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Les Profs (film)

film français réalisé en 2013 par Pierre-François Martin-Laval
Ne doit pas être confondu avec Profs, un film de 1985.
Les Profs
Description de l'image Lesprofs.png.

Réalisation Pierre-François Martin-Laval
Scénario Pierre-François Martin-Laval
Mathias Gavarry
Acteurs principaux
Sociétés de production Les Films du 24
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Comédie
Durée 88 minutes
Sortie 2013

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Les Profs est une comédie française écrite et réalisée par Pierre-François Martin-Laval, sortie en 2013. Elle s'inspire de la bande dessinée du même nom de Pica et Erroc.

Le film dépasse le million d'entrées dès la première semaine de projection au cinéma[1],[2],[3],[4], pour finir à 3 953 481 entrées en France[5].

Sommaire

Résumé du filmModifier

Le lycée Jules-Ferry n'affiche que 12 % de réussite au baccalauréat, ce qui fait de lui le pire lycée de France. L'inspecteur d'académie propose alors au proviseur d'engager les pires professeurs, en espérant que, paradoxalement, cela permettra au lycée de dépasser les 50 % de réussite ; faute de quoi, le lycée sera fermé. Sont alors engagés sept professeurs aux méthodes atypiques : Serge Cutiro (surnommé Tirocu par les élèves), un professeur dont on ne sait pas au départ la matière qu'il enseigne (juste excellent en maths, qui sera sa matière où il enseignera dans la suite) très fainéant, déclarant par exemple : « Aujourd'hui, on invente un exercice, on le fait, on le corrige, tout seul et en silence, hop c'est parti ! » ; Gladys, une professeur d'anglais tyrannique adepte du lancer de craie ; Albert, professeur de chimie féru d'expériences dangereuses et bizarres qui finissent la plupart du temps en explosion ; Amina, professeur de français aux courbes affriolantes ; Éric, professeur d’EPS adepte des exercices dangereux ; Maurice, professeur de philosophie québécois totalement incompréhensible (sauf quand il est sous l'emprise de l'alcool) ; et Antoine Polochon, professeur d'histoire idolâtrant Napoléon, et n'ayant jamais passé le CAPES.

Lors du premier trimestre, les parents d'élèves se plaignent des méthodes utilisées par les professeurs : le proviseur décide donc d'y remédier en les privant de leurs moyens. Malgré une légère progression des résultats des élèves, les profs se considèrent comme censurés et l'inspecteur d'académie décide de leur donner carte blanche. Mais au fur et à mesure des semaines, les résultats sont de plus en plus catastrophiques, et la réputation des profs et leurs méthodes sont telles que des élèves non inscrits dans l'établissement viennent assister aux cours. Après un bac blanc, la sentence est sans appel : seulement 3 % de réussite.

L'inspecteur d'académie révèle donc au proviseur que son intention primaire était bel et bien de fermer le lycée en engageant les pires professeurs et ainsi prendre la place du recteur d'académie. Mais Polochon l'entend et lui et ses collègues décident alors d'essayer le tout pour le tout pour sauver le lycée. Ils veulent tout d'abord voler les sujets du bac au ministère à Paris. Le vol est un succès, mais ils ont malencontreusement volé les sujets du brevet des collèges, et non du baccalauréat, ce qu'ils apprennent une fois les sujets donnés aux élèves, par ailleurs déçus et furieux contre leur équipe pédagogique.

Alors qu'il ne reste plus que deux semaines, les profs décident alors de mettre leur bonne volonté en commun pour faire en sorte que leurs méthodes ne posent plus problème aux élèves. Tout semble fonctionner, jusqu'à l'examen. Lors de l'annonce des résultats, le lycée n'obtient que 49 % de reçus (notamment à cause de l'inspecteur d'académie qui a tout fait pour que le plus d'élèves échoue à l'examen). Mais à la suite d'une demande de renvoi de l'élève Boulard par le CPE à cause de sa légendaire paresse (il retriple sa terminale et a, une fois de plus, échoué au bac), la demande est finalement passée et Boulard est renvoyé. Grâce à ce renvoi, le lycée compte un échec en moins, et est finalement sauvé en passant donc à 50 % de reçus au bac. Les professeurs engagés se voient alors donner des propositions de mutation, mais ils décident finalement de rester à Jules-Ferry. L'inspecteur quant à lui est muté en Guyane, où il se rend au lycée par la forêt amazonienne en pirogue.

Fiche techniqueModifier

DistributionModifier

  • Pierre-François Martin-Laval : Antoine Polochon, professeur d'histoire-géographie
  • Isabelle Nanty : Gladys, professeur d'anglais
  • Christian Clavier : Serge Cutiro, professeur de mathématiques
  • Kev Adams : Thierry Boulard, le cancre
  • Arnaud Ducret : Éric, professeur d'éducation physique et sportive
  • Stéfi Celma : Amina, professeur de lettres modernes
  • Raymond Bouchard : Maurice, professeur de philosophie
  • Fred Tousch : Albert, professeur de sciences physiques
  • Alice David : Marie, professeur d'allemand
  • François Morel : monsieur Houston, inspecteur d'académie adjoint
  • Dominique Pinon : l'inspecteur d'académie
  • Philippe Duclos : le proviseur
  • Éric Naggar : Paul, professeur d'histoire-géographie et délégué syndical
  • Yves Pignot : monsieur Miranda, gardien du lycée
  • Marie-Laure Descoureaux : Dolorès, professeur d'espagnol
  • Joana Person : Nectarine, première de la classe
  • Nicolas Beaucaire : monsieur Blondeau
  • Jean-Louis Barcelona : Marcellin Jacquard, nouvel inspecteur d'académie adjoint
  • Gabriel Bismuth-Bienaimé : Quentin
  • M'Barek Belkouk : Boudini
  • Margaux Duval : jalouse d'Amina « Amy Whinehouse »
  • Amine Lansari : l'ami de Boulard
  • Solène Hébert : l'amie de Nectarine
  • Sylvie Huguel : la documentaliste
  • Gwendal Marimoutou : Adrien « Jackson Five »
  • Aurélia Sendra : la petite à lunettes
  • Binliang Peng : Jacki Cheng
  • Charlotte Semerdjian : « Arc-en-ciel »
  • Grégoire Bonnet : Régis Migou, le CPE
  • Nawel Firmino : la déléguée des élèves 1
  • Sandie Keot : la déléguée des élèves 2
  • Stéphane Bak : l'élève à l'avant-bras plâtré à la cantine
  • Claire Chazal : elle-même (présentatrice du journal télévisé)

ProductionModifier

TournageModifier

Le tournage y a débuté le pour une durée de neuf semaines[6].

Le film a été en partie réalisé dans les départements :

MusiqueModifier

La musique additionnelle du film est signée par le compositeur Matthieu Gonet, ainsi que Michael Tordjman et Julien Jabre pour l'electro. Quant à l'écriture, elle est du groupe français Deluxe[10].   Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section proviennent du générique de l'œuvre audiovisuelle présentée ici.

  • I Just Want to Make Love to You par Etta James de (dans la cours du lycée, Antoine Polochon torse nu coiffé d'un casque de chantier essaie de séduire Marie en buvant une canette goulûment).
  • Ne retiens pas tes larmes par Amel Bent de .
  • La marseillaise de .
  • Echoes (en) par The Ink Spots de (Antoine prend Marie dans ses bras pour la remercier de l'avoir retenu pour qu'il ne soit pas percuté par un élève passant derrière lui sur son skateboard alors qu'il marchait en arrière, Dolorès l'oblige à la lâcher et elles l'abandonnent ; Marie embrasse Antoine, juste avant la photo de classe des enseignants).
  • Never lose par Deluxe.
  • Pony par Deluxe.
  • Superman par Deluxe (le groupe des sept sort triomphant du conseil de classe du premier trimestre ; Nectarine quitte le bureau du proviseur outrée ; Gladys bombarde ses élèves de craies ; des élèves d'autres établissements s'introduisent dans le lycée en évitant le gardien ; Amina ordonne à Boulard de passer par la fenêtre, il obéit et s'installe à une table sur l'échafaudage).
  • Quotidien quotidien par Gabriel Yared.
  • Cartable par Deluxe.
  • Fast your belt par Michael Tordjman et Julien Jabre.
  • Stonned par Michael Tordjman.
  • The vault par Michael Tordjman et Julien Jabre.
  • The seven ones par Michael Tordjman et Julien Jabre.
  • Greyhound par Swedish House Mafia de (Boulard contrôle l'entrée des élèves des autres établissements en faisant payer l'entrée et Boudini tient la caisse, les élèves dansent dans la mousse dans la salle de sciences physiques).

AccueilModifier

Réception critiqueModifier

Sur Allociné sa note globale chez les spectateurs est de 2,8/5 pour 7 592 notes, avec des avis tranchés : les uns apprécient la loufoquerie du film, son refus des clichés gentillets qui alourdissent en général les comédies ayant l'école pour sujet ; les autres parlent plutôt de grotesque, de lourdeur, préfèrent au film la bande dessinée d'origine ou la comédie Les Sous-Doués passent le bac. Certains s'étonnent du choix de Kev Adams pour le rôle du cancre : beaucoup plus âgé que le rôle et peu ressemblant au personnage de la bande dessinée (alors qu'il est clairement indiqué que le personnage est en Terminale pour la troisième année consécutive. Et il a également probablement redoublé d'autres classes).

Du côté de la presse les avis sont mitigés, avec une note de seulement 2,2/5 pour 5 critiques. Si TéléCinéObs parle d'un « petit film qui fait le maximum », Télérama regrette « les clichés de la comédie ringarde ».

Box-officeModifier

Pays Box-office Date de sortie Source
Box-office   France 3 240 185 entrées
Box-office   Belgique 168 106 entrées [11]
Box-office   Suisse 53 483 entrées [12]
Box-office   Russie 47 523 entrées [13]
Box-office   Maroc 8 769 entrées [Quand ?] [14]
Box-office   Ukraine 4 781 entrées [15],[16],[13]
Box-office   Taïwan entrées
Box-office   Total 4 068 037 entrées

AudienceModifier

Le film a attiré 1,4 million de téléspectateurs, soit 5,6% du public, pour sa première diffusion sur Canal+ le vendredi [17].

Le film a réalisé un record avec 7,8 millions de téléspectateurs, soit 28,6% du public, pour sa première diffusion en clair sur TF1 le dimanche [18].

AnalyseModifier

Différences entre le film et la bande dessinéeModifier

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  • Nintchinsky, inséparable ami de Boulard dans les albums, est absent du film. Il est plutôt remplacé par Boudini.
  • Boudini est en fait un mélange de trois personnages : Boudini lui-même (connu pour ses altercations avec le professeur d'EPS), Tessier (qui passe son temps à manger) et Nintchinsky (en tant qu'ami de Boulard).
  • Serge Tirocu est renommé ici Cutiro mais le nom « Tirocu » peut justement être entendu pour rire du nom du professeur.
  • Cutiro fait des siestes dans sa classe et ne révèle qu'au milieu du film qu'il est professeur de mathématiques. Dans les albums, personne ne sait ce qu'il est censé enseigner car il ne vient jamais dans sa classe, trouvant toujours des excuses pour sécher ses propres cours (excuses qui suscitent systématiquement l'admiration de Boulard et Nintchinsky qui prononcent alors la phrase gimmick de la bande dessinée, absente du film : « Ce prof est trop fort, total respect ! »). On suppose toutefois qu'il est professeur d'histoire car dans un des albums de la BD, il arrive à faire corriger ses copies par Antoine Polochon.
  • Gladys a un léger accent anglais dans le film, alors que dans les albums son accent français la rend même incompréhensible à une étudiante écossaise.
  • Maurice voue une passion à Platon, Socrate et Aristote dans les albums. Il ne les cite pas une seule fois dans le film. Il vient du Québec dans le film, pas dans les albums.
  • Éric vient du Sud dans les albums, de Belgique dans le film.
  • Antoine, Éric et Boulard sont blonds dans la bande dessinée. Dans le film, ils sont bruns.
  • Dans le film, le proviseur et Maurice ont des cheveux blancs alors que dans la BD, ils ont respectivement les cheveux noirs et bruns.
  • Le concierge possède un chien dans la BD qui n'est mentionné à aucune reprise dans le film.
  • Stéphanie et Julien, des professeurs dans la BD, n'apparaissent pas du tout dans le film.
  • Dans la BD, Boulard est détesté par le concierge pour ses tags à répétition. Dans le film, Boulard ne fait pas un seul tag.

Références à d'autres œuvresModifier

  • Lors de la scène où Polochon fait reconstituer par ses élèves la retraite de Russie dans la salle de classe, un élève se lève et crie en levant le poing « Vive l'Empereur ! ». Les autres élèves l'imitent. L'un d'eux crie « Ahou ! » à la surprise générale. C'est une référence au film 300 : le cri de guerre des Spartiates.

Autour du filmModifier

SuiteModifier

RemakeModifier

Notes et référencesModifier

  1. Stéphane Boudsocq, « Les Profs dépasse le million d'entrées en une semaine », sur RTL,
  2. « Box-office français: Les Profs au tableau d'honneur », sur Le Point,
  3. « Article »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur LCI
  4. « Article »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur NouvelObs
  5. « Top 10 des films sortis en 2013 », sur Le Box Office pour les nuls
  6. Christelle Michel, « La BD Les profs adaptée au cinéma par Pierre-François Martin-Laval », sur FilmsActu, (consulté le 11 janvier 2013)
  7. Anonyme, « Les Profs font leur cinéma à Longjumeau », sur Longjumeau.fr (consulté le 11 janvier 2013)
  8. Magazine Île-de-France, no 46, avril 2013.
  9. Anonyme, « Centre-Ville, Les profs en tournage »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur Ville-pontoise.fr, (consulté le 11 janvier 2013)
  10. Anonyme, « Les Profs », sur Cinezik, (consulté le 23 avril 2013)
  11. « LUMIERE : Film: Les profs », sur lumiere.obs.coe.int (consulté le 11 janvier 2017)
  12. Anonyme, « Box Office Suisse », sur procinema.ch, (consulté le 31 août 2013)
  13. a et b http://www.kinopoisk.ru/film/693979/dates
  14. http://www.ccm.ma/inter/phactualite/box30.pdf
  15. http://www.boxofficemojo.com/movies/intl/?page=&country=UA&wk=2013W17&id=_fLESPROFS01
  16. http://www.kinometro.ru/box/show/region/ua/lang/en
  17. Kevin Boucher, « Audiences : Vendredi, tout est permis petit leader, Caïn en hausse, les Chevaliers du Fiel puissants », sur Ozap,
  18. Jérôme Roulet, « Audiences TV du dimanche 18 octobre : Les profs envoient au tapis Astérix et Obélix, Jour de gloire assure sur NT1 », sur TouteLaTele,

Liens externesModifier

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