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Cet article sur la présidence de Boris Eltsine relate les principaux événements survenus durant le mandat présidentiel de Boris Eltsine à la tête de l'URSS puis de la Russie, entre 1992 et 1998.

Sommaire

Un président populaireModifier

Lorsque l'année 1992 débute, Eltsine à sa cote de popularité au plus haut, ancien leader de l'opposition démocratique en URSS, il s'est opposé aux putschistes lors du coup d'État en 1991 à Moscou en montant symboliquement sur un char. C'est un président apprécié du peuple par son courage et sa volonté.

Les premières difficultésModifier

Mais Eltsine va très vite être confronté à la dure réalité. L'industrie et l'agriculture sont dépassées tant sur le plan de l'organisation que de l'équipement. La situation écologique est désastreuse, l'armée est en pleine déliquescence, les institutions, l'administration et la police sont corrompues. Très vite affluent des images de misère. Eltsine va mener durant deux mandats une politique de libéralisation forcenée, en privatisant bon nombre d'industries et en opérant une grande décentralisation. Mais cela ne fait qu'empirer la situation, et l'inflation fait fondre l'économie russe. C'est le règne des mafias toutes puissantes qui se sont enrichies lors des privatisations.

La tentative de coup d'État en 1993Modifier

En 1993, les députés conservateurs du Soviet suprême sont opposés en majorité à Eltsine et à sa politique. Ce dernier fait alors dissoudre le Soviet suprême en violant ainsi la constitution. Le Parlement destitue Eltsine. La situation dérape, les conservateurs s'emparent des points clés de Moscou et se retranchent dans la Parlement russe. Les forces spéciales interviennent et bombardent le bâtiment puis donnent l'assaut. Le bilan est terrible, on compte 140 morts. La jeune république de Russie a tenu bon, mais l'image du président est ternie à jamais. Les puissances occidentales soutiennent sa démarche bien que gênées par la tournure des événements.

La première guerre de TchétchènieModifier

Soudain en plein territoire russe, le nationalisme resurgit dans une république du Caucase, la Tchétchénie. Eltsine y vit une bonne occasion pour prouver au peuple russe que les forces armées russe pouvait mener des campagnes dignes de l'époque soviétique. Plus de 20 000 soldats furent mobilisés, le terrain était parfaitement cartographie, de plus les forces armées russe avait un moral assez bon. Mais l'attaque-éclair tourna court, les Tchétchènes étaient bien décidés à se battre jusqu'au bout pour avoir leur indépendance. Le conflit dégénère les forces armées russes ne maîtrisent qu'un infime partie du territoire. Les premiers actes de violences ont lieu, en passant par les bombardements aveugles des militaires russes aux massacres organisés. Le moral des forces russes est au plus bas, d'autant que le conflit devient de plus en plus violent. Malgré la prise de la capitale - Grozny -, les russes devront se retirer de la Tchétchénie, laissant monter la colère du peuple Tchétchéne.

Crise économique et régression socialeModifier

D'après l'Unicef, la proportion d'enfants vivant dans la pauvreté en 1997 dépasse les 75 %[1].

En 1998, les dettes de la Russie sont énormes et l'État ne peut plus les rembourser, il décide donc de stopper le remboursement. Ce refus de rembourser les dettes entraînent un manque de confiance des investisseurs, qui préfèrent aller ailleurs. Le traumatisme est terrible, et encore aujourd'hui, la Russie ne s'en est pas complètement remise. Le nombreuses banques du pays font faillite, c'est la course aux liquidités.

La corruption et le règne des mafiasModifier

Lors des privatisations menées par Eltsine, des entreprises au main de l'État ont été revendues pour des bouchées de pain. De nombreux oligarques vont en profiter en les rachetant puis en les revendant encore plus cher et ainsi s'enrichir. La mafia, peu présente au temps de l'Union Soviétique, impose sa présence durant la période Eltsine. Eltsine comprend vite, qu'il a hérité aussi de la corruption des administrations, des institutions et de la police, ce qui rend encore plus difficile la lutte contre la mafia. Les rares opposants à la mafia sont souvent assassinés, parfois en plein jour. Devant l'impuissance de l'État à faire régner l'ordre, les mafias ont les mains libres.

Fin de mandatModifier

Ré-élu pour la deuxième fois en 1996, le dernier mandat de Eltsine est insupportable[non neutre]. La situation est chaotique, la pauvreté et la misère sont partout présentes[non neutre], la classe moyenne a été anéantie, le problème tchétchène n'est pas résolu, sa cote de popularité est au plus bas. Épuisé tant physiquement que moralement, Eltsine démissionne, au profit de Vladimir Poutine. C'est un chapitre difficile de l'histoire russe qui se termine, très vite les premières mesures engagés par Vladimir Poutine font leurs effets[Quoi ?].

RéférencesModifier

  1. « Scandale en Europe de l'Est », Le Monde diplomatique,‎ (lire en ligne, consulté le 7 février 2018)