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Ligne de Saint-Quentin à Ham

ligne de chemin de fer française

Ligne de
Saint-Quentin à Ham
Pays Drapeau de la France France
Historique
Mise en service 1910 – 1912
Fermeture 1955 – 1990
Concessionnaires CFDA (1906 – 1922)
CFS-NE (1922 – 1952)
RTA (1952 – 1990)
Déclassée (à partir de 1990)
Caractéristiques techniques
Longueur 28 km
Écartement Voie normale (1,435 m)
Nombre de voies Anciennement à voie unique

La ligne de Saint-Quentin à Ham était une ligne ferroviaire secondaire longue de 28 kilomètres, à voie unique et écartement standard, permettant de relier la grande artère de Paris à Bruxelles qui passe en gare de Saint-Quentin, dans l'Aisne, avec la ligne d'Amiens à Laon qui passe en gare de Ham dans la Somme.

Mise en service dans son intégralité en 1912, le dernier tronçon est fermé dans les années 1990. Elle est ensuite déclassée et déposée.

HistoireModifier

Une ligne de Saint-Quentin à Vélu-Bertincourt est concédée, pour la partie comprise dans le département du Pas-de-Calais par une convention signée le 16 juillet 1874 entre le préfet de département et Messieurs Bellet, Coste et Mauday de Fay. La partie située dans le département de l'Aisne est concédée par une convention signée le 20 juillet 1874 entre le préfet de département et Messieurs Bellet, Coste et Mauday de Fay. Deux décrets du 22 septembre 1876 approuvent ces conventions et déclarent la ligne d'utilité publique, à titre d'intérêt local[1],[2].

La ligne de Saint-Quentin à Ham, qui emprunte la ligne de Saint-Quentin à Vélu-Bertincourt entre Saint-Quentin et Savy, est concédée par le département de l'Aisne à la Compagnie des chemins de fer départementaux de l'Aisne (CDA), filiale de la Compagnie du chemin de fer de Saint-Quentin à Guise par une convention signée entre le préfet de l'Aisne et la compagnie le 10 avril 1906. La partie de ligne située dans le département de la Somme est concédée au département de l'Aisne par une convention signée à la même date entre les deux préfets de département. Ces conventions sont approuvées par un décret le 24 décembre 1906 qui déclare la ligne d'utilité publique, à titre d'intérêt local[3],[4].

La majorité du tracé (21 km) est située dans le département de l'Aisne. Seule une section de 4 km se trouve sur le territoire du département de la Somme[5].

De Saint-Quentin jusqu'à la gare de Francilly-Dallon, la ligne est en tronc commun avec la ligne de Saint-Quentin à Roisel et Vélu, mise en service le 1er février 1880[6].

La compagnie des CDA met en service la section de Francilly à Ham en trois tronçons : de Francilly-Dallon à Douchy le 1er juillet 1910, de Douchy à Villers-Aubigny le 1er décembre de la même année et la dernière portion Villers-Aubigny à Ham le 5 mars 1912[4].

La Régie des transports de l'Aisne (RTA), qui a repris l'exploitation en 1952, met fin au trafic voyageurs sur l'ensemble de la ligne le 14 février 1955[4].

La Ligne Saint Quentin-HamModifier

Les gares, haltes et ouvrages d'art de la ligne de Saint-Quentin à Ham
Gares, haltes et ouvrages d'art PK[7]
Saint-Quentin

La gare de Saint-Quentin est mise en service en 1850, par la Compagnie des chemins de fer du Nord lorsqu'elle ouvre la section de Creil à Saint-Quentin. Elle sera le terminus de la ligne jusqu'à la mise en service, le 21 octobre 1855, de la section suivante, de Saint-Quentin à Hautmont. A partir de 1874-75 est ouverte la ligne Saint-Quentin / Guise.

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Tracé de la ligne de Saint-Quentin à Ham.
 
L'intérieur vers 1905
 
Prisonniers allemands à l'intérieur de la gare en 1918.
 
Les voies aujourd'hui.
Saint-Quentin

La gare de 1850 étant trop exigüe, un nouveau bâtiment dû à Sidney Dunnett, architecte de la compagnie, est inauguré en 1887. Tout l'espace occupé par la gare de voyageurs et celle de marchandises a été conquis sur les marais de la Somme.

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La gare vers 1904.
 
Incendie de la gare le 13 janvier 1922.
 
La gare de centrale aujourd'hui.
Saint-Quentin

Cette gare a traversé la guerre 14-18 sans trop de dommages mais elle est complètement détruite par incendie le 13 janvier 1922.La Compagnie du Nord fait construire la troisième gare en 1926, par les architectes Gustave Umbdenstock et Urbain Cassan, avec une décoration intérieure style Art déco due au maître verrier Auguste Labouret. L'ensemble des façades, de la toiture ainsi que le buffet de la gare font l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques, depuis le 23 septembre 2003. Le parvis attenant, très dégradé, a été rénové, puis inauguré le 17 décembre 2016 après environ deux ans de travaux. Le buffet de la gare a également été rénové, pour le louer et de le visiter.

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Le parvis de la gare vers 1911.
 
Le parvis de la gare vers 1950.
 
La gare de centrale aujourd'hui de nuit.
Le pont du Vélu sur la canal de Saint-Quentin

Ce pont, appelé localement le "pont du Vélu", a été construit vers 1880 pour permettre le franchissement du Canal de Saint-Quentin par la ligne de Vélu-Bertincourt à Saint-Quentin avant d'être également utilisé à partir de 1910 pour la ligne de Saint-Quentin à Ham. Ce pont existe encore actuellement mais est réservé aux piétons.

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Vers 1910,un train franchit le pont de Vélu tandis qu'une péniche passe dessous.
 
Le pont du Vélu vers 1920.
 
Le pont du Vélu de nos jours.
Rocourt

La gare Rocourt, située en haut de la rue de Paris, desservait tous les habitants du quartier Saint-Martin. Cet endroit était très animé avec de nombreux cafés et son passage à niveau. Cette gare a d'abord été sur la ligne de Vélu-Bertincourt à Saint-Quentin, puis sur la ligne du Cambrésis et enfin dur la ligne de Saint-Quentin à Ham. Il n'y a plus de traces de cette gare et une maison de retraite a été construite sur son emplacement. Seul subsiste le tracé de la voie devenu sentier de randonnée.

2,1
 
Le passage à niveau de la gare de Rocourt, en haut de l'actuelle rue de Paris vers 1910.
 
La gare vers 1910.
 
Une maison de retraite est aujourd'hui construite à l'emplacement de la gare .
 
Tracé actuel de l'ancienne ligne devenu "Voie verte" en direction du Pont de Vélu.
Bifurcation de Francilly

La gare de la bifurcation de Francilly était située à l'endroit où la ligne venant de Saint-Quentin se séparait en deux lignesː celle allant à Vélu et celle allant à Ham. Cette gare existe encore aujourd'hui près du hameau de Maison-Rouge devenue une habitation.

6,1
 
Carte de la ligne de Saint-Quentin à Savy.
 
Carte postale ancienne en attente.
 
Horaire de la ligne en 1911.
 
La gare Bifurcation de Francilly devenue une habitation aujourd'hui.
Savy

La gare de Savy était située sur la D68, en face du cimetière, en venant du hameau de Maison-Rouge. Elle est devenue une habitation de nos jours.

8,3
 
Carte postale ancienne en attente.
 
L'ancienne gare devenue une habitation.
Etreillers

La gare d'Etreillers était située à l'entrée du village, a droite en venant de Savy.

10,6
 
Carte de la ligne de Savy jusque Douilly.
 
La gare provisoire vers 1925.
 
La gare d'Etreillers vers 1935.</center
 
Gare d'Etreillers devenue une maison d'habitation.
Halte de Roupy-Vaux

La halte de Roupy-Vaux était située au sud d'Etreillers, sur la D32, près du hameau de Pommery, à 3km de Vaux-en-Vermandois à 3km et 5 km de Roupy. Elle est devenue une habitation actuellement.

11,7
 
La gare de Vaux-Roupy vers 1910.
 
La gare de Vaux-Roupy aujourd'hui.
Fluquières

La gare de Fluiquières, aujourd'hui démolie, était située au nord du vilage. Le tracé de la voie est toujours visible.

13,4
 
La gare de Fluquières vers 1905.
 
La gare de Fluquières vers 1910.
 
Emplacement actuelle de la gare qui a été démolie; à gauche le tracé de la voie est toujours visible.
Douchy

La gare de Douchy était située au nord du village. Elle est devenue une habitation de nos jours.

14,9
 
Carte de la ligne de Savy jusque Douilly.
 
Carte postale ancienne en attente.
 
La gare de Douchy aujourd'hui.
Foreste

La gare de Foreste était située au sud du vilage, en bordure de le route conduisant à Aubigny. Elle est devenue une habitation de nos jours.

17,7
 
La gare de Foreste en reconstruction juste après la guerre 14-18.
 
La gare actuelle devenue une habitation.
 
La gare actuelle devenue une habitation.
Douilly

La gare de Douilly était située en pleine campagne à 2 km à l'est du village près de la ferme de Montizelles. Elle est actuellement laissée à l'abandon et tombe en ruines.

19,6
 
Carte postale ancienne en attente.
 
Façade de la gare en 2019.
 
Intérieur de la gare: la salle d'attente en 2019.
Halte de Villers - Aubigny

La gare commune à Villers-Saint-Christophe et Aubigny-aux-Kaisnes était située à 1 km au sud-est de Villers, rue du Château et à 2,5 km d'Aubigny-aux-Kaisnes. Elle a été mise en service le 1er décembre 1910 et elle est restée le terminus de la voie venant de Saint-Quentin jusqu'à la mise en service le 5 mars 1912 du dernier tronçon vers Pithon puis Ham. Fermée en 1955, elle a été démolie et seuls subsistent de nos jours, le tracé arborisé vers Villers et les rails qui traversent la route.

22,4
 
La gare de Villers-Aubigny vers 1905.
 
La gare de Villers-Aubigny vers 1905.
 
Emplacement de la gare aujourd'hui démolie; seuls subsistent les rails qui traversent la route.
Halte de Pithon - Estouilly

La gare de Pithon a été mise en service le 5 mars 1912, lors de la construction du dernier tronçon de la ligne de Villers-Saint-Christophe jusqu'au terminus de Ham. Elle est devenue une habitation de nos jours.

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Article d'un journal de 1911 .
 
Article d'un journal de 1911 .
 
L'ancienne gare de Pithon transformée en habitation en 2019./center
Les deux ponts

Pour terminer la section de la ligne allant de Villers-Saint-Christophe à Ham, la construction de deux pont a été nécessaire: un pont d'une dizaine de mètres pour traverser la Somme et surtout un imposant pont métallique pour franchir le canal de La somme. ces ponts ont été démolis et ne subsistent de nos jours que les vestiges des piliers de ces ponts.

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Carte postale du pont de fer de la ligne de Saint-Quentin à Ham.
 
Vestiges du pont sur lequel le train franchissait le canal de la Somme.
 
Vestiges du pont sur lequel le train franchissait la Somme.
 
Tracé actuel de l'ancienne voie entre les deux ponts.
Ham

La gare de Ham, mise en service en 1867 sur la ligne d'Amiens à Laon est donc devenue le terminus de la ligne de Saint-Quentin à Ham le 5 mars 1912.

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La gare de Ham côté rue en 2019.
 
La gare de Ham côté voies en 2019.

Notes et référencesModifier

  1. « N° 5604 - Décret qui déclare d'utilité publique l'établissement de la section du chemin de fer d'intérêt local de Vélu-Bertincourt à Saint-Quentin comprise dans le département du Pas-de-Calais : 22 septembre 1876 », Bulletin des lois de la République Française, Paris, Imprimerie Nationale, série XII, vol. 13, no 324,‎ , p. 545 - 559 (lire en ligne).
  2. « N° 5697 - Décret qui déclare d'utilité publique l'établissement de la section du chemin de fer d'intérêt local de Vélu-Bertincourt à Saint-Quentin comprise dans le département de l'Aisne : 22 septembre 1876 », Bulletin des lois de la République Française, Paris, Imprimerie Nationale, série XII, vol. 13, no 330,‎ , p. 843 - 861 (lire en ligne).
  3. « N° 48769 - Décret qui déclare d'utilité publique l'établissement, dans les départements de l'Aisne et de la Somme, d'un chemin de fer d'intérêt local, à voie normale, de Saint-Quentin à Ham : 24 décembre 1906 », Bulletin des lois de la République Française, Paris, Imprimerie Nationale, série XII, vol. 74, no 2814,‎ , p. 1597 - 1627 (lire en ligne).
  4. a b et c Site de Blaise Pichon, Ham - Saint-Quentin (02) lire (consulté le 9 octobre 2011).
  5. Site de la Fédération des amis des chemins de fer secondaires (Facs), Les chemins de fer secondaires de France : 02 - département de l'Aisne lire (consulté le 9 octobre 2011).
  6. Site de Blaise Pichon, Saint-Quentin - Francilly-Dallon lire (consulté le 9 octobre 2011).
  7. Les points kilométriques sont ceux mentionnés au Livret Chaix de mai 1914

Voir aussiModifier