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Signature de la loi par le président Calvin Coolidge à la Maison-Blanche.

L'Immigration Act of 1924, aussi appelé loi Johnson-Reed, est une loi fédérale votée le aux États-Unis d'Amérique pour limiter l'immigration. Cette loi est nettement plus restrictive que le Emergency Quota Act de 1921[réf. nécessaire] et va plus loin que la loi d'exclusion des Chinois de 1882 en interdisant l'entrée à l'ensemble de la population chinoise et en étendant les restrictions à d'autres groupes d'immigrants asiatiques[1], et, dans une moindre mesure, aux personnes originaires de l'Est et du Sud de l'Europe selon une vision antisémite de ses défenseurs ; en revanche, elle ne s'applique pas aux personnes originaires du continent américain.

ContexteModifier

La loi d'immigration Johnson-Reed est proposée dans un contexte de forte xénophobie. Certains de ses partisans les plus convaincus étaient influencés par Madison Grant et son livre de 1916, Le déclin de la grande race. Grant était un eugéniste et un promoteur d'une théorie d'hygiène raciale destinée à préserver la pureté et la supériorité de supposées races nordiques[2].

DispositionsModifier

La loi loi Johnson-Reed ne s'applique pas aux personnes originaires du continent américain. En revanche elle exclut une grande partie des Asiatiques par une disposition immédiate. Pour les personnes venant des autres régions du monde, la loi limite le nombre d'immigrants ayant une nationalité à 2 % de la population de cette nationalité présente sur le territoire États-Unis en 1890. Cette loi touche particulièrement les personnes venant de l'est et du sud de l'Europe, qui étaient encore relativement peu nombreuses en 1890.

VoteModifier

L'Immigration Act est voté, à la quasi-unanimité, sauf six voix au Sénat.

Effets de la loiModifier

 
Proportion relative de l'immigration du nord-ouest et du sud-est de l'Europe vers les États-Unis 1881-1940. Les effets de la législation dans les années 1920 sont visibles.

Dans les années 1900-1910, si environ 200 000 Italiens émigrèrent chaque année, l'imposition du quota de 1924 eut pour effet que seulement quatre mille d'entre eux furent autorisés à pénétrer aux États-Unis. Durant la même période, le quota annuel pour l'Allemagne était de plus de 57 000 entrées. 86 % des 165 000 autorisations d'immigration étaient réservées à des immigrants venus de l'Europe du nord-ouest et de la Scandinavie.

Elle fut considérée par les populations concernées comme un affront impardonnable déclenchant une forte poussée anti-américaniste menant tout droit au rapprochement avec les forces de l'Axe quelques années plus tard.[Information douteuse] [?][réf. nécessaire]

La loi resta en place avec des altérations mineures jusqu'à la loi d'immigration et de nationalité de 1965.[réf. souhaitée]

RéférencesModifier

  1. (en) « Immigration... Chinese », Bibliothèque du Congrès (consulté le 22 septembre 2016).
  2. Phyllis Lassner et Lara Trubowitz, Antisemitism and philosemitism in the twentieth and twenty-first centuries : representing Jews, Jewishness, and modern culture, Newark, University of Delaware Press, , 248 p. (ISBN 9780874130294, OCLC 690303117, notice BnF no FRBNF43642113), p. 142-144.

Voir aussiModifier