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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Loreto.

Loreto
Loreto (Italie)
Basilique Notre-Dame
Administration
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Drapeau de la région des Marches Marches 
Province Ancône 
Code postal 60025
Code ISTAT 042022
Code cadastral E690
Préfixe tel. 071
Démographie
Gentilé Lauretani ou Loretani
Population 12 543 hab. (31-12-2010[1])
Densité 738 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 26′ 00″ nord, 13° 37′ 00″ est
Altitude Min. 125 m
Max. 125 m
Superficie 1 700 ha = 17 km2
Divers
Saint patron Marie de Nazareth
Fête patronale 8 septembre
Localisation

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Liens
Site web http://www.comune.loreto.an.it/home.htm

Loreto (parfois francisé en Lorette) est une commune italienne d'environ 12 300 habitants, située dans la province d'Ancône, dans la région Marches, en Italie centrale. Loreto est aussi un sanctuaires dédié à la Vierge Marie.

GéographieModifier

La ville de Loreto a pris naissance au sommet d'une colline en pente douce, qui surplombe la campagne environnante.

HistoireModifier

La cité s'est développée autour de la basilique qui abrite la Santa Casa, c'est-à-dire la maison où naquit la Vierge Marie, où elle vécut et reçut l'Annonciation de la naissance miraculeuse de Jésus. D'après une légende, quand Nazareth (où se trouvait la maison de Marie), fut sur le point d'être conquise par les Musulmans, un cortège d'anges souleva la maison au cours de la nuit du 9 au , et la transporta au-delà des mers à Loreto en cette seule nuit. Pour cette raison, la Vierge de Lorette fut plus tard adoptée comme patronne par les aviateurs.

En réalité, c'est un prince byzantin, Nicéphore I Doukas Commène, qui prit en 1290 (le 10 mai 1291 selon Buonaparte) l'initiative de transférer une maison typique de Palestine depuis Nazareth dans les Marches italiennes (sans doute contre rémunération, puisque cela avait réussi quelques décennies plus tôt avec le roi de France Louis IX). La maison fut démontée à Nazareth en 1291, débarquée ensuite à Tersatta (actuelle Trsat) sur les côtes de Dalmatie et finalement réassemblée à Loreto en 1294.

Pour le Marquis de Sade, qui passe en mai 1776 deux jours à Lorette et se fondant sur des documents anciens, il avance qu’une église Notre-Dame existait à Lorette plus d’un siècle avant ladite translation, et que les croisés avaient l’habitude de reproduire en Europe les hauts lieux de la Terre Sainte[2].

Reste que la construction de la basilique commence en 1468 et s'achève en 1587 (le campanile, dû à Luigi Vanvitelli fut érigé entre 1750 et 1754). À partir de 1480, le rayonnement du sanctuaire attire un nombre croissant d'habitants et de travailleurs, et l'on construit un hôpital pour les pèlerins venus de toute l'Europe. La cité est enceinte de murailles dessinées par Antonio da Sangallo le Jeune et érigées en 1518, puis flanquées de quatre bastions en 1600.

Le eurent lieu des festivités pour proclamer Notre-Dame de Lorette sainte patronne des aviateurs, au terme d'un bref du pape Benoît XV, prononcé le 24 mars de cette même année. Une conséquence de cette décision fut la construction de l'École d'Aviation Militaire italienne (S.P.S.A.M.). Un institut d'études linguistiques lui fut adjoint plus récemment.

Le , le pape Benoît XVI y effectue le dernier voyage officiel de son pontificat[3].

Le 25 mars 2019, le pape François a tenu à venir à Lorette en la Santa Casa pour y célébrer une messe à titre de simple pèlerin[4]. À l'issue, il a signé sur l'autel, l'exhortation apostolique Christus Vivit, adressée aux jeunes du monde entier suite au synode sur ce sujet à l'automne 2018[5]

ÉconomieModifier

À Loreto, l'on trouve le siège du studio d’animation Rainbow. Srl. connu au niveau international, surtout pour la série d'animation des Winx.

CultureModifier

La Pinacothèque communale possède des œuvres de Lorenzo Lotto, Cesare Maccari, Jean Bologne, Simon Vouet...

La Basilique comprend des fresques de Melozzo da Forli, Luca Signorelli, Cristoforo Roncalli, Federico Zuccari, Francesco Menzocchi, Charles Lameire, Ludovico Seitz, Biagio Biagetti...

Une copie de l’Annonciation de Barocci marque la présence jadis de la toile dans la Basilique qui a été volée par Napoléon puis restituée et exposée aujourd’hui aux musées du Vatican.

Le revêtement de marbre (réalisé par Sansovino, Antonio da Sangallo le jeune et Raniero Nerucci, sculpteur pisan) de la sainte Maison a recouvert des fresques d’Olivuccio de Cicarello.

Les éléments architecturaux qui entourent la place de la Madonne sont l’œuvre de Marino di Marco Cedrino, Baccio Pontelli, Giuliano da Sangallo, Giuliano da Maiano, Francesco di Giorgio Martini, Bramante, Andrea Sansovino et Antonio da Sangallo le jeune.

Il existe dix copies de la sainte Maison en Italie et une à Prague, ainsi qu’une quarantaine d’Églises en Italie et dans le monde (Chilie, Slovénie, France, Espagne, République tchèque...) qui sont consacrées au culte de la Madonne de Lorette.

Lieu majeur des Pèlerinages mariaux durant trois siècles, Loreto a vu y séjourner les plus grandes figures d’Europe : Érasme, Montaigne, René de Savoie, Louis d’Arpajon, Battista Spagnuoli, René Descartes. On y retrouve de nombreux Ex-Voto parmi lesquels ceux d'Anne d'Autriche et des marins de Christophe Colomb... De nombreuses peintures se réfèrent à ladite translation à l’origine du sanctuaire (Raphaël, Caravaggio, Perugino, Tiepolo, Carracci, Ridolfi...)

Personnalités liées à la communeModifier

ArchitectureModifier

  • Bramante, (de 1507 à 1509) architecte et peintre à la Santa Casa de Loreto, auteur du palais apostolique en double arcade.
  • Giuliano da Sangallo, architecte de la Renaissance. Entre 1499 et 1500, achève en neuf mois la Coupole de la Basilique dont la construction de la structure octogonale a été initiée par Giuliano da Maiano : « à 15 heures le 23 mai de l'an 1500, moi, Giuliano di Francesco di Sangallo florentin, avec grandissime solennité, dévotion et précision, je posai la dernière pierre. » (journal de Giuliano da Sangallo)
  • Antonio da Sangallo le jeune a réalisé de 1518 à 1522 les fortifications et les portes d’enceinte, et, de 1526 à 1534, il a travaillé au palais apostolique.
  • Francesco di Giorgio Martini présent à Loreto dans les années 1490.
  • Giuliano da Maiano présent à la même époque à Loreto

Peinture et sculptureModifier

MusiqueModifier

LittératureModifier

CinémaModifier

AutreModifier

Monuments et patrimoineModifier

Le sanctuaireModifier

La maison de la Vierge, la Santa Casa, consistait en un ensemble de trois murs adossés à une grotte creusée dans un rocher (laquelle se trouve à Nazareth, dans la basilique dite de l'Annonciation). L'analyse pétrographique et architectonique a démenti l'origine palestinienne de l'édifice, dont les éléments rappellent fortement la taille de pierre des Nabatéens, une peuplade voisine des Hébreux. Les graffitis trouvés sur certains blocs de maçonnerie ont été datés du IIe au Ve siècle.

La basiliqueModifier

C'est d'abord une petite construction rectangulaire encadrée d'un portique, puis d'une église, et finalement de l'édifice actuel. Sa construction fut l'œuvre des Toscans Giuliano da Maiano et Baccio Pontelli, avec le Vénitien Marino di Marco Cedrino. La basilique est du gothique de la Renaissance, à plan en croix hérité d'une structure antérieure à trois nefs, combinée à un centre en croix grecque. La coupole octogonale fut érigée entre 1498 et 1500 par Giuliano da Sangallo. Bramante lui-même prit part à la construction de la façade, mais l'œuvre de ce maître n'est plus très visible après le parachèvement de Giovanni Boccalini. À l'intérieur, les trois nefs sont séparées par des colonnes carrées jointes par des croisées d'ogive.

Chapellenie nationale de FranceModifier

Depuis un legs du cardinal de Joyeuse, ambassadeur du roi Henri IV près le Saint-Siège, et d'Anne d'Autriche, la France dispose à Lorette d'une chapellenie nationale qui fait partie actuellement des Pieux Établissements de la France à Rome et Lorette et dont le révérend père Bernard de Frileuze du diocèse de Versailles est le chapelain.

Cette Chapellenie se situe au 77 via Brancondi, dans le centre ville de Lorette, sur la route qui monte à Recanati.

Salle du Trésor et pillage napoléonienModifier

Achevée en 1603, la salle du Trésor fut réalisée par les architectes Oddi, Cavagna et Venturi. La salle abrite la somme incertaine des dons et cadeaux des pèlerins à la Santa Casa reçus de 1516 et 1790 et recensés par Don Vincenzo Murri[6],[7]:

Parmi les villes des Marches, la plus touchée en matière de spoliation, lors de la campagne italienne de Napoléon, fut Loreto :

Le 19 février suivant eut lieu le traité de Tolentino pour punir les États pontificaux d’avoir enfreint l’Armistice de Bologne, le général en chef Buonaparte envoie la statue de la Madonne à Paris avec la mention : "Statue de bois oriental de l’école judéo-égyptienne." et entreposée au Louvre, les richesses de la ville sont ensuite dispersés, en partie pillés par les raids militaires et les commissaires français du traité, ainsi qu'en partie réquisitionnées par le pape Pie VI pour payer les quinze millions de lire prévues par le traité de Tolentino. Il semble qu’une partie des biens dont la statue elle-même. furent restitués via le Vatican en 1801.

AdministrationModifier

Les maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
En cours Moreno Pieroni Lista Civica  
Les données manquantes sont à compléter.

HameauxModifier

  • Quartiers : le Mura, la Costa, il Pozzo, la Piana e Montereale;
  • Frazioni: Villa Musone, Villa Costantina, Stazione e Villa Berghigna, Costabianca e Grotte

Communes limitrophesModifier

Castelfidardo, Porto Recanati, Recanati

Évolution démographiqueModifier

Habitants recensés

 


JumelagesModifier

RéférencesModifier

Voir aussiModifier