Liste de champignons comestibles

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Cet article présente une liste de champignons comestibles.

À strictement parler, un champignon comestible est la fructification (sporophore) des macromycètes qui se prêtent à l'alimentation humaine. Le terme est mis en opposition avec celui de champignon toxique, qui désigne les espèces contenant une mycotoxine et pouvant provoquer une intoxication alimentaire. L'intoxication par consommation de champignon peut prendre de nombreuses formes, peut survenir à différentes échelles de temps après ingestion et peut avoir des conséquences très diverses : du léger malaise à l'empoisonnement mortel.

La mycotoxicologie qui étudie leur toxicité potentielle, est une discipline scientifique en constante évolution, qui invite le public à la prudence quant à la consommation des espèces. Il est notamment impossible de déterminer de façon définitive et universelle la liste exacte des champignons propres à l'alimentation.

Parallèlement au risque de toxicité, le classement d'un champignon comme comestible ne donne aucune information sur son intérêt alimentaire ou gustatif. Bien que sans risques pour la santé, de nombreuses espèces on un goût, une odeur, un aspect ou une consistance désagréables qui leur ôtent toute valeur pour l'alimentation. On observe ici aussi une grande variabilité inter-individuelle et culturelle qui est difficlement exprimable en critères objectifs.

En tenant compte de toutes ces réserves, on peut distinguer quatre catégories de champignons dits « comestibles » :

  • les champignons comestibles cultivés à l'échelle industrielle, qui font souvent l'objet de régulations sanitaires strictes ;
  • les champignons comestibles sauvages à potentiel commercial, qui font eux aussi l'objet de réglementation dans plusieurs pays ;
  • les champignons sauvages dont la comestibilité est signalée dans la littérature spécialisée, mais dont l'intérêt et l'inocuité restent peu documentés ;
  • Les champignons dont la comestibilité est controversée et ne fait pas l'objet d'un consensus scientifique clair.

Dans la majorité des cas, la comestibilité de ces espèces n'est garantie qu'en respectant plusieurs précautions (récolte, choix des spécimens, conservation, cuisson, fréquence et volumes d'absorption, etc.).

MycotoxicologieModifier

« L'évolution des connaissances mycotoxicologiques doit amener à prendre de plus en plus de précautions avec la consommation des champignons[1] ». Peu de champignons ont fait l'objet d'étude toxicologique à grande échelle et il est toujours possible qu'une espèce réputée comestible contienne en réalité des toxines encore inconnue. Outre les ingestions accidentelles (consommation de champignons mortels mal connus ou de champignons comestibles accompagnés par un toxique qui s'est glissé dans le panier par mégarde), de nombreuses intoxications apparaissent pour différentes raisons : toxicité passée inaperçue pendant des années (paxille enroulé, gyromitres, tricholome équestre…), toxicité croisée avec d'autres aliments, consommation à l'état cru ou surconsommation (variable selon le volume et la fréquence de consommation). La comestibilité (et donc la toxicité) d'une espèce peut varier en fonction de la variété, du substrat, de la localisation géographique (différente selon les régions et les continents), de l'âge, de la saison de récolte ou encore au fait qu'il soit parasité. Des substances nocives peuvent aussi apparaître plus tard, après la cueillette, lors des traitements desq champignons (transport, conservation et préparation culinaire, de nombreuses espèces étant toxiques crues ou mal cuites). De nombreux autres facteurs sont à prendre en compte : « des molécules toxiques, telles les hémolysines, peuvent disparaître lors de ces traitements. La toxicité du champignon peut aussi ne se révéler qu'associée à certains aliments comme l'alcool. Ou elle peut n'apparaître que chez certains sujets, intolérants à une ou plusieurs substances, allergiques, ou simplement paniqués à l'idée d'avoir peut-être consommé une espèce mortelle. L'intoxication peut aussi être en lien avec la pollution qui environne le champignon[2]. Enfin, les champignons pourraient être toxiques de manière silencieuse, c'est-à-dire que la consommation d'un plat ne produira aucune réaction, mais des consommations répétées pourraient être nocives pour l'organisme. Les risques seraient alors à long terme, et on pense à ce sujet à la contamination métallique ou radioactive, et au potentiel mutagène ou cancérigène de certaines substances fongiques[3] ».

Les noms vernaculaires associés aux espèces de champignons sont une source très importante, et parfois dangereuse, de confusion lors de leur cueillette et leur consommation[4].

Dans ce contexte, la consommation traditionnelle ou historique de certains champignons ne constitue en rien une garantie de leur inocuité. Il faut enfin souligner que l'identification exacte d'un champignon demande une certaine expertise scientifique et que le risque de confusion entre espèces comestibles et toxiques (voire mortelles) est important.

Listes nationalesModifier

Plusieurs pays ont établi, sous différentes formes, des listes de champignons comestibles à potentiel commercial, c'est-à-dire susceptibles d'être recontrés dans la petite ou la grande distribution ou dans la restauration. Les listes disponibles dans certains pays francophones sont présentées ci-dessous.

FranceModifier

En France, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES) a été saisie en 2015 par la Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes (DGGCRF) pour une demande d’expertise liée à un projet de décret relatif à la mise sur le marché des champignons et d’arrêté relatif aux variétés comestibles. L'avis de l'ANSES a été publié le 4 avril 2017 et contient une liste de champignons de culture et sauvages comestibles comportant 146 espèces. Des dénominations commerciales y sont également suggérées pour différents groupes de champignons[5].

Dénomination « Agaric »
Dénomination « Bolet »
Dénomination « Cèpe »
Dénomination « Champignon de Paris »
Dénomination « Girolle » ou « Chanterelle »
Dénomination « Hygrophore »
Dénomination « Laccaire »
Dénomination « Lactaire »
Dénomination « Lépiote » ou « Coulemelle »
Dénomination « Morille »
Dénomination « Pied de mouton »
Dénomination « Pleurote »
Dénomination « Russule »
Dénomination « Tricholome »
Dénomination « Tricholome gris »
Dénomination « Trompette de la mort »
Dénomination « Verpe »
Autres

Les truffes ne sont pas reprises dans cette liste, car elles font l'objet d'un décret séparé, qui mentionne trois espèces[6] :

Dénomination « Truffe »

SuisseModifier

En Suisse, le Département fédéral de l'intérieur (DFI) a arrêté une « ordonnance sur les denrées alimentaires d’origine végétale, les champignons et le sel comestible » le 16 décembre 2016. Elle contient une liste des champignons admis comme champignons comestibles (liste positive) qui comprend 115 espèces[7].

BelgiqueModifier

En Belgique, l'Arrêté royal du 29 août 1997 relatif « à la fabrication et au commerce de denrées alimentaires composées ou contenant des plantes ou préparations de plantes » contient un liste de champignons comestibles. Divisée en deux parties, elle comprend 45 espèces dites cultivées et 50 espèces sauvages qui peuvent être mises dans le commerce pour autant que la réglementation pour la conservation des espèces menacées le permette. Il est interdit de fabriquer et de mettre dans le commerce des denrées alimentaires contenant des champignons qui ne sont pas repris dans cette liste[8].

QuébecModifier

Au Québec, la Filière mycologique de la Mauricie, en collaboration avec de multiples partenaires du seteur mycologique, a émis en 2018 un guide de la « réglementation touchant le secteur des champignons forestiers et de spécialité ». Ce document établit un système de qualité, de salubrité, de sécurité et de traçabilité (QSST) destiné à l’industrie mycologique. Le guide contient une liste des principaux champignons sauvages comestibles à potentiel commercial du Québec, reprenant 184 espèces[9].

Tableaux synoptiquesModifier

Clé des tableauxModifier

Genre Genre biologique.
Production mondiale Pourcentage par genre de la production mondiale (données pour l'année 2013).
Image Photographie représentative de l'espèce.
Pour illustration seulement !
Les images proviennent de Wikimedia Commons et n'offrent aucune garantie d'exactitude. Elles ne doivent en aucun cas servir à l'identification d'un champignon.
Nom scientifique Nom binominal de l'espèce. Lorsque plusieurs synonymes sont utilisés dans la littérature, le nom indiqué correspond dans la mesure du possible au consensus le plus récent. Les autres noms sont repris en notes.
Nom en français Nom en français de l'espèce. Lorsqu'il existe, le nom établi par la Société mycologique de France[10] est préféré. Sinon la source est indiquée.
Intérêt Évaluation de l'intérêt gastronomique :
  Excellent — présentant un intérêt gustatif attesté.
  Bon — apprécié, mais sans intérêt gustatif attesté.
Médiocre — sans intérêt particulier ou peu apprécié.
Douteux — intérêt gustatif possible mais présentant des risques.
Toxique — toxicité signalée par certaines sources.
Inconnu — intérêt gustatif non documenté.
Première mention Première mention historique de culture du champignon.
Cultivé Si   Oui, espèce pouvant être cultivée.
Médicinal Si   Oui, espèce dotée de propriétés médicinales.
Précautions Précautions à appliquer pour la récolte et/ou la consommation.
Risques de confusion Principaux risques de confusions avec des espèces toxiques ou mortelles.
Protéines Valeurs nutritionnelles pour 100 g de champignon sec.
Lipides
Glucides
Cendres
Calories
Remarques Remarques supplémentaires.

Principales espèces comestibles cultivéesModifier

Production mondiale[11] Image Nom scientifique Nom en français Nom en japonais Première mention Médicinal Protéines Lipides Glucides Cendres Calories
22% Lentinula Lentinula edodes[syn 1] Lentin du chêne[5] Shiitake[12] 1313[13]   Oui[14] 4,4–21,4 g[15] 0,9–6,3 g[15] 67,9–87,2 g[15] 4,3–6,7 g[15] 332772 kcal[15]
19% Pleurotus Pleurotus ostreatus Pleurote en huître Hiratake[12] 1910[13]   Oui[14] 7,0–41,6 g[15] 0,5–8,0 g[15] 51,9–85,9 g[15] 5,7–8,3 g[15] 312604 kcal[15]
Pleurotus cornucopiae Pleurote en corne d'abondance - - - - - - -
Pleurotus eryngii Pleurote du panicaut Eringi[12] 1958[16] 11,0–22,9 g[15] 1,5–2,6 g[15] 70,4–81,3 g[15] 5,8–9,9 g[15] 266421 kcal[15]
Pleurotus citrinopileatus (en) Pleurote jaune[5] - 1981[13] - - - - -
Pleurotus djamor (en)[syn 2] Pleurote saumon et paille[5] Tokiirohiratake[12] - - - - - -
18% Auricularia Auricularia auricula-judae[syn 3] Oreille de Judas Kikurage[12] 659[13]   Oui[14] 8,1–19,3 g[15] 0,8–1,5 g[15] 76,8–81,0 g[15] 3,1–9,4 g[15] 347384 kcal[17]
Auricularia polytricha Champignon noir[5] Aragekikurage[12] - - - - - -
15% Agaricus Agaricus bisporus Champignon de Paris Tsukuritake[12] 1650[13]   Oui[14] 3,1–36,3 g[15] 0,8–4,3 g[15] 50,9–89,1 g[15] 6,0–15,0 g[15] 296387 kcal[15]
11% Flammulina Flammulina velutipes[syn 4] Collybie à pied velouté Enokitake[12] IXe siècle[13]   Oui[14] 3,9–26,7 g[15] 2,2–9,2 g[15] 56,6–85,9 g[15] 6,9–8,7 g[15] 454532 kcal[15]
5% Volvariella Volvariella volvacea[syn 5] Volvaire cultivée - 1822[13]   Oui[14] 25,9 g[17] 2,4 g[17] 50,9–60,0 g[17] 8,8 g[17] 276 kcal[17]
10% autres Tremella fuciformis Trémelle en fuseau[7] Shirokikurage[12] 1800[16]   Oui[14] - - - - -
Hypsizygus tessulatus (en)[syn 6] Shimédji du hêtre[5] Bunashimeji[12] 1973[16] 19,6 g[15] 4,1 g[15] 68,5 g[15] 7,8 g[15] -
Hypsizygus ulmarius (sv)[syn 7] Pleurote de l'orme[18] - 1987[16] - - - - -
Pholiota microspora[syn 8] Pholiote cultivée[7] Nameko[12] 1958[16] 20,8 g[19] 4,2 g[19] 66,7 g[19] 6,3 g[19] 372 kcal[19]
Grifola frondosa Polypore en touffes Maitake[12] 1983[16]   Oui[14] 13,4 g[15] 5,6 g[15] 76,1 g[15] 4,9 g[15] -
Hericium erinaceus Hydne hérisson Yamabushitake[12] 1960[16]   Oui[14] 15,5 g[15] 5,4 g[15] 71,9 g[15] 7,2 g[15] 375 kcal[20]

Comestibilité citée par une autorité sanitaire nationaleModifier

Principales espècesModifier

Le tableau ci-dessous reprend les champignons comestibles cités dans au moins deux des listes nationales présentées plus-haut, et pour lesquels aucun rapport de toxicité potentielle n'a été trouvé dans la littérature. Il s'agit des espèces les plus connues en Europe occidentale et en Amérique du Nord, et qui sont reprises dans la plupart des guides de terrain en français. La comestibilité de certaines espèces reste néanmoins asujettie à l'observation de précautions, et le risque de confusion avec des espèces toxiques doit être pris en compte.

Image Nom scientifique Nom en français Intérêt Cultivé Médicinal Précautions Risques de confusion
Agaricus arvensis Agaric des jachères Bon[21]   Oui[22]   Oui[14] À consommer jeune[5]. Cause des troubles gastriques chez certaines personnes[18].
Agaricus bitorquis Agaric des trottoirs Excellent[23]   Oui[22] Certains auteurs mettent en garde contre sa consommation en raison des environnements pollués dont il provient souvent[24].
Agaricus campestris Agaric champêtre Excellent[21]   Oui[22]   Oui[14] Éviter les prés pâturés, car le champignon peut accumuler les composés azotés issus des déjections des herbivores[21].
Agaricus silvaticus[syn 9] Agaric des forêts Bon[23]
Agaricus silvicola Agaric anisé des bois Bon[21]
Agaricus subrufescens[syn 10] Agaric rubicond[18] Excellent[18]   Oui[22]   Oui[14]
Agaricus urinascens (en)[syn 11] Agaric géant des prés Bon[23] À consommer jeune[5].
Albatrellus ovinus Polypore des brebis[7] Bon[18]
Aleuria aurantia Pézize orangée Médiocre[21]   Oui[22]
Amanita caesarea Amanite des Césars Excellent[21] Ne doit pas être récoltée trop jeune, la forme en œuf pouvant être confondue avec celles des amanites mortelles[21].
Amanita fulva Amanite fauve Bon[23] Toxique cru[5].
Amanita rubescens Amanite rougissante Bon[21] Toxique cru. Le pied est à rejeter[5].
Amanita vaginata Amanite vaginée Bon[21] Toxique cru[5].
Boletus aereus Cèpe bronzé Excellent[21]
Boletus aestivalis Cèpe d'été Excellent[21]
Boletus edulis Cèpe de Bordeaux Excellent[21]   Oui[14]
Boletus mamorensis Cèpe de la Mâmora Bon[25]
Boletus pinophilus Cèpe des pins Excellent[21]
Bovista plumbea Boviste plombée[8]   Oui[14]
Butyriboletus appendiculatus[syn 12] Bolet appendiculé Bon[21]
Calocybe gambosa Tricholome de la Saint-Georges Bon[21]   Oui[14]
Calvatia gigantea[syn 13] Vesse-de-loup géante Bon[21]   Oui[22]   Oui[14] À consommer jeune[5].
Cantharellus cibarius Girolle Excellent[21]   Oui[14]
Cantharellus cinereus[syn 14] Chanterelle cendrée Excellent[26]
Cantharellus lutescens[syn 15] Chanterelle jaune Excellent[21]
Cantharellus tubaeformis[syn 16] Chanterelle en tube Excellent[21]
Chlorophyllum rhacodes[syn 17] Lépiote déguenillée Bon[21] À consommer jeune, bien cuit et en petites quantités[21]. Tendance à accumuler les nitrates[5]. Petites lépiotes (< 10 cm)[5], dont :
Clitopilus prunulus Meunier Excellent[21] Clitocybes blancs[5], et surtout :
Clitocybe odora Clitocybe odorant Bon[21]
Coprinus comatus Coprin chevelu Excellent[21]   Oui[22] À consommer jeune[5].
Cortinarius caperatus[syn 18] Pholiote ridée Bon[21] À consommer jeune[5].
Cortinarius praestans[syn 19] Cortinaire remarquable Bon[26]
Craterellus cornucopioides Trompette-des-morts Excellent[21]   Oui[14]
Cuphophyllus pratensis[syn 20] Hygrophore des prés[5] Bon[21]
Cyclocybe aegerita[syn 21] Pholiote du peuplier Bon[21]   Oui[22]
Disciotis venosa Pézize veinée Bon[21] À consommer bien cuite et après avoir jeté l'eau de cuisson[21].
Fistulina hepatica Langue de bœuf Bon[21]   Oui[14] À consommer jeune[5].
Ganoderma lucidum Ganoderme luisant Médiocre[27]   Oui[22]   Oui[14]
Ganoderma tsugae Ganoderme des pruches   Oui[22]   Oui[14]
Gomphidius glutinosus Gomphide glutineux Bon[26] Retirer la cuticule visqueuse[5].
Gomphus clavatus Chanterelle violette Bon[21]
Gyroporus cyanescens Bolet indigotier Bon[23]
Hydnum repandum Pied-de-mouton Bon[21] À consommer jeune[5].
Hydnum rufescens Pied-de-mouton roussissant[21] Médiocre[21] À consommer jeune[5].
Hygrocybe punicea (en) Hygrophore rouge ponceau[5] Bon[28]
Hygrophoropsis aurantiaca Fausse-girolle Médiocre[21]
Hygrophorus marzuolus (en) Hygrophore de mars[5]. Bon[21]
Hygrophorus russula Hygrophore russule Bon[21]
Imleria badia[syn 22] Bolet bai Bon[21] Retirer le pied[5].
Infundibulicybe geotropa[syn 23] Clitocybe géotrope Bon[21] À consommer jeune[5].
Infundibulicybe gibba[syn 24] Clitocybe en entonnoir Médiocre[21] À consommer jeune[5].
Kuehneromyces mutabilis[syn 25] Pholiote changeante Bon[21]   Oui[22]
Laccaria amethystina[syn 26] Clitocybe laqué améthyste Bon[21] À consommer en quantités modérés, car concentre le césium radioactif et le métaux lours[21].
Laccaria bicolor Laccaire bicolore[5] Bon[21]
Laccaria laccata Clitocybe laqué Bon[21]
Lactarius deliciosus Lactaire délicieux Bon[21]
Lactarius deterrimus Lactaire de l'épicéa Médiocre[21]
Lactarius lignyotus Lactaire velours Médiocre[21]
Lactarius picinus (sv) Lactaire enfumé Bon[27]
Lactarius sanguifluus Lactaire sanguin Excellent[21]
Lactarius semisanguifluus (en) Lactaire semi-sanguin
Lactarius volemus Lactaire à lait abondant Bon[21]   Oui[14]
Laetiporus sulphureus[syn 27] Polypore soufré Médiocre[21]   Oui[22] À consommer jeune[5].
Leccinum aurantiacum[syn 28] Bolet orangé des chênes Bon[21] À consommer jeune. Retirer le pied[5].
Leccinum duriusculum Bolet rude des trembles Bon[27] À consommer jeune. Retirer le pied[5].
Leccinum pseudoscabrum[syn 29] Bolet rude des charmes Médiocre[21] À consommer jeune. Retirer le pied[5].
Leccinum scabrum Bolet rude Bon[21] À consommer jeune. Retirer le pied[5].
Leccinum versipelle (en)[syn 30] Bolet roux Bon[27] À consommer jeune. Retirer le pied[5].
Lepista flaccida[syn 31] Clitocybe inversé Médiocre[21]
Lepista irina (de) Tricholome à odeur d'iris Bon[18]
Lepista nuda Pied bleu Bon[21]   Oui[22]   Oui[14]
Lepista personata[syn 32] Pied violet Bon[21]
Lepista sordida[syn 33] Tricholome sordide[5] Bon[21]   Oui[22]
Leucoagaricus leucothites Lépiote pudique Médiocre[21] Amanites blanches mortelles[5] :
Lycoperdon perlatum Vesse-de-loup perlée Médiocre[21]   Oui[14]
Lycoperdon pyriforme[syn 34] Vesse-de-loup en poire Médiocre[21]   Oui[14]
Lyophyllum decastes Tricholome aggrégé Bon[18]   Oui[14]
Macrolepiota procera Coulemelle Bon[21]   Oui[22] Retirer le pied[5]. À consommer jeune, bien cuit et en petites quantités[21]. Petites lépiotes (< 10 cm)[5], dont :
Marasmius oreades Marasme des Oréades Excellent[21]   Oui[22] Clitocybes blancs[5], et surtout :
Mitrophora semilibera[syn 35] Morillon Excellent[21] Toxique cru[5].
Morchella elata[syn 36] Morille élevée Excellent[21] Toxique cru[5].
Morchella esculenta Morille commune Excellent[21]   Oui[22]   Oui[14] Toxique cru[5].
Neoboletus luridiformis[syn 37] Bolet à pied rouge Excellent[21] Toxique cru[5].
Pleurotus pulmonarius Pleurote pulmonaire[5] Excellent[18]   Oui[22]
Polyporus umbellatus[syn 38] Polypore en ombelle Bon[18]   Oui[22]   Oui[14] À consommer jeune[5].
Ptychoverpa bohemica[syn 39] Verpe de Bohême[5] Excellent[21] Toxique cru[5].
Russula cyanoxantha[syn 40] Russule charbonnière Bon[21]
Russula integra Russule des épicéas Bon[21]
Russula mustelina Russule belette Bon[21]
Russula vesca Russule vieux-rose Excellent[21]
Russula virescens Russule verdoyante Excellent[21]   Oui[14]
Russula xerampelina Russule écrevisse Bon[21]
Sarcodon imbricatus[syn 41] Sarcodon imbriqué[7] Médiocre[29]
Sparassis crispa Sparassis crépu Bon[21]   Oui[22] À consommer jeune[5].
Stropharia rugosoannulata Cèpe de paille Bon[21]   Oui[22]
Suillus grevillei Bolet élégant Médiocre[29] Contient un sucre laxatif qui peut être toxique à haute dose. À consommer avec modération, en retirant la cuticule visqueuse qui recouvre le chapeau[21].
Suillus luteus Nonnette voilée Bon[21]   Oui[14] Contient un sucre laxatif qui peut être toxique à haute dose. À consommer avec modération, en retirant la cuticule visqueuse qui recouvre le chapeau[21].
Tricholoma atrosquamosum[syn 42] Tricholome à squames noires[5] Bon[27]
Tricholoma portentosum Tricholome prétentieux Bon[21]
Tricholoma terreum Petit gris Bon[21]
Tuber aestivum Truffe d'été[8] Excellent[30]
Tuber brumale Truffe musquée Excellent[30]
Tuber indicum Truffe de Chine[7]
Tuber magnatum Truffe blanche du Piémont
Tuber melanosporum Truffe du Périgord Excellent[21]
Verpa conica Verpe Médiocre[23] Toxique cru[5].
Xerocomus subtomentosus[syn 43] Bolet subtomenteux[7] Médiocre[29]

Autres espèces citées en Europe occidentaleModifier

Le tableau ci-dessous reprend les champignons comestibles cités dans une seule des listes nationales (France, Suisse ou Belgique) présentées plus-haut. Il s'agit pour la plupart d'espèces moins connues, moins communes ou moins appréciées, mais néanmoins susceptibles de présenter un intérêt commercial.

Image Nom scientifique Nom en français Intérêt Cultivé Médicinal Précautions Risques de confusion
Agaricus essettei Agaric à pied bulbeux Bon[27] Amanites blanches mortelles[5] :
Agaricus macrocarpus (sv) Agaric géant des bois
Agaricus osecanus[syn 44] Agaric boule-de-neige[5] Amanites blanches mortelles[5] :
Butyriboletus pseudoregius[syn 45] Bolet faux royal
Calvatia utriformis[syn 46] Calvatie en forme d’outre[7] Médiocre[24]   Oui[14] Comestible lorsque la glèbe est blanche et homogène[18].
Cantharellus alborufescens Girolle blanche[5]
Cantharellus amethysteus (en) Girolle améthyste[5] Bon[21]
Cantharellus ferruginascens (sv) Girolle ferrugineuse[5] Bon[21]
Cantharellus friesii (en) Girolle abricot Bon[27]
Cantharellus ianthinoxanthus[syn 47] Chanterelle jaune et violette
Cantharellus melanoxeros[syn 48] Chanterelle noircissante
Cantharellus pallens (en) Girolle pruineuse Bon[21]
Chroogomphus helveticus Gomphide helvétique[7] Médiocre[24]
Chroogomphus rutilus (en) Gomphide visqueux Médiocre[24]
Cuphophyllus virgineus (en)[syn 49] Hygrophore blanc de neige[5] Médiocre[21]
Entoloma aprile[syn 50] Entolome d'avril Bon[27]
Entoloma clypeatum[syn 51] Entolome en bouclier Bon[21] Toxique cru[5].
Guepinia helvelloides[syn 52] Guépinie en helvelle Médiocre[24]
Hygrophorus latitabundus (en) Hygrophore limace Bon[21] Le chapeau doit être pelé, la viscosité étant assez laxative[21].
Hygrophorus nemoreus (en) Hygrophore des bois Bon[21]
Hygrophorus penarioides (en) Hygrophore de l'office Bon[21]
Laccaria proxima Laccaire de Moeller[5]
Lactarius salmonicolor[note 1] Lactaire saumon Médiocre[23]
Lactarius vinosus (pt) Lactaire vineux Bon[27]
Leccinum albostipitatum (en) Bolet orangé Bon[21] À consommer jeune. Retirer le pied[5].
Leccinum variicolor Bolet ramoneur Médiocre[23] À consommer jeune. Retirer le pied[5].
Lepista glaucocana (it) Lépiste blanchâtre[21] Bon[21]
Lepista panaeolus (sv)[syn 53] Argouane des prairies Bon[21]
Limacella guttata Limacelle tachée[5] Bon[27] Amanites blanches mortelles[5] :
Lyophyllum fumosum (it) Lyophylle enfumé[7]   Oui[22]
Macrolepiota excoriata Lépiote excoriée Bon[21] À consommer jeune, bien cuit et en petites quantités[21]. Petites lépiotes (< 10 cm)[5], dont :
Macrolepiota mastoidea[syn 54] Lépiote mamelonnée Bon[21] À consommer jeune, bien cuit et en petites quantités[21]. Petites lépiotes (< 10 cm)[5], dont :
Morchella angusticeps Morille étroite[18] Excellent[18]   Oui[22] Toxique cru[18].
Otidea onotica Oreille de lièvre Médiocre[27]
Pseudocraterellus undulatus[syn 55] Chanterelle sinueuse Bon[21]
Pseudohydnum gelatinosum Faux-hydne gélatineux Médiocre[18]
Ramaria botrytis Clavaire chou-fleur Bon[21] À consommer jeune[5].
Russula aurea (en)[syn 56] Russule dorée Bon[21]
Russula romellii (de) Russule à lames fragiles
Sparassis brevipes (de) Sparassis lamelleux Médiocre[21]
Suillellus queletii[syn 57] Bolet de Quélet Bon[21]
Suillus bovinus Bolet des bouviers Médiocre[27] Contient un sucre laxatif qui peut être toxique à haute dose. À consommer avec modération, en retirant la cuticule visqueuse qui recouvre le chapeau[21].
Suillus collinitus Bolet à base rose Médiocre[21] Contient un sucre laxatif qui peut être toxique à haute dose. À consommer avec modération, en retirant la cuticule visqueuse qui recouvre le chapeau[21].
Terfezia arenaria (it) Terfèze du Lion[7]
Terfezia boudieri (sv) Terfèze de Boudier[7] Bon[25]
Tricholoma caligatum (en) Tricholome guêtré[18] Bon[18]
Tricholoma cingulatum Tricholome ceinturé Bon[27]
Tricholoma columbetta Tricholome colombette Bon[21]
Tricholoma matsutake Tricholome Matsutake[7] Excellent[31]
Tricholoma orirubens Tricholome à marge rouge[5] Bon[27]
Tricholoma populinum (en) Tricholome des peupliers Médiocre[27]
Tricholoma scalpturatum Tricholome gravé Bon[21]
Tuber borchii (it) Truffe blanche commune[7]
Tuber mesentericum Truffe mésentérique[7] Bon[27]
Tuber uncinatum Truffe de bourgogne Excellent[27]
Volvopluteus gloiocephalus[syn 58] Volvaire gluante Médiocre[21]   Oui[22]
Wolfiporia extensa Pachyme[8]   Oui[14] Seul le sclérote est comestible[8].
Xerocomellus chrysenteron[syn 59] Bolet à chair jaune Médiocre[21]

Autres espèces citées au QuébecModifier

Le tableau ci-dessous reprend les champignons comestibles seulement cités par la liste québéquoise présentée plus-haut. Plusieurs de ces espèces ne poussent qu'en Amérique du Nord et ne sont pas connues en Europe.

Image Nom scientifique Nom en français Intérêt Cultivé Médicinal Précautions Risques de confusion
Agaricus abruptibulbus (en) Agaric à pied bulbeux[18] Bon[28]
Agaricus vaporarius (lv) Agaric fumé[9]
Albatrellus confluens (en)[syn 60] Polypore confluent[9] Bon[18]   Oui[14]
Amanita crocea Amanite safran Bon[23] Toxique cru[23].
Amanita jacksonii Amanite de Jackson[9] Excellent (médiocre ?)[28]
Amanita sinicoflava (en) Amanite jaune paille[9]
Amanita wellsii (en) Amanite de Wells[9]
Armillaria sinapina[syn 61] Armillaire moutarde[9] À consommer encore en bouton et bien cuit[18].
Baorangia bicolor[syn 62] Bolet bicolore[9] Excellent[28] Peut provoquer des troubles digestifs chez certaines personnes, surtout s'il n'est pas suffisamment cuit[28].
Boletus pallidus Bolet pâle[9]
Boletus separans[syn 63] Cèpe pourpré[18] Excellent[18]
Boletus speciosus (it) Bolet magnifique[9]
Boletus subcaerulescens Cèpe à pores bleuissants[18] Excellent[18]
Boletus variipes Bolet à pied variable[9] Excellent[18]
Bonomyces sinopicus (it)[syn 64] Clitocybe terre cuite Médiocre[25]
Calvatia cyathiformis (en) Vesse-de-loup en coupe[9] Bon[18] Comestible lorsque la glèbe est blanche et homogène[18].
Cantharellus ignicolor (en)[syn 65] Chanterelle couleur de flamme[9] Bon[18]
Cantharellula umbonata (en) Fausse-chanterelle des bruyères Bon[18] À consommer jeune et frais[18].
Cantharellus appalachiensis (en) Chanterelle des Appalaches[9] Excellent[18]
Cantharellus cinnabarinus (en) Chanterelle cinnabre[9] Bon[25]
Cantharellus minor (en) Chanterelle mineure[9]
Catathelasma ventricosum (sv)[syn 66] Armillaire ventru[9] Bon[18]
Clavariadelphus truncatus Clavaire tronquée Médiocre[24] Le mannitol qu'elle contient peut avoir des effets laxatifs si consommé en grandes quantités[18].
Clitocybe squamulosa (sv)[syn 67] Clitocybe squamuleux[9] Bon[18]
Clitopilus abortivus (en)[syn 68] Entolome abortif[18] Bon[18]   Oui[14] Avec précaution[18]
Cortinarius violaceus Cortinaire violet[9] Médiocre[24]
Craterellus fallax (en) Fausse corne d'abondance[18] Excellent[18]
Craterellus foetidus Craterelle odorante[18] Excellent[18]
Flammula alnicola (ru)[syn 69] Pholiote des aulnes[18]
Gomphidius subroseus Gomphide rosâtre[9]
Harrya chromipes (en)[syn 70] Bolet à pied jaune vif[18] Bon[18]
Hericium americanum (en) Hydne d’Amérique[9] Excellent[18] À consommer jeune[18].
Hericium coralloides (en) Hydne corail[9] Excellent[18]   Oui[22] À consommer jeune[18].
Humidicutis marginata (en)[syn 71] Hygrophore à lames marginées[18] Médiocre[18]
Hydnum umbilicatum (en) Hydne ombiliqué[9] Bon[28]
Hygrocybe chlorophana (en) Hygrophore jaunissant[18] Médiocre[18]
Hygrocybe coccinea Hygrophore écarlate[18] Médiocre[24]
Hygrophorus agathosmus Hygrophore à odeur agréable[9] Médiocre[18]
Hygrophorus camarophyllus (en) Hygrophore à lames arquées[9] Médiocre[18]
Hygrophorus monticola Hygrophore des montagnes[9]
Hygrophorus olivaceoalbus (en) Hygrophore blanc olivâtre[9] Médiocre[18]
Hygrophorus speciosus (en) Hygrophore remarquable[9] Médiocre[18]
Hymenopellis furfuracea[syn 72] Collybie furfuracée[18]
Hypomyces lactifluorum[note 2] Dermatose des russules[9] Bon[18]
Inonotus obliquus Polypore oblique[9] Médiocre[18]   Oui[22]   Oui[14]
Laccaria ochropurpurea Laccaire ocre-pourpre[9] Bon[18]
Lacrymaria lacrymabunda[syn 73] Psathyrelle pleureuse[9] À consommer avec précaution, ne pas confondre avec les espèces toxiques similaires[18].
Lactarius hygrophoroides (en)[syn 74] Lactaire hygrophore[9] Excellent[18]
Lactarius indigo Lactaire indigo[9] Bon[18]
Lactarius paradoxus (en) Lactaire paradoxal[9]
Lactarius subpurpureus (ru) Lactaire pourpré[9]
Lactarius thyinos (en)[note 3] Lactaire saumon[18] Excellent[18]
Lactifluus corrugis (en)[syn 75] Lactaire ridé[9] Excellent[18]
Leccinum holopus Bolet blanc des marais Bon[18]
Leccinum insigne (en) Bolet insigne[9] Bon[18]
Leccinum insolens (en) Bolet insolite[9] Bon[18]
Leccinum piceinum (pl) Bolet des épinettes[9] Bon[18]
Leccinum rimulosum Bolet du bouleau gris[9]
Leccinum snellii (ru) Bolet de Snell[9] Bon[18]
Leucoagaricus americanus (en)[syn 76] Lépiote américaine[9] Bon[18] À consommer avec précautions. Colore l'urine en jaune[18].
Lycoperdon flavotinctum Vesse-de-loup teintée de jaune[9] Comestible lorsque la glèbe est blanche et homogène[18].
Macrolepiota prominens Lépiote élevée[9]
Neoalbatrellus caeruleoporus (es)[syn 77] Polypore à pores bleus[9] À consommer bien cuit[18].
Neolecta irregularis Mitrule irrégulière[9]
Panellus serotinus (en)[syn 78] Panelle tardive   Oui[22] Coriace, parfois amer. Enlever la pellicule et bien cuire. Désordres gastriques rapportés[18].
Pholiota flammans (en) Pholiote enflammée[9]
Pholiota lenta (de) Pholiote glutineuse[9]
Pholiota spumosa (pl) Pholiote écumeuse[9]
Phylloporus leucomycelinus (en) Phyllopore à base blanche[9]
Phylloporus rhodoxanthus (en) Phyllopore à lames dorées[18]
Pleurocybella porrigens Pleurote étalé[9] Bon[18]   Oui[22]
Pleurotus populinus (en) Pleurote du peuplier[9] Excellent[18]
Polyporus squamosus[syn 79] Polypore écailleux Bon[18] À consommer jeune[18].
Psathyrella candolleana Psathyrelle de De candolle
Retiboletus ornatipes (en)[syn 80] Bolet à pied orné[9] Bon[18] Souvent trop amer pour être consommé[18].
Russula compacta Russule compacte[9] Bon[18]
Russula crustosa Russule croûteuse[9] Excellent[18]
Russula mariae (ru) Russule de Marie[9] Bon[18]
Russula paludosa (en) Russule des marais Bon[18]
Russula peckii Russule de Peck[9] Bon[18] Colore les aliments en rouge[18].
Sarcodon stereosarcinon (en) Hydne à pied court[9]
Suillus pictus[syn 81] Bolet peint[9]
Suillus salmonicolor (en) Bolet saumon[9] Bon[18] Enlever la cuticule visqueuse[18].
Suillus tomentosus (en) Bolet tomenteux[9] Bon[18]
Tricholoma davisiae (en) Tricholome de Davis[9]
Tricholoma magnivelare (en) Tricholome à grand voile[18],[note 4] Bon[18]
Tricholomopsis rutilans Tricholome rutilant Médiocre[30]
Volvariella bombycina Volvaire soyeuse[9] Bon[18]   Oui[22]
Xanthoconium affine (en) Bolet affiné[9] Bon[18]
Xerocomus hortonii (en)[syn 82] Bolet de Horton[9]

Comestibilité seulement citée dans la littérature mycologiqueModifier

Par la Société mycologique de FranceModifier

Le tableau ci-dessous reprend les champignons signalés comme comestibles par la Société mycologique de France qui n'ont pas été inclus dans les tableaux présentés plus haut[32].

Image Nom scientifique Nom en français Intérêt Remarques
Morchella crassipes Morille à gros pied[27] Bon[27]
Ramaria aurea Clavaire dorée Bon[21]
Russula heterophylla Russule à lames fourchues Bon[21]

Comestibilité douteuse ou controverséeModifier

Le tableau ci-dessous présente des espèces citées comme comestibles par une ou plusieurses sources, mais dont l'inocuité est mise en question, sans pour autant que des intoxications aient été rapportées.

Image Nom scientifique Nom en français Intérêt Cultivé Médicinal Remarques
Agaricus augustus Agaric impérial Douteux   Oui[22] Excellent comestible selon certains auteurs[23], mais repris comme toxique par la Société mycologique de France[32]. Le champignon contient en effet de l'agaritine (en) (et autres dérivés de la phénylhydrazine) et a tendance à accumuler le cadmium, deux substances cancérogènes. La consommation de grands volumes est ainsi déconseillée[33].
Ampulloclitocybe clavipes (en)[syn 83] Clitocybe à pied en massue Douteux Comestible peu réputé, qui peut provoquer un syndrome de type coprinien s'il est consommé avec de l'alcool[28].
Armillaria solidipes[syn 84] Armillaire obscure Douteux Considéré comme comestible au Québec (à consommer encore en bouton et bien cuit)[18]. Plusieurs guides français recommandent cependant de le considérer comme toxique[23],[27].
Boletus subvelutipes (en) Bolet à pied velu[9] Douteux Jugé bon comestible, mais non recommandé car a pu provoquer des troubles gastro-intestinaux chez certaines personnes[28].
Chalciporus piperatus Bolet poivré Douteux Parfois indiqué comme comestible[9],[14], d'autres sources conseillent de le rejeter[26]. Peut éventuellement servir de condiment lorsque séché et réduit en poudre[18].
Chalciporus rubinellus (en) Bolet rubigineux[9] Douteux Non recommandé[18].
Coprinellus micaceus[syn 85] Coprin micacé Douteux Parfois indiqué comme comestible[9],[14], jugé plutôt médiocre[23]. Certaines sources conseillent de le rejeter[26]. La Société mycologique de France le liste comme toxique[32]. Comme pour Coprinopsis atramentaria, il est conseillé de ne pas l'associer avec de l'alcool[34].
Coprinopsis atramentaria[syn 86] Coprin noir d'encre Douteux   Oui[14] L'espèce est un comestible moyen s'il est consommé seul, mais donne lieu à un syndrome dit coprinien (effet « Antabuse ») s'il est associé à l'alcool dans les 72 heures après ingestion[35].
Gyroporus castaneus Bolet châtain Douteux Bien qu'il soit considéré comme un comestible[9],[14] de choix[18] en Amérique du Nord, ce champignon aurait provoqué des intoxications assez sévères[21] (syndrome « résinoïdien[36] »). Toxique d'après la Société mycologique de France[32].
Lactarius helvus (en) Lactaire à odeur de céleri Douteux Décrit comestible par certains auteurs en Amérique du Nord[18], mais comme toxique en Europe[32] (syndrome « résinoïdien[36] »).
Pholiota squarrosa Pholiote écailleuse[18] Douteux Considéré comme comestible par certaines sources[9],[14] et comme toxique par d'autres[18]. Serait suspecté d'avoir entraîner dans de rares case un syndrome coprinien, sans que la coprine n'ait été mise en évidence[37].
Strobilomyces strobilaceus[syn 87] Bolet pomme de pin Douteux Suspect[23], voire toxique[32]. Certaines sources le considèrent néanmoins comme comestible[9],[14], à l'état jeune[24].
Suillellus luridus[syn 88] Bolet blafard Douteux Champignon toxique cru[5]. Provoque des intoxications gastro-intestinales lorsque consommé avec l'alcool[21].

Toxicité reconnueModifier

Le tableau ci-dessous présente des espèces citées comme comestibles par une ou plusieurs sources, mais pour lesquelles des cas d'intoxications ont été rapportés.

Image Nom scientifique Nom en français Intérêt Cultivé Médicinal Remarques
Armillaria mellea Armillaire couleur de miel Toxique[32]   Oui[22]   Oui[14] Bien que toujours signalé comme comestible en Suisse[7], en Belgique[8] et au Québec[9], ce champignon a été à l'orgine de plusieurs cas d'intoxication qui ont donné lieu à un avis négatif de l'ANSES (France) en 2015[38]. Les troubles signalés sont des syndromes digestifs à latence courte à moyenne, sans que les substances à leur origine ne soient connues. Bien que certaines sources avancent que les risques seraient réduits si le champignon est consommé jeune et après cuisson prolongée[27],[18], des cas d'intoxication ont été enregistrés après cuisson[38].
Suillus granulatus Bolet granulé Toxique[32]
Tricholoma equestre Tricholome équestre Toxique[32] Cette espèce a longtemps été considérée comme un excellent comestible, mais une étude publiée en 2001[39] a rapporté 12 cas (dont trois décès) de rhabdomyolyse survenue environ une semaine après l'ingestion répétée du champignon. Depuis, de nombreux pays d'Europe occidentale ont décidé de la considérer comme toxique. La question de sa comestibilité reste cependant débattue et ne fait pas l'objet d'un consensus scientifique clair[40].

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Lactarius thyinos est peut-être un synonyme.
  2. Il s'agit d'un parasite qui rend son hôte, Russula brevipes, plus intéressant pour la table. Non parasitée, cette russule est un comestible médiocre.
  3. Peut-être un synonyme de Lactarius salmonicolor.
  4. Également présenté et vendu comme Matsutake, il s'agit d'une espèce différente de Tricholoma matsutake.

SynonymesModifier

Certaines espèces sont citées dans les références ci-dessous sous d'autres noms, considérés comme synonymes :

  1. syn. Lentinus edodes.
  2. syn. Pleurotus salmoneostramineus.
  3. syn. Auricularia auricula, Hirneola auricula-judae.
  4. syn. Collybia velutipes.
  5. syn. Volvaria volvacea, Volvariella esculenta.
  6. syn. Hypsizigus tessulatus, Hypsizygus marmoreus.
  7. syn. Lyophyllum ulmarium, Pleurotus ulmarius.
  8. syn. Pholiota nameko.
  9. syn. Agaricus haemorrhoidarius.
  10. syn. Agaricus blazei.
  11. syn. Agaricus macrosporus, Agaricus albertii.
  12. syn. Boletus appendiculatus.
  13. syn. Langermannia gigantea.
  14. syn. Craterellus cinereus.
  15. syn.Craterellus lutescens, Cantharellus aurora.
  16. syn. Craterellus tubaeformis, Cantharellus tubiformis.
  17. syn. Macrolepiota rhacodes, Macrolepiota rachodes.
  18. syn. Rozites caperatus, Rozites caperata.
  19. syn. Cortinarius pseudopraestans.
  20. syn. Camarophyllus pratensis, Hygrocybe pratensis.
  21. syn. Agrocybe aegerita, Agrocybe cylindracea.
  22. syn. Xerocomus badius.
  23. syn. Clitocybe geotropa.
  24. syn. Clitocybe gibba.
  25. syn. Pholiota mutabilis.
  26. syn. Laccaria amethystea.
  27. syn. Laetiporus sulfureus.
  28. syn. Leccinum quercinum.
  29. syn. Leccinum carpini.
  30. syn. Leccinum floccopus, Leccinum atrostipitatum.
  31. syn. Lepista inversa.
  32. syn. Lepista saeva.
  33. syn. Lepista tarda.
  34. syn. Lycoperdon piriforme.
  35. syn. Morchella semilibera, Morchella gigas
  36. syn. Morchella conica.
  37. syn. Boletus luridiformis et Boletus erythropus.
  38. syn. Dendropolyporus umbellatus, Grifola umbellata, Cladomeris umbellata.
  39. syn. Verpa bohemica.
  40. syn. Russula variata.
  41. syn. Sarcodon squamosus.
  42. syn. Tricholoma squarrulosum (variété).
  43. syn. Boletus subtomentosus.
  44. syn. Agaricus nivescens.
  45. syn. Boletus pseudoregius.
  46. syn. Lycoperdon utriforme, Handkea utriformis.
  47. syn. Craterellus ianthinoxanthus.
  48. syn. Craterellus melanoxeros.
  49. syn. Camarophyllus virgineus, Cuphophyllus niveus, Camarophyllus niveus.
  50. syn. Entoloma aprilis.
  51. syn. Rhodophyllus clypeatus.
  52. syn. Tremiscus helvelloides.
  53. syn. Lepista luscina.
  54. syn. Lepiota mastoidea.
  55. syn. Craterellus sinuosus.
  56. syn. Russula aurata.
  57. syn. Boletus queletii.
  58. syn. Volvariella gloiocephala, Volvariella speciosa.
  59. syn. Xerocomus chrysenteron.
  60. syn. Albatrellopsis confluens.
  61. syn. Armillaria sinapica.
  62. syn. Boletus bicolor.
  63. syn. Xanthoconium separans.
  64. syn. Clitocybe sinopica.
  65. syn. Craterellus ignicolor.
  66. syn. Catathelasma ventricosa.
  67. syn. Infundibulicybe squamulosa.
  68. syn. Entoloma abortivum.
  69. syn. Pholiota alnicola, Pholiota malicola.
  70. syn. Harrya chromapes, Tylopilus chromapes, Leccinum chromapes.
  71. syn. Hygrocybe marginata.
  72. syn. Xerula furfuracea.
  73. syn. Psathyrella lacrymabunda.
  74. syn. Lactifluus hygrophoroides.
  75. syn. Lactarius corrugis.
  76. syn. Lepiota americana.
  77. syn. Albatrellus caeruleoporus.
  78. syn. Sarcomyxa serotina.
  79. syn. Cerioporus squamosus.
  80. syn. Boletus ornatipes.
  81. syn. Suillus spraguei.
  82. syn. Boletus hortonii.
  83. syn. Clitocybe clavipes.
  84. syn. Armillaria ostoyae.
  85. syn. Coprinus micaceus.
  86. syn. Coprinus atramentarius.
  87. syn. Strobilomyces floccopus.
  88. syn. Boletus luridus.

RéférencesModifier

  1. Jean-Mary Couderc, « Données nouvelles sur les champignons supérieurs toxiques », Mémoire de l'Académie des Sciences, Art et Belles Lettres de Touraine, t. 21,‎ , p. 155 (lire en ligne).
  2. Pollution notamment aux alentours des villes et dans les espaces cultivés, ou aux abors des routes.
  3. Aurélie Roux, Intoxications par les champignons réputés comestibles, Sciences pharmaceutiques, 2008, p.18
  4. « Ainsi, le nom « petit-gris » désigne, selon les régions, des champignons radicalement différents. Et que dire de la Gyromitre comestible (Gyromitra esculenta) qui est... mortelle! » Cf Guillaume Eyssartier, Les 50 règles d'or du cueilleur de champignons, Larousse, , p. 34
  5. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z aa ab ac ad ae af ag ah ai aj ak al am an ao ap aq ar as at au av aw ax ay az ba bb bc bd be bf bg bh bi bj bk bl bm bn bo bp bq br bs bt bu bv bw bx by bz ca cb cc cd ce cf cg ch ci cj ck cl cm cn co cp cq cr cs ct cu cv cw cx et cy ANSES 2017.
  6. Décret n°2012-129, art. 6.
  7. a b c d e f g h i j k l m n o et p DFI 2016.
  8. a b c d e et f Arrêté royal 2017.
  9. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z aa ab ac ad ae af ag ah ai aj ak al am an ao ap aq ar as at au av aw ax ay az ba bb bc bd be bf bg bh bi bj bk bl bm bn bo bp bq br bs bt bu et bv Champignons du Québec 2018, annexe 4.
  10. Mycofrance 2020, « Les noms français des champignons ».
  11. Royse, Baars et Tan 2017, figure 2.4.
  12. a b c d e f g h i j k l et m Kalač 2016, appendix II.
  13. a b c d e f et g Chang, Buswell et Miles 1993, chap. 1.
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  15. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z aa ab ac ad ae af ag ah ai aj ak al am an et ao Kalač 2016, chap. 2.
  16. a b c d e f et g Chang et Miles 2004, chap. 11.
  17. a b c d e et f Chang et Miles 2004, chap. 2.
  18. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z aa ab ac ad ae af ag ah ai aj ak al am an ao ap aq ar as at au av aw ax ay az ba bb bc bd be bf bg bh bi bj bk bl bm bn bo bp bq br bs bt bu bv bw bx by bz ca cb cc cd ce cf cg ch ci cj ck cl cm cn co cp cq cr cs ct cu cv cw cx cy et cz Mycoquébec 2020.
  19. a b c d et e Chang, Buswell et Miles 1993, chap. 15.
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  21. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z aa ab ac ad ae af ag ah ai aj ak al am an ao ap aq ar as at au av aw ax ay az ba bb bc bd be bf bg bh bi bj bk bl bm bn bo bp bq br bs bt bu bv bw bx by bz ca cb cc cd ce cf cg ch ci cj ck cl cm cn co cp cq cr cs ct cu cv cw cx cy cz da db dc dd de df dg dh di dj dk dl dm dn do dp dq dr ds dt du dv dw dx dy dz ea eb ec ed ee ef eg eh et ei Eyssartier et Roux 2017.
  22. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z aa ab ac ad et ae Boa 2006, annexe 4.
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  40. (en) Piotr Rzymski et Piotr Klimaszyk, « Is the Yellow Knight Mushroom Edible or Not? A Systematic Review and Critical Viewpoints on the Toxicity of Tricholoma equestre: Critical view on T. equestre toxicity… », Comprehensive Reviews in Food Science and Food Safety, vol. 17, no 5,‎ , p. 1309–1324 (DOI 10.1111/1541-4337.12374, lire en ligne, consulté le 29 janvier 2020).

BibliographieModifier

Textes légaux et recommandations sanitaires
  • Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses), Avis relatif à une demande d’avis lié à un projet d’arrêté relatif aux variétés comestibles de champignons de culture et sauvages, Maisons-Alfort, , 38 p. (lire en ligne).
  • France. « Décret n° 2012-129 du 30 janvier 2012 relatif à la mise sur le marché des truffes et des denrées alimentaires en contenant ». (version en vigueur : 1 juillet 2016) [lire en ligne].
  • Suisse. « Ordonnance du DFI sur les denrées alimentaires d’origine végétale, les champignons et le sel comestible ». (version en vigueur : 16 décembre 2016) [lire en ligne]
  • Belgique. « Arrêté royal du 29 août 1997 relatif à la fabrication et au commerce de denrées alimentaires composées ou contenant des plantes ou préparations de plantes ». (version en vigueur : 24 janvier 2017) [lire en ligne].
  • Patrick Lupien (Coordonnateur), Champignons du Québec : qualité, salubrité, sécurité et traçabilité : règlementation touchant le secteur des champignons forestiers et de spécialité : cueillette - conditionnement - vente - tourisme - consommation, Trois-Rivières, Filière mycologique de la Mauricie – Syndicat des producteurs de bois de la Mauricie, , 131 p. (ISBN 978-2-9808585-5-0 et 2-9808585-5-2, OCLC 1088611134, présentation en ligne)
Ouvrages généraux
Guides de terrain
Bases de données en ligne

Articles connexesModifier