Ligne 140 (Infrabel)

ligne de chemin de fer belge

Ligne 140
Ligne d'Ottignies à Marcinelle (Charleroi)
via Fleurus
Image illustrative de l’article Ligne 140 (Infrabel)
Carte de la ligne
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Villes desservies Ottignies, Villers-la-Ville, Fleurus, Charleroi
Historique
Mise en service 1855
Concessionnaires Cie du grand central Belge (1855 – 1897)
Etat Belge / Infrabel (groupe SNCB) (depuis 1897)
Caractéristiques techniques
Numéro officiel 140
Longueur 36 km
Vitesse de référence 120 km/h
Écartement Voie normale (1,435 m)
Électrification 3000 V continu
Nombre de voies Double voie
Signalisation Latérale SNCB
Trafic
Propriétaire Infrabel
Exploitant(s) SNCB
Trafic Voyageurs (Ottignies - Charleroi)
Fret (Belifret entre Ottignies et Fleurus)

La ligne 140 Ottignies - Fleurus - Charleroi fut établie par la Compagnie du Grand Central Belge, issue de la fusion de plusieurs compagnies privées. Elle suit notamment le cours de la Dyle et de la Thyle.

En trafic voyageur, la ligne est uniquement parcourue par une desserte omnibus. Elle fut toutefois électrifiée en 1986 et s'inscrit dans le corridor fret Nord - Sud Belifret. La vitesse de référence est de 120 km/h.

Quelque peu délaissée par les trains de voyageurs, elle devrait prochainement bénéficier de nouveaux services pour la desserte de l’aéroport de Charleroi.

HistoriqueModifier

  • La ligne est inaugurée en 2 étapes en 1855. Tout d'abord, dans le prolongement de ce qui est l'actuelle ligne 141, Genappe - Court-Saint-Étienne - Ottignies est inauguré le par la « Société anonyme des chemins de fer belges de la Jonction de l’Est », alors que le tronçon vers Charleroi ouvrira le . À l'époque, elle permet aux habitants de Nivelles de rejoindre la capitale, la ligne 124 n'existant pas encore.
  • La Compagnie du Grand Central Belge, propriétaire de la ligne, pouvait lintégrer dans un axe traversant tout le pays : Anvers / Tilburg (NL) – Herentals – Aarschot – Louvain – Charleroi – Vireux (F). Le Grand Central fut nationalisé en 1897.
  • La ligne traversera son premier siècle d'existence comme nombre de lignes de seconde importance, sans toutefois pouvoir parler de ligne secondaire[réf. nécessaire].
  • À la suite du plan IC-IR de 1984, la desserte de la ligne est préservée (avec toutefois la fermeture de 6 arrêts sur la section Sud, en province de Hainaut), et dans le but de disposer d'un itinéraire reliant Charleroi à Anvers en contournant largement Bruxelles, la ligne sera électrifiée en 1986. Les sections dont l'exploitation avait été ramenée à voie unique sont remises à niveau en double voie, et une courbe sera posée à Charleroi, permettant une desserte directe de la gare de Charleroi-Sud (jusque-là, la gare de Charleroi-Ouest - plus proche du centre ville - était utilisée par les voyageurs).
  • En 2001, la SNCB rouvre la section Fleurus - Auvelais de la ligne 147 dans le cadre du corridor fret Sibelit. Le tronçon Ottignies - Fleurus qui la prolonge est dès lors fort utilisé (uniquement dans le sens Nord-Sud).
 
La traversée des ruines de Villers la Ville

Le tracéModifier

Entre Ottigines et Fleurus, la ligne traverse en pente douce des régions moyennement peuplées. Une descente plus abrupte à partir de Fleurus la mène à Charleroi. Cette portion, au relief très mauvais, possède des rampes atteignant 20‰ entre Dampremy et Lodelinsart et 7 à 15‰ entre Lodelinsart et Fleurus.

Les ouvrages d'artModifier

La ligne compte peu d'ouvrages d'art.

Elle traverse les ruines de l'Abbaye de Villers-la-Ville

UtilisationModifier

Avant l'électrification de 1986, le trafic était assuré par des rames réversibles de voitures M1 tractées par des locomotives diesel des séries 60 ou 62.

Dans les années 1990, les omnibus étaient systématiquement prolongés au Nord vers Louvain-la-Neuve avec un rebroussement à Ottignies. Cette pratique a désormais cessé et tous les trains réguliers vers la ville étudiante sont soit des trains-navette entre Ottignies et Louvain-la-Neuve soit des trains qui ont Bruxelles-Midi comme terminus.

À l'exception des embranchés de la ligne 260 à Marcinelle, la desserte fret locale est nulle depuis la fermeture de la cour à marchandises de Fleurus en 1994.

L'embranchement vers la ligne 141 et la sucrerie de Genappe fut utilisé jusqu'en 2003. Après la fermeture de la sucrerie en 2004 et vue le mauvais état de la voie (qui avait impliqué un déraillement lors de la dernière saison d'exploitation). Cette ligne sera déferrée, bien qu'Infrabel conserve l'assiette en réserve.

Aujourd’huiModifier

Une desserte suburbaine (train S61) existe entre Ottignies et Namur via Charleroi[1]. Cette desserte est toutefois assez maigre : un train par heure et quelques trains supplémentaires en heure de pointe[2]. Il n’existe aucun train de voyageur direct sur cette ligne, ce qui génère des temps de parcours relativement longs : près de 45 minutes pour 36 kilomètres[1].

ProjetsModifier

Dans le cadre du RER, il fut question de prolonger certains des trains entre Bruxelles et Ottignies vers Villers-la-ville. Cependant, le 17 octobre 2017, il est annoncé la rénovation de la gare de Fleurus et la création d'une ligne directe entre Charleroi et Louvain via Fleurus et Ottignies, en vue d'opérer la desserte de l'aéroport de Bruxelles-Sud Charleroi (BSCA)[réf. nécessaire].

Notes et référencesModifier

  1. a et b « Brochures de ligne », sur www.belgiantrain.be (consulté le 25 novembre 2018)
  2. « La future nouvelle gare de Fleurus et sa liaison avec l'aéroport de Charleroi », RTBF Info,‎ (lire en ligne, consulté le 25 novembre 2018)

Voir aussiModifier

Liens externesModifier

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