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Littérature wallonne

genre littéraire en langue wallonne

La littérature wallonne existe depuis le XVIe siècle ou le début du XVIIe siècle et a connu son « âge d'or », à la fin du XIXe siècle[1].

Cette période a vu l'efflorescence d’œuvres littéraires, de pièces de théâtre et d’œuvres poétiques, ainsi que la création de nombreuses troupes de théâtre et de périodiques.

HistoireModifier

 
La New York Public Library détient la plus importante collection d'œuvres littéraires en wallon.
 
Li Houlo, premier roman écrit en wallon, est publié en 1888.

Le premier texte daté et conservé en original de la littérature en langue wallonne est le Sonèt lîdjwès â minisse du frère Hubert Ora, ou d’Heure, Mineur de Liège. Publié en 1622, il constitue la conclusion d’un débat théologique écrit, ayant opposé le théologien catholique, Louis du Château, au pasteur wallon, Daniel Hochedé de la Vigne, entre novembre 1618 et mai 1619[2]. En 1863, la Société liégeoise de littérature wallonne réalise une traduction de l’Évangile de Saint-Mathieu, à la demande du prince Louis-Lucien Bonaparte qui regarde le dialecte liégeois comme le premier ou du moins comme devant être mis en tète de tous les patois de la langue d’oïl[3]. La New York Public Library détient une importante collection d'œuvres littéraires en wallon, probablement la plus importante hors de la Belgique. Sur près de mille œuvres, vingt-six ont été publiées avant 1880. Ce chiffre augmente ensuite chaque année pour atteindre un pic de soixante-neuf en 1903. Après cela, les publications en wallon diminuent à onze en 1913.

Au XIXe siècle, des traductions des Fables d'Esope sont réalisées, en liégeois, par Charles Duvivier (en 1842), Joseph Lamaye (1845), l'équipe de Jean-Joseph Dehin (1847, 1851-1852) et François Bailleux (1851-1867)[4]. D'autres adaptations sont réalisées par Charles Wérotte (Namur, 1844). Léon Bernus publie une centaine de fables de La Fontaine traduites dans le dialecte de Charleroi (1872). Au XXe siècle, Joseph Houziaux (1946) publie une sélection de cinquante fables dans le dialecte du Condroz.

Il existe des liens entre la littérature française et la littérature wallonne. Par exemple, l'écrivain Raymond Queneau a publié l'anthologie de la poésie wallonne de Maurice Piron aux éditions Gallimard. Ubu roi a été traduit par André Blavier, important pataphysicien de Verviers, et ami de Queneau, pour le nouveau théâtre de marionnettes de Liège de Jacques Ancion. Le Petit Prince a été traduit en wallon unifié, par Jean-Luc Fauconnier, en 2008, en liégeois, par Guy Fontaine, en 2012, et en namurois, par Bernard Louis, en 2013.

Auteurs de langue wallonneModifier


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BibliographieModifier

Notes et référencesModifier

  1. Anthologie de la littérature wallonne, Mardaga, Liège, 1978, (ISBN 2-8021-0024-6)
  2. Marie-Guy Boutier, La Littérature wallonne, Chap. VII. Université de Liège, 2009, p. 247
  3. Bulletin de la Société Liégeoise de Littérature Wallonne, 3è année, Liège, 1860
  4. Anthologie de la littérature wallonne, Mardaga, Liège, 1978

Articles connexesModifier

Liens externesModifier