Lolodorf

commune du Cameroun

Lolodorf
Lolodorf
Limites communales
Administration
Pays Drapeau du Cameroun Cameroun
Région Sud
Département Océan
Démographie
Population 14 326 hab. (2005[1])
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 3° 14′ nord, 10° 44′ est
Superficie 96 832 ha = 968,32 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Cameroun
Voir sur la carte administrative du Cameroun
City locator 14.svg
Lolodorf
Géolocalisation sur la carte : Cameroun
Voir sur la carte topographique du Cameroun
City locator 14.svg
Lolodorf

Lolodorf est une commune du Cameroun située dans la région du Sud et le département de l'Océan, près de la côte occidentale de l'Afrique.

GéographieModifier

La localité chef-lieu, Lolodorf est située en zone de forêt équatoriale sur la rivière Lokoundjé, entre Éséka au nord (à 56 km), Mvengue à l'est (à 33 km), Akom II au sud et Bipindi au sud-ouest. Elle est à 110 km du chef-lieu départemenatal Kribi et à 76 km du chef-lieu régional Ebolowa.

HistoireModifier

Le nom de la commune est issu de l'allemand Lule Dorf ou village de Lule. Du nom du grand chasseur et chef traditionnel Lule Kutang de l’ethnie Kwassio (Ngoumba). La localité est instituée en chef-lieu de district de l'administration coloniale allemande en 1886. Après le départ des allemands, le nom du village se transforme en Lolodorf.

 
Lolodorf, Afrique - Vente de la nourriture sur la route en 1900

PopulationModifier

Lors du recensement de 2005, la commune comptait 14 326 habitants[1], dont 4 450 pour la ville de Lolodorf.

Lolodorf est connue pour être l'une des zones de localisation des pygmées, notamment les clans Bagyèli et de Bakola qui ont dû se sédentariser depuis les années 1960 grâce aux plans d'intégration sociale des populations marginalisées du gouvernement camerounais, sous l'effet des exploitations forestières depuis les années 1960 et de l'oléoduc Tchad-Cameroun depuis 1999.

Les populations Ngoumba, Fang, Ewondo et Boulou résident également dans le secteur.

Des peuples bantous occupent également la zone, exerçant auparavant leur suzeraineté sur les pygmées (forme d'esclavage).

Plusieurs langues sont parlées dans la ville, notamment : ngumba, ewondo, fang, boulou, bakole, bagyèli, bamiléké, bassa, foulbé, bamoun.

Chefferies traditionnellesModifier

Lolodorf est le siège de l'unique chefferie traditionnelle de 1er degré du département de l'Océan :

  • Chefferie de Ngoumba-Fang (10 982 habitants en 2015)

L'arrondissement de Lolodorf compte trois chefferies traditionnelles de 2e degré[2] :

  • 818 : Groupement Ngoumba Centre
  • 819 : Groupement Fang
  • 820 : Groupement Ngoé

VillagesModifier

Les 27 villages de la commune sont groupés en quatre chefferies de cantons (2e degré).

  • La chefferie du canton Ngoumba Centre qui regroupe les villages de Bikoui, Bigbally, Mill, Sabally, Nkouampoer I, Nkouampoer II, Mbango Bittouer, Mbango Ngoumba, Kaba, Mvog-Esson, Ngoyang, Madong 1, Madong 2 et Nkoumbinzick.
  • La chefferie du canton Ngoué Ewondos (Ngoué) dont l’influence s’étend sur les villages Bibondi et Bikoka
  • La chefferie du canton Fang Bulu qui concerne les villages Mbango Bulu, Mangouma, Mvog-Esson, Bibia, Ngovayang I, Ngovayang II et Ngovayang III.
  • La chefferie du canton Ngoumba Sud avec les villages Bikalla, Mbikiliki, Mougue, Bingambo Mvilé, cette chefferie qui s'étend sur quatre villages de la commune de Lolodorf a son siège inscrit sur l'arrondissement voisin de Bipindi.

Outre Lolodorf et ses quartiers, la commune comprend les villages suivants[1] :

ToponymeModifier

Le nom de Lolodorf a été donné par les Allemands, et provient du nom d'un notable de village de Bikoui, du nom de Loulé. C'est de la déformation de Loulé que serait venu Lolo. Loule-Dorf signifie en allemand « village de Loulé ». En 1897, une mission chrétienne a été ouverte dans Lolodorf. La majeure partie de la population de la région a ainsi été christianisée.

Réputé pour être étroit et avec de nombreux rapides, le fleuve Lokoundjé arrose Lolodorf. Un pont relie ses deux rives à l'est de la ville. Il est le troisième pont construit sur le fleuve après les deux premiers (allemand et français). Il est aujourd'hui réservé à la circulation des piétons et des cyclomoteurs.

ÉconomieModifier

Le marché le plus proche est à la ville côtière de Kribi, et une piste relie les deux villes distantes d'environ 110km.

L'agriculture vivrière, la cueillette, la pêche dans le fleuve et la chasse sont les activités principales. Il y a aussi quelques plantations de cacao.

CommunicationModifier

Il existe une station de radio communautaire en langue française et en langues locales qui émet depuis 1997 mais malheureusement serait tombée dans ce que l'on pourrait caractériser d'apologie des politiques de la place car elle s'est totalement détournée de ses missions premières et capitales pour jouer le griot de certaines personnes influentes. De nos jours, cette radio qui devait valablement contribuer au développement de Lolodorf émet et fonctionne de façon traditionnelle.

Il y a eu une station météo dans la ville pendant plus de 25 ans qui est aujourd'hui fermée.

PersonnalitésModifier

Notes et référencesModifier

  1. a b et c Troisième recensement général de la population et de l'habitat (3e RGPH, 2005), Bureau central des recensements et des études de population du Cameroun (BUCREP), 2010.
  2. Ministère de l'administration du territoire Annuaire statistique 2015
  3. « Mort d'Ebenezer Woungly Massaga : l'analyse des Lolodorfiens et leurs interrogations » [1]
  4. « Opération épervier : Nguiamba Nloutsiri entendu au Tcs » [2]
  5. « Bibia : Le Rdpc et Charles Ndongo récupèrent le deuil d’Anne Marie Nzié » [3]

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • « Liste des villages par groupements : Arrondissement de Lolodorf », in Dictionnaire des villages de Kribi, Centre ORSTOM de Yaoundé, , p. VII [lire en ligne]
  • (en) G. W. Hazeu, , B.S. van Gemerden, P. W. F. M. Hommel and A. J. van Kekem, Biophysical Suitability Classification of Forest Land in the Bipindi-Akom II-Lolodorf Region, South Cameroon, Tropenbos-Cameroon Programme, 2000, 130 p., à télécharger [4]
  • François Ngouoh, Archéologie des Kola de la région de Bipindi-Lolodorf : étude de la dynamique de la culture matérielle d'un groupe pygmée du sud Cameroun, Université de Yaoundé I, 2006 (maîtrise en archéologie), à télécharger [5]
  • Gilbert Aboushow Nzie, Déforestation et dynamiques socioculturelles chez les Nkola/Ngyéli de Lolodorf : contribution à une anthropologie du développement, Université de Yaoundé I, 2015, master recherche en anthropologie, [lire en ligne]

Articles connexesModifier

Liens externesModifier