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Les Anneaux de Bicêtre

roman de Georges Simenon

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Les Anneaux de Bicêtre
Auteur Georges Simenon
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Genre Roman
Éditeur Presses de la Cité
Lieu de parution Paris
Date de parution 1963

Les Anneaux de Bicêtre est un roman belge de Georges Simenon paru en 1963 aux Presses de la Cité.

Simenon écrit ce roman à Noland (canton de Vaud), Suisse, du 02 au 25 octobre 1962[1],[2].

RésuméModifier

René Maugras, un des magnats de la presse parisienne, vient d'être foudroyé par une hémiplégie à l'issue d'un de ces déjeuners au Grand Véfour où, chaque mois, il retrouve les amis de ses débuts, tous également devenus des célébrités dans leur domaine : Jean Marel, académicien et dramaturge, Besson d'Argoulet, de l'Académie de médecine, Clabaud, un des maîtres du barreau...

Maugras est placé à Bicêtre sous la surveillance du grand neurologue Audoire paralysé, privé de l'usage de la parole, il est en même temps coupé du monde extérieur et brusquement dépouillé du brillant personnage qu'il incarnait. En premier lieu à Bicêtre c'est Mademoiselle Blanche, qui parle juste et dont il tombe amoureux. Il revient peu à peu de la mort à la vie, à travers un long réapprentissage qui mobilise toutes les forces de son corps et de son âme. La jeune infirmière Blanche prend son cas à cœur. Et Maugras commence à désirer l'infirmière jeune et apprêtée. Lorsque le médecin Gobet fait la cour de la jeune femme, Maugras devient jaloux. Et Blanche lui apprend le chemin de la vie avec patience et qui l'entoure d'affection. Avec la lucidité nue de la créature, rendu proche par l'esprit de ces vieillards loqueteux qui hantent l'hospice attenant, il fait retour sur ses origines modestes, analyse et juge ses choix, ses passions et ses compromissions. Il s'attache enfin et surtout à comprendre cet être qu'il n'a fait que côtoyer dans son existence trépidante d'homme tendu vers la réussite : Lina, sa femme, Lina qu'il a connue petite figurante de télévision et qui n'a jamais pu s'adapter aux artifices de sa vie mondaine, Lina qui, aujourd'hui, est enlisée dans l'alcoolisme. Au terme de cette profonde reconquête dans l'épreuve, Maugras a appris la patience de la compréhension et le prix de chaque instant de vie. Réconcilié avec lui-même, il est prêt à rentrer dans la peau de René Maugras. Mais avec Lina.

Aspects particuliers du roman[3]Modifier

Récit à la troisième personne où chevauchent, selon les associations mentales du héros, les souvenirs du passé et les événements du présent. L’action est ici tout intérieure : il s’agit d’une crise de conscience dont le cycle méditatif se referme avec la fin de la maladie. Telle une courbe achevée en anneau, si l’on attribue au roman un titre symbolique[4].

Les documents fournissent l’exacte interprétation, fondée sur le transfert d’une perception auditive à une perception visuelle : le héros du roman se souvient qu’étant tout petit, il appelait anneaux « les cloches à cause des cercles concentriques qu’elles lancent dans l’espace » ; cette synesthésie apparaît plusieurs fois chez Simenon. D’autre part, l’enveloppe jaune accompagnant le manuscrit, au Fonds Simenon à Liège, donnait comme premier titre du roman : Les cloches de Bicêtre. Sur la raison de ce changement[5].

Fiche signalétique de l'ouvrageModifier

Cadre spatio-temporelModifier

EspaceModifier

Paris (hôpital Bicêtre).

TempsModifier

Époque contemporaine

Les personnagesModifier

Personnage principalModifier

René Maugras. Directeur d’un grand journal parisien. Divorcé et remarié, une fille de son premier mariage. 55 ans.

Autres personnagesModifier

  • Mlle Blanche,l'infirmière
  • Lina, épouse de Maugras.
  • Besson, un collègue de Maugras
  • le professeur Andoire, un médecin
  • Gaston Gobet, médecin qui faire la cour à Blanche
  • Josépha, une infirmière

AdaptationModifier

ÉditionsModifier

Notes et référencesModifier

  1. « Association Jacques Riviere - Alain Fournier (Les anneaux de Bicêtre) », sur http://www.association-jacques-riviere-alain-fournier.com
  2. « Fiche : Les Anneaux de Bicêtre », sur www.toutsimenon.com (consulté le 6 mai 2014)
  3. L'Univers de Simenon, sous la direction de Maurice Piron avec la collaboration de Michel Lemoine.
  4. Les documents fournissent l’exacte interprétation, fondée sur le transfert d’une perception auditive à une perception visuelle : le héros du roman se souvient qu’étant tout petit, il appelait anneaux « les cloches à cause des cercles concentriques qu’elles lancent dans l’espace » ; cette synesthésie apparaît plusieurs fois chez Simenon. D’autre part, l’enveloppe jaune accompagnant le manuscrit, au Fonds Simenon à Liège, donnait comme premier titre du roman : Les cloches de Bicêtre. Sur la raison de ce changement, voir les Mémoires intimes, p. 472.
  5. , voir les Mémoires intimes, p. 472.

Liens externesModifier