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Les Misérables (film, 2012)

film britannique de 2012 par Tom Hooper
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Les Misérables (homonymie).
Les Misérables
Description de l'image Les miserables logo.png.

Réalisation Tom Hooper
Scénario William Nicholson d'après la comédie musicale éponyme de Claude-Michel Schönberg, Alain Boublil et Herbert Kretzmer
Acteurs principaux
Sociétés de production Working Title
Cameron Mackintosh Ltd.
Pays d’origine Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Film musical
Durée 159 minutes
Sortie 2012

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Les Misérables est un film musical britannique-américain réalisé par Tom Hooper en 2012 d'après la comédie musicale à succès de Claude-Michel Schönberg (1980), elle-même librement adaptée du roman du même nom de Victor Hugo (1862).

Il est nommé huit fois aux Oscars dont celui du meilleur film en 2013. Il obtient trois statuettes dont celle de la meilleure actrice dans un second rôle pour Anne Hathaway.

SynopsisModifier

 
« La barricade de 1832 » reconstituée en avril 2012 pour le tournage devant le Old Royal Naval College de Londres.
 
Reconstitution en 2012 de l'éléphant de la Bastille (la « maison de Gavroche ») devant le Old Royal Naval College de Londres.

En 1815, Jean Valjean, prisonnier français condamné à dix-neuf ans de servitude au Bagne de Toulon pour avoir volé du pain et avoir tenté de s'échapper de nombreuses fois, est mis en libération conditionnelle. La colère de Jean Valjean augmente quand son statut sous conditions l'empêche de trouver du travail ou un logement. Il est finalement recueilli par le gentil évêque de Digne, mais Jean Valjean vole son argenterie. Quand il est capturé par des officiers de police et amené devant l'évêque, il est surpris de la réaction de celui-ci, qui lui offre l'argenterie, lui disant de l'utiliser pour faire quelque chose de bon de sa vie. Valjean décide alors de déchirer sa lettre de libération conditionnelle et commence une nouvelle vie.

Huit ans plus tard, en 1823, Valjean est devenu un homme respecté, propriétaire d'une manufacture et maire de Montreuil, ville du Pas-de-Calais. Il est choqué de voir que Javert, un ancien garde de prison de Toulon, se présente comme nouveau chef de police de Montreuil. Il suspecte la véritable identité de Valjean quand il sauve un ouvrier coincé sous un chariot très lourd. L'une des ouvrières de Valjean, Fantine, est virée par le contremaître lorsque les autres ouvrières lui apprennent qu'elle a une fille illégitime, Cosette, qu'elle a malencontreusement confié aux Thénardier, des aubergistes cupides, et à qui elle envoie tout son salaire. Pour continuer à subsister aux besoins de sa fille, Fantine vend des cheveux et ses dents, et commence à se prostituer. Elle est arrêtée par Javert après s'être défendu contre un client abusif. Valjean, apprenant son identité, la sauve et l'amène à l'hôpital.

Valjean apprend ensuite qu'un homme innocent a été arrêté sous son identité, et décide de révéler sa véritable identité au tribunal, avant de retourner au chevet de Fantine, mourant, lui promettant de veiller sur Cosette. Javert arrive pour arrêter Valjean mais il s'échappe. Il trouve Cosette et paye les dettes de Fantine aux Thénardier. Valjean et Cosette échappent à Javert et se réfugient dans un couvent, aidés par l'ouvrier que Valjean a sauvé plus tôt.

Neuf ans plus tard, Valjean est devenu un philanthrope qui aide les pauvres de Paris. Le général Lamarque, le seul officier du gouvernement gentil avec les pauvres, meurt, et un groupe de révolutionnaires appelés les Amis de l'ABC décident de se rebeller contre la monarchie. Marius Pontmercy, un membre des Amis, rencontre Cosette et ils tombent amoureux. Il demande à Éponine, la fille des Thénardier, de l'aider à la retrouver. Ils finissent par se retrouver et se déclarent leur amour, entendus par une Éponine triste car également amoureuse de Marius.

Les Thénardier prévoient de cambrioler la maison de Valjean, mais ils sont arrêtés par Éponine. Valjean, de peur que Javert soit à Paris, prévoit de partir en Angleterre avec Cosette. Cette dernière laisse une lettre pour Marius, mais Éponine la trouve et la lui cache.

Pendant la procession funéraire de Lamarque, la révolte commence et des barricades sont érigées dans tout Paris. Javert prétend être un allié pour espionner les rebelles mais Gavroche, un enfant des rues, révèle son identité. Pendant la première escarmouche contre les soldats, Éponine se prend une balle destinée à Marius et meurt dans ses bras, lui donnant la lettre de Cosette et lui avouant son amour. La réponse de Marius à Cosette est interceptée par Valjean, qui se joint à la révolte pour veiller sur Marius.

Valjean accepte d'exécuter Javert mais le sauve, en feintant sa mort. À l'aube, les soldats finissent par terminer la révolte en détruisant les barricades et en exécutant tout le monde, à commencer par Gavroche. Marius et Valjean parviennent à s'échapper dans les égouts. Enjolras, le leader des révolutionnaires, est le dernier à être tué, avec Grantaire, un cynique qui avait rejoint la bataille plus pour son admiration d'Enjolras plutôt que pour l'espoir d'une France meilleure. Thénardier rencontre Valjean et Marius, inconscient, et vole la bague de ce dernier avant de leur montrer le chemin vers une sortie. Valjean se retrouve nez à nez avec Javert. Ce dernier, moralement confus par la pitié de Valjean, se suicide en se jetant dans la Seine. Marius reprend ses esprits mais est traumatisé par la mort de ses amis.

Marius et Cosette sont réunis. Valjean, pensant que sa présence pourrait perturber leur bonheur, prévoit de partir et révèle son plan à Marius, qui promet de ne rien dire. Cosette et Marius se marient, mais les Thénardier s'incrustent à la réception pour essayer de faire chanter Marius, disant que Thénardier a vu Valjean porter un cadavre tout en lui montrant la bague volée. Marius la reconnaît comme étant la sienne et comprend alors que Valjean lui a sauvé la vie cette nuit-là. Marius force Thénardier à révéler où est Valjean avant de partir avec Cosette, ce après quoi les Thénardier sont chassés de la réception.

Cosette et Marius trouvent Valjean, mourant, au couvent. Valjean leur donne une lettre avant de mourir paisiblement, guidé par les esprits de Fantine et de l'évêque de Digne.

Fiche techniqueModifier

DistributionModifier

 
Russel Crowe (Javert) et Hugh Jackman (Jean Valjean) à la première des Misérables à Sydney le .

Note : le film, étant à 95 % chanté, n'a que très peu de dialogues (environ 10 à 15 minutes[1]). Une version française a tout de même été réalisée[2],[1] mais seule la VO a été projetée dans les salles de cinéma.

Source et légende : Version française (VF) sur AlloDoublage[2],[1]

MusiqueModifier

Les Misérables: Highlights from the Motion Picture Soundtrack

Album de divers artistes
Sortie  
 
 
Enregistré 2012
Durée h 5 min 22 s
Genre Trame sonore
Format CD
MP3
Auteur Herbert Kretzmer
Compositeur Claude-Michel Schönberg
Label Universal/Mercury Records

DistinctionsModifier

RécompensesModifier

NominationsModifier

Box-officeModifier

Distribué aux États-Unis entre 2 814 et 2 927 salles, Les Misérables s'empare de la troisième position du box-office avec des recettes de 66 720 160 $[3] lors de son premier week-end d'exploitation[3]. En première semaine, le film reste en troisième place avec 87 487 480 $ de recettes[3]. Le film se maintient dans les dix premières place du box-office durant les cinq semaines suivantes et un total de 141 504 130 $[3].

Les recettes au box-office mondial s'élèvent à 441 809 770 $[3], ce qui en fait, à l'époque, le film le plus lucratif de l'histoire d'un film non-américain, jusqu'à la sortie du film de Luc Besson, Lucy, en 2014, dont les recettes totales s'élèvent à 443 543 000 $.

En France, Les Misérables fait un mauvais démarrage en occupant la neuvième position du box-office avec 127 909 entrées en première semaine[4], soit 927 490 $ de recettes[3], alors qu'il est distribué dans 303 salles[4].

ProductionModifier

GenèseModifier

 
Le producteur Cameron Mackintosh à la première des Misérables à Sydney le .

Le roman de Victor Hugo Les Misérables (publié en 1862) est adapté en comédie musicale par Alain Boublil (paroles) et Claude-Michel Schönberg (musique), un double album 33 tours est commercialisé en 1980. Le spectacle Les Misérables est créé à la scène en septembre 1980 au Palais des sports de Paris dans une mise en scène de Robert Hossein.

Cette comédie musicale atteint à la notoriété mondiale grâce à son adaptation anglaise effectuée par Herbert Kretzmer sous la férule du producteur Cameron Mackintosh, présentée à Londres en 1985 et jouée depuis de manière ininterrompue, ce qui constitue le record de longévité de ce type de spectacle.

Mackintosh envisage une adaptation sur grand écran depuis la fin des années 1980[5], mais il faut attendre 2011 pour que le projet soit enclenché par Working Title et Universal.

TournageModifier

Cette comédie musicale est entièrement chantée, il y a très peu de passages parlés ou de scènes sans musique. De plus, Tom Hooper ne souhaitait pas enregistrer les morceaux en studio pour ensuite les synchroniser à l’écran. De ce fait, les acteurs ont chanté en direct sur le plateau, ce qui retranscrit mieux l'émotion des chansons. Mais cela a rendu le tournage fatigant et difficile pour les acteurs.

Un autre passage réaliste du film est la construction de la barricade, faisant référence à l'épisode historique de la barricade de la rue Saint-Denis. En effet, les comédiens ont réellement construit cette barricade avec des meubles. Pour la scène où le personnage de Fantine doit vendre ses cheveux, Anne Hathaway s'est réellement fait couper les cheveux face à la caméra.

Ce tournage de 12 semaines qui a commencé le 8 mars 2012 a été réalisé en grande partie en intérieurs dans les studios Pinewood en Angleterre, en extérieurs en France à Gourdon (Alpes-Maritimes), et en Angleterre au Winchester College, dans la cathédrale de Winchester, dans la base navale de Portsmouth, dans les chantiers navals Chatham Dockyard, à Oxford, à la St Mary the Virgin Church d'Ewelme (en) et sur l'esplanade du Old Royal Naval College de Londres.

La plupart des seconds rôles font partie de la troupe de Les Misérables, notamment Samantha Barks qui interprète le personnage d'Éponine, la fille des Thénardier, et Isabelle Allen qui interprète celui de Cosette enfant.

AccueilModifier

Le clivage s'observe surtout vers la presse française accusant le film de détruire l'essence du roman de Victor Hugo.

Critiques positivesModifier

  • The Telegraph : « Les Misérables est un film à crever le cœur, un vrai plaisir pour tous. »
  • The Guardian : « La majestueuse toile des Misérables est impressionnante. On ressent des palpitations lors des scènes finales. »
  • USA Today : « Le film donne une nouvelle vie resplendissante au roman. »
  • Rolling Stone : « Tant pis pour les imperfections, le film est merveilleux. »
  • The Philadelphia Inquirer : « « Vous aimerez si vous avez aimé la pièce. »

Critiques négativesModifier

  • Variety : « Seule la prestation de Russell Crowe présente quelques faiblesses : sa voix est plus faible que celle de ses collègues, mais sa présence scénique compense son manque de capacités vocales. »
  • The Hollywood Reporter : « Une ribambelle de stars livre une bataille sans fin contre une diarrhée musicale et une approche visuelle laborieusement répétitive. »
  • The Chicago Tribune : « Je n'ai pas aimé. »
  • New York Magazine : « Bombardement de mauvais goût. »
  • Télérama : « Misérable, oui, au singulier. »

Notes et référencesModifier

  1. a b et c « Article de doublage V. F. sur Hugh Jackman » sur AlloDoublage, consulté le 25 mars 2013
  2. a et b « Fiche de doublage V. F. du film Les Misérables (2012) » sur AlloDoublage, consulté le 20 février 2013
  3. a b c d e et f « Les Misérables (2012) », sur Box Office Mojo, IMDb (consulté le 24 février 2013).
  4. a et b « Les Misérables (2012) », sur JP Box Office (consulté le 24 février 2013).
  5. Elle était notamment évoquée lors de la mise en scène au théâtre Mogador à Paris en 1991-1992.

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier