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Liseron

nom vernaculaire de plusieurs espèces de plantes herbacées
Ne doit pas être confondu avec Lierre.
Liseron
Nom vulgaire ou nom vernaculaire ambigu :
L'appellation « Liseron » s'applique en français à plusieurs taxons distincts.
Description de cette image, également commentée ci-après
Calystegia pulchra, le liseron joli

Taxons concernés

Parmi la famille des Convolvulaceae :

Liseron est un nom vernaculaire ambigu désignant en français certaines plantes herbacées vivaces à rhizome plus ou moins charnu, de la famille des Convolvulaceae (du latin convolvere, « s'enrouler »), à tiges volubiles et feuilles en forme de flèche.

En France les espèces présentes appartiennent notamment aux genres Calystegia (comme le liseron des haies) ou Convolvulus (comme le liseron des champs).

Sommaire

PhytonymieModifier

Le nom des liserons dérive de « lis » du fait de l'aspect de leurs fleurs qui peut évoquer celui des lys[1].

Quelques espèces appelées « liseron »Modifier

Caractéristiques communesModifier

Ce sont des plantes très mellifères et pollinifères ce qui les rend utiles pour le jardin ou autour des vergers. Communs en Europe, les liserons sont fréquents sur les lisières broussailleuses fraîches à humides et ensoleillées.

Ce sont des plantes rampantes (y compris le grand liseron en l'absence de support) ou grimpantes dont les tiges poilues (contenant des laticifères) s'étalent sur le sol avec les extrémités relevées. Elles ont des fleurs pédonculées en forme d'entonnoir, blanches, bleues ou roses. À la belle saison, leur croissance est très rapide, jusqu'à une nouvelle feuille par jour[réf. souhaitée].

On trouve des variétés ou espèces proches du liseron dans certaines plates-bandes. Il est accepté dans une certaine mesure dans les expériences de gestion différenciée. Poussant facilement, souvent de façon spontanée (semences emportées par le vent), sa culture est extrêmement facile. Il a pu être cultivé pour des usages médicinaux (feuilles et sommités fleuries récoltées en été, et rhizomes en automne).

EnnemisModifier

Les papillons de nuit suivants (classés par famille) se nourrissent de liseron :

Aspects culturelsModifier

Le liseron, présent dans toute la zone tempérée et à climat méditerranéen de l'hémisphère nord, a aussi été nommé « Belle de jour », « lys des champs », « liseron des haies », « calystégie des haies », « chemise de notre dame », « robe de vierge », « chemise de bon dieu », « gloire du matin », « clochette de la vierge », « liset »...

Le fruit est une capsule globuleuse abritant 3 à 4 graines. Ces graines bourrées dans un oreiller avaient la réputation de chasser les cauchemars. Peut-être est-ce là la trace d'une méthode de lutte contre l'espèce qui avant l'époque des désherbants était considérée comme une mauvaise herbe difficile à éliminer par l'agriculteur et les jardiniers[réf. souhaitée].

L'élégance de la forme des fleurs ainsi que sa tige souvent torsadée ont retenu l'attention des artistes de la période Art déco qui l'ont dessiné ou utilisé comme ornement architectural, en bijou et autres sculptures.

Propriétés médicinalesModifier

Dioscoride et la tradition en font un laxatif et purgatif efficace. Au Moyen Âge, les médecins arabes en utilisaient les racines contre la jaunisse. Un auteur du XIe siècle le cite contre les fièvres putrides et bilieuses. Brisemorel et Chevalier y isolent une résine très purgative. Il est réputé fébrifuge et efficace contre la constipation quand elle résulte d'une insuffisance hépatique, mais ses effets secondaires drastiques (diurétiques et laxatif) en font un produit peu employé. Quelques feuilles de liseron écrasées dans les doigts et appliquées sur un furoncle (ou « clou ») le feront percer rapidement.

 
Le liseron peut grimper à 3 m de hauteur.
 
Le liseron n'est pas sans intérêt décoratif, cachant ici spontanément un grillage.

Notes et référencesModifier