Ligne La Chaux-de-Fonds – Le Noirmont – Glovelier

ligne de chemin de fer suisse

Chemins de fer du Jura
La Chaux-de-Fonds – Glovelier
Ligne de La Chaux-de-Fonds à Glovelier
via Le Noirmont
Image illustrative de l’article Ligne La Chaux-de-Fonds – Le Noirmont – Glovelier
Train CJ en gare du Noirmont
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Historique
Mise en service 1892 – 1904
Électrification 1953
Caractéristiques techniques
Numéro officiel 236
Longueur 51,33 km
Vitesse de référence 80
Écartement métrique (1,000 m)
Électrification 1500 V continu
Pente maximale 26 
Nombre de voies Voie unique
Signalisation Block de ligne
Trafic
Propriétaire Cantons du Jura, de Berne et de Neuchâtel
Exploitant(s) Chemins de fer du Jura

La ligne La Chaux-de-FondsLe NoirmontGlovelier est une des trois lignes ferroviaires qui composent les Chemins de fer du Jura (CJ), avec la ligne Le Noirmont – Tramelan – Tavannes et la ligne de Porrentruy à Bonfol.

HistoriqueModifier

SC : Saignelégier–Chaux-de-FondsModifier

C'est le 1892 que la Compagnie du chemin de fer Saignelégier – La Chaux-de-Fonds (SC) met en service la ligne à voie métrique entre La Chaux-de-Fonds (gare de l'Est), Le Noirmont et Saignelégier ; les trains sont tractés par des locomotives à vapeur. Le prolongement jusqu'à la gare du Jura–Simplon devra attendre le 1893 et la mise en service du pont rail-route de l'Hôtel-de-Ville, d'une longueur de 40 mètres. La ligne est construite à l'économie ; le tracé suit les courbes serrées du terrain et aucun ouvrage d'art important autre que le pont de l'Hôtel-de-Ville n'est construit.

RSG : Régional Saignelégier–GlovelierModifier

Le village (encore bernois) de Saignelégier sera relié par une autre ligne douze ans plus tard ; la Compagnie du chemin de fer Saignelégier – Glovelier (RSG) entre en service le 1904. La ligne, également en traction à vapeur, est à voie normale, les rayons de courbes sont grands et les ouvrages d'art nombreux : pas moins de huit tunnels permettent au trains de sillonner les gorges du Tabeillon entre Glovelier et Bollement. De plus, afin de compenser un important dénivelé et d'adoucir ainsi les rampes, un rebroussement est construit à la Combe-Tabeillon.

La voie normale permet de mettre en service des trains directs depuis Bâle jusqu'à Saignelégier pour les jours de Marché-concours. Mais la construction a coûté cher. La compagnie est rapidement en difficultés financières et n'a plus d'autres choix que demander de l'aide à sa rivale. Les deux compagnies font direction commune dès 1906.

TBN et CTN au NoirmontModifier

Dès le 1913, le SC doit partager la plateforme de la gare du Noirmont avec un nouveau venu : la Compagnie du chemin de fer Tramelan – Breuleux – Noirmont (TBN), qui est mue par l'électricité. Le TBN fusionnera en 1927 avec le Chemin de fer Tramelan – Tavannes (TT) pour devenir le Chemin de fer Tavannes – Le Noirmont (CTN).

CJ : Chemins de fer du JuraModifier

Les compagnies SC, RSG, CTN et RPB fusionneront au 1er janvier 1944 et deviendront les Chemins de fer du Jura.

Afin d'unifier le matériel roulant, il est décidé de tout exploiter par des trains électriques à voie métrique, à l'exception du Porrentruy–Bonfol. Le choix du courant de traction est dicté par le fait que la ligne du Noirmont à Tavannes est déjà alimentée en courant continu avec une tension de 1500 volts. Au soir du , le dernier train à voie normale quitte Saignelégier ; dès le lendemain, on commence à déferrer la ligne. Les travaux prendront cinq ans, durant lesquels la voie est convertie à l'écartement métrique et la ligne de contact est mise en place ; le tracé reste toutefois pratiquement identique et le rebroussement de Combe-Tabeillon subsiste encore aujourd'hui. Le premier convoi empruntera le tronçon le 1953.

Quelques mois plus tôt, le tronçon entre Saignelégier et La Chaux-de-Fonds, dès l'origine à voie métrique, aura vu son premier train mû par l'électricité le de la même année.

Dans les années 70 et 80, d'importants travaux sont réalisés entre La Cibourg et le Seignat, et entre La Chaux-d'Abel et Les Bois, afin d'augmenter les rayons de courbure du tracé et permettre des vitesses supérieures. Avec le même objectif, le pont de la Ferrière est construit en 1979.

ChronologieModifier

Changements de nom des garesModifier

Plusieurs arrêts ont changé de nom au cours des ans[1], à date(s) inconnue(s) (peut-être entre 1948 et 1953, lors de la rénovation de la ligne et du changement d'écartement) :

KilométrageModifier

Le kilomètre zéro de la ligne est situé à Tavannes, sur la ligne de Tavannes au Noirmont. Le choix est dicté par le lieu d'implantation de la direction des Chemins de fer du Jura.

Trafic de wagons complets à voie normaleModifier

Les CJ assurent le trafic de wagons complets en collaboration avec CFF Cargo. Ces wagons, équipés d'essieux pour la voie normale, sont transportés sur les lignes à voie métrique sur des chariots porteurs, appelés aussi trucks. Le système a été mis en service en mai 1915.

Des fosses à trucks ont été installées à

Depuis, des essais ont été entrepris afin d'envisager la suppression de trucks au profit de rollbocks, plus flexibles. Le projet est resté sans suite.

Références et liensModifier

RéférencesModifier

  1. revue Eisenbahn Amateur n°4/2013, pages 155-158

Liens externesModifier