Les Onze (Athènes)

Les Onze d'Athènes sont des magistrats judiciaires de la démocratie athénienne et de l'époque hellénistique. Sous les Trente, ils apparaissent dans la Constitution d'Athènes comme geôliers nommés par ceux-ci [1]. Lors de l'époque hellénistique, ils sont ensuite tirés au sort, gèrent la prison, l'application des sentences et le maintien de l'ordre. En cas de flagrant délit doublé d'aveu, ils peuvent selon la constitution mettre à mort sans procès certains criminels, [2] comme les voleurs[3], les pirates ou les coupeurs de bourse.

Avant les Trente, on trouve mention de leur existence dans un décret de 425-422, où il est indiqué que « Si quelqu'un propose ou met aux voix un décret permettant d'utiliser ou de prêter de la monnaie étrangère, qu'il soit aussitôt déféré devant les Onze, qui le mettront à mort. » d'autres mesures étant prévues en cas de contestation[4].

Il existe un de ces magistrats pour chacune des dix tribus auquel est ajouté un secrétaire[5]. Ils sont désignés par tirage au sort pour un mandat d'une durée d'un an non renouvelable parmi les citoyens volontaires âgés d'au moins trente ans[6].

Voir aussiModifier

Notes et référencesModifier

  1. Aristote, La Constitution d'Athènes, chapitre XXXV.
  2. http://www.antiquite.ac-versailles.fr/justice/justice0.htm
  3. Aristote, La Constitution d'Athènes, chapitre LII: Magistratures conférées par le sort.
  4. Patrice Brun, Impérialisme et démocratie à Athènes: Inscriptions de l'époque classique, Armand Colin, (lire en ligne), Décret de Cléarchos réglementant l'usage des poids, mesures et monnaies athéniens (425-422)
  5. Il n'existe que 10 tribus donc un onzième doit être désigné en supplément
  6. http://philo-lettres.pagesperso-orange.fr/justice_athenienne.htm#onze