Lobsann

commune française du département du Bas-Rhin

Lobsann
Lobsann
Église protestante.
Blason de Lobsann
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Collectivité territoriale Collectivité européenne d'Alsace
Circonscription départementale Bas-Rhin
Arrondissement Haguenau-Wissembourg
Intercommunalité Communauté de communes Sauer-Pechelbronn
Maire
Mandat
Elisabeth Weinling-Hamel
2020-2026
Code postal 67250
Code commune 67271
Démographie
Gentilé Lobsannais, Lobsannaises [1]
Population
municipale
644 hab. (2018 en augmentation de 2,71 % par rapport à 2013)
Densité 236 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 57′ 51″ nord, 7° 50′ 48″ est
Altitude Min. 157 m
Max. 308 m
Superficie 2,73 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Reichshoffen
Législatives Huitième circonscription
Localisation
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Lobsann

Lobsann est une commune française située dans la circonscription administrative du Bas-Rhin et, depuis le , dans le territoire de la Collectivité européenne d'Alsace, en région Grand Est.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace et fait partie du parc naturel régional des Vosges du Nord.

GéographieModifier

Lobsann est située dans le canton de Soultz-sous-Forêts, dans le parc naturel des Vosges du Nord. Cette commune est connue depuis les années 1780 pour sa mine de charbon active au XIXe siècle[2], puis pour sa mine d'asphalte qui produisit jusqu'en 1954, des revêtements de rue réalisés dans ce matériau utilisés jusqu'à Paris. Cette mine se trouve dans le champ pétrolifère de Péchelbronn dont la raffinerie était voisine de quelques kilomètres.

Le village est construit sur les rives du Marienbächel, proche d'une zone de prairies humides (Auen) qui lui donna son premier toponyme : Lausau. Sa localisation sur le champ de faille au contact du horst du Hochwald et de la plaine d'effondrement du fossé rhénan permet la découverte de pierres intéressantes qui mêlent des calcaires et des intrusions de silice d'origine plus ancienne.

L'économie pastorale a pu autrefois s'épanouir et favoriser le pacage des troupeaux, en particulier sur les parties élevées de la commune.

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Lobsann est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5]. La commune est en outre hors attraction des villes[6],[7].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (69,3 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (70,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (49,7 %), zones agricoles hétérogènes (19,6 %), zones urbanisées (18,1 %), forêts (12,5 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[9].

HistoireModifier

L'Histoire de Lobsann puise ses sources dans quelques documents dont des cartes de Basse-Alsace, fort peu utilisées naguère ce qui aurait pu éviter des hypothèses qui, pour poétiques qu'elles soient, ne reposaient pas sur des documents fiables. Ce territoire rural fut défriché vraisemblablement lors de la grande poussée démographique du XIIIe siècle qui entraîna le défrichement et l'essartage de zones forestières traversées par des chemins de communication. Les Fleckenstein, seigneurs de Lembach et de Soultz trouvèrent à propos d'établir des serfs comme bergers dans cette zone inculte et humide qui aborde les hauteurs du Hochwald.

Une communauté de bergers, placée sous la protection de saint Wendelin, se développa dans une économie rurale traditionnelle. Lobsann ou encore Lausau, ne fut jamais érigée en paroisse et fut selon le temps et les décisions des administrateurs annexe de Soultz ou de Kutzenhausen ou les deux, la dîme étant perçue selon le lieu par l'une ou l'autre grange dîmière, mais personne n'en était exempté.

HéraldiqueModifier

Les armes de Lobsann rendent compte de l'appartenance à deux seigneuries les Fleckenstein et les Hanau-Lichtenberg la rivière sépare les possessions sous l'Ancien régime. La rive droite est aux Hanau, la rive gauche aux Fleckenstein.


Les armes de Lobsann se blasonnent ainsi :
« Écartelé : au premier et au quatrième de sinople aux trois fasces d'argent, au deuxième et au troisième d'or au sautoir de sable. »[10].

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1995 ? Gérard Mercier PS  
mars 2001 mai 2020 Alfred Kreiss[11]    
mai 2020 En cours Elisabeth Weinling-Hamel [12]    
Les données manquantes sont à compléter.

Maires depuis 1945 : Bruder Michel, Gerst..., Eckert Albert, Mercier Gérard, Kreiss Alfred,

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[14].

En 2018, la commune comptait 644 habitants[Note 2], en augmentation de 2,71 % par rapport à 2013 (Bas-Rhin : +2,17 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
314355445608674633657641620
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
524491487421399429354333347
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
368387448467486480486462474
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
505538510491579496586612638
2018 - - - - - - - -
644--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monumentsModifier

Le premier forage pétrolier au monde effectué en 1813 se trouve en direction de Merkwiller-Pechelbronn (ancien site pétrolier français) sur le ban communal de Kutzenhausen.

L'église-école fut édifiée en 1836 par la commune au bénéfice de la communauté protestante qui partageait l'église simultanée avec les catholiques, mais qui ne bénéficiant pas de l'usage du cimetière, devait enterrer ses morts à Soultz-sous-Forêts. On ne sait où se trouvait l'école pour les enfants protestants. La photo appelée improprement « maison alsacienne » est celle de ce monument.

Une jolie maison à mansarde édifiée dans le style bourgeois français comprenait une ferme et une maison d'habitation agrémentée d'un joli jardin à la française dominé par un terrain planté de vigne et de fruitiers. Propriété des Dournay, elle abrita Boussingault, directeur de la mine d'asphalte, ingénieur des mines et chercheur en chimie appliquée à l'agriculture ; il y fit édifier des serres pour expérimenter des cultures exotiques comme la tomate. Après l'annexion de 1871, la propriété fut achetée par le baron Stichaner et agrandie par l'adjonction des terrains voisins, donnant lieu au « déménagement » de la maison d'habitation qui s'y trouvait.

Le baron Stichaner fit construire une villa dans le style palladien et aménagea l'espace en jardin à la française pour sa partie basse et en jardin anglais pour le haut. Une vigne prospérait sur le versant sud. Il subsiste dans ce parc, outre d'antiques tilleuls, un superbe gingko, de la même origine que ceux de la place de la République à Strasbourg. De l'autre côté de la rue, de vastes écuries et une grange abritaient chevaux et landaus. Après le retour à la France un restaurant célèbre pour son piano mécanique fit danser les gens du lieu et les bourgeois en goguette. En 1961 la propriété devint la propriété de la CFTC des cheminots grâce à l'initiative du leader syndical Théo Braun. Il fut question d'en faire un lieu de repos et de formation pour ses membres, mais les circonstances empêchèrent la réalisation du projet. Un groupe de familles strasbourgeoises en fit une résidence secondaire collective. La maison, dite « le Château » fut également un centre de formation et de réflexion pour les écologistes de la région puis un lieu de ressourcement pour personnes en difficultés. À la suite de décès, départs et défections, les activités périclitèrent et la maison vendue en 2012.

Un couvent de religieuses fondé à Marienbronn au XIIe siècle a été entièrement détruit à la Révolution [17]. La propriété de 16 ha achetée par l’association diocésaine SANTE et SOBRIETE devient une « Maison de postcure » en 1959. L’établissement a été autorisé en 2010, par l’Agence Régionale de Santé d’Alsace, à poursuivre l’exercice en tant que Centre de Soins de Suite et de Réadaptation en hospitalisation complète en assurant la prise en charge spécialisée des affections liées aux conduites addictives [18].

Personnalités liées à la communeModifier

Au XVIIIe siècle, Jean-Chrétien Rosentritt propriétaire de la saline de Soultz-sous-Forêts exploite une mine de charbon pour le chauffage des eaux de la saline.

Le pasteur luthérien Carl Maurer est né à Lobsann en 1874.
Jean-Baptiste Boussingaut (1802-1887), directeur de la mine d'asphalte et surtout botaniste, ingénieur des mines et grand voyageur, agronome renommé, habita la maison située en face de l'actuelle salle communale.

Charles-Emile Matthis décède à Lobsann (Marienbronn) en 1893.

Joseph von Stichaner (1838-1889) : Kreisdirektor de l'arrondissement de Wissembourg, fit construire à Lobsann une villa de style palladien et un parc d'agrément (cf. monuments remarquables)[19].

Dominique Heintz (né en 1961), coach du champion de rallye-auto Sébastien Loeb, est originaire de Lobsann.

Gérard et Annie Walter (1959) éleveurs de chiens beaucerons et de chevaux barbes d'Algérie, Jean-Claude Hoeffler producteur d'eaux de vie de qualité et Tony Kostowski, brasseur et créateur d'un spiritueux sont installés à Lobsann.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

La photo illustrant l'article n'est pas représentative de l'habitat traditionnel fait de maisons à colombages plutôt de taille modeste ; il s'agit de l'église-école édifiée vers 1837 par la commune au bénéfice de la paroisse protestante, ce qui mit fin au simultaneum dans ce village et permit de scolariser les enfants protestants dans un lieu spécifique. La situation prit fin en 1975, par la décision de laïciser les écoles.

RéférencesModifier

  1. https://www.habitants.fr/bas-rhin-67
  2. Jacques Baquol,Ristelhuber, L'Alsace ancienne et moderne ou dictionnaire géographique, historique et statistique du Bas-Rhin, (lire en ligne), p. 357.
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  9. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  10. Jean-Paul de Gassowski, « Blasonnement des communes du Bas-Rhin », sur http://www.labanquedublason2.com (consulté le ).
  11. [PDF] Liste des maires au 1 avril 2008 sur le site de la préfecture du Bas-Rhin.
  12. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  17. « ChapelledeMarienbronn(CSSRA) », sur http://www.patrimoine-religieux.fr (consulté le ).
  18. « centres-de-soins-et-de-postcures », sur http://www.fnesaa.com (consulté le ).
  19. Das Herrenhaus von Stichaner in Lobsann im Elsass.

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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contrairement à ce qui est signalé ,c 'est en 1995 que le "château " fut vendu à un acquéreur allemand puis après le décès de ce dernier , à un chirurgien de Karlsruhe en 2012.