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Le congrès s'amuse (film, 1931)

film sorti en 1931
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Le congrès s'amuse.
Le congrès s'amuse
Titre original Der Kongreß tanzt
Réalisation Erik Charell
Jean Boyer
Scénario Norbert Falk
Robert Liebmann
Acteurs principaux
Sociétés de production Alliance Cinématographique Européenne
Universum Film AG
Pays d’origine Drapeau de la France France
Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Genre Comédie historique musicale
Durée minutes
Sortie 1931

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Le congrès s'amuse (titre original : Der Kongreß tanzt) est un film franco-allemand réalisé par Erik Charell et Jean Boyer, sorti en 1931.

Le film met en scène le Congrès de Vienne de 1815 et les enjeux diplomatiques de l’Europe de la Sainte-Alliance, après la chute de Napoléon.

La chanson « Das gibt’s nur einmal » (en version française : « Serait-ce un rêve, un joli rêve ?[1] ») sera reprise dans le film allemand Schtonk ! réalisé par Helmut Dietl en 1992 qui relate le fameux scandale des faux carnets d'Hitler.

Puis dans le film d'animation japonais d'Hayao Miyazaki Le vent se lève sorti en 2014.

SynopsisModifier

De 1814 à 1815, tous les dirigeants européens se réunissent à Vienne pour décider du remaniement de l’Europe. Le hasard va amener une charmante cousette (Lilian Harvey) à attirer l’attention du tsar Alexandre Ier et elle aura la chance de valser dans les bras du séduisant souverain. Mais tout ne se passe pas aussi agréablement au congrès, notamment pour le prince de Metternich qui ne rencontre pas l’adhésion espérée à ses projets… Produit par Erich Pommer, ce film a été tourné en trois versions dans les studios de l'UFA à Berlin. La musique, les ballets, les chants, les dialogues, tout concourt à donner l'impression d'un spectacle total. Par ses pointes critiques, contre les méthodes despotiques de Metternich, la servilité des Viennoises et des Viennois, la cruauté des sentences judiciaires, la brutalité du tsarisme et l'ésotérisme inquiétant de l'art d'avant-garde russe (un extrait des danses pololovtsiennes du Prince Igor), et surtout dans une brève séquence illustrant le retour de l'île d'Elbe de Napoléon au son de la Marseillaise, le film fait preuve, au-delà de la vivacité et de la bonne humeur générale, d'une intelligence critique totalement absente des remakes autrichiens et allemands d'après-guerre. L'un des scénaristes, Robert Liebmann, a été assassiné à Auschwitz en 1942[2].

Fiche techniqueModifier

Distribution[3]Modifier

Voir aussiModifier

Notes et référencesModifier

  1. Le refrain n'est pas sans rappeler le thème de l'Étude n°3, op 10 de Frédéric Chopin
  2. (de) François Genton, « Der Kongress tanzt, eine „Wiener Idylle?“ (S. Kracauer) », Austriaca, no 79,‎ , p. 221-239. (ISSN 0396-4590)
  3. Le film étant réalisé en plusieurs versions, allemande, britannique et française, hormis Lilian Harvey, les autres rôles sont tenus par des acteurs différents selon les pays.