Littérature norvégienne

La littérature norvégienne regroupe l'ensemble des œuvres littéraires de langue norvégienne. L'histoire de la littérature norvégienne commence avec l'Edda poétique et la poésie des scaldes des IXe siècle et Xe siècle avec des poètes tels que Bragi Boddason et Eyvindr skáldaspillir. L'implantation du christianisme vers l'an 1000 met la Norvège en contact avec l'enseignement médiéval européen, l'hagiographie et les écrits historiques. Cette combinaison avec la tradition orale locale et l'influence islandaise fleurit dans une période intensive de production littéraire à la fin du XIIe siècle et au début du XIIIe siècle. Parmi les œuvres majeures de cette période figurent l'Historia Norwegiæ, la Þiðrekssaga et Le Miroir royal.

Hall central de la bibliothèque de Bergen
Une page de la Heimskringla
Extrait du Codex Frisianus (vers 1330)
Snorri Sturluson version Christian Krogh
Le Miroir royal

L'époque allant du XIVe siècle au XVIIIe siècle est considérée comme une période creuse dans la littérature nationale, bien que des écrivains d'origine norvégienne tels que Peder Claussøn Friis et Ludvig Holberg contribuent à la littérature commune du Danemark et de la Norvège. Avec l'avènement du nationalisme et la lutte pour l'indépendance au début du XIXe siècle, la littérature nationale renaît. Au sein d'une vague de romantisme nationaliste, quatre grands écrivains apparaissent : Henrik Ibsen, Bjørnstjerne Bjørnson, Alexander Kielland et Jonas Lie. Le dramaturge Henrik Wergeland est l'auteur le plus influent de l'époque, tandis que les œuvres postérieures d'Henrik Ibsen donnent à la Norvège une place de choix dans la littérature de l'Europe occidentale.

La littérature moderniste est introduite en Norvège par les œuvres de Knut Hamsun et Sigbjørn Obstfelder dans les années 1890. Dans les premières années qui suivent la Seconde Guerre mondiale, la littérature est caractérisée par une longue série de récits biographiques ou documentaires sur des personnes qui ont été détenues par les Allemands ou qui ont participé aux efforts de résistance pendant l'occupation. Au XXe siècle, les écrivains norvégiens les plus connus sont les deux lauréats du prix Nobel, Knut Hamsun et Sigrid Undset. Le marché de la fiction norvégienne connaît une forte expansion à partir du milieu des années 1960, et les années 1970 voient s'accroître à la fois une politisation et une autonomisation des auteurs norvégiens. Les années 1980 sont qualifiées de « décennie du fantastique » de la littérature norvégienne.

Avant 1500Modifier

Selon Ibsen, 400 ans d'obscurité, mais la Littérature norroise atteste d'une poésie orale de qualité :

Parmi les textes qui nous sont parvenus :

16e siècleModifier

La littérature écrite, chrétienne réformée et humaniste, se fait principalement à partir du danois.

17e siècleModifier

La période baroque est chrétienne et poétique :

18e siècleModifier

19e siècleModifier

Le romantisme norvégien est romanesque, poétique, folkloriste, nationaliste.

1800-1850Modifier

1850-1900Modifier

Les quatre grands (De fire store)Modifier

Écrivains ayant débuté dans les années 1880 et 1890Modifier

XXe siècleModifier

XXIe siècleModifier

Dans les années 1980 un genre romanesque réaliste, rédigé dans un style sociologique fait son apparition. Ce nouveau courant souhaite avant tout trancher avec l'ancien roman psychologique et bourgeois, lourd héritage légué par Hamsun, entre autres. Parmi les auteurs phares de ce courant on trouve Dag Solstad (1941-) et sa célèbre trilogie sur la seconde guerre mondiale : Svig, Krig et Brød og våpen (La trahison, La guerre et Le pain et les armes). Ce réalisme social permet à un auteur comme Asbjørn Elden (1919-1990)(?) de produire des sagas à la fois modernes et nostalgiques sur la vie des gens ordinaires comme Rundt Neste Sving (Au prochain tournant)

Les femmes ne sont pas oubliées par la littérature norvégienne. Prenant le contre-pied du réalisme social de leurs homologues masculins, Cecilie Løveid (en) (1951 -) et Kari Bøge (en) (1950 -) s'attaquent à des problèmes purement féminins en utilisant le langage de la rue. L'érotisme lyrique manifesté par Løveid dans Sug (Suce) déboussole les critiques puritains d'Oslo mais lui vaut une réputation internationale. S'inscrivant dans ce même mouvement, Liv Køltzow (en) (1945 -) explore les jeux de rôle sexuels dans la société dans son troisième roman The story of Eli. Voir aussi Bjørg Vik (1935-2018), Tove Nilsen (1952-), Toril Brekke (en) (1941-) et Gerd Brantenberg (1941-)

ThéâtreModifier

AuteursModifier

ŒuvresModifier

InstitutionsModifier

AnnexesModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

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