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La Liste démocratique de Nazareth (arabe : القائمة الديموقراطية للناصرة, hébreu : רשימה דמוקרטית של נצרת, Reshima Demokratit shel Natzrat, parfois nommée Parti démocratique de Nazareth) était un parti politique arabe israélien, le seul qui remporta des sièges à la Knesset lors des élections législatives de 1949. Le parti, soutenu par le Mapaï de David Ben Gourion[1], tirait son nom de sa base, Nazareth, la plus grande ville arabe d'Israël.

HistoireModifier

Lors des élections législatives de 1949, la Liste démocratique de Nazareth obtint 1,7 % des suffrages et deux sièges à la Knesset. Il y fut représenté par Seif el-Din el-Zoubi et son chef, Amin-Salim Jarjora.

Le parti était soutenu par le Mapaï, David Ben Gourion souhaitant inclure les Arabes israéliens dans le fonctionnement de l’État afin de prouver la possibilité de la coexistence pacifique et productive entre Juifs et Arabes, et ainsi, durant les années 1950, de nombreux partis arabes associés au Mapaï apparurent[1]. Cette association permit au parti de participer aux coalitions gouvernementales pour les premier et deuxième gouvernements durant la première session de la Knesset.

Le parti ne participa pas aux élections législatives de 1951, bien que Seif el-Din el-Zoubi soit élu sur la Liste démocratique pour les Arabes israéliens. Amin-Salim Jarjora ne revint pas à la Knesset, mais fut élu maire de Nazareth en 1954, position qu'il occupa jusqu'à son remplacement par Seif el-Din el-Zoubi en 1959.

RéférencesModifier

  1. a et b (en) Sabri Jiryis, The Arabs in Israel, New York, Monthly Review Press, (ISBN 0853453772), p. 164

    « Mapai's decision to become politically active among the Arabs was undertaken with some hesitation. There was nothing in its history or ideology to attract the Arabs or win their support. For a start, the party did not even accept Arabs as ranking members, on the grounds that no Arab could be a loyal member of a Zionist party. The party's "experts" on Arab affairs soon suggested solutions, however, for these and other difficulties. Arab participation would be in the form of special lists drawn up before each election on the basis of residence and religious sect from among the party's hangers on. The party machine would undertake financial and influential support of these lists, thus "freeing" then from having to set up their own political apparatus. The allegiance of the successful candidates to the party and their support for the party's position would thus be guaranteed. »

Lien externeModifier