Levan Akin

Levan Akin
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Levan Akin est un réalisateur, scénariste et producteur suédois, né le à Tumba[1],[2] en Botkyrka, en Suède.

BiographieModifier

JeunesseModifier

Levan Akin est né et grandit à Tumba[1],[2] en Botkyrka. Ses parents, d'origine géorgienne, avaient aménagé en Suède dans les années 1960, à l'époque de l'Union soviétique[3]. Il retourne chaque année en Géorgie avec sa sœur pour les vacances d'été[1] : il y consolide sa connaissance de la culture géorgienne et la pratique de la langue géorgienne[4].

CarrièreModifier

Levan Akin débute comme assistant réalisateur dans des productions cinématographiques, surtout à Sveriges Television. Il travaille au Studio 24 pour la production de Nous, les vivants (Du Levande) de Roy Andersson (2007).

En 2008, il remporte deux prix au festival du film de Hambourg aux côtés de la créatrice et productrice de film Erika Stark pour le court métrage De sista sakerna (2008)[5]. Levan Akin réalise ensuite des séries comme Livet i Fagervik (2009), Anno 1790 (2011) et Real Humans : 100 % humain (Äkta människor, 2012) pour la chaine de télévision Sveriges Television.

En automne 2011, il présente son premier long métrage Katinkas kalas au festival international du film de Stockholm — le scenario est basé sur les tensions intérieures d’un groupe de jeunes célébrant un anniversaire une nuit d'été — : les acteurs sont tous inconnus et trois d’entre eux ont été nommés pour le prix L'Oréal Paris Rising Star du festival[6]. Yohanna Idha (en) est nommé pour un scarabée d’or[7].

En 2019, il propose le film Et puis nous danserons (And Then We Danced) — le scénario se déroule en Géorgie et met en scène Merab, un élève d’une école de danse traditionnelle géorgienne qui tombe amoureux de son rival masculin — ; lors du tournage l’équipe cinématographique s’entoure de gardes du corps compte-tenu des menaces explicites. Le , l’Église orthodoxe de Géorgie exprime officiellement sa désapprobation à la promotion et à la projection du film, contraire aux valeurs de l’Église et aux valeurs nationales. Le , lors de la sortie du film à Tbilissi et à Batoumi, des manifestations éclatent aux abords des salles de cinéma : plusieurs milliers d’opposants tentent d’empêcher les spectateurs d’entrer, les forces spéciales de police interviennent, 28 personnes sont arrêtées[8], mais le réalisateur se félicite que toutes les projections aient pu avoir lieu[9]. Le film a été présenté à la Quinzaine des Réalisateurs de Cannes[10]; il est choisi pour représenter le cinéma suédois aux Oscars 2020 de Los Angeles[11].

FilmographieModifier

En tant que réalisateurModifier

Longs métragesModifier

Court métrageModifier

  • 2008 : De sista sakerna

Séries téléviséesModifier

En tant que scénaristeModifier

Longs métragesModifier

Court métrageModifier

  • 2008 : De sista sakerna de lui-même

En tant que producteurModifier

  • 2008 : De sista sakerna de lui-même (court métrage, coproducteur)

Notes et référencesModifier

  1. a b et c (sv) Mattias Oscarsson, « Levan Akin: Vi hade livvakter under inspelningen », sur Sydsvenskan, (consulté le ).
  2. a et b (de) « Als wir tanzten », sur Queer Film Festival (consulté le ).
  3. (sv) Ylva Lagercrantz Spindler, « Hyllade Levan fick ha livvakter i Georgien », sur Scen & Film, (consulté le ).
  4. Véronique Cauhapé, « Levan Akin, réalisateur de « Et puis nous danserons » : « La Géorgie est composée de deux mondes parallèles » », sur Le Monde, (consulté le ).
  5. (sv) Karoline Eriksson, « Filmfest med kulturhipsters – SvD », sur Filmfest med kulturhipsters – SvD (consulté le ).
  6. (sv) « Svenska skådespelartalanger nominerade till L’Oréal Paris Rising Star », sur News Powered by Cision (consulté le ).
  7. (en) Boyd Van Hoeij, « Certain People », sur Variety, .
  8. « 28 Persons Detained, as Hate Groups Clash with Filmgoers, Police », sur Civil Georgia, .
  9. Levan Akin, « And Then We Danced’ Director – I am very proud that none of cinema halls cancelled premiere », sur Première chaine géorgienne, .
  10. Jean-François Lixon, « Cannes 2019 : "Et puis nous danserons", homosexualité et danse traditionnelle dans une Géorgie intolérante », sur France TV Info, .
  11. (en) Ben Dalton, « Sweden submits Cannes title ‘And Then We Danced’ for international feature Oscar », sur Screen Daily, .

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