Le Rêve (roman)

roman d'Émile Zola
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Le Rêve
Image illustrative de l’article Le Rêve (roman)

Auteur Émile Zola
Pays Drapeau de la France France
Genre Roman
Date de parution 1888
Chronologie

Le Rêve est un roman d’Émile Zola publié en 1888, le seizième volume de la série Les Rougon-Macquart. Zola y aborde le thème de la religion, mais de façon beaucoup moins violente et polémique qu’il ne l’avait fait dans La Conquête de Plassans ou La Faute de l'abbé Mouret. [non neutre]Cette fois-ci, il s’intéresse à la foi populaire et au renouveau du mysticisme dans la société française de la seconde moitié du XIXe siècle.

RésuméModifier

L’histoire se passe dans le Val-d'Oise, dans une ville appelée Beaumont-sur-Oise (Zola s’est largement inspiré de Cambrai pour décrire cette ville). La description de Beaumont-sur-Oise est précise, avec la ville haute ancienne et la ville basse plus moderne. La ville est accessible par la gare du Nord. L’héroïne est Angélique Rougon, fille de Sidonie Rougon et d’un père inconnu (elle est née quinze mois après le décès du mari de sa mère). Dès sa naissance, elle a été placée par la sage-femme à l’Assistance publique, puis confiée à une nourrice dans la Nièvre, à une fleuriste, et enfin aux Rabier, une famille de tanneurs qui la maltraitent. Une nuit de Noël, elle décide de fuir les Rabier et est recueillie par un couple de brodeurs, les Hubert, qui l’ont découverte transie, adossée à un pilier de la cathédrale de Beaumont. Cette famille très pieuse (ils confectionnent des broderies pour les vêtements et ornements ecclésiastiques) vit dans une toute petite maison adossée à la cathédrale. Angélique, qui est devenue la pupille des Hubert, montre beaucoup d’application et de goût pour la broderie. En même temps elle lit, et découvre la Légende dorée, un ouvrage qui va changer sa vie d’adolescente. Elle s’identifie aux martyres, rêve d’avoir le même destin glorieux qu’elles, guettant par la fenêtre l’apparition qui va changer sa vie.

Cette apparition se présente finalement sous la forme d’un charmant jeune homme, Félicien, peintre verrier qu’elle identifie à saint Georges descendu de son vitrail. L’amour naît en eux, mais leurs familles s’opposent à leur mariage : d’un côté, Hubertine Hubert, sa mère adoptive, qui s’est mariée malgré l’interdiction de sa mère et estime en avoir été punie par le fait qu’elle ne peut avoir d’enfant, ne veut pas d’un mariage dicté par la passion ; même chose pour le père de Félicien, Monseigneur d’Hautecœur, entré dans les ordres à la suite du décès de sa femme et devenu évêque. Finalement, voyant qu’Angélique se consume peu à peu devant cette interdiction, les deux familles consentent au mariage. Mais Angélique meurt à la sortie de l’église, après avoir donné à Félicien son premier et dernier baiser.

Résumé par chapitresModifier

Chapitre VI: Angélique se questionne sur ses sentiments pour Félicien, se sentant honteuse elle le fuit et cache les raisons de ses distractions à ses parents. Malgré la distance mise par Angélique entre elle et Félicien celui -ci réussit tout de même à trouver une excuse pour pouvoir voir Angélique tous les jours, la mitre1. C’est donc chaque jour qu’il se rend chez Angélique pour d’après lui observer, et diriger l’avancement des travaux mais en réalité surtout pour être proche de celle qu’il aime. Plus le temps passe plus elle se rend compte qu’elle l’aime. Elle prend donc une décision, celle de redevenir de glace1 pour Félicien, celle de souffrir plutôt que de lui laisser voir sa tendresse.

Chapitre VII: Angélique se met dans tous ses états, elle regrette grandement la façon dont elle agit avec Félicien. Désespérée et d’une tristesse incommensurable, elle ne peut trouver le sommeil, mais ce qui s’apparente à une intuition la frappe, désormais elle est sûre que son paladin va la rejoindre. C’est en plein milieu de l’obscurité que celui-ci vient et les deux tourtereaux réussissent enfin à exprimer leur sentiment. ( Ce passage peut aussi évoquer une scène similaire dans Roméo et Juliette)

Chapitre VIII: C’est le jour de la procession, la ville de Beaumont est transformée, tout le monde est gai et prépare minutieusement cette fête. Félicien est présent durant le défilé, Angélique et Hubertine font le rapprochement et comprennent qu’il est le fils de monseigneur.

Chapitre IX: Une fois n’est pas coutume les amoureux se rejoignent durant la nuit et partent jusque chez Félicien. Là-bas ils continuent d’exprimer leur amour mutuel et se promettent de se marier. Sur le chemin du retour Hubertine attend Angélique qui éperdument amoureuse lui raconte tout de sa relation avec Félicien dans les moindres détails. Hubertine tente de convaincre Angélique d’oublier le jeune homme car cet amour est impossible, elle promet qu’elle oubliera le fils de monseigneur mais ne semble pas réellement y croire.

Chapitre X: Angélique apprend par sa mère qu’elle ne verra plus jamais Félicien car celui-ci a parlé à son père de son amour pour la brodeuse mais qu’il n’a répondu qu’un seul mot : « Jamais ! » Monseigneur est encore grandement affecté par la mort de sa femme ce qui le rend encore plus disposé à refuser l’union de son fils et d’Angélique. Pensant qu’il a réagi de cette manière car il ne la connaît pas, Angélique décide d’aller exposer son amour pour son fils à Monseigneur qui lui dit la même chose qu’à Félicien : « Jamais ! »

PersonnagesModifier

Angélique est l’héroïne du roman, elle est orpheline abandonnée par sa mère Sidonie qui fait partie de la famille Rougon-Maquart (chapitre II, p.50). Elle a été recueillie par une sage femme Mme Foucart (p.49, l.606-607) qui s'est occupée d'elle. Elle a été placée par la suite dans plusieurs familles avant de se retrouver chez les Hubert (chapitre I, p.20-22). Elle a un problème mental qui la fait halluciner. De ce fait, elle n'arrive pas à discerner le vrai du faux. Elle est amoureuse de Félicien, malgré les différents obstacles qui s'opposent à leur amour. Le jour où Angélique s'est enfuie, elle « était vêtue de loques, la tête enveloppée d'un lambeau de foulard, les pieds nus dans de gros souliers d'homme » (chapitre I, l.16-18). Puis « par les trous des gros souliers d'homme, on voyait ses petits pieds meurtris » (chapitre I, l.190-191). Elle était vêtue d'une «mince robe [qui] dessinait la rigidité de ses membres » (chapitre I, l.191-192). Au début du roman, Angélique parait calme douce et gentille. « Et l'enfant ne se reculait plus, emportée comme une chose, les dents serrées, les yeux fermés [...], d'une légèreté de petite oiseau » (chapitre I, l.168-171). Par la suite, on constate un changement de personnalité chez elle. « l'enfant violente, se leva, se débattit ; et, dans une lutte, elle écarta le bras » (chapitre I, p.19, l.226-227). Tout ceci pour son bien le plus précieux, « un livre cartonné qu'elle cachait sur sa peau même » (chapitre I, p.19, l.227-228). On ne reconnaît plus Angélique « un tel orgueil impuissant, une telle passion d'être la plus forte soulevait son corps de petite femme » (chapitre I, p.20, l.246-247). «Ils ne reconnaissaient plus la gamine blonde aux yeux couleur de violette [...] les yeux étaient devenus noirs dans [sa] face méchante » (chapitre I, p.20, l.246-250). Angélique fut adoptée par les Hubert « désormais Angélique allait vivre chez eux, elle était la plus voisine de la cathédrale » (chapitre II, p.27, l.27-28) donc elle est mise à part de la société. Elle n'a plus de contact avec l’extérieur, Angélique vit désormais une vie très religieuse : « elle ne sortait que le dimanche, pour aller entendre la messe de sept heures » (chapitre II, p.27, l.50-51).

Les HubertModifier

Les Hubert présent dans le « Rêve » vont être introduits dès le premier chapitre à partir de la page 15. Ces personnages vont être importants car ils vont former la nouvelle famille d'Angélique à la suite de la maltraitance de celle des Rabier qui battait, insultait et nourrissait mal celle-ci. Ce couple va faire connaissance très vite avec Angélique (page 16) dès le moment où ils l'aperçoivent devant la Cathédrale dans le froid glacial qui l'immobilisait. Alors plein de bienveillance et de pitié, ils décident alors de recueillir Angélique sous leur toit pour en apprendre plus sur elle... Ce couple était celui d'Hubert et Hubertine qui habitait Beaumont vivait en tant que chasublier.

Pour leur physique: On peut remarquer qu’à la page 15 du livre « Le Rêve », il y a une description d’Hubert. On peut voir que de la ligne 116 à 119, « qu'il a le visage tourmenté avec le nez on forme de bec d'aigle, un front bossu, couronné de cheveux épais et blanc ». Il était âgé de 45 ans. On peut voir qu’à la page 15 du livre, que le physique d’Hubertine est décrit. A la ligne 130, on peut lire «Elle était d’une beauté merveilleuse », et à la ligne 122 «très belle ».

Hubert et Hubertine sont très empathiques, on voit ce caractère très vite à la ligne 15 page 23. Mais derrière cette gentillesse se cache un chagrin qui les ronge depuis vingt ans, la mort de leur unique enfant juste après sa naissance. Ils désespèrent depuis, car ils sont stériles et par conséquent ne peuvent plus avoir d'enfant, on le voit à la page 15 ligne 137.

Dès le chapitre 2, après avoir récupéré Angélique sous le porche de la Cathédrale les Hubert décident de la récupérer et de s'occuper d'elle. Ils veulent considérer Angélique comme leur fille biologique car ils ont eu une mésaventure : la mort de leur unique enfant. Donc tout va bien au début jusqu'à ce qu'elle pense à son ancienne famille qui l’a maltraitée mais elle arrive à se calmer et tout va mieux. Angélique est très contente de sa nouvelle famille.

Les LieuxModifier

La maison des Hubert est écrite de façon négative, au chapitre I aux lignes 89 à 92 aux pages 13-14, ainsi qu'aux lignes 173-184 à la page 17. De plus, c’est la même chose au cours du chapitre II aux lignes 42-43 à la page 27. On peut voir aussi que ce lieu est décrit de manière neutre au chapitre I, aux lignes 92-115 à la ligne 14, ainsi au chapitre I aux lignes 60-68 à la page 28. La description de cette maison varie donc selon les chapitres. Ce lieu symbolise un lieu de vie, celui des Hubert et celui d'Angélique.

La chambre d'Angélique est une pièce très importante pour elle puisqu'elle la décrit de manière positive au chapitre I aux lignes 363-369 à la page 24. De plus, ce lieu est décrit de manière négative au chapitre I à la ligne 363 et au chapitre IV aux lignes 7-8 à la page 72. Enfin, cette chambre est décrite de façon neutre aux lignes 8 à 20 du chapitre IV à la page 72. Ce lieu varie tout au long du roman puisque Angélique grandit et change de comportement et d'humeur. Sa chambre est pour elle un endroit où elle peut rester tranquille et où elle passe la meilleure partie de sa journée.

Le prochain lieu est celui de là ville puisque c'est qu’ Angélique passe sa vie, ce lieu est représenté d'une façon neutre au chapitre II aux 1-15 à la page 26. Ce lieu ne change pas au cours de l'histoire puisque Angélique n'a pas d’avis sur cette ville.

Le quatrième lieu que nous allons évoquer est celui de la cathédrale. Ce lieu est pour Angélique un endroit spécial puisqu'elle le décrit de manière positive au chapitre IV aux lignes 176-206 aux pages 78 à 80. ce lieu change au cours du roman puisque au chapitre I elle le décrit négativement aux lignes 26-28. Ce lieu est un lieu de prière et de réconfort.

À présent le lieu que nous allons évoquer est le balcon. Le balcon est évoqué au chapitre IV aux lignes 21-43 aux pages 72- 73. Le balcon change au fur et à mesure du roman puisqu'aux lignes 349-350 du chapitre IV à la page 85, le roman est décrit négativement.

Pour finir, on va évoquer le lieu de l’atelier de broderie. Au chapitre III aux lignes 13-33 aux pages 52-53 le lieu est évoqué de façon positive. Ce lieu ne change pas au cours du roman. Il symbolise un lieu de renaissance pour Angélique.

Il y a tout d’abord le Clos marie, qui est un terrain abandonné traversé par un ruisseau se nommant la chevrote. Dans le chapitre IV, ce lieu est décrit de manière neutre, et c’est là qu’ Angélique voit pour la première fois l’homme qu’elle attendait. Au début, elle n’aperçoit qu’une ombre se mouvant (l.423; p.83); plus tard, elle le vit l’homme qu’elle attendait, dans le clos Marie, « âgé de vingt ans, blond, grand et mince» (l.486; p.90) Ensuite dans le chapitre 5, le clos marie est l’endroit où Angélique lavait son linge et le faisait sécher, et c’est là où elle fit la rencontre de Félicien en plein jour, quand une «camisole de bassin qu’elle rinçait […] venait de lui échapper» (l109-110 p95) dans la chevrote. Félicien «sauva la camisole » (l18 p96) et c’est là qu’ils se parlent pour la première fois. Le clos marie dans ce chapitre est décrit de manière plutôt négative, il est dit «solitaire» (l.29 p.93) avec des hautes herbes» (l.422 p.106).C’est aussi là qu’ils font connaissance, jusqu’au moment où ce jeune homme dit à Angélique qu’il l’«aime» (l.508 et 516 p.109). Ce lieu symbolise donc le début d’une histoire d’amour compliquée car, après cet aveu, Angélique s’enfuit en courant. Dans le chapitre VI, Angélique évite le clos marie, de peur de revoir Félicien donc dans ce chapitre ce n’est plus un lieu important. Dans le chapitre VII, le clos marie est le lieu où chaque soir, depuis qu’ils ne se voient plus, Félicien jette un bouquet de violettes, les fleurs préférées d’Angélique, sur le balcon.


ThèmesModifier

La Maladie d'AngéliqueModifier

Causes

La maladie d’Angélique est causée par plusieurs facteurs moraux. Elle est due, premièrement, au mariage de Félicien avec Mlle de Voincourt (chapitre XI, l.141-143). Deuxièmement, M. Hautecoeur ayant refusé son mariage avec Félicien, cela l’a affectée (chapitre XI, l.382). Dernièrement, son mal-être est dû à l’éloignement forcé de Félicien par ses parents (chapitres XI-XII).

Symptômes

Cette maladie est décrite par de nombreux symptômes tels que :

-        L’insomnie (chapitre XII, l.1)

-        La fièvre (chapitre XII, l.8)

-        Les visions (chapitre XII, l.329-334)

-        Les évanouissements (chapitre XIV, l.38)

-        La suffocation (chapitre XIV l.333)

-        Une nouvelle série de crises de charité (chapitre XI, l.199)

-        La crise d’angoisse (chapitre XI, l.270)

-        L’épuisement (chapitre XI, l.358-360)

-        L’amaigrissement (chapitre XI, l.366)

Conséquences

Ces symptômes ont pour conséquences son heureux mariage avec son âme sœur, Félicien (chapitre XIV) et sa triste mort (chapitre XIV, l.339).

Type de maladie

Angélique est atteinte d’une maladie peu commune. En effet tout au long de l’histoire, on peut suivre la relation entre elle et Félicien. Mais arrivée à l’âge de se marier Angélique n’a pas l’autorisation du père de Félicien, les deux amants doivent donc mettre fin à cette relation, ce qui cause à Angélique une maladie qui la détruit de l’intérieur que l’on pourrait appeler aujourd’hui une dépression causée par son « chagrin d’amour ».                             

Au début du roman on peut aussi comprendre qu’Angélique est folle, elle ne sait pas faire la différence entre le rêve et la réalité.


Conte de féesModifier

Dans le livre Le Rêve de Zola, nous pouvons retrouver des passages ou même des personnages tirés de conte de fées. Le conte de fées fleurit au XVIIe siècle avec notamment Charles Perrault qui a écrit plusieurs contes comme Cendrillon et Peau d’Âne.

Un conte est écrit dans un cadre rêvé avec des personnages peu nombreux et facilement identifiables : bons ou méchants. Prenons comme exemple le conte de Cendrillon. La jeune fille est le personnage principal, elle est « gracieuse » tandis que sa belle-mère est « cruelle ».

Dans Le Rêve, nous pouvons faire un rapprochement avec le conte d’Andersen : La petite marchande d’allumettes. Ce-dernier, raconte la vie d’une jeune fille pauvre, dormant en face d’une église et essayant de vendre des paquets d’allumettes pour se faire un minimum d’argent. Mais à chaque fin de journée cette dernière ne vendait un seul paquet d’allumettes. Tremblante de froid et de faim, elle traînait donc de rues en rues. Le début de ce roman est le même que celui du Rêve.

La suite de ce thème est basée sur l’expression populaire du conte de fées et non le genre au sens premier.

Nous pouvons le voir avec Hubertine. Son apparition dans le livre, à la page 15, peut être perçu comme « la sauveuse d’Angélique ». Ce passage notamment est relatif au conte de fée, qui joue avec le hasard. Par ailleurs, nous apprenons au chapitre XIV qui commence à la page 236, qu’Hubertine est obsédée par la recherche du pardon de sa mère et pense que cette enfant, Angélique, est « la récompense de [leur] charité »ce qui peut faire penser à la fin de La Belle et la Bête, écrit par Mme Le Prince de Beaumont.

Ensuite, le personnage d’Angélique a les caractéristiques même d’un conte de fées.

En effet, dès le chapitre III qui commence à la page 68, elle est présentée comme une petite fille innocente qui croit connaître tout de la vie, le bien et le mal. De plus, son rêve, expliqué à la page 64, illustre la rencontre avec un homme « riche comme un roi [et] beau comme un dieu ». Ce dernier est le rêve de toutes filles dans les contes de fées. Enfin, sa résurrection au chapitre XIII page 228 est un caractère fantastique que l’on peut retrouver dans les contes de fées.

Pour sa part, Félicien, est aussi un personnage qui peut faire penser à un conte de fées. D’une part, sa rencontre avec Angélique, chapitre V page 96 : Félicien va sauver, au péril de sa vie, une camisole emportée par le courant de la rivière. L’idée que l’homme mette sa vie en danger pour la femme sans la connaître est un attribut du conte de fée. Puis, le coup de foudre que Félicien ressent pour Angélique est un point commun avec le conte de fées. Ce cliché est repris dans beaucoup de conte de fées comme Cendrillon de Charles Perrault où le prince tombe amoureux de la fille pauvre et innocente. Ensuite, leur déclaration d’amour, racontée chapitre V page 109, est dans un contexte très proche de celui du conte de fée. Cela se passe la nuit, au balcon d’Angélique, qui se décide au dernier moment. Par la suite, au chapitre VI page 112 se trouve le retour de Félicien dans l’histoire qui revient par hasard, on le retrouve quand on s’y attend le moins. Cette idée est aussi une référence au conte de fées puisque l’auteur joue encore avec le hasard.

Toutefois, dans ce livre nous pouvons retrouver des situations rappelant le conte de fées.

Par exemple, au chapitre III page 60, il nous est expliqué qu’Angélique entend des voix et a déjà vue des revenants et des âmes qui reviennent la nuit. Ce concept paranormal est souvent rattaché au conte de fées.

De même, pour la différence de classe sociale entre les deux personnages amoureux qui entraîne par la suite un mariage impossible, comme c’est écrit au chapitre VIII page 155. Ce dernier est caractéristique des contes de fées.

La fin du Rêve de Zola et du Petit chaperon rouge de Perrault sont similaires puisque,à la fin,nous croyons à une fin heureuse comme tous les contes de fées mais au contraire les deux protagonistes meurent alors qu’ils touchaient à leur rêve.

L'AmourModifier

À partir du chapitre IV, le livre se centre sur l’amour entre deux personnages nommés Angélique et Félicien. En effet, à la fin de ce chapitre, Angélique s’accoude au bord de la fenêtre chaque soir à la même heure afin de retrouver l’ombre dont elle est amoureuse. On saura plus tard que cette ombre n’est autre que Félicien. Nous pouvons alors dire que c’est un véritable coup de foudre pour les deux personnages ( p89 l.463-472 ). C’est à partir du chapitre V que tout commence réellement entre les deux personnes. En effet, après plusieurs jours à se jeter des regards furtifs ( p94 l.80 ), Félicien est «  gêné dès qu’elle le surprenait ainsi, tourné vers elle. », ce dernier lui déclare enfin son amour ( p109 l.508 ). Cependant, et contre toute attente, à la suite de la déclaration de la personne qu’elle aime, Angélique se met à le fuir. À la suite de cela, Angélique essaye de l’oublier sans grand succès. Cette jeune fille n’est pas à l’aise avec les sentiments et essaye de remplacer son amour par de la colère ( p105 l.385 ). De plus, étant chrétienne, elle se pose la question de savoir si elle a pêché ou non en tombant amoureuse de ce jeune homme. N’ayant pas la réponse à sa question, elle décide de s’éloigner de la personne qu’elle aime pour se punir tout en se comparant aux martyres notamment aux lignes 391-394, chapitre VI. Pour finir, elle veut l’éloigner d’elle et essaye de se faire passer pour une autre, ce qui ferait fuir Félicien. En effet, à la ligne 409 du chapitre VI, le narrateur nous explique qu’Angélique répond « de son ancienne voix des mauvais jours » pour paraître hautaine puis, aux lignes 417-418, on comprend que la jeune fille semble être vénale. Félicien en est déçu mais ne se décourage pas et pense qu’elle fait semblant d’être méchante.

Au cours de leur histoire d’amour, Angélique et Félicien rencontrent de nombreux obstacles. En effet, lorsqu’Angélique parle de ses sentiments envers le jeune homme (page 166 ligne 276 chapitre IX) à Hubertine, cette dernière lui explique qu’il n’y a que « le devoir et l’obéissance qui fassent le bonheur » (lignes 331-334 chapitre IX). Ensuite, il y a le père de Félicien qui a promis le marier à une femme, de peur qu’il ne fugue (lignes 365-367 chapitre IX). Cette nouvelle donne une raison de plus à Hubertine d’interdire ce mariage. Enfin, la société est opposée à leur mariage en raison de leurs classes sociales trop différentes pour la société et les façons de penser de l’époque (lignes 384-386 pages 67 chapitre III), C’est pour cela que Félicien est promis à une « mademoiselle » (lignes 371 pages 169) qui est de haute classe sociale.

Cependant, les deux amoureux sont très attachés l’un à l’autre et, c’est pour cela qu’ils décident de dépasser sérieusement les obstacles qu’ils rencontrent. Effectivement, Angélique va parler ou plutôt supplier le père de Félicien, l’évêque, afin qu’il donne son accord pour le mariage (lignes 360 pages 184 chapitre IX). Puis, voyant sa fille mourir petit à petit de chagrin, Hubertine réfléchit longuement à la situation. Quand Angélique est sur son lit de mort, la mère se résigne à donner son accord même si ce n’est pas dit explicitement (lignes 382-384 pages 228). De plus, la décision de l’évêque entraîne Hubertine à changer d’avis, ce qui aide les deux amants. Monseigneur comprenant l’amour qu’il y a entre les deux personnages décide de ne plus s’opposer à leur union. (Ligne 366 page 228 chapitre XIII et ligne 394 pages 229) Grâce à cela, Angélique échappe de peu à la mort. La société, quant à elle, accepte leur mariage grâce à l’évêque qui la représente.

Le livre ne se concentre que sur deux couples soit, Angélique et Félicien ainsi qu’Hubert et Hubertine. Ces personnages sont des brodeurs qui ont accueilli Angélique lorsqu’elle était enfant. On les voit pour la première fois à la page 15 du chapitre I ligne 127. Le narrateur nous explique que comme le mariage d’Angélique et Félicien, celui d’Hubert et Hubertine n’était pas accepté. En effet, la mère d’Hubertine ne veut pas que sa fille se marie avec Hubert mais, cette dernière ne l’écoute pas et décide de s’unir au brodeur (ligne 139 page 15 du chapitre I). À la suite de cela, sa mère la maudit et, juste avant de mourir, elle la déshérite (lignes 340-342, page 168, chapitre IX) du moins, c’est ce qu’ils croient. Les deux mariages ne sont pas acceptés et sont considérés comme impurs aux yeux de tout le monde. Cependant, le mariage d’Hubertine n’est toujours pas accepté lorsque les deux personnes sont liées contrairement à Angélique qui a reçu la bénédiction de tous auparavant.

La religionModifier

On peut dire que la religion est un thème majeur du roman puisqu'elle est évoquée dans la quasi-totalité du livre et le personnage principal, Angélique, a sa vie basée sur celle-ci. Mais aussi, Angélique admire les martyrs si bien qu’elle veut en devenir une, comme Sainte Agnès (page 212), on voit par exemple celle-ci qui ne peut plus se passer de la religion.

En effet, lorsqu’elle était seule et abandonnée dans le premier chapitre (page 11), elle se réfugie sous la voûte d’une église, entourée de statues religieuses qui, selon elle, la protègent, puis est recueillie par les Hubert, qui habitent près de la cathédrale et qui sont très croyants. Angélique veut ensuite se marier avec Jésus dans le chapitre 3(page 70). L’enfant adore aussi les récits religieux, car elle n’a qu’un seul et unique livre à lire, « recommença, chaque soir, sous la lampe, à relire son antique exemplaire de La Légende dorée » (à la page 187). Ensuite, la religion est importante pour d’autres personnages, comme Félicien, car son père est évêque à la (page 175) : «  il suffisait que le fils de sa chair… ». Enfin, la religion est importante pour Monseigneur puisqu’il est évêque de la cathédrale de Beaumont à la page 217 à la ligne 59 lorsque : «  debout un moment, l’évêque dit d’une voix grave : ». Pour la ville, la religion est importante puisqu’elle a une grande cathédrale, il est dit page 216 ligne 44 : « qu’Hubertine écoutait les bruits de la cathédrale », puis les habitants se retrouvent pour la « Procession des Miracles ». Zola donne une image positive de la religion dans son livre puisqu’Angélique est passionnée par la religion et entend même des voix qu’elle pense être celles des bâtiments religieux à la page 212 ligne 293 lorsqu’elle dit : «  qu’elle entend des voix e que jamais elle ne les a entendues parler aussi haut (…) et que le Clos-Marie qui l’encourage à ne pas gâter son existence et la sienne. »

Les religieux sont d’abord un obstacle pour Angélique puisque Monseigneur ne veut pas que Félicien se marie avec elle. Quand elle lui demande, l’évêque lui répond à la page 184 ligne 382 : « Jamais ! ». On peut aussi dire que la religion est aussi une aide pour Angélique car elle la calme durant ses crises d’hystérie dans le chapitre 2 (page 32) car Monseigneur accepte finalement qu’elle se marie avec Félicien (page 220) lorsqu’il dit : «  que si Dieu le veut ».


FélicienModifier

Félicien est l'un des personnages principaux du livre.

En effet, avec «ses cheveux bouclés de jeune dieu» (p94 l. 61)[1]. et «son teint(...)très blanc» (p94 l. 81,82)[2]. , il a su faire chavirer le cœur de la belle Angélique. Il était beau : «grand, mince» (p149 l. 253)[3]. , blond, «avec sa barbe fine» (p94, l. 60)[4]. . Il avait tout pour lui. Il avait un «nez droit, un peu fort et [d'yeux] noirs, d'une douceur hautaine» (p149 l. 253,254)[5]. . «Son visage, si blanc» (p97 l. 150)[6]. «se colorait à la moindre émotion (...), tout le sang de ses veines lui montait à la face» (p94 l. 81,l. 83)[7]. Le jeune homme était donc très expressif. En effet, toutes les émotions, «colère [,] tendresse» (p94 l. 82)[8]. ou timidité, se marquait sur son visage. « Il était timide, embarrassé de ses mains, bégayant des ordres» (p95 l. 85)[9]. , à son collègue de travail en la présence d'Angélique. En voulant se rapprocher de la jeune fille, de façon maladroite, il «[n'osa] se retourner dans [un] mortel embarras»(p95 l. 99,100)[10]. . «[En la voyant,] accoudée, il devenait inquiet, tâchait de se rapprocher d'elle». (p103 l. 330,331)[11]. . C'était un «enfant timide» avant tous. (p97 l.151)[12]. En plus d'être timide, il était aussi sensible, « naïf et croyant» (p.134 l. 239)[13]. En effet, «ignorant de tout»(p95 l. 88)[14]. , il crut chaque parole qu'Angélique lui délivrait: sa vie, ses envies... Il était «sensible à cette musique humaine, car l'inflexion caressante sur certaines syllabes lui mouillait les yeux»(p99 l. 223,224)[15]. Sous ce caractère d'agneau se cachait aussi un homme de pulsion, de colère. En effet, «Félicien marqua bientôt quelques impatience»(p103 l. 328)[16]. , en attendant de voir la jeune fille à sa fenêtre et d'attendre. Un soir, poussé par «son audace croissante» (p104 l.359)[17]. , «il arriv[a] violent, jeté aux résolutions folles» (p131 l.164)[18]. . «Il s'était dit qu'il la voulait[...] malgré ses cris» (p 132 l. 174,175)[19]. Félicien était aussi déterminé à conquérir sa belle et bien aimée. Même en étant «jeune, [une vingtaine d'années], si bon, si doux [et] si bien élevé, (p106 l. 404,405)[20]. Il était même prêt à mentir! Lorsque la femme laissa tomber sa console dans la Chevrotte, «l'air brave (...), il entra dans l'eau, [et] il sauva [cette dernière]»(p96 l. 117,118)[21]. De plus, Zola nous dit qu'il «mentait :( ...)il n'était pas pauvre, (...)il se cachait sous ce vêtement d'ouvrier, (...) toute cette histoire pour pénétrer jusqu'à elle.»(p113 l. 110,113)[22]. En réalité, se cachant sous sa couverture d'«ouvrier» (p94 l.55)[23].et de «peintre verrier» (p 98 l.185)[24]. , il était haut placé dans la société. En effet, il était «fils de monseigneur» (p 155 l. 418)[25]. , «Félicien VII d'Hautecoeur, (...) un vrai prince» (p 155 l. 440,441)[26]. . En accouchant, sa mère mourrut. Il grandit chez un vieil abbé, son oncle, vivant une enfance difficile, comme s'il était un «enfant pauvre» (p160 l. 120)[27]. . Il apprit sa véritable place dans la société , 2 ans auparavant, lorsque son père se décida à l'appeler : il était «un diable» (p161 l. 129)[28].selon son oncle. Son père voulait le faire devenir prêtre mais il abandonna cette conviction[29].

OpéraModifier

Adaptations cinématographiquesModifier

BibliographieModifier

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RéférencesModifier