Les routes doivent rouler (nouvelle)

nouvelle de Robert A. Heinlein

Les routes doivent rouler
Publication
Auteur Robert A. Heinlein
Titre d'origine
The Roads Must Roll
Parution 1940
Traduction française
Traduction Pierre Billon
Parution
française
1967
Intrigue
Genre Nouvelle de science-fiction
Nouvelle précédente/suivante

Les routes doivent rouler (titre original : The Roads Must Roll) est la troisième nouvelle de l’Histoire du futur de Robert Heinlein apparaissant dans le recueil L'Homme qui vendit la lune.

RésuméModifier

ThèmeModifier

Cette nouvelle se situe dans un futur proche où l'humanité, lasse des embouteillages et consciente de l'épuisement prochain des combustibles fossiles, a développé des trottoirs roulants qui remplacent les autoroutes. C'est un développement extrême d'un concept également utilisé par Asimov (Les Cavernes d'acier) et Clifford D. Simak (La Réserve des lutins).

Ces routes sont alimentées en énergie par les capteurs solaires développés dans une autre nouvelle de Heinlein, Que la lumière soit. L'usager embarque sur la bande du côté et selon sa destination, il peut aller de là sur d'autres bandes de plus en plus rapides. Les bandes peuvent aussi transporter des containeurs et même des commerces. De nombreuses villes routières se sont construites le long des bandes.

Dans cette nouvelle, Heinlein met en scène un conflit latent entre les simples techniciens, que quelques agitateurs de l'idéologie fonctionnaliste tentent de monter contre le système, et une caste d'ingénieurs de plus en plus élitiste. Le fonctionnalisme, idéologie développée pendant la crise des années 1930, affirme que certaines portions du prolétariat se sentent à la fois marginalisées et à la fois plus essentielles au fonctionnement de la société que le reste de la population. Dès le début de la grève, les ingénieurs prendront eux-mêmes la responsabilité de régler le problème sans faire appel aux forces de l'ordre.

Robert Heinlein voulait transposer dans cette nouvelle les tensions causées par les nouvelles technologies, dont la bombe atomique, et qui en aurait le contrôle.

PrixModifier

La nouvelle a reçu en 2016, à titre rétroactif, le prix Hugo de la meilleure nouvelle longue de l'année 1951.

SourceModifier

  • The Science Fiction Hall of Fame, Volume One, 1929–1964, éd. Tom Doherty Associates, 1970, (ISBN 0-7653-0537-2).

Voir aussiModifier

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