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Le Pion
Réalisation Christian Gion
Scénario Christian Gion
Acteurs principaux
Pays d’origine France
Durée 93 min[1]
Sortie 1978

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Le Pion est un film français réalisé par Christian Gion en 1978.

SynopsisModifier

Bertrand Barabi (Henri Guybet) est un professeur de français suppléant et surveillant (« pion ») dans un lycée et internat de région. Il fréquente les cercles littéraires de sa ville et il est méprisé par ses élèves comme par les enseignants de son établissement. Bertrand Barabi ne vit que pour les beaux yeux de mademoiselle Thuillier, professeur de français. Dominique Benech (Claude Jade), sa voisine et mère esseulée d'un de ses élèves, qui nourrit à son égard de tendres sentiments, lui demande de donner des cours particuliers à son fils. Enthousiasmée par la lecture d'un des textes de Bertrand, Dominique l'encourage à écrire un roman. Bertrand poursuit la rédaction de son roman qu'il envoie bientôt à un éditeur parisien. Le livre est récompensé. Grâce à son pseudonyme, Bertrand garde un temps l'anonymat, mais les journalistes ont tôt fait de révéler l'identité de ce "Goncourt introuvable". Cependant, le succès ne tourne pas la tête de Bertrand. Et c'est avec la complicité de ses élèves qu'il ridiculise même ceux qui lui ont fait du tort, avant de se marier avec la discrète et tendre Dominique.

Fiche techniqueModifier

DistributionModifier

ProductionModifier

Lieux de tournageModifier

CritiqueModifier

« Pour la première fois au cinéma, Henri Guybet tient un rôle principal. Un personnage timide, sensible et presque naïf, ce qui change de ses nombreux rôles de méchant. Claude Jade est très séduisante dans le rôle de la mère de l'élève indiscipliné, ce qui l'amènera à épouser le « pion-écrivain ». » - Marie-France Roger dans Cinéma.

Autour du filmModifier

  • Le rôle du Pion a failli être incarné par Annie Girardot. Christian Gion a écrit le scénario du film en pensant à Henri Guybet pour le rôle principal, mais les distributeurs lui ont dit : "C'est un bon sujet ; vous allez tout mettre au féminin et on prendra Annie Girardot". Mais Christian Gion réussit à imposer Henri Guybet[3].
  • Le film serait à l'origine d'une rumeur tenace concernant le baccalauréat de philosophie (ou de sa popularisation) : un candidat aurait eu comme sujet « Qu'est-ce que le risque ? » (il existe des variantes, comme « Qu'est-ce que le courage ? » ou « l'audace »), ce candidat aurait répondu simplement « Le risque, c'est ça. » sans rien ajouter d'autre et aurait eu la note de 20/20[4]. Or dans le film, Bertrand Barabi donne à ses élèves pour sujet « Qu'est-ce que le risque ? », voit l'un d'entre eux rendre sa copie presque immédiatement et lui met la note de 18/20 en expliquant qu'il a pris un risque tandis que les autres ont « réfléchi sur le risque[4]. » Cette rumeur est si courante qu'elle est présente sur le site du Ministère de l'Éducation Nationale[4] (dans la version qui évoque « le courage ») où il est expliqué « [qu']il s'agit bien d'une légende »[5].

Notes et référencesModifier

  1. a et b Fiche UniFrance du film.
  2. a et b Mentionné au générique du film
  3. Anecdote racontée par Henri Guybet dans Télé 7 Jours n°1144, semaine du 1er au 7 mai 1982, pages 86 et 87, portrait-interview d'Henri Guybet par Paulette Durieux intitulé "Henri Guybet : Je dois ma carrière à un spot publicitaire".
  4. a b et c Jean-Laurent Cassely, « Voici l'origine de la rumeur la plus tenace sur le bac de philo », Slate.fr,‎ (lire en ligne).
  5. « Baccalauréat 2015 : questions-réponses sur la préparation, le déroulement et la correction des épreuves, les sujets de baccalauréat, etc. », sur www.education.gouv.fr (consulté le 17 juin 2015).

Liens externesModifier