Les Mercenaires (roman)

livre de Jean Blanzat

Les Mercenaires, écrit dans les années 1950 et publié en 1963, est un des premiers roman de Jean Lartéguy, initialement paru en 1954 sous le nom Du sang sur les collines sans succès. Ce roman est dédié à son ami Jean Blanzat ; le sous-titre présent sur la couverture oriente le lecteur par une question : "Qui se souvient encore de la guerre de Corée ?"

RésuméModifier

" A ma connaissance, aucun mercenaire ne répond plus à la définition qu'en donne le Larousse:"Soldat qui sert à prix d'argent un gouvernement étranger". Les mercenaires que j'ai rencontrés et dont parfois j'ai partagé la vie combattent de vingt à trente ans pour refaire le monde. Jusqu'à quarante ans, ils se battent pour leurs rêves et cette image d'eux-mêmes qu'ils se sont inventée. Puis, s'ils ne se font pas tuer, ils se résignent à vivre comme tout le monde -mais mal, car ils ne touchent pas de retraite- et ils meurent dans leur lit d'une congestion ou d'une cirrhose. Jamais l'argent ne les intéresse, rarement la gloire, et ils ne se soucient que fort peu de l'opinion de leurs contemporains. C'est en cela qu'ils diffèrent des autres hommes." Jean Lartéguy (quatrième de couverture).

Ce roman suit les aventures du capitaine Lirelou, de ses camarades et de son mentor Faugât, un auvergnat communiste qu'il rencontre dans les Brigades internationales lors de la guerre d'Espagne en 1936. Nous suivons ces hommes sur les principaux théâtres de guerre du milieu du XXe siècle, de la guerre d'Espagne à la Seconde Guerre mondiale dans les premiers commandos parachutiste, puis l'Indochine au sein d'un maquis contre le Viêt-Minh, jusqu'à la guerre de Corée où des français combattirent sous mandat de l'ONU. Ce roman loin d'être une apologie de la guerre, apporte une réflexion sur les thèmes de l'engagement, de la résistance, de la fidélité à ses camarades et du sens de l'honneur du soldat pour qui parfois la désobéissance est la seule façon de rester fidèle à ses engagements.