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Dans ce nom, le nom de famille, Lin, précède le nom personnel.
Lin Huiyin
Lin Huiyin 10.jpg
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 50 ans)
Hôpital Tongren de Pékin (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nom dans la langue maternelle
林徽因Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
林徽音Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Formation
University of Pennsylvania School of Design (en)
Yale School of Drama (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Père
Lin Changmin (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Enfants
Liang Congjie (en)
Liang Zaibing (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Domaine
Membre de
Society for the Study of Chinese Architecture (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Œuvres principales

Lin Huiyin (en chinois : 林徽因, born 林徽音 ; pinyin : Lín Huīyīn), connue également sous le nom de Phyllis Lin Lin ou Whei-yin, née le 10 juin 1904 et morte le 1er avril 1955, est une architecte, une enseignante en architecture, et une femme de lettres chinoise L'artiste américain Maya Lin est sa nièce.

Sommaire

BiographieModifier

Lin est née à Hangzhou. Elle a la chance de recevoir une éducation approfondie, en raison de l’aisance de sa famille. Elle est en mesure également de voyager avec son père. Elle prolonge ses études en Angleterre et auxÉtats-Unis. Elle fait la connaissance à Londres du poète chinois Xu Zhimo. Elle se consacre déjà à l’écriture : vers libre ou prose. En 1924, elle est inscrite à l'université de Pennsylvanie, où elle travaille également comme assistante à temps partiel dans le département d'architecture. Elle effectue ces études avec son futur mari, Lin Liang Sicheng, qu’elle connaît depuis l’enfance. Ne pouvant étudier à l'École d'architecture, non admise en tant que femme, elle s’inscrit donc à l'École des Beaux-Arts[1],[2].

De retour en Chine, elle se consacre à la formation en architecture, jouant un rôle de pionnière en la matière. Elle enseigne à l’université du Nord-Est puis à l’université Qinghua de Pékin. Elle s’implique profondément dans l’histoire de l’architecture traditionnelle chinoise. Plus anecdotiquement, elle est la première femme en Chine à monter sur le toit du Temple du Ciel, pour l’étudier [1]. Elle est également, avec son mari, une pionnière de l’architecture moderne dans son pays natal, concevant notamment le logement des étudiantes à l’université de Pékin, un édifice remarquable par sa rationalité, sa composition volumétrique et ses façades épurées[1].

Suite à l’invasion japonaise de la Mandchourie en 1931, puis à l’arrivée des japonais aux portes de Pékin en 1937, Lin Huiyin et son mari coupent court à leur avenir prometteur dans les travaux de restauration des sites du patrimoine culturel de Pékin, abandonnent leur résidence de la cour à Pékin et choisissent l’exode, avec leurs enfants, dans les villes de Tianjin, Kunming, et enfin Lizhuang en 1940. En 1949, Lin Huiyin redevient professeur d'architecture à l'université de Tsinghua. Elle est impliquée dans la conception du drapeau national chinois, l'emblème national de la République populaire de Chine, et du monument aux Héros du Peuple situé sur la place Tiananmen. Elle meurt en 1955 de la tuberculose[3].

Notes et référencesModifier

NotesModifier

RéférencesModifier

  1. a b et c Lu 2013, p. 2581.
  2. Rowe et Kuan 2002, p. 219.
  3. Jacobs 2012, The New York Times, p. A6.

TraductionsModifier

  • « Par trente-sept degrés à l'ombre », dans Le Fox-trot de Shanghai et autres nouvelles chinoises, trad. Isabelle Rabut et Angel Pino, Albin Michel, « Les grandes traductions », 1996, p. 115-148.
  • « Quelques poèmes de Lin Huiyin (1904-1955) », trad. Jacqueline Estran, dans Une robe de papier pour Xue Tao. Choix de textes inédits de littérature chinoise, espaces&signes, 2015, p. 201-205.

BibliographieModifier

  • (en) Amy D. Dooling et Kristina M. Torgeson, Writing Women in Modern China : An Anthology of Women's Literature from the Early Twentieth Century, Columbia University Press, (ISBN 0-231-10701-3), p. 301. [13]
  • (en) Peter G. Rowe et Seng Kuan, Architectural Encounters With Essence and Form in Modern China, MIT Press, (ISBN 0-262-68151-X), .219. [3]
  • (en) Andrew Jacobs, « In Beijing’s Building Frenzy, Even an ‘Immovable Cultural Relic’ Is Not Safe », The New York Times,‎ , A6 (New York edition) (lire en ligne). [1]
  • Yongyi Lu, « Lin Huiyin (Lin Phyllis Whei-Yin dite) [Hangzhou 1904 – Pékin 1955] », dans Béatrice Didier, Antoinette Fouque et Mireille Calle-Gruber (dir.), Le dictionnaire universel des créatrices, Éditions des femmes, , p. 2581-2582.

Voir aussiModifier