Ouvrir le menu principal

Le Thour

commune française du département des Ardennes

Le Thour (Le Tour)
Le Thour
Église Saint-Nicolas.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Ardennes
Arrondissement Rethel
Canton Château-Porcien
Intercommunalité Pays Rethélois
Maire
Mandat
Ingrid Boucher
2014-2020
Code postal 08190
Code commune 08451
Démographie
Population
municipale
418 hab. (2016 en augmentation de 24,04 % par rapport à 2011)
Densité 25 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 32′ 23″ nord, 4° 05′ 25″ est
Superficie 16,62 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Grand Est

Voir sur la carte administrative du Grand Est
City locator 14.svg
Le Thour (Le Tour)

Géolocalisation sur la carte : Ardennes

Voir sur la carte topographique des Ardennes
City locator 14.svg
Le Thour (Le Tour)

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Le Thour (Le Tour)

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Le Thour (Le Tour)

Le Thour est une commune française, située dans le département des Ardennes en région Grand Est.

Sommaire

GéographieModifier

Le Thour est un village de plus de 300 habitants situé dans le sud ouest des Ardennes à environ 300 m du département de l'Aisne ainsi que de la Région Picardie. Ce village est à l'intersection de deux grandes villes, Rethel (22 km), Laon (34 km) et d'une métropole, Reims (35 km). Le collège de secteur est le collège multisite d'Asfeld/Château-Porcien situé à Asfeld. Les lycées de secteurs sont à Rethel :

  • Lycée agricole
  • Lycée Verlaine

Les élèves peuvent également se rendre dans les lycées à Reims ou autres mais avec dérogation. Les commerces les plus proches se trouvent à Saint-Germainmont. Carrefour est le magasin le plus proche situé à Asfeld près de la gendarmerie nationale.

HistoireModifier

Au temps de Charles le Simple, cette localité — connue sous le nom de Turrus, Turrum, Turnum, Tour, Tur — était une villa royale. A l’époque féodale, elle comptait un château fort, dont il ne reste aucun vestige.  C’est là que se retire Sybille de Porcien, après avoir été répudiée par Godefroid Ier (1067-1139), comte de Namur. La terre de Thour avait le titre de baronnie.

En 1182, Bauduin V, comte de Hainaut, en guerre avec le duc de Brabant, compte, entre autres, parmi ses auxiliaires, Raoul de Tur (de la famille alliée aux Rumigny), Rainald et Baudouin de Donchéry, Manassès, comte de Rethel, l’évêque de Laon et son frère, Rainald de Rozoy, Raoul, comte de Soissons…

Dans une charte de l’abbaye de Signy de 1141, il est question de Raoul du Thour, d’Élisabeth, son épouse, et de Raoul, leur fils. Ce dernier étant parti en croisade en 1189, meurt deux ans plus tard en Terre sainte. Après lui, la terre et châtellenie du Thour passe dans la maison de Chimay (Belgique)[1].

Pendant la Première Guerre mondiale, le village est occupé de 1914 à 1918, tout en étant bien souvent proche de la ligne de front. Dans les dernières semaines du conflit, la bataille de la ligne Hindenburg se révèle désastreuse pour cette partie méridionale du département des Ardennes.

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1876 après 1877 Sorlet[2]    
mars 2001 2014 Jean-Jacques Boucher[3]    
mars 2014 En cours Ingrid Boucher[4]    
Les données manquantes sont à compléter.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[6].

En 2016, la commune comptait 418 habitants[Note 1], en augmentation de 24,04 % par rapport à 2011 (Ardennes : -2,73 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
394506545544659707708708728
1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
702630610581568563545552549
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
534379487515495514529442377
1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 2016 -
333303351317327330393418-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

TransportsModifier

Il y deux arrêts scolaires, le premier, sur la place de la mairie, et le second, en face du monument aux morts (en haut du village).

Lieux et monumentsModifier

 
L'église et la place centrale avec la mairie et l'école.

Comme toute la partie méridionale des Ardennes, le village de Le Thour souffre particulièrement durant la Première Guerre mondiale, et tout particulièrement dans les dernières semaines de guerre : le village sort dévasté du conflit, et l'église est détruite[9].

Elle est reconstruite dans l'entre-deux-guerres. La nouvelle église est assez intéressante avec son clocher-porche, s'élevant au-dessus d'une composition d'ensemble marquée par l'association de la brique rouge et de carreaux de craie blanche de la région, avec des décors géométriques entre ces deux matériaux, sur toutes les façades. Ces deux matériaux ont également été utilisés pour reconstituer le bâti du village[10]. L'intérieur est simple, avec quelques éléments travaillés avec élégance, les vitraux aux damiers bleus et jaunes, la charpente, les grilles du baptistère, etc[11]...

Le Thour disposait d'une gare reconvertie en maison à ce jour, une gare en brique rouge, de forme rectangulaire avec une triple voie ferrée se situant en face du quai. Le chemin de fer traversait la Grande rue en passant par le chemin de la Culée ou à l'inverse, en passant par le chemin du Pré-Didier, continuant sur Saint-Germainmont.

ÉconomieModifier

 
Éoliennes en hauteur, près du village.

La commune du Thour comprend plusieurs éoliennes sur son territoire, les premières étant mises en service le et inaugurées le . Chaque pale fait 56 mètres. L'envergure de ces pales leur permettent de démarrer avec des vents de 10 km/h[12]. Ces trois éoliennes font partie d'un parc éolien appelé La Motelle comptant huit éoliennes au total : trois à Saint-Quentin-le-Petit et deux à Banogne-Recouvrance.

Ce parc couvre les besoins en électricité de 24 000 personnes.

Détails :

  • Production électrique: 60 GWh/an
  • Modèle éolienne: VESTAS v112-3MW
  • Puissance installée: 24 Mw
  • Hauteur du mât: 94 m
  • Longueur des pales: 56 m

Personnalités liées à la communeModifier

Voir aussiModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Chanoine C-G. Roland, Histoire généalogique de la Maison de Rumiginy-Florennes, Annales de la Sté Archéologique de Namur, tome 19, 1891 — réédition de 1982, pp 142-144.
  2. Almanach historique administratif et commercial de la Marne de l'Aisne et des Ardennes, Matot-Braine, Reims, 1877, p234.
  3. Conseil général des Ardennes consulté le 23 juin 2008 (fichier au format PDF)
  4. Conseil général des Ardennes consulté le 03 avril 2014 (fichier au format PDF)
  5. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  9. Philippe Nivet, La France occupée: 1914-1918, Éditions Armand Colin, (lire en ligne)
  10. Michel Coistia et Jean-Marie Lecomte, Les églises des reconstructions dans les Ardennes, Editions Terres Noires, , p. 40-41
  11. Michel Coistia et Jean-Marie Lecomte, Les églises des reconstructions dans les Ardennes, Editions Terres Noires, , p. 42-45
  12. « Dis, c'est comment dans une éolienne? Dans les plus hautes éoliennes de France, au Thour, dans les Ardennes. », sur le site de FR3 Champagne-Ardenne.

Liens externesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :