Ligne de Voujeaucourt à Saint-Hippolyte

ligne de chemin de fer française

Ligne de
Voujeaucourt à Saint-Hippolyte
Image illustrative de l’article Ligne de Voujeaucourt à Saint-Hippolyte
La gare de Pont-de-Roide-Vermondans
Pays Drapeau de la France France
Villes desservies Voujeaucourt, Pont-de-Roide-Vermondans
Historique
Mise en service 1886
Fermeture 2010 – 1969 (fermeture partielle)
Concessionnaires PLM (1883 – 1937)
SNCF (1938 – 1997)
RFF (1997 – 2014)
SNCF (à partir de 2015)
Caractéristiques techniques
Longueur 27 km
Écartement Voie normale (1,435 m)
Électrification Non électrifiée
Pente maximale 15 
Nombre de voies Voie unique
Trafic
Propriétaire SNCF
Exploitant(s) SNCF
Trafic Fret (usine métallurgique de Pont-de-Roide)

La ligne de Voujeaucourt à Saint-Hippolyte est une ligne de chemin de fer française à écartement standard et à voie unique non électrifiée. D'une longueur de 27 kilomètres, elle est établie dans le département du Doubs. Elle reliait à l'origine la ville de Voujeaucourt à celle de Saint-Hippolyte.

Elle constitue la ligne 859 000 du réseau ferré national.

Le trafic voyageurs a été supprimé en 1938. Elle est restée ouverte au trafic des marchandises jusqu'à Pont-de-Roide jusqu'en 2010, mais est complètement fermée depuis.

HistoriqueModifier

La ligne a été approuvée par le conseil général du Doubs en 1875, puis classée dans le réseau d'intérêt général par une loi du (dite plan Freycinet) sous le n° 123 de « Vougeaucourt (Doubs) à Saint-Hippolyte ». De même son prolongement apparaissait sous le n° 124 « de Saint-Hippolyte à la ligne de Besançon à Morteau[1] ». On jugeait qu'elle pouvait être d'un intérêt stratégique pour le fort du Lomont[2]. La ligne est déclarée d'utilité publique par une loi du [3]. Elle est concédée à titre définitif à la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée par une convention signée entre le ministre des Travaux publics et la compagnie le . Cette convention est approuvée par une loi le suivant[4]. Elle est inaugurée le , sous le nom « chemin de fer de Montbéliard à Saint-Hippolyte ».

Elle a été fermée au trafic voyageurs le , mais des dessertes ont néanmoins eu lieu pendant la seconde Guerre mondiale.

Après guerre, le trafic marchandises continue jusqu'à l'effondrement du tunnel de Saint-Hippolyte en 1969. Un décollement de maçonnerie est détecté à temps, mais la réparation n'est pas jugée rentable[5]. La section de Pont-de-Roide à Saint-Hippolyte est fermée au trafic, puis finalement déclassée entre les PK 17,000 et 27,224 le [6]. Les installations sont aujourd'hui déposées sur cette section.

La ligne n'est plus exploitée depuis 2010, l'unique client fret, l'usine Arcelor-Mittal de Pont-de-Roide n'ayant pas renouvelé son contrat avec la SNCF. D'après les élus de Pont-de-Roide, la ligne n'est plus entretenue[7] ; le passage à niveau sur la D438 entre Mathay et Voujeaucourt (entrée A36) a d'ailleurs été supprimé lors de la réfection des enrobés en 2015, rendant cette ligne définitivement inexploitable.

TracéModifier

La ligne se détache de la Ligne de Dole-Ville à Belfort à Voujeaucourt, dans la vallée du Doubs. Elle coupe une boucle du Doubs de façon à remonter en amont de cette vallée, au niveau de Mathay, rive gauche.

Elle continue à remonter la vallée du Doubs rive gauche, avant de traverser la rivière à Villars-sous-Dampjoux, via un pont à trois arches de 57 m de long.

La ligne poursuit alors son tracé rive droite, au côté de l'ancienne route nationale 437 (actuellement déclassée en départementale 437). Rapidement, la vallée du Doubs se fait plus encaissée, avant d'arriver à Saint-Hippolyte.

InfrastructureModifier

C'est une ligne à voie unique au profil médiocre, les déclivités atteignent 15 .

DesserteModifier

Une importante usine métallurgique est desservie à Pont-de-Roide. Elle dispose d'un petit faisceau de voies de service.

À Saint-Hippolyte, la gare était reliée à une petite zone industrielle via un court embranchement. En outre, des forges situées au bord du Doubs étaient reliées à la gare par un embranchement plus long. Ce dernier fut ensuite prolongé de façon à desservir la centrale hydroélectrique de Liebvillers située à proximité.

Notes et référencesModifier

  1. « N° 8168 - Loi qui classe 181 lignes de chemin de fer dans le réseau des chemins de fer d'intérêt général : 17 juillet 1879 », Bulletin des lois de la République Française, Paris, Imprimerie Nationale, série XII, vol. 19, no 456,‎ , p. 6 - 12 (lire en ligne).
  2. André Ferrer et François Vion-Delphin, Les Chemins de fer dans la région de Montbéliard au XIXe siècle et au début du XXe siècle, catalogue de l'exposition tenue du 1er octobre 1978 au 30 janvier 1979 au musée du château de Montbéliard, 81 pages.
  3. « N° 8727 - Loi qui déclare d'utilité publique l'établissement d'un chemin de fer de Voujeaucourt à Saint-Hippolyte : 27 décembre 1879 », Bulletin des lois de la République Française, Paris, Imprimerie Nationale, série XII, vol. 19, no 490,‎ , p. 1038 - 1039 (lire en ligne).
  4. « N° 14213 - Loi qui approuve les conventions passées, les 26 mai et 9 juin 1883, entre le ministre des Travaux publics, et la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée : 20 novembre 1883 », Bulletin des lois de la République Française, Paris, Imprimerie Nationale, série XII, vol. 28, no 834,‎ , p. 325 - 333 (lire en ligne).
  5. Inventaire des tunnels ferroviaires de France : accidentologie tunnelière.
  6. Journal Officiel de la République Française du 22 août 1973, page 9 122.
  7. L'Est républicain, 9 septembre 2010 : Pont-de-Roide. L'herbe pousse en attendant les trains.

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

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