Loto

jeu de hasard

Le loto, ou lotto en France, Suisse, Belgique et au Canada, est un jeu de société fondé sur le hasard.

Loto traditionnelModifier

Règles du jeuModifier

Un meneur de jeu tire au sort une boule sur laquelle est inscrit un numéro (de 1 à 90). Pour que le choix soit véritablement aléatoire, les boules sont agitées dans un boulier, un sac ou un pot. Dès qu'il a tiré une boule, le meneur de jeu annonce à voix claire et audible de tous, la valeur lue.

Les joueurs ont reçu ou acheté des cartons en début de partie. Les cartons sont valables pour toute la durée du loto. Sur chaque carton figure une grille comportant trois lignes et neuf colonnes. Parmi les cellules qui en résultent, quatre, dans chaque ligne, sont vides alors que cinq comportent un nombre. C'est dire que chaque carton affiche quinze numéros.

Chaque joueur, à l'annonce du numéro tiré par le meneur de jeu, vérifie si l'un de ses cartons comporte le numéro tiré. Si oui, il met un jeton sur la case correspondante.

On procède alors à un nouveau tirage et ainsi de suite jusqu'à ce qu'un des participants ait gagné.

Si une ligne entière (les cinq cases) est remplie on dit qu'il y a « quine » ; si les trois lignes d'un carton sont pleines, on dit qu'il y a « carton plein ». Selon les règles de jeu définies en début de partie, celui qui réalise le premier une quine, une double quine (deux lignes) ou un carton plein est gagnant d'un lot plus ou moins important qui est traditionnellement « en nature » et peut parfois être très important: par exemple un cochon, des bons d'achats, un voyage. Ce jeu avec des cartons est nommé loto mais aussi quine, rifle ou bingo suivant les régions ou pays.

Aspect législatif (France)Modifier

Le quine ou loto peut se jouer toute l'année, le nombre de lotos est limité à six par an (uniquement si l'association n'organise que des lotos en manifestation exceptionnelle) et par association.

La mise maximum du joueur doit être inférieure ou égale à 20  pour l'ensemble de ses cartons.

Le loto doit être organisé dans un but social, culturel, scientifique ou sportif et le but précis du loto doit être mentionné sur les moyens de communication.

Il est interdit d'organiser des ramassages des participants en car de tourisme.

Il est également interdit de mettre en jeu de la volaille vivante,du gibier et de l'argent (les cartes cadeaux ou les bons d'achat sont légaux). L'ensemble des lots de viande à gagner doit porter une trace de suivi depuis le lieu de l'abattage.

Le loto peut se jouer uniquement dans un cadre associatif restreint, c'est-à-dire uniquement les adhérents et les sympathisants de l'association, les lotos ne doivent pas être ouverts au grand public. De nombreuses associations organisent très régulièrement des lotos traditionnels afin d'obtenir des recettes pour la réalisation de leurs projets.

Jeux institutionnelsModifier

En FranceModifier

En France, c'est la Française des jeux qui a le monopole des jeux de hasard et de pronostics sportifs (à l'exception de ceux sur les courses hippiques)[réf. nécessaire].

La création du Loto est signée le 10 juillet 1975 par un décret du premier ministre Jacques Chirac, le Loto étant sur le plan juridique « un tirage complémentaire de la Loterie Nationale »[1]. Elle répond au besoin de moderniser la Loterie Nationale créée depuis le 7 Novembre 1933 pour venir en aide aux anciens combattants victimes de graves blessures et traumatismes sur les champs de bataille de la Première Guerre Mondiale[2]. Cette institution de plus de 40 ans se trouve alors en difficulté financière croissante et fortement concurrencée depuis 1954 par la création du tiercé[3],[4],[5]. L'idée était présente depuis 1962 mais se heurtait à des résistances internes notamment de la part de l'Eglise dont l'influence est réelle au société française d'après guerre et pour qui le jeu et surtout le gain qui peut en être tiré, est vu comme acquis sans travail rentrant en conflit avec le fait que l'humanité doit gagner dans un interprétation littérale des textes religieux, ses ressources à la hauteur de ses efforts[6]. Néanmoins, par la suite, au fil des années, la position de l'Eglise contemporaine évolue. Elle voit davantage le jeu, placé sous le contrôle de l'Etat comme une récréation légitime permettant la collecte de fonds pour des causes humanitaires ou autres à condition que le joueur s'y adonne de manière éthique et responsable[6],[7].

Les acteurs du sauvetage de la Loterie Nationale, notamment les émetteurs, s'organisent depuis 1974 dans un groupement d'intérêt économique, le Prelo. Ils comprennent qu'il est nécessaire de proposer un jeu plus attractif face au tiercé mené par le PMU[8].

Ils vont se heurter à trois difficultés importantes : l'État assujettit à son accord de principe, l'interdiction de financement par les fonds publics[8]. En parallèle, les établissements bancaires refusent également de financer le projet[3]. Enfin, la publicité n'est pas autorisée par le gouvernement [3].

L'Association des "Gueules Cassées", un des principaux actionnaires de la Loterie Nationale de l'époque, injectent alors 20 millions de francs, au lieu d'investir dans un hôpital, pour la création du Loto et proposent un terrain à Moussy le Vieux en Seine et Marne[9] pour construire le central informatique[5]. En parallèle, le président de l'association de la Fédération nationale André Maginot qui participe également au projet, est contraint de mettre en hypothèque son entreprise pour pouvoir financer le projet sans l'aide des pouvoirs publics[10].

Le modèle du loto français est issu du Nordwestlotto allemand, présent dans les Landers allemands depuis 1956 dans une version adaptée et qui finance également les anciens allemands victimes de graves blessures physiques[9],[11].Son initiateur est le Secrétaire Général de la Loterie Nationale Française, Mr Maurice Caradet[12] sous l'impulsion des Gueules Cassées[10]. Les bulletins sont alors vendus 20 centimes de franc.

Son modèle permet à la différence de celui de la Loterie Nationale basé sur un tirage au sort parmi tous les bulletins émis et de montants de gains définis à l'avance, de permettre au joueur de choisir librement ses numéros[4]. En outre, le gain pouvant ne pas être gagné, il augmente de tirage en tirage.

Le premier tirage a lieu au théâtre de l'Empire à Paris le . Le tirage était le suivant : 31 - 15 - 33 - 27 - 36 - 48, avec 34 comme numéro complémentaire[13], le tirage portant sur 6 chiffres sur les 49 potentiels du tirage. Il est limité à Paris et plusieurs grandes villes et seuls 73 680 bulletins sont validés[14] pour le tirage alors que les organisateurs ont établi des prévisions sur 1 million de bulletins. Les tirages suivants, pendant les grandes vacances, voient leur nombre de bulletins validés plafonner à 100 000[3]. Passés à 10 centimes, puis donnés gratuitement, les bulletins n'attirent pas la nouvelle clientèle espérée.

L'État, au vu des résultats catastrophiques remettant en question l'existence même de l'association des Gueules cassées et de la Loterie Nationale à la limite de la faillite[9],[3], autorise dès lors le Loto à faire usage de la publicité en . Parallèlement, le jeu est déployé sur l'ensemble du territoire métropolitain à l'été 1976[14]. Le , qui fête la première année du jeu, le nombre de bulletins validés est de 4 millions pour une estimation prévue de moins de 2 millions[3].

Le , face au succès, la Société de la Loterie Nationale et du Loto National (SLNLN) est créée en une société d'économie mixte où l'Etat détient 51 % du capital et les détaillants 49 %[3]. Elle rachète le terrain et les immeubles bâtis à Moussy le Vieux. Elle est dirigée par Mr Maurice Caradet de 1979 à 1983. La Loterie Nationale alors en retrait constant ne représente plus 10% du chiffre d'affaire de la nouvelle entreprise créée.

En 1984, grâce au lancement l'année précédente du jeu de grattage "Tac-O-Tac", la société redevient bénéficiaire. Le montant annuel joué au Loto est alors de 11 milliards de francs pour un nombre moyen de 10 millions de joueurs et 14 millions de bulletins validés et 17,50 francs de mise moyenne. 1 645 joueurs avaient obtenu la bonne combinaison permettant d'accéder au rang de millionnaire[3].

En 1988, l'État augmente sa part dans le capital à 72% part et la société devient France Loto. En parallèle, La Fédération André Maginot détient 4 % du capital et L'Union française des blessés de la face et de la tête (UBFT) (Les Gueules cassées) 9,23 % leur assurant un revenu qu'ils reversent à leurs adhérents respectivement de 4 M€ et 10 millions d'euros. Cette situation restera inchangée jusqu'à la privatisation de la FDJ en 2020[15],[9],[10].

En Décembre 1990, la Loterie Nationale est définitivement arrêtée 67 ans et 1 mois après son apparition officielle sur décision de la FDJ[11].

La Française des jeux est instituée en 1991[7]. En 2007, l'État français détenait 70 % des parts de la société[7].

En 2011, le loto dont le montant des mises a été de 1,5 milliard d'euros, se voit dépassé par le système de grattage en termes de chiffres d'affaire qui permet au joueur de savoir si il a a gagné immédiatement, à la différence du jeu de tirage ou il doit patienter quelques heures à quelques jours[4]. Néanmoins, une adaptation permanente et de nouvelles règles visant à ré-hausser continuellement son attrait auprès des nouvelles générations de joueurs et joueuses vont moderniser le jeu tout au long de son existence (voir paragraphe différentes versions du jeu)[16],[17].

HistoriqueModifier

Avant 2008 : ancienne version (1976-2008)Modifier

Il s'agit pour les joueurs de choisir six numéros distincts parmi 49 proposés. L'ordre dans lequel les numéros sont tirés n'a pas d'importance. Le nombre de tirages possibles est donc le nombre de combinaisons sans répétition  , soit   En jouant une seule grille, on a donc environ une chance sur 14 millions de trouver les six bons numéros.

Si une personne joue tout au long de sa vie, la probabilité de gagner le gros lot au moins une fois dans sa vie est largement inférieure à celle de mourir avant d'avoir jamais gagné (une vie humaine moyenne durant environ trente mille jours, on a environ une chance sur 816 de gagner une fois au moins en jouant aux quatre tirages par semaine toute sa vie)[18].

Selon le rapport annuel 2006 de la Française des jeux, les mises sont redistribuées aux joueurs à hauteur d'un peu moins de 60 % du chiffre d'affaires. Moins de 29 % de ces ressources sont allouées aux finances publiques et à la couverture des risques. Enfin plus de 11 % reviennent à l'organisation des jeux. Le taux de commission de l’organisation des jeux est fixé par l’État, et baissera progressivement de trois points depuis 2002 pour atteindre environ 10,5 % en 2008, même si les montants respectifs n'ont pas suivi cette diminution compte tenu de la croissance du chiffre d'affaires (plus de 27 % entre 2002 et 2006)[19].

Le Loto a d'abord été diffusé sur TF1 jusqu'en 1993. Deux tirages avaient lieu le mercredi soir et samedi soir. Parmi les présentateurs qui se sont succédé aux commandes du jeu sur TF1 : Annie Poirel, Ève Biazzi, Virginia Crespeau, Jean-Marc Laurent et Patrice Clech. La machine employée était une Lantana, machine de tirage de l'entreprise française Ryo Catteau, entre 1976 et 1980, puis une Tulipe durant les années 1980, et une Stresa de 1990 à 2008, toutes deux du même fabricant.

Le Loto est passé de TF1 à France 2 en 1993. Animée par une voix-off de 1993 à 1997, l'émission a ensuite eu des présentateurs anonymes (le plus souvent des salariés de la FDJ) de 1997 à 2001 pour introduire et refermer le tirage. Lors des Super Loto, des présentateurs différents ont présenté le tirage spécial (notamment Thierry Beccaro et Karine Le Marchand[20]). Dans les années 1990, le premier tirage avait lieu avant le Journal de 20h, et le second avant le programme du soir. Le logo du Loto est refait en 3D entre-temps.

Accompagnés de Solange du Part et Didier Gircourt, Valérie Payet et David Martin ont présenté alternativement le tirage du Loto de 2001 à 2008. Cette ère voit le passage à un décor virtuel, et la présence de deux sphères de tirage identiques sur le plateau en même temps. Les deux tirages étaient tenus pendant l'émission, entrecoupés par le jeu téléspectateur du Lotophone, et suivis du tirage du Joker, puis du Joker + depuis 2006.

Les deux animateurs ont également présenté ensemble les tirages du Super Loto avec la complicité du comédien voix off Didier Gircourt. L'émission spéciale avait lieu sur un plateau réel, puis sur un plateau virtuel lors du passage à l'euro, puis rapidement sur un plateau réel une nouvelle fois, utilisé durant les tirages Super Loto de tout le reste de la période.

Sauf cas rares, le tirage du Loto se tenait en direct, et ce jusqu'en 2008.

Résultats Probabilités 1 chance sur Gain moyen (19/05/76 à 05/10/08)
6 numéros 0,000 007 % 13 983 816 501 074 €
5 numéros + no  complémentaire 0,000 04 % 2 330 636 14 465 €
5 numéros 0,002 % 55 491 957 €
4 numéros + no  complémentaire 0,005 % 22 197 43 €
4 numéros 0,09 % 1 083 19 €
3 numéros + no  complémentaire 0,12 % 812 4 €
3 numéros 1,64 % 61 2 €
Somme 1,86 % 53,7 6 €

Il s'agit des probabilités pour une grille sur un tirage. Étant donné qu'un joueur doit jouer au minimum deux grilles pour 1,2  (0,6  par grille) et qu'il y a deux tirages, la probabilité de perdre (ne gagner aucun gain) passe à 92,75 % (1 chance sur 1,08).

Depuis 2008 : nouvelle versionModifier

À partir du , une nouvelle formule (plus proche du jeu Euro Millions) est mise en place : il faut désormais obtenir cinq numéros parmi 49, plus un « numéro chance » parmi dix. Il y a trois tirages par semaine : le lundi, le mercredi et le samedi. Il n'y a toutefois plus qu'un seul tirage par jour. Chaque fois, entre 1 et 10 millions de grilles environ sont jouées. La mise pour une grille est de 2 . Le jackpot mis en jeu entre les gagnants du premier rang (cinq bons numéros + numéro chance) est au minimum de deux millions d'euros et augmente d'un million d'euros à chaque tirage tant qu'il n'est pas décroché.

À l'occasion de ce changement, le Loto abandonne son logo historique, en place depuis sa création en 1976, et adopte un nouveau logo, fait de quatre boules et de lettres disproportionnées et arrondies.

Une grille avec le bon numéro chance (ce qui arrive une fois sur dix) est remboursée, c'est-à-dire il y a un gain fixe (supplémentaire) de 2 . C'est la raison pour laquelle la probabilité de gagner (même si le plus souvent ce n'est que 2 ) est relativement élevée en comparant avec le Loto ancienne version, le Loto dans d'autres pays ou l'Euro Millions. Le gain pour le numéro chance (2 ) s'ajoute le cas échéant au gain de chaque rang, y compris au premier.

Rang Résultat Probabilités 1 chance sur[21] Gain moyen (06/10/08 à 10/05/16)
1 5 numéros + numéro chance 0,000 005 % 19 068 840 5 701 258 € (3 fois sur 4 aucun gagnant)
2 5 numéros sans numéro chance 0,000 047 % 2 118 760 102 634 €
3 4 numéros + numéro chance 0,001 154 % 86 677 1 086 € + mise
3 4 numéros sans numéro chance 0,010 383 % 9 631 1 086 €
4 3 numéros + numéro chance 0,049 610 % 2 016 10 € + mise
4 3 numéros sans numéro chance 0,446 488 % 224 10 €
5 2 numéros + numéro chance 0,694 536 % 144 5 € + mise
5 2 numéros sans numéro chance 6,250 826 % 16 5 €
6 1 numéro + numéro chance 3,559 498 % 28 2 €
6 aucun numéro + numéro chance 5,695 197 % 18 2 €
jeux sans perte 16,707 744 % 6 6 €
1 numéro sans numéro chance 32,035 483 % 3 0 €
0 numéro sans numéro chance 51,256 773 % 2 0 €
Total 100,000 000 %

Plus précisément il y a 83,29 % de jeux perdants, 9,26 % de jeux remboursés, 7,45 % de jeux gagnants.

La probabilité de gagner au moins 1086 € est de 0,01159 % donc la probabilité de perdre est de 99,988410 %. En jouant une grille par semaine pendant quinze ans (c’est-à-dire en engageant 1560 € environ), la probabilité de gagner une fois au moins 1086 € ou plus est donc d’1 sur 11,6.

Les gains pour deux ou davantage bons numéros parmi les cinq autres numéros sur la grille (rang 5, 4, 3, 2 ou 1) sont variables (car calculés, entre autres, en fonction du nombre de gagnants au rang donné[21]) et de plus en plus élevés. Depuis 2008, le gain minimum au 1er rang a été de 2 M€. Le gain record a été remporté le  : 24 M€. En 2012, trois gagnants ont remporté 17 M€ et le gain minimum avec deux numéros sans numéro chance était de 3,6  et le maximum de 7,5 .

En 2009, il y a eu 41 millionnaires Loto, en 2010 : 45, en 2011 : 47, en 2012 : 41 et en 2013 : 30.

Globalement, 53 % des mises sont redistribuées en tant que gains aux joueurs[22]. C'est-à-dire qu' en face d'une mise de 2 , l'espérance de gain n'est que 1,02 . Ce gain espéré peut varier un peu (par exemple si le jackpot est remporté), mais statistiquement, on perd toujours de l'argent en jouant au Loto. Sauf les finances publiques, qui remportent à chaque tirage 40% des mises. Le Loto est donc un Impôt volontaire. Plus vulgairement, il s' agit clairement d' un attrape-couillon.

Le nombre de grilles différentes possibles est  , soit  . En jouant une seule grille, on a donc environ une chance sur 19 millions de trouver les cinq bons numéros et le numéro chance. Ceci est conforme au tableau de probabilités donné ci-haut car 1/19068840 ~ 0,00000524 %. Cette probabilité est extrêmement faible. Voici une comparaison : le quotient de mortalité des hommes de 52 ans résidant en France est de 594 pour 100 000[23]. Quand un Français de 52 ans achète un billet de loto, sa probabilité de gagner est la même que celle de décéder au cours des prochaines 4 minutes 30[24]. Les femmes ayant à cet âge une mortalité deux fois plus faible, la probabilité de gagner pour elles est égale à celle de décéder au cours des 10 prochaines minutes[25].

Le nouveau Loto est présenté à partir du , toujours sur France 2, successivement par Cyril Féraud, Julie Taton et Lionel Rosso.

Cette nouvelle mouture emploie un nouveau décor, toujours virtuel, et voit surtout l'introduction de deux nouvelles sphères plus modernes sur le plateau, toujours issus de chez Ryo-Catteau, remplaçant les sphères historiques du jeu, utilisées depuis plus de 15 ans. Une première sphère est employée pour tirer les 5 numéros gagnants sur 49 (des boules bleu foncé) ; puis une seconde à sa gauche, plus petite, tire le Numéro Chance, compris entre 1 et 10 (des boules rouges). À la fin du tirage, désormais enregistré une demi-heure avant la diffusion de l'émission, une carte de France découpée en départements s'anime et indique les éventuels gagnants.

En 2009, à la suite de la suppression de la publicité après 20 h sur France Télévisions, le tirage a été diffusé autour de 22 h, entre le premier et le deuxième programme de la soirée. En , Vanessa Dolmen s'ajoute à la liste des animateurs, tandis que Lionel Rosso quitte l'émission dans le courant de l'année. Trois Super Loto ont lieu cette année, le , le et le , et emploient une version physique du plateau, et des boules dorées à la place des bleues de la première sphère.

En 2010, le tirage du Loto a de nouveau lieu à 20 h 30, mais son format est réduit de 4 minutes à 1 minute 30, et le tirage est considérablement raccourci. La sphère des numéros principaux est remplacée par une similaire de taille réduite, plus adaptée au nouveau format. Le Super Loto emploie désormais une variation plus luisante du plateau virtuel, mimant le chrome, les tirages sont cependant toujours effectués devant un fond réel.

Entre 2011 et 2013, Grégory Ascher et Nancy Sinatra remplacent respectivement Cyril Féraud et Julie Taton. Marie-Gabrielle Lesne, animatrice du Keno, sert de joker aux animateurs habituels.

En 2012, un compteur avec le nombre de millionnaires depuis le début de l'année apparaît avec la carte de recherche des gagnants.

Depuis le , le tirage du Loto, comme celui de l'Euro Millions, est à nouveau diffusé sur TF1, présenté en alternance Vincent Cerutti, Sandrine Quétier, Estelle Denis et Jean-Pierre Foucault à 20 h 30. L'émission obtient un nouveau décor, à nouveau réel, de style appartement. Le tout premier tirage de 2014 a été exceptionnellement présenté en public. Aussi, le Super Loto utilise désormais le plateau régulier, la seule différence avec les tirages normaux restant l'emploi des boules dorées.

Durant l'été, Emma Cubaynes, également animatrice du Keno (qui n'est plus diffusé à la télévision depuis 2014), assure l'intérim des quatre présentateurs titulaires quand tous sont en congés.

Durant les fêtes de fin d'année en , Marion Jollès est joker des tirages du loto et de l'Euro Millions avec Emma Cubaynes. Elle présente donc les tirages en remplacement des présentateurs habituels. En , Karine Ferri remplace Sandrine Quétier, qui tourne la saison 2015 de MasterChef. Durant l’été 2015, Laurie Cholewa a rejoint l’équipe de présentateurs en tant que Joker.

La première chanson à avoir servi de générique pour le nouveau Loto était : Don't Stop 'Til You Get Enough de Michael Jackson sur une musique de Manu Dibango. Du au , le jingle qui compose le générique de début et de fin du Loto est Celebration de Kool & The Gang. L'identité sonore subit une nouvelle refonte fin 2014, et est cette fois basée sur la chanson Born To Be Wild de Steppenwolf, accompagnée d'une nouvelle musique pour les tirages. Les publicités du Loto adoptent elles-mêmes cette bande-son à partir de 2015. En , Don't You Know de Kungs devient la nouvelle identité sonore du jeu, apparaissant dans les campagnes publicitaires et dans l'émission. La musique utilisée du jusqu'au est Come'n Get It. À partir du , cette musique est remplacée par Something Big de Shawn Mendes.

Depuis fin , le Loto partage un plateau avec l'Euromillions, sur le même principe que le précédent, mais avec des formes plus arrondies, et l'émission adopte la technique de la réalité augmentée. C'est aussi la première fois depuis l'arrivée du Loto version 2008 (hors Super Loto) que les bases des machines sont personnalisées.

Le record de gain au Loto est actuellement de 24 millions d'euros au lundi .

Le , à la suite de la modification récente des règles du Loto (dont 10 gagnants garantis à 20 000 € à chaque tirage), l'émission connaît des modifications : le générique est désormais Don't You Know de Kungs, la musique du tirage est modifiée, ainsi que l'habillage graphique employé dans l'émission. Les deux sphères de tirage, qui dataient de 2008 pour la sphère des N° Chance, et de 2010 pour celle des numéros principaux, sont également modifiées : le présentoir perché au-dessus de la grande sphère est retiré et ses boules deviennent bleu ciel (vert pour le Super Loto et rouge pour le Grand Loto de Noël), la sphère du N° Chance adopte une forme aplatie, et des demi-anneaux transparents sont ajoutés sur les parties droites des deux machines, servant désormais de présentoirs. Les boules du N° Chance (qui sont rouges pour un tirage classique) deviennent dorées pour les tirages spéciaux (Super Loto et Grand Loto de Noël). Le tirage du N° Chance est désormais réalisé de la même manière que les numéros principaux, avec la vue plongeante à l'intérieur de la sphère.

Depuis 2014, les animateurs du Loto sur TF1 ont changé : Karine Ferri (depuis 2015), Jean-Pierre Foucault (depuis 2014), Iris Mittenaere (depuis 2019), Elsa Fayer (depuis 2016), Christophe Beaugrand (depuis 2015) Marion Jollès-Grosjean (depuis 2014) et Anaïs Grangerac (depuis 2019) sont les animateurs en 2019.

2012 : lancement de l'offre complémentaire LOTO Multi OptionsModifier

Le , LOTO évolue : la mécanique de jeu reste la même mais trois nouvelles options sont ajoutées sur un bulletin spécifique ‘Multi Options’

  • Compte Double : permet de doubler son gain ( quand il existe, c' est à dire, rarement.)
  • Duo : permet de mutualiser les numéros de ses deux grilles
  • Double Chance : les grilles participent à un second tirage immédiat révélé sur le reçu de jeu

L’offre payante du LOTO se décompose ainsi :

  • Un bulletin classique pour jouer en simple ou en multiple
  • Un bulletin Multi Options
2014 : forte croissance pour la FDJ mais le loto reste à la traîneModifier

Pour la première fois de son histoire, les ventes de la FDJ ont atteint en 2014 presque 13 milliards d'euros en 2014, soit une augmentation de 645 millions d'euros. Ces chiffres prometteurs sont en grande partie le résultat des paris sportifs qui ont profité de l'impact de la Coupe du monde de football faisant augmenter les ventes de 20 % et du lancement du jeu My Million au tirage Euro Millions. Le Loto n'a généré quant à lui que 1,5 milliard d'euros de vente. Alors que les autres produits de la loterie nationale affichent des chiffres records (hors Keno et jeux express), ce dernier reste stable. Il y aura eu 38 gagnants du loto en 2014.

2015 : le jeu en groupe pour rebooster les ventesModifier

La FDJ lance en 2015 une offre de jeu de loto en groupe. Les joueurs peuvent ainsi s'associer de manière officielle via un ticket spécial pour jouer à plusieurs.

2017 : 10 Codes gagnants et Loto de NoelModifier

Désireuse d'attirer de nouveaux publics et notamment la génération des personnes nées entre 1980 et 2000 ou Millennials, la FDJ instaure une loterie systématique parmi les joueurs sous la forme de 10 codes générés automatiquement gagnants de 20 000 euros (50 codes sur les Super Loto) et sélectionnés parmi les grilles jouées à chaque tirage permettant la création de 1 700 gagnants supplémentaires par an avec une augmentation de la mise de 0,20 euros[26],[16],[17]. Elle renoue de ce fait, avec le principe de la loterie nationale et son système initial de tombola.

L'emploi des smileys est également créée pour la version numérique.

Un Grand Loto de Noël est également instauré le 22 décembre avec un jackpot de 20 millions d'euros minimum avec une mise de 5 euros complété par 100 codes de 20 000 euros tirés au sort parmi toutes les grilles jouées. Ce loto a la particularité de voir le jackpot réparti entre les gagnants de rang 1 puis, en leur absence entre les gagnants de rang 2 (...).

Ces deux nouvelles formes du loto se ouvrent la possibilité de davantage de redistribution. En effet, une menée par Opinion Way sur l'avenir du Loto dans 40 ans fait apparaitre un loto intégralement digitalisé pour 56% des sondés, plus collaboratif permettant le jeu et le gain à plusieurs pour 36%, des gains beaucoup plus importants dans la même proportion et enfin vu comme plus solidaire avec un pourcentage reversé directement à des associations pour 32% des interrogés[17]. L'investissement prévu est de 500 millions de 2017 à 2022 d'euros dont 190 millions sont investis de 2017 à 2019[17].

2019 : Option second tirageModifier

La FDJ lance en 2019 une option second tirage permettant au joueur qui aura trouvé les cinq bons numéros de remporter jusqu'à 100 000 €. La mise est de 0,80 €. Une nouvelle sphère et de nouvelles boules blanches et violettes sont créées pour l'occasion.

RecordsModifier

Le record de gains au Loto, détenu par un anonyme habitant à Sarcelles le , atteint 24 millions d'euros. Celui sur le Web, établi le , atteint 14 millions d'euros[27].

Identité visuelle (logos)Modifier

En BelgiqueModifier

En Belgique, la Loterie Nationale organise différents jeux de hasard dont le lotto (écrit avec deux t), le tirage se déroule comme en France, mais il faut trouver six bons numéros sur 45 possibles (42 avant 2011).

En SuisseModifier

La Loterie Romande (pour les cantons romands) et Swisslos (pour les cantons alémaniques et le canton du Tessin) organisent différents jeux de tirage dont le Swisslotto. Il faut trouver 6 chiffres sur 45 pour remporter le jackpot du Swisslotto. De plus, il faut choisir un chiffre entre 1 et 3 en plus des 6 bons numéros.

Dès le , le Swiss loto a remplacé le Swisslotto, avec de nouvelles règles qui se rapprochent de celles en vigueur en France : 6 numéros sur 42, ainsi qu'un numéro chance entre 1 et 6.

Aspect MathématiqueModifier

Nombre de combinaisonsModifier

Sur un loto où l'on doit choisir   nombres parmi   possibles, il y a   tirages possibles. Ainsi dans la variante pratiquée par la Française des Jeux jusqu'en 2008, il y a   grilles différentes[28].

Nombre de grilles à remplir pour garantir un nombre fixé de numéroModifier

Si l'on ne s'impose pas la contrainte que tous les numéros choisis soient corrects, il est possible de garantir l'obtention d'un nombre fixé de numéros corrects sans avoir à jouer toutes les grilles possibles[N 1].

Obtention sûre de trois bons numérosModifier

Il est possible de s'assurer de trouver trois bons numéros sur les six en jouant 174 grilles[28],[29].

Fiscalité des gains du jeu en France et attribution à des prochesModifier

En France, les gains de jeu ne sont pas à déclarer aux impôts. Mais les gros gains placés en banque seront soumis à l'ISF (impôt sur la fortune) et leurs intérêts annuels, si vous décidez d'épargner, seront bien imposables. Car les bénéfices que vous rapportent la plupart des épargnes sont considérés au même titre que des revenus soumis à l’impôt ; mis à part certains livrets plafonnés et régis par une réglementation particulière (comme le livret A, le livret d'épargne populaire et le livret jeune). Tenant alors compte des taxes que la Française des Jeux doit reverser à l'état, certains auteurs (comiques) considèrent ainsi que le Loto n'est ni plus ni moins qu'un impôt sur les ignares.

De plus, lorsque le gagnant perçoit une grosse somme, et souhaite en faire profiter ses proches, l'administration fiscale considère alors qu'il s'agit d'un don manuel, dont l'imposition peut être très lourde en fonction du lien de parenté entre le donateur et le bénéficiaire, entraînant un redressement fiscal conséquent. La jurisprudence[30] reconnait cependant le mandat réciproque de percevoir le gain éventuel. Dans un pari collectif, la remise des sommes relève alors du partage des gains :

« Lorsque plusieurs joueurs se regroupent pour acheter en commun un billet de loterie, ils se donnent mandat réciproque de percevoir le gain éventuel, à charge par celui qui le reçoit au nom des autres de le partager. »

— Cour d'appel d'Orléans, 14 octobre 2002, no 00-3019

« La répartition des gains entre les participants pouvait faire l’objet d’une convention entre les parieurs, prévoyant un partage qui ne serait pas proportionnel aux mises respectives. »

— Cour d'appel d'Orléans, 14 octobre 2002, no 00-3019

Ainsi, il est possible que plusieurs personnes puissent se répartir le gain d'un joueur, de façon parfaitement compatible avec la législation sur les gains de jeux, aux conditions suivantes :

  • le règlement autorise les paris collectifs (c'est le cas pour la Française des jeux[31], sauf pour les prises de jeux faites par Internet ou par téléphone mobile[32])
  • les joueurs sont en mesure de prouver qu'ils ont acheté le ticket en commun : une convention signée par eux, et précisant éventuellement des modalités de répartition des gains différentes des montants investis, sera donc nécessaire.

Chaque joueur doit recevoir sa part directement par La Française des jeux.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Dans le reste de la section on considère le loto de la Française des Jeux durant la période 1976 - 2008, c'est-à-dire où l'on joue en choisissant 6 numéros parmi 49.

RéférencesModifier

  1. Patrick Liegibel, « La dette des Gueules Cassées ou la création de la Loterie Nationale », émission Au fil de l'histoire sur France Inter, 20 janvier 2013
  2. Yann Duvert, « Française des Jeux : derrière l'Etat, les « Gueules cassées » », sur https://www.lesechos.fr, (consulté le 1er novembre 2020)
  3. a b c d e f g et h Les dossiers du Canard Enchainé, L'envers du jeu : Le vieux jeu qui fait des petits et qui peut rapporter gros, Paris, IEI (91100) Corbeil, , 98 p., p.90-92
  4. a b et c Rosa Chevassu et Jean-Yves Guérin, « Ancêtre du Loto, la Loterie nationale fête ses 80 ans », sur https://www.lefigaro.fr/, (consulté le 1er novembre 2020)
  5. a et b Aurélie Lebelle et Matthieu Pelloli, « Française des jeux : les «Gueules cassées» ont inventé le Loto ! », sur https://www.leparisien.fr, (consulté le 1er novembre 2020)
  6. a et b Jean-Claude Lavigne, « Les jeux d'argent », sur https://www.cairn.info/, (consulté le 1er novembre 2020)
  7. a b et c La documentation française, Jeux de hasard et d'argent - Contexte et addiction, Paris, INSERM 101 rue de Tolbiac 75013 Paris, , 497 p. p. (lire en ligne)
  8. a et b DESCOTILS Gérard GUILBERT Jean-Claude, Le grand livre des loteries : histoire des jeux de hasard en France, Bar Le Duc, La française des jeux, , 157 p., p. 115-145
  9. a b c et d « Les grandes dates », sur Les gueules cassées (consulté le 10 août 2016)
  10. a b et c Emmanuel Botta, « Loto : la rente des Gueules Cassées », sur https://lexpansion.lexpress.fr/, (consulté le 1er novembre 2020)
  11. a et b Florence Renard-Gourdon, « Française des jeux : des « Gueules cassées » à l'Euro Millions », sur https://www.lesechos.fr/, (consulté le 1er novembre 2020)
  12. « Il avait lancé le Loto en France, Maurice Caradet est mort », sur Ouest-france.fr, (consulté le 11 août 2016)
  13. Delphine Gaston, Infos inutiles mais indispensables pour briller en société, Les Almaniaks, , à la page des 18 et 19 mai.
  14. a et b « 40 ans du loto le flop du premier tirage en Mai 1976. », sur M.leparisien.fr, (consulté le 11 août 2016)
  15. Matthieu Pelloli et Aurélie Lebelle, « Française des jeux : le jackpot des «Gueules cassées» », sur https://www.leparisien.fr/, (consulté le 1er novembre 2020)
  16. a et b La rédaction, « Ce lundi, le Loto change les règles du jeu », sur https://www.lanouvellerepublique.fr, (consulté le 1er novembre 2020)
  17. a b c et d Antoine Garbay, « Premier tirage de la nouvelle version du loto ce lundi », sur https://www.lefigaro.fr, (consulté le 1er novembre 2020)
  18.   et  
  19. Rapport annuel - Groupe Française des jeux
  20. Grenier Tele, « Tirage du Super Loto St Valentin - France 2 14 fevrier 2000? », (consulté le 3 novembre 2018)
  21. a et b pour en savoir plus : Chapitre 8, Règlement officiel Loto et Superloto - La Française des jeux, 2008
  22. Section 8.2, Règlement officiel Loto et Superloto - La Française des jeux, 2008
  23. Insee « Table de mortalité des années 2008-2010 »
  24. . La probabilité de décéder dans une période de 4 minutes et 38 secondes est (594 * 4,64)/(100000 * 365 * 24 * 60) = 1 / 19 068 840.
  25. Quotient de mortalité des femmes de 52 ans en France en 2010 : 276 / 100 000.
  26. La dépêche, « Loto : les règles changent à partir du 6 mars », sur https://www.ladepeche.fr, (consulté le 1er novembre 2020)
  27. Jean-Yves Guerin, « Le Loto, 40 ans de succès en chiffres », sur lefigaro.fr,
  28. a et b Louis Thépault, « Loto : on vous offre une assurance », Jeux et Stratégie, no 45,‎ , p. 46-47.
  29. « Loto : record battu ! », Jeux et Stratégie, no 46,‎ , p. 1.
  30. Article sur le site de l'Office notarial de Baillargues ainsi que Article PDF du cabinet d'avocat Gide Loyrette Nouel.
  31. France. « Règlement du jeu de la Française des jeux dénommé Loto », art. 12.5. (version en vigueur : 3 avril 2014) [lire en ligne (page consultée le 14 mars 2015)].
  32. France. « Règlement général des jeux de la Française des jeux accessibles par Internet et par téléphone mobile (ou règlement général de l'offre digitale de la Française des jeux) », art. 11.1. (version en vigueur : 1er décembre 2014) [lire en ligne (page consultée le 14 mars 2015)].

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

  • Pascal Mallet, Comment bien organiser son loto, 2009, éditions KALEATO
  • P. Roger, Lotomania, Éditions Village Mondial, 2005
  • Vincent Montgaillard, Les Millionnaires du loto, Paris, éditions de l'Opportun, 2016.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier