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Les 2 Minutes du peuple

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Les 2 Minutes du peuple
Présentation François Pérusse
Réalisation François Pérusse
Pays Drapeau du Canada Canada
Langue Français québécois
Français de France
Diffusion
Création 1990
Disparition 2016

Les 2 Minutes du peuple est une série de sketches radiophoniques d’environ deux minutes, créé en 1990[1] et interprétée par l’humoriste québécois François Pérusse[2]. La série s’arrête en 2012 en Europe et en 2016 au Québec[3] (où elle est remplacée par Pérusse Express qui propose un concept similaire, mais plus basé sur l'actualité du moment)[3].

Ces sketches comiques, appelés par son auteur des « capsules », font la part belle aux calembours, au non-sens et aux onomatopées les plus diverses. Les capsules sont des parodies de personnages célèbres, d’émissions de radio ou de télévision, de films et de séries télévisées, de chansons ou basées sur des thèmes de la culture populaire, voire de fausses publicités pour d'improbables articles aux noms farfelus tels les « Joints d'étanchéité pour conduits d'évacuation de climatiseurs de morgue Alphonse Robichu ».

Reconnaissables notamment grâce à l'accélération des voix des personnages (ce qui donne des dialogues alertes, sans temps mort et comiques), ces sketches ont été une référence pour plusieurs auteurs de sagas MP3 (tel John Lang, le créateur du Donjon de Naheulbeuk) qui reprirent la façon de faire de Pérusse par la suite.

Thèmes abordésModifier

Les « capsules » des 2 minutes du peuple forment une succession de sketches indépendants qui traitent de sujets variés (la vie de tous les jours, l'actualité, les démarcheurs téléphoniques ou la publicité), mais qui peuvent aussi former des mini séries sur un thème précis (comme les personnages historiques tels Jacques Cartier, Ludwig van Beethoven, Louis XIV, Thomas Edison ou la série sur les instruments de musique), voire des parodies de jeux, d'émissions de radio et de télévision (notamment les débats et les talk shows comme Ça se discute, renommé en Ça se dispute, Tout le monde en parle, renommé en Tout le monde s'en foutetc., ou bien les émissions de variétés), de séries télévisées (X-Files, Urgences, Columbo), et enfin des chansons humoristiques.

Il existe quelques personnages récurrents comme le docteur Malcolm, l'inspecteur Bocolon (une parodie de l'inspecteur Columbo), Krikett le super flic (capsule « Film d'action » et « Les enquêtes policières »), le « gars qui magasine par téléphone » ou même des duos : Roger et Caroline, Fux Molder et Dana Scully (X-Files du peuple), l'apprenti et le patron, le couple de la « Maison Slangster » ou un couple qui est à la maison ou qui sort en ville.

D'autres personnage font une apparition unique (mais remarquée) comme, entre autres : Guy Banville (un homme trompé dont le cerveau, émotif, fonctionne par lui-même), Gisèle Bui (animatrice radio de l'émission Je bricole qui interviewe Édouard Potolatiche), l'Humain de l'an 2000 (tel qu'imaginé dans les années 1960), Didier de la Tipoupou (un animateur de radio survolté), Monsieur Looser (un personnage pathétique, endetté et sans emploi) sans oublier Alphonse Robichu (un industriel spécialisé dans le secteur des « joints d'étanchéité pour conduits d'évacuation de climatiseurs de morgue » qui engage un publicitaire faire un spot radio) et bien d'autres.

Il y a également des éléments récurrents, tels les moqueries à l'égard de Bill Clinton après l'affaire Lewinsky, de Bill Gates (et ses logiciels Windows), du boys band 2be3 ou des chanteurs Francis Lalanne et Patrick Bruel, de la marque Toshibaetc.

Les Cours de musique du peupleModifier

Étant musicien, François Pérusse fait plusieurs « Cours de musique du peuple » qui lui permettent d’expliquer, à sa façon, le fonctionnement des instruments de musique mais aussi d'avoir l'occasion d’inventer de fausses sessions d’enregistrement, souvent catastrophiques.

Les cours de musique portent, entre autres, sur :

Roger et CarolineModifier

Roger, un employé de bureau timide et maladroit, cherche à séduire Caroline, une collègue de travail qui a déjà un fiancé : Robert. Les efforts de Roger — inventifs et laborieux — ne sont jamais couronnés de succès.

Les épisodes se passent au bureau, dans la rue ou chez Roger. Ce dernier essaie souvent de draguer Caroline par téléphone, ce qui est également un échec. Son échec est d'autant plus cuisant qu'il répète généralement les phrases qu'il va dire à Caroline pendant la sonnerie du téléphone, se lançant corps et âme dans sa déclamation lorsque Caroline décroche enfin, ce qui aboutit toujours à des gaffes.

Le gars qui magasine par téléphoneModifier

Dans ces capsules, un homme téléphone à divers magasins pour avoir des renseignement sur un produit avant de l’acheter. À chaque fois, le « gars qui magasine par téléphone » a du mal à comprendre les détails fournis par le commerçant puis, énervé, lui raccroche au nez. Mona, sa conjointe, ne cesse de lui dire les mots exacts pendant qu'il est occupé à discuter avec son interlocuteur ; il qualifie ensuite cette dernière de « p'tit cerveau » et ajoute d'autres commentaires négatifs sur sa capacité intellectuelle.

Les X-Files du peupleModifier

Parodie de la série télévisée X-Files : Aux frontières du réel, les deux protagonistes de cette histoire, Fux Molder (parodie de Fox Mulder) et Dana Scully enquêtent sur les phénomènes paranormaux. Ils doivent faire face durant leurs enquêtes à de nombreux imprévus et à des situations hilarantes, par exemple quand le directeur du FBI refuse de coopérer ou lorsqu'ils doivent enquêter à la suite de déclarations farfelues faites par des gens peu ordinaires.

Columbo du peupleModifier

Parodie de la série Columbo. Le déroulement est souvent le même : deux personnes se disputent pour divers motifs, et la première tue l'autre. L'inspecteur Columbo (ou l'inspecteur Bocolon) arrive toujours juste après que le meurtre ait été commis, et démasque sans coup férir son auteur, malgré les stratagèmes variés (et souvent complexes) qu'il utilise.

Les enquêtes policièresModifier

En plus des aventures de Columbo, une autre série parodie les séries télévisées policières en général. L'inspecteur Krikett (ou appelé par un autre nom imprononçable, dit à l'américaine et très vite) fait équipe avec divers collègues (aux noms imprononçables, dits à l'américaine et très vite) pour résoudre diverses enquêtes criminelles. L’inspecteur en chef se montre en général assez violent (avec les suspects ou ses collègues), mais résout la plupart du temps ses enquêtes avec brio.

Le tribunal du peupleModifier

Cette série de capsules parle des affaires judiciaires plaidées dans les prétoires des tribunaux (parodie des films de procès). Un suspect est interrogé sans ménagement par l'avocat du ministère public, et défendu par son avocat à la défense qui crie souvent « Objection ! » quand la question de l'accusation lui semble infondée. Le président du tribunal, blasé, n'arrête pas de faire des blagues (souvent graveleuses).

Docteur Malcom (Urgences du peuple)Modifier

Parodie des séries télévisées médicales (notamment la série Urgences), ces capsules montrent le docteur Malcom, un médecin hospitalier qui doit gérer toutes sortes de problèmes avec ses patients ou les autres docteurs. Il rencontre souvent cas médicaux très bizarres et tente d'y apporter une solution, souvent extrême elle-aussi.

L'apprenti et le patronModifier

Dans ces capsules, un apprenti (toujours un néophyte) vient de décrocher un nouveau travail. Il est encadré par un membre de l'entreprise qu'il vient d’intégrer. Le débutant, qui n'a aucune formation dans l'emploi qu'il va occuper, fait gaffes sur gaffes (souvent au téléphone) lorsqu'il répète de travers l’argumentaire soigné que lui dicte son collègue, entraînant catastrophes sur catastrophes.

La Maison SlangsterModifier

« Conte d'horreur » et parodie des films d’épouvante, les capsules de la Maison Slangster montrent les aventures d'un couple qui emménage dans une vielle propriété perdue en pleine campagne, que l'homme vient d’hériter. La maison, ancienne, sordide et à moitié délabrée, est réputée pour avoir été le lieu de meurtres plus horribles les uns que les autres. Le fantôme de M. Slangster fera d'ailleurs une visite aux nouveaux occupants, histoire de les faire déguerpir, ainsi que d'autres invités morts-vivants excentriques. Le couple finira par passer une annonce dans un journal pour revendre la maison.

ChansonsModifier

Diffusion radiophoniqueModifier

Les capsules ont été diffusées dans différents pays :

DiscographieModifier

Une grande partie de ces sketchs ont été enregistrés sur disque (notamment les chansons humoristiques de la série) sur une série d’albums intitulés L'Album du peuple.

Albums en version québécoiseModifier

  • Album du peuple - Tome 1 (1991)
  • Album du peuple - Tome 2 (1992)
  • Album du peuple - Tome 3 (1994)
  • Album du peuple - Tome 4 (1995)
  • Album du peuple - Tome 5 (1996)
  • Album du peuple - Tome 6 (2003)
  • Album du peuple - Tome 7 (2007)
  • Album du peuple - Tome 8 (2011)
  • Album du peuple - Tome 9 (2013)
  • Album du peuple - Tome 10 (2015)[6]
  • Album Pirate (2002)
  • Best Ove! (2017)

Albums en version françaiseModifier

  • Album du peuple - Volume 1 (Made For France) (1997)
  • Album du peuple - Volume 2 (Made For France) (2002)

RécompensesModifier

François Pérusse a remporté de nombreux prix pour ses sketches[6],[7] dont la Rose d’or de la meilleure émission d’humour lors d’un festival à Marrakech.

  • 7 Félix pour les Albums du peuple - Tome 1, Tome 2, Tome 4, Tome 5, Tome 7, Volume 1, l'Album pirate.
  • 6 Olivier pour le Tome 6, le Tome 7 et Les 2 minutes du peuple à la radio.
  • 1 Juno pour le Tome 2.
  • 7 Ruban d'or (Association canadienne des radiodiffuseurs) pour Les 2 minutes du peuple sur le réseau Énergie.

Notes et référencesModifier

  1. a b et c « Biographie de François Pérusse », sur francoisperusse.ca (consulté le 20 février 2012).
  2. Sylvain Cormier, « Le devoir, 1910- (Montréal), 25 avril 1994, Cahier B » [PDF], sur numerique.banq.qc.ca (consulté le 4 mars 2019).
  3. a et b Marc-André Lemieux, « François Pérusse retourne à CKOI », sur Le Journal de Montréal.com, .
  4. a b et c Agenda de François Pérusse, consulté le 8 novembre 2013.
  5. a et b Biographie François Perusse - Rire & Chansons
  6. a et b Raphaël Gendron-Martin, « "J’avais peur d’être un feu de paille" », sur Le Journal de Montréal.com (consulté le 4 mars 2019).
  7. « Tout sur Pérusse », sur francoisperusse.ca, .

Liens externesModifier