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Lomer Gouin

personnalité politique canadienne

BiographieModifier

JeunesseModifier

Il est le fils de Joseph-Nérée Gouin, médecin, et de Séraphine Fugère[5]. Il étudie au Collège de Sorel, au Collège de Lévis[6] et à la succursale de Montréal de l'Université Laval[5]. Il est admis au Barreau de la province de Québec le 2 avril 1884[5]. Le 24 mai 1888, il épouse Éliza Mercier, fille d'Honoré Mercier[7]. Il épousera en secondes noces Alice Amos le 19 septembre 1911[6].

Carrière politiqueModifier

Élu pour la première fois député du Parti libéral du Québec à l'Assemblée législative du Québec lors de l'élection générale québécoise de 1897 dans le district électoral de Montréal no 2[6], Lomer Gouin est nommé le 3 octobre 1900 commissaire (ministre) des Travaux publics dans le gouvernement de Simon-Napoléon Parent[5]. Il est réélu député à l'élection générale du 7 décembre 1900[6]. Le 2 juillet 1901, il est nommé ministre de la Colonisation et des Travaux publics[5]. Il est réélu député à l'élection générale du 25 novembre 1904.

Premier ministre du QuébecModifier

En 1905, il participe au coup de force qui évince Parent du pouvoir et il est choisi pour lui succéder comme chef du Parti libéral du Québec et Premier ministre du Québec[6], poste qu'il occupe de 1905 à 1920[8], remportant successivement quatre élections générales québécoises, en 1908, 1912, 1916 et 1919. Bien que défait par Henri Bourassa dans la circonscription de Montréal no 2 en 1908, il put conserver son siège en raison du mécanisme électoral qui permettait à l'époque de se présenter dans plus d'une circonscription. Bourassa, en effet, avait aussi été élu dans Saint-Hyacinthe lors de la même élection.

Son gouvernement est éclaboussé par le scandale de l'affaire Mousseau-Bérard-Bergevin en 1914. Un député libéral, Joseph-Octave Mousseau, ainsi que deux libéraux membres du conseil législatif acceptent un pot-de-vin en échange de l'adoption d'une loi privée. Le mandat du comité d'enquête demeure étroitement limité à cette affaire, même si certains témoignages permettaient de croire en l'existence d'un système de corruption beaucoup plus important. Dès la démission du député Mousseau et des deux conseillers législatifs, le comité met fin à ses travaux. Plusieurs journalistes, dont Henri Bourassa du Devoir, se sont plaints que le comité ne s'était pas attaqué au système[9].

Premier ministre du Québec pendant plus de 15 ans, il est l'un de ceux à avoir occupé ce poste le plus longtemps (le 3e du classement, entre Taschereau et Bourassa). Il démissionne le 8 juillet 1920 et cède la place à son successeur, Louis-Alexandre Taschereau. Son gouvernement est sans doute le premier à se préoccuper à la fois du développement de la province et de l’amélioration des conditions de vie des milieux défavorisés par l’évolution sociale et économique[4].

Politique fédéraleModifier

Le 22 juillet 1920, il est nommé au Conseil législatif du Québec (division de Salaberry), mais il en démissionne en 1921 sans jamais y avoir occupé son siège et se lance en politique fédérale[6].

Lors de l'élection fédérale du 6 décembre 1921, il est élu député du parti libéral à la Chambre des communes du Canada dans la circonscription électorale de Laurier—Outremont et, le 29 décembre 1921, il est nommé au poste de ministre de la Justice et procureur général dans le gouvernement du premier ministre William Lyon Mackenzie King, poste qu'il occupe jusqu'à sa démission pour des raisons de santé, le 3 janvier 1924[10]. Il ne se représente pas comme député à l'élection fédérale générale de 1925[6].

Lieutenant-gouverneur du QuébecModifier

Le 10 janvier 1929, il est nommé lieutenant-gouverneur du Québec[6].

DécèsModifier

Il n'occupe ce poste que deux mois avant de mourir en fonction à Québec le 28 mars 1929, au moment où il s'apprête à présider la cérémonie de prorogation de la session de l'Assemblée législative[6].

Entré en 1897 au parlement sans fortune personnelle, il était millionnaire en 1912[9].

Lomer Gouin est enterré au Cimetière Notre-Dame-des-Neiges, à Montréal.

Le fonds d'archives de la famille Mercier-Gouin est conservé au centre d'archives de Montréal de Bibliothèque et Archives nationales du Québec[11]. Un fonds d'archives Sir Lomer Gouin est conservé à Bibliothèque et Archives Canada[12].

HéraldiqueModifier

L'écu de Lomer Gouin se blasonne ainsi :

D'azur cantoné d'une étoile d'or radiée de six pointes

Titres et honneurs [13]Modifier

Ont été nommés en l'honneur de Lomer Gouin, notamment :

 
Le traversier Lomer-Gouin

Notes et référencesModifier

  1. « Acte de baptême », sur FamilySearch, (consulté le 15 avril 2019)
  2. http://www4.rncan.gc.ca/recherche-de-noms-de-lieux/search?q=Grondines&category=O
  3. (en) « Jean Lomer Gouin », sur Britannica.
  4. a et b « Lomer Gouin », sur parti libéral du Québec (consulté le 18 avril 2019).
  5. a b c d et e « Lomer GOUIN (1861-1929) », notice biographique sur le site de l'Assemblée nationale
  6. a b c d e f g h et i « Lomer Gouin », sur Dictionnaire biographique du Canada (consulté le 18 avril 2019).
  7. Dans les années 1930, leur fils Paul Gouin sera le chef du parti Action libérale nationale.
  8. https://www.thecanadianencyclopedia.ca/fr/article/gouin-sir-jean-lomer
  9. a et b « L'ère Charest a des relents de l'époque Gouin », Le Devoir, 31 décembre 2010, page 1 et 8, [1]
  10. « Lomer Gouin — Fiche de parlementaire », Parlement du Canada
  11. Fonds Famille Mercier-Gouin (P764) - Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ).
  12. « Bibliothèque et Archives Canada, Fonds Sir Lomer Gouin. »
  13. http://www.assnat.qc.ca/fr/deputes/gouin-lomer-3491/biographie.html

Voir aussiModifier