Liste des comtes de Goëlo

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Goëllo (on trouve aussi, et c'est d'ailleurs l'orthographe moderne, Goëlo) est le nom d'un ancien pagus breton, devenu seigneurie puis comté, situé au nord du duché, entre le Trieux et Saint-Brieuc.
Le nom viendrait de Gouetlod ou Gouello, le « Pays du Sang » en celtique[1].

Du temps des Rois de BretagneModifier

Les Vies Des Saints de la Bretagne Armorique mentionnent la maison des « anciens Comtes de Goëlo & Treguer; si puissante en l'année 493, que le Roy Hoël premier de ce Nom, ayant la conduite d'une partie de l'Armée du Grand Roy Artur, son Oncle, en la mémorable Bataille de Langres, de tous les Princes de son Armée, choisit Chunaire, Comte de Treguer & Goëlo, pour assaillir le Battaillon du Senateur Lucius Iber, Lieutenant de l'Empire Romain. » Son fils, au prénom inconnu, et régulièrement surnommé Roi du Goëlo, est selon la légende marié en 537 à Azénor, qu'il envoie sans succès au bûcher puis fait enfermer dans un tonneau après des accusations mensongères d'adultère. Il meurt en 543, après avoir appris le caractère des fallacieux des accusations et s'être lancé à la recherche de sa femme et de son fils, le futur Saint Budoc, qu'il retrouve en Irlande, là où le tonneau avait échoué[2].

(Des seigneurs de Goëllo sont signalés aux IXe et Xe siècle, certains ayant revendiqué la royauté sur l'ensemble de la Bretagne)[3].

Maison de PenthièvreModifier

Issue des comtes de Penthièvre. Le Goëlo faisait partie de l'apanage constitué en 1034 pour le frère cadet du duc Alain III, Eudes ou Éon: le comté de Penthièvre.

De 1034 à 1205, succession des comtes de Penthièvre de la branche aīnée (voir: liste des comtes de Penthièvre).

1205-1212 : Alain Ier de Penthièvre (1151 † 1212), fils de Henri Ier de Trégor-Avaugour (branche cadette de Penthièvre, héritière du comté en 1205); marié à Pétronille de Beaumont au Maine. Il fonde l'abbaye de Beauport

1212-1230 : Henri II d'Avaugour (1205 † 1281), fils du précédent

 
Blason de Henri II d'Avaugour (1205-1281)
il est spolié du comté de Penthièvre en 1214 (saisie effective en 1222). Avaugour et le Goëllo reviennent à son fils, mais le Penthièvre demeure confisqué par Pierre Mauclerc, duc de Bretagne, Henri s'étant révolté contre lui lors de la croisade contre les Albigeois.

Première maison d'AvaugourModifier

La première maison d'Avaugour, tombée en quenouille, faute d'héritier mâle, disparaît donc dans la première moitié du XIVe siècle, fondue dans la famille des comtes de Penthièvre, dont elle était issue à l'origine. La baronnie d'Avaugour est confisquée aux Penthièvre à la suite du complot dont ils se sont rendus coupables à l'encontre du duc Jean V de Bretagne[6], arrêté en 1420 à Champtoceaux sur ordre de Marguerite de Clisson, comtesse douairière de Penthièvre, qui aspirait au titre de duchesse de Bretagne, et libéré seulement après le siège de Champtoceaux (1420). Les Penthièvre sont convoqués devant le Parlement et les États de Bretagne à Vannes en . Ils font défaut et la sentence définitive du les condamne à la confiscation de tous leurs biens qui sont réunis au domaine ducal.

Maison de BretagneModifier

Les comtés de Goëllo et de Penthièvre se trouvent à nouveau réunis à la suite du mariage de Jeanne d'Avaugour et de Guy de Penthièvre.

1334-1384 : Jeanne de Penthièvre, prétendante au duché de Bretagne, fille de Jeanne d'Avaugour
1384-1404 : Jean Ier de Châtillon, comte de Penthièvre et vicomte de Limoges, fils de la précédente[7].
-1458 : Arthur III, Duc de Bretagne (1393 † 1458), petit-fils de Jean de Montfort, lui-même fils d'Arthur II de Bretagne et demi-frère du Duc Jean III de Bretagne

Seconde maison d'AvaugourModifier

 
Blason de François Ier (de Bretagne) d'Avaugour (1462-1510)

En 1480, une décision du duc de Bretagne François II (le père de la duchesse Anne) est à l'origine de la deuxième maison d'Avaugour, le duc créant en faveur de son fils naturel François la première baronnie de Bretagne qui portera le nom d'Avaugour et qui comprend les châtellenies de Paimpol, Lanvollon et Châtelaudren ; une seconde donation en 1481 y ajoute les seigneuries et châtellenies de La Roche-Derrien, Châteaulin-sur-Trieux et Pontrieux[6]. Les barons d'Avaugour sont également Comtes de Vertus :

-1510 François Ier d'Avaugour (14621510), comte de Vertus, de Goëllo et Baron d'Avaugour, seigneur de Clisson, fils illégitime du duc François II,


Maison de SoubiseModifier

Le comté passe ensuite par héritage aux Princes de Soubise

Article connexeModifier

NotesModifier

  1. LA FRANCE PITTORESQUE, « Bretagne : origine et histoire du département Côtes d'Armor (Côtes du Nord) », sur La France pittoresque. Histoire de France, Patrimoine, Tourisme, Gastronomie (consulté le )
  2. Albert Le Grand, Les Vies Des Saints de la Bretagne Armorique: Ensemble Un Ample Catalogue Chronologique: Et Historique Des Evesques d'Icelle (5e Éd.)..., Hachette Livre, (1re éd. 1901) (ISBN 978-2-01-282871-1, lire en ligne), p. 622-624
  3. http://www.breizh.voyagesdecory.info/index.php?file=Page&name=Histoire Histoire du département des Côtes-d'Armor
  4. « RESTUDO », sur saint-pever.net (consulté le ).
  5. http://documentation.culture-bretagne.org/fr/contribution/fiche.php?id=203 « Copie archivée » (version du 11 janvier 2014 sur l'Internet Archive)
  6. a et b « Les justices seigneuriales de l », sur saint-pever.net (consulté le ).
  7. Comté capétien de Penthièvre
  8. Papiers de Madeleine-Gabrielle Charrette de Montebert, veuve d’Anne de Montmorency, baron de Sérent http://www.archivesnationales.culture.gouv.fr/chan/chan/fonds/EGF/SA/InvSAPDF/T_etat_sommaire/T101_150.pdf
  9. Biographie de Anne-Léon de Montmorency (1772-1785) [1]