Lewarde

commune française du département du Nord

Lewarde
Lewarde
La fosse Delloye, aujourd'hui centre historique minier de Lewarde.
Blason de Lewarde
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Douai
Intercommunalité Communauté de communes Cœur d'Ostrevent
(siège)
Maire
Mandat
Denis Michalak
2020-2026
Code postal 59287
Code commune 59345
Démographie
Gentilé Lewardois
Population
municipale
2 425 hab. (2017 en diminution de 8,32 % par rapport à 2012)
Densité 622 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 20′ 30″ nord, 3° 10′ 11″ est
Altitude Min. 22 m
Max. 80 m
Superficie 3,9 km2
Élections
Départementales Canton d'Aniche
Législatives Seizième circonscription
Localisation
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Lewarde
Liens
Site web www.ville-lewarde.fr

Lewarde est une commune française située dans le département du Nord, en région Hauts-de-France. La Compagnie des mines d'Aniche y a ouvert la fosse Delloye, qui est devenue le Centre historique minier de Lewarde.

GéographieModifier

 
Entrée de Lewarde - Maison Parrish

Communes limitrophesModifier

Communes limitrophes de Lewarde
Guesnain Loffre
  Masny
Roucourt Erchin

Voies de communication et transportsModifier

La commune est traversée par la route départementale 645 de Douai à Denain ainsi que par les routes départementales 132 et 135.

Lewarde est desservie par la ligne A du réseau de transport de Douai.

ToponymieModifier

  • au XIIe siècle : Warda Sti-Remigü (chronique Gisleb).
  • 1246 : Custodia de S. Remigio (1er cartulaire d'Artois).
  • 1255 : Le Warde Saint-Rémi Titre d'Anchin (Escallier)[1].

ÉtymologieModifier

Lewarde est évidemment une variante du mot Leeuwarden (néerlandais),ou Ljouwert (frison), qui est le nom d'une ville des Pays-Bas, ce qui rappelle le passé flamand du département du Nord. Pour son étymologie, la deuxième partie du mot désigne un tertre artificiel dans les langues nordiques (wierde, woerd, warf, warft, werf, wurt ou værft (en néerlandais ou vieux frison) construit pour se protéger aussi bien des calamités naturelles que d'éventuels ennemis. La première partie est plus obscure. Diverses étymologies sont avancées. L'une d'elles propose que cela vienne du néerlandais luw- : abrité du vent. En picard, "warde" correspond à "garde". Lewarde correspondrait au lieu d'où l'on surveille.

HistoireModifier

ArchéologieModifier

 
Lewarde dans son canton et son arrondissement
  • 1843 : Époque celtique, découverte d'une précieuse monnaie gauloise en cuivre, portant une tête casquée et au revers un coq debout.
  • Époque romaine : trouvées à diverses reprises médailles romaines ; urnes remplies de cendre et cachées dans les carrières de grès ; quatre têtes en bronze de style gallo-romain[1].

Le village de Lewarde prend naissance sur une crête boisée (les monts Saint-Rémi) autour d'une zone fortifiée, construite par le comte de Hainaut au XIIIe siècle, d’où l'on pouvait surveiller la frontière commune aux Comtés de Flandres et de Hainaut.

De cette zone fortifiée, il ne reste rien. Mais, c'est à cet endroit supposé, sur le fief de Lewarde, que fut construite l'église du village.

Le fief de Lewarde comprenait, au Moyen Âge, environ la moitié de la commune, l'autre étant incluse au fief des Vésignons. Ce dernier comprenait et comprend toujours un bois où l'on peut admirer une tour et un obélisque.

Aux XVIIIe et XIXe siècles, de riches familles vécurent à Lewarde : les Béharelle, Dervaux, Delegorgue... d'où l'édification d'importantes maisons bourgeoises ou de châteaux. On retrouve certains de ces patronymes sur les pierres tombales du cimetière.

À la fin de l'Ancien Régime, c'est dans l'une des habitations de la cité que naquit Jacques-François Momal qui deviendra très vite un peintre renommé.

Au XIXe siècle commence l'édification de chapelles à Lewarde, la dernière datant des années 1950.

Lors des deux conflits mondiaux, les habitants de la commune furent durement touchés. Deux monuments aux morts commémorent ces événements.

Le village vivait autrefois de l'agriculture, mais aussi de l'extraction du grès qui reste très présent dans le village, en particulier à l'église et son ancien cimetière. Ces activités furent remplacées, au début du XXe siècle, par l'extraction houillère comme en témoignent la « cité Béharelle », l'ancien cavalier minier des Houillères, la Fosse Delloye et son Centre Historique Minier, et par le développement d'une brasserie.

Aujourd'hui, le syndicat d'initiative de Lewarde a planté une vigne, dans les anciens jardins du presbytère au pied de l'église, entretenu par des bénévoles de l'association.

Sur le site de l'ancienne fosse Delloye se trouve aujourd'hui le plus grand Centre historique minier de France. C'est à la fois un centre de documentation et un lieu touristique qui présente de nombreux objets, outils et machines. Le visiteur, guidé par d'anciens mineurs, peut également se faire une idée du travail dans les mines de charbon en parcourant des galeries reconstituées. Elles reprennent le concept des mines-images utilisées par les compagnies minières pour la formation de leurs personnels.

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Lors du premier tour des élections municipales le , dix-neuf sièges sont à pourvoir ; on dénombre 1 792 inscrits, dont 979 votants (54,63 %), 12 votes blancs (1,23 %) et 949 suffrages exprimés (96,94 %). La liste Continuons ensemble pour Lewarde menée par le maire sortant Denis Michalak recueille 666 voix (70,18 %) et remporte dix-sept sièges au conseil municipal contre deux pour la liste L'alternative lewardoise menée par Thierry Pamart avec 283 voix (29,62 %)[2],[3]. Le confinement lié à la pandémie de Covid-19 retarde d'environ deux mois l'élection des maires par les nouveaux conseils municipaux[4]. Denis Michalak est réélu maire avec dix-sept voix sur dix-neuf, deux bulletins sont nuls[5].

Liste des mairesModifier

 
Alain Bruneel en février 2018.

Irénée Nottez, né au milieu des années 1930, conseiller municipal d'opposition de mars 1965 à mars 1971, est élu maire en mars 1977, il est syndicaliste et conducteur à la SNCF. Il est le suppléant de Georges Hage lors des élections législatives de 1978 et est à cette époque président du Syndicat intercommunal de la région de Somain-Aniche[6].

Alain Bruneel devient maire de Lewarde en . Il assure les fonctions de conseiller régional du Nord-Pas-de-Calais de 2004 à 2015 ainsi que de conseiller général du Canton de Douai-Sud de 2011 à 2015. Élu député de la seizième circonscription du Nord en 2017, ne pouvant cumuler ses mandats, il démissionne et Danis Michalak devient à son tour maire, début .

Titulaires de la fonction de maire de Lewarde 
IdentitéPériodeDuréeÉtiquette
DébutFin
Irénée Nottez (d)[7]
( - )
21 ans et 9 mois Parti communiste français
Alain Bruneel
(né le )

(démission)
18 ans et 6 mois Parti communiste français
Denis Michalak (d)[8],[9],[10]
(né le )
En cours3 ans et 30 jours Parti communiste français

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

Évolution démographiqueModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[12].

En 2017, la commune comptait 2 425 habitants[Note 1], en diminution de 8,32 % par rapport à 2012 (Nord : +0,67 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8078209441 0861 1861 1631 1461 1381 120
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0891 1611 1711 1931 2221 3021 2801 2841 278
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 3361 4441 4221 3591 3731 4621 5051 5711 463
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 6891 8861 9922 2892 7682 7822 7922 7662 502
2017 - - - - - - - -
2 425--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âgesModifier

Pyramide des âges à Lewarde en 2007 en pourcentage[15].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
0,6 
4,8 
75 à 89 ans
8,2 
11,4 
60 à 74 ans
12,4 
22,5 
45 à 59 ans
19,7 
19,8 
30 à 44 ans
20,3 
18,9 
15 à 29 ans
20,8 
22,3 
0 à 14 ans
17,9 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[16].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

EnseignementModifier

SantéModifier

SportsModifier

  • Salle omnisports (Tennis de table, Judo, Gymnastique, Tennis, Piscine, Stade olympique),
  • Stade municipal (Football).
  • Club de football : USCL Lewarde (Union Sportive Corporative Laïque de Lewarde), créé en 1968

CultesModifier

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

 
L'église Saint-Remi.

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Avec son bois, son centre historique minier et son parc, Lewarde s'impose comme un haut lieu du tourisme du Nord-Pas-de-Calais.

Personnalités liées à la communeModifier

Fête communaleModifier

La « fête de la châtaigne » a lieu le deuxième dimanche d'octobre. Les sociétés locales, la municipalité, les Lewardois y participent. Tout au long de ce week-end se mêlent activités sportives, culturelles, artistiques (marché aux puces, cross de la Châtaigne, soirées, défilé…). On y ajoute pour la parfaire, « Le Truffé Lewardois », pâté à la châtaigne dont les secrets de fabrication sont jalousement conservés.

Spécialités culinairesModifier

Ces deux spécialités ne peuvent se goûter que lors de la fête de la châtaigne

HéraldiqueModifier

Les armes de Lewarde se blasonnent ainsi : « Coupé : en chef, d'or à un lion de gueules tenant de ses deux pattes de devant une banderole du même ; en pointe, d'azur à trois merlettes d'argent. »

Pour approfondirModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

RéférencesModifier

  1. a et b page 617, statistique archéologique du département du Nord seconde partie, Librairies Quarré Lille ; Leleu, Lille, A. Durand Parisarchive au Harvard College Library numérisé par Google Books.
  2. « Élections municipales, Lewarde », La Voix du Nord, édition Douaisis, no 24165,‎ , p. 34
  3. « Élections municipales 2020 - 1er tour, Lewarde », L'Observateur du Douaisis, no 897,‎ , p. 9
  4. « Cinquante-quatre maires du Douaisis installés entre le 23 et le 28 mai », sur https://www.lavoixdunord.fr/, La Voix du Nord,
  5. « Denis Michalak réélu maire sans surprise », L'Observateur du Douaisis, no 907,‎ , p. 14
  6. « Législatives 1978 (Nord, 15e circonscription) : professions de foi du 1er tour », sur https://archive.org/details/archiveselectoralesducevipof (consulté le 4 juillet 2017).
  7. Nello Benedetti, « Lewarde : maire pendant vingt-deux ans, Irénée Nottez est décédé », La Voix du Nord,‎ (ISSN 0999-2189, lire en ligne) :

    « Conseiller municipal d’opposition de 1965 à 1971, puis maire de 1977 à 1999, Irénée Nottez (85 ans) est décédé mercredi au Canet-en-Roussillon (Pyrénées orientales) où il s’était retiré. »

     
  8. « Cœur d’Ostrevent : clash entre Denis Michalak et Frédéric Delannoy », L'Observateur du Douaisis,  : « Denis Michalak, au nom du groupe démocrate et citoyen de la CCCO (en gros les élus communistes du territoire), a expliqué pourquoi les membres de son groupe votaient contre cette demande. »
  9. J.-L. R., « Lewarde : Denis Michalak élu nouveau maire », La Voix du Nord,  : « Élu député de la 16e circonscription, Alain Bruneel ne pouvait rester maire de Lewarde. Il a démissionné de ce mandat ce soir vendredi, lors d’un conseil municipal extraordinaire. [...] C’est Denis Michalak, le 2e adjoint, qui a été élu à l’issue d’un vote à bulletin secret, à l’unanimité des votants (vingt-deux). »
  10. Benjamin Dubrulle, Julien Gilman et Stéphane Labdant (infographie), « Municipales : la nouvelle carte politique du Douaisis », La Voix du Nord, no 24270,‎ , p. 10 (ISSN 0999-2189) :

    « Lewarde : Parti communiste »

     
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  15. « Évolution et structure de la population à Lewarde en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  16. « Résultats du recensement de la population du Nord en 2007 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  17. a et b page 618, statistique archéologique du département du Nord seconde partie, Librairies Quarré Lille ; Leleu, Lille, A. Durand Parisarchive au Harvard College Library numérisé par Google Books.
  18. Jacques Van Cappellen, l'ancien footballeur du LOSC s'est éteint à l'âge de 89 ans