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Épées de la Matière de FranceModifier

Épées du Cycle de la croisadeModifier

  • L'épée dite « de Godefroy de Bouillon », conservée aujourd'hui dans le trésor de la basilique du Saint-Sépulcre[12].
  • Murgalaie, peut-être la même épée que Murglies : elle arme Elias dans Le Chevalier au cygne[1], Beuve de Hanstone, et est prise au roi sarrasin de Jérusalem Cornumarant par Baudouin de Syrie.
  • Recuite, épée forgée par Irashels, puis trempée une année entière par Véland. Elle fut en la possession successive d'Alexandre le Grand, Ptolémée, Judas Macchabée, Vespasien et enfin du « roi de Jérusalem » Cornumarant et de son fils Cordabas, à en croire le Roman de Godefroy de Bouillon[1],[13].

Autres épées légendaires de FranceModifier

  • Courtoise ou Cort, épée de Guillaume Ier Taillefer (en), comte d'Angoulême mort en 962, « arme fort dure, dont il coupa en deux d'un seul coup le roi des Normands [Storis[14] ou Stormius[15]] à travers sa cuirasse » et qui lui valut le surnom de Taillefer qu'il transmit à sa descendance, selon Adémar de Chabannes[16]. Elle est réputée avoir été forgée par Véland[15] et parfois appelée Durissime[1].
  • L’épée de Fierbois que Jeanne d'Arc explique lors de son procès avoir envoyé déterrer sous l'autel d'une chapelle dédiée à Sainte-Catherine d'Alexandrie[17], où elle aurait, selon une légende, été déposée par Charles Martel après sa victoire contre Abd al-Rahman à Poitiers en 732[18]. Elle était ornée de cinq croix.
  • Fineguerre « finisseuse de guerre », épée de Gérard de Nevers après avoir appartenu à un sultan de Bagdad dans le Livre de Gerart comte de Nevers[1],[19].

Épées légendaires d'EspagneModifier

Épées de la légende arthurienneModifier

 
Arthur extrait l'épée de la pierre, dans le poème Merlin de Robert de Boron (XIIIe siècle). Par Howard Pyle (1903).

Épées de la mythologie celtiqueModifier

  • Answerer « celle qui répond », autre nom de Fragarach.
  • Beagalltach (la « petite furie ») est une épée donnée au Fianna Diarmuid Ua Duibhne par son père adoptif le dieu solaire Oengus (en même temps que Moralltach). Diarmuid la brise en morceaux en combattant le sanglier géant qui lui sera fatal[28].
  • Caladbolg (« dur tranchant ») est l’épée magique de Fergus Mac Roeg dans la mythologie celtique irlandaise, ou du moins connu Fergus mac Léti (en) (sous le nom de Calacholg, « dure lame »). À partir du Xe siècle le nom prend (au pluriel et par antonomase) le sens commun d’« épées glorieuses ». C'était une épée à deux mains, dont la pointe traçait des arcs-en-ciel quand on la maniait, et qui avait le pouvoir de massacrer une armée entière. Empêché de tuer Conchobar Mac Nessa, Fergus Mac Roeg dévie son coup et arase trois collines[29]. Elle est assimilée à l’Excalibur de la légende arthurienne.
  • Ceard-nan Gallan (« forgeron des branches »), l’épée du héros irlandais Oisín[30].
  • Claíomh Solais (en) (« épée de lumière » ou « brillante épée » en irlandais) apparaît à plusieurs reprises dans le folklore gaélique d’Irlande et d’Écosse[31]. Elle a parfois été assimilée à Excalibur[32] ou plus récemment à l'épée de Nuada[33].
 
Timbre irlandais à l’effigie de l’épée de lumière, 1922-1923.
 
La mort de Cuchulainn, Stephen Reid, 1904.
  • Dyrnwyn (« poignée blanche ») est l'épée du roi écossais Rhydderch Hael et l'un des treize trésors de l'île de Bretagne (en) dans la mythologie celtique. Sa lame s’enflammait quand elle était maniée par un homme de valeur.
  • Fragarach (en) est l’épée que porte Lug dans la mythologie irlandaise. Elle avait été forgée par les dieux et lui fut donnée selon les versions soit par son prédécesseur Nuada qui combattait avec lorsqu’il perdit son bras dans un combat, soit[37] par Manannan Mac Lir, le dieu marin gardien de l'île de Man dans la mythologie celtique irlandaise. Seul était digne de la porter celui qui, la plaçant sur la pierre du destin, l’entendait murmurer en réponse au rugissement du roc, d’où ses surnoms de Whisperer et Answerer. Nul ne pouvait proférer un mensonge avec sa lame posée sur sa gorge. On disait que qui la portait commandait aux vents, qu’aucune armure, qu’aucun mur ne lui résistait et que personne ne se relevait des blessures qu’elle infligeait.[réf. souhaitée]
 
Manannán mac Lir, d’après John Sutton.
 
Fionn mac Cumhaill, illustration de Stephen Reid

Autres épées légendaires des îles BritanniquesModifier

  • Adolake, Adylok ou Hatheloke (orthographe non fixée dans le texte) l’épée forgée par Wayland de sir Torrent of Portyngale, dans Le Roman de Torrent de Portyngale (en), composé en Angleterre vers 1400[41].
  • Bitterfer « reine des épées », forgée par Völund[42] et remise au jeune roi de Suddene (île imaginaire de Grande-Bretagne) Horn par la fille du roi des Sarrasins Rimnild dans le roman anglais du XIVe siècle Horn Childe and Maiden Rimnild[1],[43].
  • Brainbiter, l'épée de Hereward le Proscrit, résistant anglais à la conquête normande des îles Britanniques[44].
  • Chrysaor, l’épée dorée de Sir Artegal dans le poème épique du XVIe siècle La Reine des fées[45].
  • Crocea mors (en) (« mort jaune » en latin) est — selon une légende rapportée par Geoffrey de Monmouth — une épée de Jules César. Lors d’un combat singulier, celui-ci la planta dans le bouclier du prince britannique Nennius de Bretagne (en), qui la récupéra et poursuivit la bataille avec, tuant tout ennemi qu’il frappait. Nennius mourut cependant quelques jours après l’affrontement, des suites d’une blessure que César lui avait infligée à la tête. Il fut enterré avec Crocea Mors[46].
  • Curtana (en) ou épée de la miséricorde est une épée utilisée lors des couronnements des rois d’Angleterre. Sa pointe est tronquée, symbolisant la pitié. Elle fait partie des joyaux de la couronne. Qu’elle ait appartenu à Édouard le Confesseur est une légende infondée.
  • Egeking est l’épée aux pouvoirs surnaturels qui arme sir Graham (ou Syr Gryme) dans le poème médiéval écossais Greysteil (en). Forgée au-delà de la Méditerranée pour le prix d’un joyau, elle lui est offerte par la tante de son ami Eger[47].
  • Hrunting, l'une des deux épées magiques de Beowulf. Bien que dotée de grands pouvoirs, elle se révèle inefficace dans le combat du héros contre la mère de Grendel[48].
  • Morgelai est l’épée avec laquelle le roi « Hermine d’Arménie » arme chevalier Beuve de Hanstone et qu’il lui offre[49] dans le poème Beves of Hamtoun (en)
  • Næglind ou Nægling, (du vieux norrois nagli « clou »), est l'une des deux épées magiques de Beowulf. Connue à l'origine sous le nom de Naglhring et maniée par Grim de Thiðrek dans la saga de Thiðrek, elle est retrouvée par Beowulf dans le trésor de la mère de Grendel et lui permet de vaincre le monstre.
 
Beowulf armé de Næġling combat le dragon.

Épées de la mythologie nordiqueModifier

  • Adder : cf. Nadur.
  • Ættartangi, l’épée offerte à Grettir le Fort par sa mère Asdis. Elle est déjà connue dans la saga de Vatnsdœla sous le nom de Jokulsnautr, le « cadeau de Jokul ». Grettir s’empara aussi d'une épée courte, trouvée dans un tertre funéraire en Norvège après y avoir vaincu Kar le Vieux, le mort qui y était inhumé[51].
 
Grettir armé d’une de ses épées (manuscrit islandais du XVIIe siècle.
  • Angrvaðall, l'épée magique de Frithjof (en) dans la mythologie nordique. Son nom signifie « le ruisseau de l'angoisse ». Elle porte des runes sur sa lame qui flambent en temps de guerre mais qui rougeoient faiblement en temps de paix[52]. L’épée, forgée en Orient et trempée dans le feu des Dvergues, a appartenu tout d’abord à Björn à la dent bleue, qui l’a perdue avec sa vie dans un combat contre Vifell ; elle s’est alors transmise de père en fils : Viking, Thorstein (Þorsteins saga Víkingssonar (en)) puis enfin Frithjof[53].
 
Frithjof (Max Unger, 1913
 
Scene from the poem Virginal: Þiðrek et Hildebrand combattent les dragons. UBH Cod.Pal.germ. 324 fol. 43r

Épées dans la mythologie germaniqueModifier

Épées légendaires d’Europe de l’EstModifier

  • Grus, l’épée historique de Boleslas III Bouche-Torse, prince de Pologne au début du XIIe siècle[réf. souhaitée].
  • Mech-kladenets est dans les contes russes une épée magique, souvent cachée dans un mur, sous un rocher ou un arbre, où elle attend le chevalier errant légendaire (bogatyr) qui seul pourra la brandir[70],[71].
  • Mech-samosek (en), l’ « épée qui chante seule » est une arme récurrente du folklore russe. Les commentateurs ne s’accordent pas pour la distinguer ou non de mech-kladenets . L’une d’entre elles, « Asp-le-serpent » (Аспид-змей), a été cachée dans un mur sur l’ordre de son propriétaire, Nabuchodonosor II[72].
  • Szczerbiec, l'épée de Boleslas Ier de Pologne. Son nom signifie « l'épée aux entailles » ou « l'ébréchée » car selon la légende Boleslas l'aurait utilisée pour frapper les barres de la grande porte dorée de Kiev, ce qui aurait entaillé l'épée. Une épée de ce nom, dont l'entaille est destinée à porter des reliques, a été utilisée pour le couronnement des rois de Pologne.
     
    Croquis de Sczerbiec (vers 1764).

Épées légendaires gréco-romainesModifier

Épées légendaires du Moyen OrientModifier

  • Al-'Adb (arabe : العَضب, « tranchant ») une des neuf épées de Mahomet[73], donnée par un ami avant la bataille de Badr. Elle fait actuellement partie du trésor de la Mosquée Al-Hussein au Caire[réf. souhaitée].
  • Al-Battar (arabe : البَتَّار), l'épée de Goliath. Après avoir triomphé du géant Goliath, le roi David la prit pour le décapiter et la conserva comme butin. Son nom signifie « l'épée des prophètes ». Elle comporte plusieurs inscriptions en nabatéen et en arabe avec plusieurs noms de personnages bibliques : David, Salomon, Moïse, Aaron, Josué, Zacharie, Jean, Jésus et Mahomet. Elle comporte aussi une gravure montrant l'exploit du roi David décapitant Goliath. Cette épée fut prise par Mahomet comme butin après avoir triomphé sur la tribu juive des Banu Qurayza. Selon la légende musulmane, ce sera cette épée que Jésus utilisera quand il reviendra sur Terre pour vaincre l'Antéchrist. C'est une épée droite à lame assez large de 101 cm de long. Elle fait partie des neuf épées dite de Mahomet et serait conservée au trésor du Musée Topkapı à Istanbul[réf. souhaitée].
 
Goliath et son épée « A-Battar ».
  • Al-Ma'thur (arabe : المأثُوُر, « piquante ») ou Ma'thur al-Fijarm est une des neuf épées de Mahomet, une de ses premières[73], qui lui aurait été léguée par son père. C'est une épée droite à lame fine de 99 cm de long. La poignée en or est en forme de deux serpents et est incrustée d'émeraudes et de turquoises. Près de la poignée est écrit en kufi le nom de son père, Abd-Allāh ibn Abd al-Muttalib. Elle fait actuellement partie du trésor du Musée Topkapı à Istanbul[réf. souhaitée].
  • Al-Mikhdham (arabe : المِخذَم, « bien-affilée ») est une des neufs épées de Mahomet. Elle proviendrait du butin d’un raid[73] mené en Syrie. Sa lame mesure 97 cm. Elle se trouve aujourd’hui au Musée Topkapı à Istanbul[réf. souhaitée].
  • Al-Qadib (arabe : القَضيب, « déliée ») est une des neuf épées de Mahomet, cadeau de son gendre Ali[73]. C'est une épée droite, à lame très fine de 100 cm de long. Elle ressemblait dit-on à une baguette et n’était pas utilisable dans les batailles. Une épée présentée comme elle fait actuellement partie du trésor du Musée Topkapı à Istanbul[réf. souhaitée].
  • Al-Rasub (arabe : الرسَّوب, « pénétrante ») est une des neuf épées de Mahomet[73], dont on dit qu’il la tenait de sa famille. Sa lame mesure 140 cm. Elle est conservée au Musée Topkapı à Istanbul[réf. souhaitée].
  • Ascalon, épée de Saint Georges, avec laquelle il tranche la tête du dragon en Libye après l’avoir terrassé d’un coup de lance[47].
  • Dhû'l-fiqâr : voir Zulfikar.
  • Haft (arabe : الحتف, « la ruine » ou « la mort ») est une épée que le roi David se serait forgé lui-même après que Dieu lui aurait appris le travail du fer et la fabrication des armes comme récompense pour avoir terrassé le géant Goliath. Il aurait pris pour modèle Al-Battar, l'épée de Goliath, réalisant une lame large de 112 cm de long. L’arme aurait été prise par Mahomet comme butin lors de sa victoire sur la tribu juive des Banu Qaynuqa, faisant depuis lors partie des neuf épées dites de Mahomet. Une épée présentée comme telle est aujourd’hui au Musée Topkapi à Istanbul[réf. souhaitée].
  • Hamy ou Dhamy, épée d'Antar dans Le Roman d'Antar[1],[74].
  • Qal'i (arabe : القلعى) est une des neuf épées dites de Mahomet, qu’il aurait prise comme butin lors de sa victoire sur la tribu juive des Banu Qaynuqa. C'est une épée droite à lame ondulée de 100 cm de long. Une arme présentée comme tel est actuellement au Musée Topkapi à Istanbul[réf. souhaitée].
  • L’épée de Saint-Pierre est une relique chrétienne, aujourd'hui conservée au Musée archidiocésain de Poznań, avec laquelle l'apôtre Pierre aurait tranché l'oreille de Malchus, un serviteur de Caïphe, le grand prêtre du temple de Jérusalem, lors de l'arrestation de Jésus au Gethsémani[75].
 
Épée « de saint Pierre » conservée au Musée archidiocésain de Poznań.

Épées de la mythologie chinoiseModifier

Épées de la mythologie japonaiseModifier

  • Ame-no-Ohabari est l’épée utilisée par Izanagi pour décapiter son fils Kagutsuchi, le dieu du feu[77].
  • Futsu-no-Mitama, une épée de Takemikazuchi, le dieu du tonnerre, qu’on conserverait dans un temple de Nara[réf. souhaitée].
  • Honjo Masamune (l'un des katana personnels des shogun Tokugawa, dont on a perdu la trace à la fin de la Seconde Guerre mondiale), Musashi Masamune (qui aurait été porté par Miyamoto Musashi), Fudō Masamune (un tantō avec un horimono représentant la divinité bouddhiste Fudō Myō'ō), Kyōgoku Masamune, Hōchō Masamune, Kote-giri Masamune ou encore Daikoku Masamune parmi les katana historiques forgés par Masamune au XIVe siècle.
 
Le katana Kanze Masamune au Musée national de Tokyo.
  • Inoshishi-giri (猪切?, « tueuse de sanglier ») forgée par Fujiwara Masazane (un disciple de Muramasa), avec laquelle Sakai Tadatsugu aurait tué un sanglier sauvage au cours d’une chasse avec Tokugawa Ieyasu[78].
  • Juuchi-yosamu (十千夜寒?, « 10 000 nuits froides ») est une épée forgée par Muramasa Sengo. Placée dans le lit d’un ruisseau, sa lame coupait en deux tout ce que le courant lui présentait : poisson, feuille morte, etc. (voir Yawarakai-te). D’autres sabres de Muramasa sont restés dans la légende, comme Myōhō Muramasa ou Kabutowari Izumi-no-kami Kanesada un wakizashi porté par le héros Saigo Takamori.
 
Myōhō Muramasa, dessin de 1933.
  • Kogarasu-maru (en) (« petit corbeau ») est une épée tachi attribuée au forgeron légendaire Amakuni (VIIIe siècle). Elle fait aujourd’hui partie de la collection impériale du Japon.
 
Kogarasu-maru.
  • Kogitsune-maru (le « petit renard »), épée que la divinité-renard Inari aurait aidé le forgeron Munechika à fabriquer à la fin du Xe siècle.
 
Inari et l’esprit du Renard aident Munechika à forger la lame de kogitsune-maru, estampe d’Ogata Gekkō.
 
Représentations imaginaires du trésor impérial du Japon : l'épée Kusanagi, avec le miroir sacré et le pendentif magatama.
 
Susanoo, Totsuka-no-Tsurugi, attaque le dragon, estampe de Toyohara Chikanobu.
  • Yawarakai-te (柔らかい手?, « tendres mains »), l’épée légendaire du forgeron Masamune. Lors d’un concours avec son rival Muramasa, les poissons et feuilles mortes charriés par un ruisseau dans le lit duquel sa lame était plongée la contournaient (alors que Juuchi-yosamu, le sabre forgé par Muramasa, les tranchait), provoquant tout d’abord les moqueries du public, puis le respect quand on compris que Yawarakai-te ne blessait pas pour de vaines raisons.

Épées des mythologies bouddhiste et hindoueModifier

  • Asi (en), la première épée à avoir été forgée selon le Mahabharata[79].
  • Chahandras (en) est dans la mythologie hindoue l’épée indestructible que Shiva donne à Ravana, en l’avertissant que s’il s’en sert pour des causes injustes des jours seraient comptés et l’arme reviendrait à Shiva[80].
  • Chandrahrasa est l’épée légendaire de Manjusri. Selon le Swayambhu Purana elle servit à fonder la vallée de Katmandou. Elle est représentée sur le drapeau de la ville.
 
Chandrahrasa orne le drapeau de Katmandou.
 
Acala brandissant Houken.
 
Vishnu armé d’une épée.

Autres épées légendaires d'Extrême orientModifier

 
L’épée Cura Si Manjakini est la deuxième à partir de la droite, sur cette photographie de 1907 des restes du trésor royal Perak.
  • Phra Saeng Khan Chaiyasi (en) (thaï : พระแสงขรรค์ชัยศรี, « sagesse du roi ») est l’épée du trésor de la couronne de Thaïlande. Offerte en 1784 à Chao Phraya Apai Pubet du Cambodge par un pêcheur qui l’aurait prise dans ses filets, elle échut à son suzerain le roi de Thaïlande Rama Ier. Selon la légende, sept éclairs frappèrent simultanément Bangkok quand l’épée y fit son entrée[réf. souhaitée].
 
Phra Saeng Khan Chaiyasi représentée dans une avenue de Bangkok pour le soixantième anniversaire de l’accession au trône de Bhumibol Adulyadej en 2006.

* Thuận Thiên (en) est l'épée légendaire du roi vietnamien Lê Lợi, qui a libéré le Vietnam de l’occupation Ming après dix ans de combat de 1418 à 1428.

 
Lê Lợi, le poing sur son épée (statue à Thanh Hóa, Vietnam).

Autres épées légendairesModifier

  • Lucebel (« la bien luisante »), épée de Vivian dans le Malagys ou Madoc flamand[Quoi ?][8].
  • Mmaagha Kamalu, dans la mythologie des Igbos, est une épée du dieu de la guerre Kamalu. Elle rougeoie à proximité d’ennemis[réf. souhaitée].
  • Rosebrant, épée de Seghelyn de Jérusalem[1] dans le roman flamand du début du XVIe siècle Historie van Seghelyn van Iherusalem[82].
  • Scarde, épée du roi André[Qui ?], qui prêt de mourir l'envoie au comte de Skuli[Qui ?] avec son bouclier[8].
  • Sentient, sabre du héros serbe Marko Mrnjavčević, que lui seul pouvait tirer du fourreau. Sur le point de mourir, le roi Marko brise son sabre en quatre morceaux « pour qu’aucun Turc ne puisse le prendre »[66].
 
Le roi Marko armé de Sentient sur une fresque d’un monastère de Skopje.

BibliographieModifier

  • Baron de Reiffenberg, Revue de Bruxelles : Des armes et destriers merveilleux dans les poëmes des trouvères, Bruxelles, Société nationale pour la propagation des bons livres, (lire en ligne), pages 44-53.  
  • Baron de Reiffenberg, Bulletins de l'Académie Royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique : Des armes et destriers merveilleux dans les poëmes des trouvères, Bruxelles, Hayez, (lire en ligne), pages 165-17253.  
  • (en) Glenn Searfoss, Cycles of Norse Mythology: Tales of the Aesir Gods, Andrews UK Limited, (ISBN 9781789820706, lire en ligne).  

Notes et référencesModifier

Cet article est partiellement ou en totalité issu de l'article intitulé « Liste d’objets légendaires et sacrés » (voir la liste des auteurs). *
  1. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z aa ab ac ad ae af ag ah ai et aj Reiffenberg 1837.
  2. L'Arioste, Orlando Furioso - Roland Furieux: Version bilingue, française, puis italienne, Culture commune, (ISBN 9782363077592, lire en ligne)
  3. « Définition de Balisarde », sur www.cnrtl.fr (consulté le 16 juillet 2019)
  4. a b c d e f g et h Selon un texte des frères Grimm, trois frères forgèrent chacun trois épées : Véland ou Galan (Flanberge, Hauteclere, Joyeuse), Munificans (Durandal, Sauvaigine et Cortan) et Ansias (Baptisma, Plorence et Grabans, qui appartenaient à Fierabras).
  5. a b c et d Jehan Bagnyon et Hans-Erich Keller, L'Histoire de Charlemagne: parfois dite Roman de Fierabras, Librairie Droz, (ISBN 9782600026789, lire en ligne), p. 45
  6. (en) George Ellis, Saxon romances: Guy of Warwick. Sir Bevis of Hamptoun. Anglo-Norman romance: Richard Coeur de Lion. Romances relating to Charlemagne: Roland and Ferragus. Sir Otuel. Sir Ferumbras, Longman, Hurst, Rees, and Orme, (lire en ligne), pp 315-355
  7. a et b L'histoire d'Ogier le Dannoys, duc de Dannemarche, qui fut l'un des douze pers de France. Lequel avec l'ayde du roy Charlemagne chassa les payens hors de Rome, et remist le pape en son siege. Puis conquist trois terribles geans sarrazins en champ de bataille, c'est assavoir Brunamont roy d'Egypte devant Rome, Bruhier soudan de Babylone devant Laon, et Justamont son frere devant Acre. Et aprés fut couronné roy d'Angleterre et roy d'Acre, aussi conquist la cité de Jerusalem et Babylonne, et plusieurs autres vaillances fist ledict Ogier. Qui en fin fut long temps en Faerie, comme vous pourrez lire cy aprés., Lyon : Jean Huguetan, (lire en ligne)
  8. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t et u Reiffenberg 1845.
  9. L'auteur reproduit l'erreur commise par Achille Jubinal dans sa traduction en prose du Girart de Vienne attribuée à Bertrand de Bar-sur-Aube. Thomov 1978, p.  472.
  10. Histoire de la fleur des batailles Doolin de Mayence, contenant les merveilleuses prouesses faictes sur le roy Dannemont, et sur le roy de Saxonne, pour lors infidelles et Turcs, par Charlemaigne, Doolin, et Guerin de Montglaive, 1572-1618 (lire en ligne)
  11. Ganelon

    « Ceint Murglies, s’espee, a sun costed ; En Tachebrun, sun destrer, est munted. »

    (La Chanson de Roland, Joseph Bédier)

  12. « Épée dite "de Godefroy de Bouillon" », Maison des Templiers,‎ (lire en ligne)
  13. Georg Bernhard Depping et Francisque Michel, Veland Le Forgeron. Dissertation Sur Une Tradition Du Moyen Age, Avec Les Textes Islandais, Anglo-Saxons, Anglais, Allemands Et Francais-Romans Qui La Concernent, Firmin Didot Freres, (lire en ligne), p. 42
  14. (en) William Copeland Borlase, (The) Descent, Name and Arms of Borlase of Borlase in the County of Cornwall, G. Bell & Sons, , 205 p. (lire en ligne), p. 9
  15. a et b Antoine Da Sylva, Le Comté d'Angoulême, Lulu.com, (ISBN 9791090226210, lire en ligne), p. 41
  16. Georges Duby, Histoire de la France: Naissance d'une nation, des origines à 1348, Larousse, (lire en ligne), p. 267
  17. « https://www.lanouvellerepublique.fr/indre-et-loire/une-epee-de-legende-a-sainte-catherine-de-fierbois », sur lanouvellerepublique.fr (consulté le 17 juillet 2019)
  18. « Les secrets de Jeanne - De Chinon à Rouen ; L'Epée de Fierbois », jeannedomremy.fr (consulté le 2 juin 2018).
  19. Gerbert de Montreuil, Roman de la Violette ou de Gérard de Nevers, en vers, du XIIIe siècle publié, pour la première fois, d'après deux manuscrits de la Bibliothèque Royale, Sylvestre, (lire en ligne), p. 93
  20. (en) George Ellis, Specimens of Early English Metrical Romances, Chiefly Written During the Early Part of the Fourteenth Century;, (lire en ligne), p. 171
  21. (en) Matthews William, 1965, The Tragedy of Arthur: A Study of the Alliterative "Morte Arthure.", University of California Press, (lire en ligne), pages 20 et 206
  22. (en) Norris J. Lacy, Lancelot-Grail: The story of Merlin, Boydell & Brewer Ltd, (ISBN 9781843842347, lire en ligne)
  23. « BnF - La légende du roi Arthur », sur expositions.bnf.fr (consulté le 4 août 2019)
  24. « King Arthur's Death: The Middle English Stanzaic Morte Arthur and Alliterative Morte Arthure | Robbins Library Digital Projects », sur d.lib.rochester.edu (consulté le 16 juillet 2019)
  25. Thomas Malory, Le Morte Darthur / by Syr Thomas Malory ; the original edition of William Caxton now reprinted and edited with an introduction and glossary by H. Oskar Sommer ; with an essay on Malory's prose style by Andrew Lang, (lire en ligne)
  26. Keith Busby, Le Roman de Perceval ou Le Conte du Graal: Edition critique d'après tous les manuscrits, Walter de Gruyter, (ISBN 9783110922431, lire en ligne)
  27. (en) Christopher W. Bruce, The Arthurian Name Dictionary, Routledge, (ISBN 9781136755385, lire en ligne), p. 443
  28. a et b Standish Hayes O' Grady, The pursuit after Diarmuid O' Duibhne, the daughter of Cormac Mac Airt, King of Ireland in the third century, Transactions of The Ossianic Society for the year 1955 Vol III, Dublin, (lire en ligne), p. 301
  29. O'Rahilly, T. F., Early Irish history and mythology, Dublin Institute for Advanced Studies, 1957, p. 68
  30. a b et c (en) Gods and Fighting Men: The Story of the Tuatha de Danaan and of the Fianna of Ireland, John Murray, (lire en ligne)
  31. J. F. Campbell, Popular Tales of the West Highlands, Edinburgh, Edmonston and Douglas, Vol. I Vol. II), I,24.
  32. thenne he drewe his swerd Excalibur, but it was so breyght in his enemyes eyen that it gaf light lyke thirty torchys. Livre I, 19 de The Works of Sir Thomas Malory, ed. Vinaver, Eugène, 3rd ed. Field, Rev. P. J. C. (1990). 3 vol. Oxford: Oxford University Press. (ISBN 0-19-812344-2), (ISBN 0-19-812345-0), (ISBN 0-19-812346-9).
  33. Nobuaki Takerube et Kaiheitai, Koku no kamigami, vol. 6, Shin kigensha, coll. « Truth In Fantasy », (ISBN 4-915146-24-3) (japonais : 健部伸明と怪兵隊『虚空の神々』新紀元社).
  34. https://books.google.com/books/about/The_Druids.html?hl=fr&id=1rj5b3WderoC%7Cpage=178
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    « Now in that battle, Ogma the champion found Orna, the sword of Tethra, king of the Fomoire. Ogma unsheathed the sword and cleaned it. Then the sword told what had been done by it, because it was the habit of swords at the time to recount the deeds that had been done by them whenever they were unsheathed. »

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Articles connexesModifier