, pour la plupart issus du fonds narratif traditionnel européen et parus également dans la Revue du Tarn, ce recueil est repris dans l'ouvrage en graphie classique de l'occitan paru sous le titre (oc) Contes e racontes del coronèl, Albi, Centre cultural occitan de l'Albigés, , 144 p. (ISBN 9782954248158).

Hommage et distinctionsModifier

DécorationsModifier

HommagesModifier

 
Inscription au Panthéon, Paris
  • Bitche, en son honneur, a été fondé, un lycée portant son nom: Le Lycée Teyssier.
  • Albi, une « rue de Bitche », un "boulevard Montebello" et une avenue porte son nom.

« A la mémoire des généraux d'Aurelle de Paladines, Chanzy et Faidherbe, des colonels Denfert-Rochereau et Teyssier ainsi que des officiers et soldats des armées de terre et de mer qui en 1870-1871 ont sauvé l'honneur de la France. »

Pour approfondirModifier

BibliographieModifier

  • Léon Belot, Le Colonel Teyssier, défenseur de Bitche, Corbière et Julien, Albi, 1911, 143 p.
  • Eugène Guesquin, Bitche et ses défenseurs (1870-1871), hommage au colonel Teyssier, souvenir à l'Alsace-Lorraine, Impr. de P. Brodard, Coulommiers, 1900, 502 p.
  • Henri Maynard, Le Colonel Teyssier : héros de Bitche, 1870, Paris, 1959, 4 p.

FilmographieModifier

Liens internesModifier

Liens externesModifier