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Les Souliers de saint Pierre

film sorti en 1968
(Redirigé depuis Les Souliers de Saint-Pierre)
Les Souliers de saint Pierre
Titre original The Shoes of the Fisherman
Réalisation Michael Anderson
Scénario James Kennaway
John Patrick
d'après Morris L. West
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre drame

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Les Souliers de saint Pierre (The Shoes of the Fisherman) est un film américain de Michael Anderson, tiré du roman de Morris West et sorti en 1968.

Sommaire

SynopsisModifier

Le film est censé se passer à la fin du XXème siècle, mais en réalité, se situe dans le contexte de la fin des années 1960, à savoir, la rupture sino-soviétique et la crise de l'après-Concile Vatican-II. L’archevêque ukrainien Kiril Lakota est enfin libéré après avoir été prisonnier politique en Sibérie pendant deux décennies. A la suite d'accord entre la Cité du Vatican et l'URSS, il part pour Rome, étant devenu citoyen du Vatican. Le Secrétaire Général Soviétique le libère pour tenter de rallier le Vatican à sa thèse du danger chinois grandissant. Le pape, qui rappelle beaucoup Pie XII, le fait cardinal et meurt peu après. Lors des travaux préparatoires du conclave qui suit, le tout récent cardinal Lakota découvre ses collègues devant lesquels il témoigne de sa vie de déporté et de sa vie en Sibérie. Il impressionne vivement le cardinal Secrétaire d'Etat qui le surprend en pleine extase quand il est seul. Celui-ci décide alors de voter pour lui. Élu pape par acclamation à cause de la rivalité entre des cardinaux de la Curie qui bloquent l'élection, il doit faire face aux tensions politiques venant à la fois du conflit entre l'Union Soviétique et la Chine communiste ainsi que des pays occidentaux. D'autre part, le nouveau pape doit gérer la condamnation des ouvrages d'un prêtre scientifique, qui rappelle Teilhard de Chardin et pour lequel il éprouve beaucoup de sympathie.

Le pape reçoit un émissaire soviétique, qui est son ancien geôlier à la prison de la Loubianka à Moscou, et qui lui annonce la guerre entre l'URSS et la Chine d'ici deux mois. Le pape Kiril décide de participer à une négociation entre le Secrétaire Général Kamenev et le Président Ping, de la République Populaire de Chine, qui ne donne rien. Dans un geste théâtral, Kiril annonce alors que l'Eglise Catholique va vendre la totalité des trésors du Vatican " pour nourrir tous nos frères affamés ".

AnalyseModifier

Ce film a été réalisé dix ans avant l'élection en conclave du pape Jean-Paul II, et plus d'un observateur a su faire un lien entre le scénario du film et la vie du fameux évêque polonais qui lui aussi était slave, avait résisté au communisme et était totalement inconnu au moment de son élection : l'hebdomadaire Le Point, dans son numéro qui suivit l'élection de Jean-Paul II, fit une allusion explicite au film.

D'autres ont fait un rapprochement avec la situation fort similaire de l'Église grecque-catholique ukrainienne, qui est littéralement sortie des catacombes à la suite de la chute de l'Union soviétique, avec l'aide du souverain pontife.

Le titre du film fait référence aux sandales pontificales, chaussures liturgiques traditionnellement portées par les papes.

Arnoldo Foà, qui fait Gelasio, le serviteur du pape, avait déjà joué avec Anthony Quinn dans le film Barrabas de Richard Fleischer où il tenait le rôle de Joseph d'Arimathie et Anthony Quinn le rôle de Barrabas.

Fiche techniqueModifier

DistributionModifier

DistinctionsModifier

RécompensesModifier

  • Golden Globes 1969 : Prix de la meilleure musique à Alex North
  • Prix du meilleur film de langue anglaise du National Board of Review 1969
  • Prix du meilleur acteur dans un rôle secondaire National Board of Review 1969, Leo McKern

NominationsModifier

  • Nomination aux Oscars 1969 pour les meilleurs décors : George W. Davis et Edward C. Carfagno
  • Nomination aux Oscars 1969 pour la meilleure musique d'un film non musical : Alex North
  • Nomination aux Golden Globes 1969 pour le prix du meilleur film dans la catégorie drame
  • Nomination aux Laurel 1970 pour le prix du meilleur acteur, Anthony Quinn, qui obtient la 4e place

Voir aussiModifier