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Louis-Benjamin Fleuriau de Bellevue

homme politique français

BiographieModifier

Louis Benjamin est issu d'une famille d'armateurs rochelais qui étaient propriétaires d'une plantation à Saint-Domingue. Son père, Aimé-Benjamin Fleuriau, est officier commensal de la Maison du roi. Il acheta et agrandit l'actuel hôtel de Fleuriau.

Louis Benjamin Fleuriau de Bellevue naît le 23 février 1761 à La Rochelle. Issu d'une famille protestante, il part dès l’âge de neuf ans à l’Académie de Genève. Il fait de brillantes études jusqu’en 1781 au collège puis à l’Académie, où il s’initie à l’histoire naturelle auprès de Horace Bénédict de Saussure.

À partir de 1787, date de la mort de son père, il décide de voyager pour parfaire sa formation de géologue. D’abord Naples, le Vésuve et l’Italie du Sud, puis l’Allemagne, collectant échantillons et notes de terrains. Il parcourt l’Italie et les Alpes, notamment le Tyrol avec Déodat Dolomieu.

En 1793, Fleuriau revient à La Rochelle. Il rapporte de nombreuses notes et des collections d’échantillons qui vont désormais constituer l’essentiel des sources de ses recherches et se trouvent encore en partie au muséum de La Rochelle. Il s'implique dans la vie locale et devient conseiller général de Charente-Inférieure, conseiller municipal de La Rochelle et député à plusieurs reprises. Il est également membre de l’Académie de La Rochelle.

Lorsque le , une météorite tombe à proximité de Jonzac, Fleuriau de Bellevue est « réquisitionné » par le Préfet. Il mène une enquête sur le terrain afin d’apprécier ce qui s’est passé lors de la chute de cette météorite et récupère des échantillons. Il passera vingt ans à étudier la forêt fossile sous-marine de l’île d'Aix. Il est élu correspondant de l’Académie des sciences (section de minéralogie), le 2 décembre 1816[1].

Il est fait chevalier de la Légion d'honneur en et promu officier de la Légion d'honneur le [2].

Il meurt le 9 février 1852 encore en pleine activité malgré ses 91 ans. Il lègue la majeure partie de ses collections d’histoire naturelle et d’ethnographie, ainsi que sa bibliothèque, au Muséum de La Rochelle.

La ville rebaptise, en son honneur, la rue de Dompierre en rue Fleuriau de son vivant. Elle se portera acquéreur de l'hôtel particulier familial qui accueille encore aujourd'hui le musée du Nouveau Monde. La ville inaugure en 1853 au Jardin des Plantes de La Rochelle, un buste et un bas-relief réalisés par Auguste Arnaud.

Mandats et fonctions politiquesModifier

Académie des belles-lettres, sciences et arts de La RochelleModifier

  • Membre correspondant en 1787 de l'Académie des belles-lettres, sciences et arts de La Rochelle
  • Académie des belles-lettres, sciences et arts de La Rochelle, 1806
  • Académie des belles-lettres, sciences et arts de La Rochelle, président, 1808

PublicationsModifier

  • Mémoire sur l'action au feu dans les volcans, ou sur divers rapports entre leurs produits, ceux de nos fourneaux, les météorites et les roches primitives..., 1804
  • Notice météorologique pour servir à la statistique du département de la Charente Inférieure, 1837
  • Des Effets géologiques du tremblement de terre de la Calabre en 1783, 1805
  • Mémoires sur de nouvelles pierres flexibles et élastiques et sur la manière de donner de la flexibilité à plusieurs minéraux, 1792
  • Mémoire sur les cristaux microscopiques et en particulier sur la séméline, la mélilite, la pseudo-sommite et le Selce-Romano, 1817

RéférencesModifier

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • Christian Moreau, Louis Benjamin Fleuriau de Bellevue : Savant, physicien naturaliste, géologue et philanthrope rochelais (1761-1852), Les Indes savantes, coll. « Rivages des Xantons », (1re éd. 2010) (ISBN 978-2-84654-386-6)
  • Christian Moreau, Adeline Aumont, Fleuriau de Bellevue et le monde minéral, Les Indes Savantes, coll. « Rivages des Xantons », Paris, 2014, (ISBN 978-2-84654-387-3)
  • Jacques de Cauna, Au temps des isles à sucre. Histoire d'une plantation de Saint-Domingue au XVIIIe siècle, Karthala, 1987 (réédition 2003).
  • « Louis-Benjamin Fleuriau de Bellevue », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition]

Liens externesModifier