Liste des chefs d'État argentins

page de liste de Wikipédia

Président de la Nation argentine
(es) Presidente de la Nación Argentina
Image illustrative de l’article Liste des chefs d'État argentins
Blason de l'Argentine

Image illustrative de l’article Liste des chefs d'État argentins
Titulaire actuel
Alberto Ángel Fernández
depuis le

Création
Durée du mandat 4 ans, renouvelable une fois consécutivement
Premier titulaire Bernardino Rivadavia
Résidence officielle Quinta de Olivos (résidence)
Casa Rosada (bureaux)
Rémunération 368 000 AR$ / mois (2019)
Site internet casarosada.gob.ar

Cette page liste les chefs d'État argentins depuis l'indépendance de l'Argentine. Le titre officiel depuis l'investiture de Bernardino Rivadavia en 1826, est président de la Nation argentine[1].

Au cas où la fonction de président de la Nation devenait vacante, c'est le président provisoire du Sénat qui est chargé de l'intérim. Le président de la Nation par intérim, porte alors le titre officiel de chef du pouvoir exécutif de la Nation argentine à titre provisoire (jefe del Poder Ejecutivo provisional de la Nación Argentina). Lorsque l'intérim est assuré par le président du Sénat, il porte le titre de président provisoire de l'Honorable Sénat de la Nation chargé du pouvoir exécutif (presidente provisional del Honorable Senado de la Nación en ejercicio del Poder Ejecutivo). Si l'intérimaire est le président de la Chambre des députés, il porte le titre de président provisoire de l'Honorable Chambre des Députés de la Nation chargé du pouvoir exécutif (presidente provisional de la Honorable Cámara de Diputados de la Nación en ejercicio del Poder Ejecutivo). Ramón Puerta, Eduardo Camaño et Federico Pinedo sont les seuls à avoir exercé la charge par intérim.

Les dates en italique indiquent de facto la continuation du pouvoir ; les noms en gras et italiques indiquent un nom d'usage (etc.) par lequel la personne est connue communément.

Provinces-Unies du Rio de La Plata (1810-1831)Modifier

Les juntes (1810-1811)Modifier

Mandat Nom Parti Note

Cornelio Saavedra, président du premier conseil

Joaquín Campana, président de la Junta Grande Premier président de la Junta Grande

Domingo Matheu, président de la Junta Grande Deuxième président de la Junta Grande

Les triumvirats (1811-1814)Modifier

Mandat Nom Parti Note

Premier Triumvirat (1811-1812) :
Feliciano Antonio Chiclana, Triumviro

Manuel de Sarratea, Triumviro

Juan José Paso, Triumviro

Juan Martín de Pueyrredón, Triumviro

Premier Triumvirat

Second Triumvirat (1812-1814) :
Juan José Paso, Triumviro

Nicolás Rodríguez Peña, Triumviro

Antonio Álvarez Jonte, Triumviro

Gervasio Antonio de Posadas, Triumviro

Deuxième Triumvirat

Le Directoire (1814-1820)Modifier

Mandat Nom Parti Note

Gervasio Antonio de Posadas, directeur suprême    

Carlos María de Alvear, directeur suprême    

Juan José Viamonte, directeur suprême    
José Rondeau, directeur suprême

Ignacio Álvarez Thomas (es), directeur suprême    

Antonio González Balcarce (es), directeur suprême    

Juan Martín de Pueyrredón, directeur suprême    

José Rondeau, directeur suprême    

Juan Pedro Aguirre, directeur suprême    

Gouverneurs de Buenos Aires (1820-1826)Modifier

Mandat Nom Parti Note

Matías de Irigoyen Gouverneur de la province de Buenos Aires

Manuel de Sarratea Gouverneur de la province de Buenos Aires

Juan Ramon Balcarce (es) Gouverneur de la province de Buenos Aires

Manuel de Sarratea Gouverneur de la province de Buenos Aires

Ildefonso Ramos Mexía (es) Gouverneur de la province de Buenos Aires

Le Cabildo de Buenos Aires, Ildefonso Ramos Mexía (es) et Miguel Estanislao Soler prennent le pouvoir simultanément

Miguel Estanislao Soler Gouverneur de la province de Buenos Aires

Manuel Dorrego Gouverneur de la province de Buenos Aires

Martín Rodríguez Gouverneur de la province de Buenos Aires

Juan Gregorio de Las Heras Gouverneur de la province de Buenos Aires

Présidents de la Nation (1826-1827)Modifier

La guerre de Cisplatine contre l'Empire du Brésil pousse le Congrès à déclarer la nécessité d'un pouvoir centralisé pour soutenir l'effort de guerre.

No  Portrait Nom Période Appartenance politique Notes
1   Bernardino Rivadavia
(1780-1845)
Parti unitaire Il reçoit peu de soutien des provinces et doit démissionner après avoir négocié une paix défavorable avec le Brésil.
2   Vicente López y Planes
(1785-1856)
Peu soutenu, il met fin au régime présidentiel.

Gouverneurs de Buenos Aires (1827-1831)Modifier

Mandat Nom Parti Note

Manuel Dorrego Parti fédéraliste Gouverneur de la province de Buenos Aires

Juan Lavalle Parti unitaire Gouverneur de facto de la province de Buenos Aires

Juan José Viamonte Parti fédéraliste Gouverneur intérimaire de la province de Buenos Aires

Juan Manuel Ortiz de Rosas Parti fédéraliste Gouverneur de la province de Buenos Aires

Confédération argentine (1831-1861)Modifier

1831-1852 : gouverneurs de la province de Buenos AiresModifier

Mandat Nom Parti Note

Juan Manuel Ortiz de Rosas Parti fédéraliste Gouverneur de la province de Buenos Aires

Juan Ramon Balcarce (es) Parti fédéraliste Gouverneur de la province de Buenos Aires

Juan José Viamonte Parti fédéraliste Gouverneur de la province de Buenos Aires

Manuel Vicente Maza Parti fédéraliste Gouverneur de la province de Buenos Aires

Juan Manuel Ortiz de Rosas Parti fédéraliste Gouverneur de la province de Buenos Aires

Vicente López y Planes Indépendant Gouverneur de la province de Buenos Aires
Gouvernement provisoire de la Confédération argentine (1852-1861)

Justo José de Urquiza, Directeur provisoire puis président de la Nation (1854) Parti fédéraliste Gouverneur de la Province d'Entre Ríos

1852-1861 : présidents de la Confédération argentineModifier

No  Portrait Nom Période Appartenance politique Notes
3   Justo José de Urquiza
(1801-1870)
Parti fédéraliste Entrée en vigueur de la Constitution de 1853. Après la bataille de Cepeda, il négocie le pacte de San José de Flores avec l'État de Buenos Aires vaincu.
4   Santiago Derqui
(1809-1867)
Parti fédéraliste La défaite face à Buenos Aires à la bataille de Pavón le pousse à la démission.
5   Juan Esteban Pedernera
(1796-1886)
Parti unitaire Dépassé par les événements, il cède à Bartolomé Mitre les rênes du pouvoir.

République argentine (depuis 1861)Modifier

1861-1880 : présidences historiquesModifier

Dans l'historiographie argentine, on appelle présidences historiques (es) (en espagnol : Presidencias históricas) les trois premières présidences de la République, correspondants aux mandats de Bartolomé Mitre, Domingo Faustino Sarmiento et Nicolás Avellaneda.

No  Portrait Nom Période Appartenance politique Notes
6   Bartolomé Mitre
(1821-1906)
Libéral De facto dirigeant du pays.
Auto-proclamé « chargé du pouvoir exécutif national ».
Nommé à la tête du pouvoir exécutif par le Congrès.
Libéral
Nationaliste
Élu président de la Nation. Sous son mandat débute la guerre de la Triple-Alliance.
7   Domingo Faustino Sarmiento
(1811-1888)
Le recensement de 1869 révèle que 71 % de la population est analphabète.
8   Nicolás Avellaneda
(1837-1885)
PAN Il favorise l'immigration et acte la fédéralisation de Buenos Aires.

1880-1916 : présidences libéralesModifier

Les présidences libérales sont celles de la « génération de 1880 » qui applique les principes du libéralisme et a pour devise « paix et administration » (en espagnol : paz y administración).

No  Portrait Nom Période Appartenance politique Notes
9   Julio Argentino Roca
(1843-1914)
PAN 1er mandat. Il met en place l'enseignement public, laïc et gratuit.
10   Miguel Juárez Celman
(1844-1909)
PAN Chassé du pouvoir par la révolution du Parc.
11   Carlos Pellegrini
(1846-1906)
PAN Fondateur de la Banque de la Nation argentine.
12   Luis Sáenz Peña
(1822-1907)
PAN Il démissionne.
13   José Evaristo Uriburu
(1831-1914)
PAN
14   Julio Argentino Roca
(1843-1914)
PAN 2e mandat.
15   Manuel Quintana
(1835-1906)
PAN Premier président à mourir dans l'exercice de ses fonctions.
16   José Figueroa Alcorta
(1860-1931)
PAN Sous son mandat a lieu la Semaine rouge.
17   Roque Sáenz Peña
(1851-1914)
PAN La loi Sáenz Peña met en place le suffrage universel. Il meurt dans l'exercice de ses fonctions.
18   Victorino de la Plaza
(1840-1919)
PAN

1916-1930 : présidences radicalesModifier

La période radicale s'étend de 1916 au coup d'État militaire de 1930.

No  Portrait Nom Période Appartenance politique Notes
19   Hipólito Yrigoyen
(1852-1933)
UCR 1er mandat. Sous son mandat à lieu la Semaine tragique.
20   Marcelo Torcuato de Alvear
(1868-1942)
UCR Il fonde YPF comme entreprise d'État.
21   Hipólito Yrigoyen
(1852-1933)
UCR 2e mandat. Destitué par un coup d'État.

1930-1943 : « décennie infâme »Modifier

No  Portrait Nom Période Appartenance politique Notes
22   José Félix Uriburu
(1868-1932)
Militaire
23   Agustín Pedro Justo
(1876-1943)
PDN
(Concordancia)
24   Roberto Marcelino Ortiz
(1886-1942)
UCRA
(Concordancia)
25   Ramón Castillo
(1873-1944)
PDN
(Concordancia)
Destitué par un coup d'État.

1943-1946 : révolution de 1943Modifier

No  Portrait Nom Période Appartenance politique Notes
  Arturo Rawson
(1885-1952)
Militaire Assume provisoirement le pouvoir exécutif jusqu'à la nomination de Pedro Pablo Ramírez.
26   Pedro Pablo Ramírez
(1884-1962)
Militaire Soutenu par le GOU, il applique la censure, réinstaure l'enseignement catholique à l'école et persécute l'opposition avant de démissionner.
27   Edelmiro Julián Farrell
(1887-1980)
Militaire Soutenu aussi par le GOU. Il déclare la guerre à l'Axe puis organise de nouvelles élections.

1946-1955 : deux premières présidences de PerónModifier

No  Portrait Nom Période Appartenance politique Notes
28   Juan Perón
(1895-1974)
Parti justicialiste 1er mandat.
2e mandat. Destitué par un coup d'État.

1955-1958 : « révolution libératrice »Modifier

No  Portrait Nom Période Appartenance politique Notes
  José Domingo Molina Gómez
(1896-1969)
Militaire Président par intérim jusqu'à la nomination de Lonardi.
29   Eduardo Lonardi
(1896-1956)
Militaire Déposé par la junte pour avoir été trop conciliant avec les péronistes.
30   Pedro Eugenio Aramburu
(1903-1970)
Militaire Il réprime durement l'opposition et interdit le péronisme.

1958-1966 : une démocratie fragileModifier

De 1958 au coup d'État militaire de 1966, trois présidents radicaux se succèdent.

No  Portrait Nom Période Appartenance politique Notes
31   Arturo Frondizi
(1908-1995)
UCR Destitué par un coup d'État.
32   José María Guido
(1910-1975)
UCR
33   Arturo Umberto Illia
(1900-1983)
UCR Destitué par un coup d'État.

1966-1973 : « révolution argentine »Modifier

Par le coup d'État de 1966, l'armée met en place l'auto-proclamée « Révolution argentine » qui perdure jusqu'en 1973.

À trois reprises, un trio composé de deux généraux et un amiral assume la tête de l'État :

No  Portrait Nom Période Appartenance politique Notes
34   Juan Carlos Onganía
(1914-1995)
Militaire Il déclare l'état de siège, interdit les partis politiques et les manifestations. Le Cordobazo provoque sa chute.
35   Roberto Marcelo Levingston
(1920-2015)
Militaire Dépassé par les difficultés et peu soutenu par l'armée, il démissionne.
36   Alejandro Agustín Lanusse
(1918-1996)
Militaire Il met en œuvre le Grand Accord National pour le retour de la démocratie.

1973-1976 : retour du péronismeModifier

No  Portrait Nom Période Appartenance politique Notes
37   Héctor José Cámpora
(1909-1980)
Parti justicialiste
38   Raúl Alberto Lastiri
(1915-1978)
Parti justicialiste
39   Juan Perón
(1895-1974)
Parti justicialiste 3e mandat. Mort pendant son mandat.
40   Isabel Martínez de Perón
(1931)
Parti justicialiste Destituée par un coup d'État.

1976-1983 : « processus de réorganisation nationale »Modifier

Entre le coup d'État de 1976 et le retour de la démocratie en 1983, l'Argentine vit sa dernière période de dictature militaire, l'auto-proclamé « Processus de réorganisation nationale ». Ce régime est marqué par la violence de sa répression qui fait près de 30 000 disparus.

Du au , le pays dirigé par un trio de généraux représentant les trois armes de l'armée argentine : Orlando Agosti pour l'armée de l'air, Emilio Eduardo Massera pour la marine et Jorge Rafael Videla pour l'armée de terre.

No  Portrait Nom Période Appartenance politique Notes
41   Jorge Rafael Videla
(1925-2013)
Militaire Il déclare l'état de siège et instaure le terrorisme d'État.
42   Roberto Eduardo Viola
(1924-1994)
Militaire
  Carlos Alberto Lacoste
(1929-2004)
Militaire Président par intérim.
43   Leopoldo Galtieri
(1926-2003)
Militaire Il démissionne à la suite de la défaite cinglante contre le Royaume-Uni pendant la guerre des Malouines.
  Alfredo Oscar Saint-Jean
(1926-1987)
Militaire Nommé à la tête de l'exécutif le temps que la junte désigne le successeur de Galtieri.
44   Reynaldo Bignone
(1928-2018)
Militaire Dernier dictateur argentin. Il convoque de nouvelles élections.

Depuis 1983 : retour de la démocratieModifier

No  Portrait Nom Période Appartenance politique Notes
45   Raúl Alfonsín
(1927-2009)
UCR Défenseur des droits humains, créateur de la Comisión Nacional sobre la Desaparición de Personas. Il soutient aussi le plan Austral qui est un échec.
46   Carlos Menem
(1930)
Parti justicialiste Il mène une politique libérale teintée de populisme. Une révision constitutionnelle réduit le mandat présidentielle de 6 à 4 ans, et le nombre de mandats à deux.
2e mandat.
47   Fernando de la Rúa
(1937-2019)
UCR
  Ramón Puerta
(1951)
Parti justicialiste Président par intérim.
48   Adolfo Rodríguez Saá
(1947)
Parti justicialiste Président provisoire élu par le Congrès.
  Eduardo Camaño
(1946)
Parti justicialiste Président par intérim.
49   Eduardo Duhalde
(1941)
Parti justicialiste Président provisoire élu par le Congrès.
50   Néstor Kirchner
(1950-2010)
Parti justicialiste
51   Cristina Fernández de Kirchner
(1953)
Parti justicialiste Première femme élue à la tête du pays.
2e mandat.
  Federico Pinedo
(1955)
Proposition républicaine Président par intérim le entre h et 11 h 15.
52   Mauricio Macri
(1959)
Proposition républicaine
53   Alberto Fernández
(1959)
en cours Parti justicialiste

Articles connexesModifier

Notes et référencesModifier

Liens externesModifier