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Le Passage (Isère)

commune française du département de l'Isère

Le Passage
Le Passage (Isère)
Le château du Passage.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Arrondissement de La Tour-du-Pin
Canton La Tour-du-Pin
Intercommunalité Communauté de communes Les Vallons de la Tour
Maire
Mandat
Laurent Michel
2014-2020
Code postal 38490
Code commune 38296
Démographie
Population
municipale
790 hab. (2016 en augmentation de 1,94 % par rapport à 2011)
Densité 118 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 32′ 00″ nord, 5° 30′ 46″ est
Altitude 471 m
Min. 365 m
Max. 521 m
Superficie 6,68 km2
Localisation

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Le Passage
Liens
Site web www.le-passage-en-dauphine.fr

Le Passage est une commune française située dans le département de l'Isère, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Historiquement, le village se situait dans la province du Dauphiné et plus précisément dans la région naturelle des Terres froides. En 2000, la commune adhère à la communauté de communes Les Vallons de la Tour, puis en 2017 à la communauté de communes Les Vals du Dauphiné, intercommunalité plus importante et dont le siège est fixé dans la ville voisine de La Tour-du-Pin.

Ses habitants sont dénommés les passageois[1].

Sommaire

GéographieModifier

Situation et descriptionModifier

La commune est proche des agglomérations de la Tour-du-Pin et des Abrets-en-Dauphiné, approximativement à égales distance des agglomérations de Lyon, Chambéry et Grenoble, non loin des premiers contreforts des Alpes.

GéologieModifier

Communes limitrophesModifier

Le territoire communal est bordé par six communes, toutes situés dans le département de l'Isère

HydrographieModifier

Le territoire communal est bordé dans sa partie méridionale et occidentale par la Bourbre, affluent en rive gauche du Rhône et d'une longueur de 72,2 km[2].

ClimatModifier

Article connexe : Climat de l'Isère.

Le secteur du Nord-Isère et des Terres froides présente un climat de type semi-continental[3] qui se caractérise par des précipitations plus importantes en été qu'en hiver.

Les étés, généralement assez chauds peuvent être plus ou moins tempérés par l'altitude qui reste cependant modeste. En hiver, la bise de Nord prend une place importante, vent du beau temps qui se charge parfois de nuages durs à crever en prenant un axe Nord Ouest, la bise noire[4].

Voies de communicationsModifier

UrbanismeModifier

Morphologie urbaineModifier

Hameaux, lieux-dits et écartsModifier

LogementsModifier

La municipalité répond à l'obligation de mise à disposition de logement social, pour compléter le parc existant. un chantier de construction est en cours, confié à la Société Dauphinoise pour l'Habitat, à terme un immeuble de 8 logements seront accessibles. Avec la construction de maisons individuelles à proximité, la population de la commune s'en verra augmentée [5].

Risques naturelsModifier

Risques sismiquesModifier

La totalité du territoire de la commune du Passage est située en zone de sismicité n°3, comme la plupart des communes de son secteur géographique, mais non loin de la zone n°4, située plus à l'est, vers le massif de la Chartreuse[6].

Terminologie des zones sismiques[7]
Type de zone Niveau Définitions (bâtiment à risque normal)
Zone 3 Sismicité modérée accélération = 1,1 m/s2

Autres risquesModifier

ToponymieModifier

Selon André Planck, auteur du livre L'origine du nom des communes du département de l'Isère, le nom du Passage pourrait être lié au déplacement de l'armée d'Hannibal et la découverte d'un bouclier attribué (à tort ou à raison) à cet événement[8].

Le bouclier retrouvé serait en réalité un bouclier mérovingien, et l'origine du nom du village serait en réalité lié à la facilité de l'itinéraire emprunté pour relier les deux vallées « Pas sage » (passage facile pour traverser), contrairement au village de Panissage « Pas non sage » (passage difficile)[réf. nécessaire].

HistoireModifier

Préhistoire et AntiquitéModifier

Au début de l'Antiquité, le territoire des Allobroges s'étendait sur la plus grande partie des pays qui seront nommés plus tard la Sapaudia (ce « pays des sapins » deviendra la Savoie) et au nord de l'Isère. Les Allobroges, comme bien d'autres peuples gaulois, sont une « confédération ». En fait, les Romains donnèrent, par commodité le nom d'Allobroges à l'ensemble des peuples gaulois vivant dans la civitate (cité) de Vienne, à l'ouest et au sud de la Sapaudia.

 
La Grande Rue en 1908.

La légende raconte que c'est par ce village que serait passé le Carthaginois Hannibal Barca, ses éléphants et son armée, lors de la Deuxième guerre punique (IIIe siècle av. J.-C.), pour se rendre en Italie. En effet un bouclier carthaginois fut retrouvé lors de fouilles. Ce serait donc en partie pour cette raison que le village fut nommé Le Passage.

Selon le site de la mairie qui s'appuie sur un ouvrage dénommé Patrimoine en Isère, les Vals du Dauphiné, publié en avril 2013, ce bouclier est en fait d'origine mérovingienne [9].

Moyen ÂgeModifier

Politique et administrationModifier

Administration municipaleModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1838 1846 M. Ravix Pierre    
1846 1848 M. Quiot Baron    
1848 1850 M. Apprin Joseph    
1850 1865 M. Ravix Pierre    
1865 1881 M. Apprin Joseph    
1881 1884 M. Rostagnat Henri    
1884 1890 M. Bel Louis François    
1890 1892 M. Apprin Joseph    
1892 1907 M. Châlons Joseph    
1907 1919 M. Guillaud Jean    
1919 1944 M. Demeure Pierre    
1944 1945 M. Perrin Auguste Municipalité provisoire  
1945 1953 M. Lacroix Lucien    
1953 1956 M. Jacquet Pierre    
1956 2002 M. Barbier Camille    
2002 En cours M. Michel Laurent SE Cadre[10]
Les données manquantes sont à compléter.

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[12].

En 2016, la commune comptait 790 habitants[Note 1], en augmentation de 1,94 % par rapport à 2011 (Isère : +3,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
774775894822940922910874842
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
832824844838842766819807759
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
696644639552523518520463449
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
360343339431516648727766783
2016 - - - - - - - -
790--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

EnseignementModifier

Équipements sportifs et culturelsModifier

MédiasModifier

Historiquement, le quotidien à grand tirage Le Dauphiné libéré consacre, chaque jour, y compris le dimanche, dans son édition du Nord-Isère, un ou plusieurs articles à l'actualité sur le canton, la communauté des communes et quelquefois sur la commune, ainsi que des informations sur les éventuelles manifestations locales, les travaux routiers, et autres événements divers à caractère local.

CultesModifier

La communauté catholique et l'église du Passage (propriété de la commune) dépendent de la paroisse Sainte-Anne qui, elle-même, est rattachée au diocèse de Grenoble-Vienne[15].

ÉconomieModifier

Le village dispose d'une épicerie ainsi que de deux restaurants. L'économie du village repose sur l'agriculture, l'artisanat et le commerce.

Sur la commune de Le Passage est installé le Syndicat Intercommunal des Eaux de la Haute Bourbre, dont la mission est de :

  • collecter et dépolluer les eaux usées avant de les rejeter dans le milieu naturel,
  • capter et distribuer une eau potable de qualité,
  • contrôler les installations individuelles et assister techniquement lors de la réalisation d'un dispositif d'assainissement individuel[16].

Le Syndicat mixte d'eau et assainissement de la Haute Bourbre, dessert depuis 1964 les communes de : Chassignieu, Chélieu, Doissin, Montagnieu, Le Passage, St Blandine, St Clair de la Tour, St Didier de la Tour, St Ondras, St Victor de Cessieu, Virieu sur Bourbre; Blandin et Montrevel depuis 1972; Panissage depuis 1976; Châbons depuis 1980; Le Pin et Valencogne depuis 1992.

Culture et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Le château du PassageModifier

Édifié durant le XVe et modifié durant les XVIIe et XIXe siècles, cet édifice fait l'objet d'un classement et d'une inscription partielle au titre des monuments historiques par arrêté du  : les deux salons et la chambre du rez-de-chaussée de l'aile sud (avec leur décor) et le grand escalier (avec la cage) sont classés ; la chapelle, les façades et les toitures, la salle à manger du rez-de-chaussée et la salle de billard (avec leur décor) sont inscrites[17].

Autres monumentsModifier

  • L'église

Personnalités liées à la communeModifier

  • Joachim Jérôme Quiot du Passage, (1775-1849), châtelain du Passage, général d'Empire qui s'illustre à Waterloo y est décédé.
  • Le général La Fayette, en revenant de Vizille où il est allé rendre visite à sa petite-fille, est invité par M. Sapey, ancien sous-préfet, à passer la nuit du 3 au 4 septembre 1829 dans sa maison de campagne située au Passage. Un banquet est dressé où sont invitées plus de soixante personnes parmi lesquelles MM. Lanet aîné (négociant), Chevallier (notaire), Dioque (ancien conservateur des hypothèques à Genève). La Fayette se retire à 23 heures pour aller se coucher. le lendemain, il se rend à Bourgoin en passant par Cessieu.[réf. nécessaire]

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. « Nom des habitants des communes françaises », sur habitants.fr (consulté le 9 août 2019)
  2. Sandre, « Fiche cours d'eau - la Bourbre (V17-0400) » (consulté le 3 mars 2019)
  3. Annick Auffray, Alain Brisson, Agnès Tamburini, Valérie Dziak, Véronique Maloisel, Sophie Martinoni-Lapierre, « Climat de la région Rhône-Alpes », sur rhone-alpes.developpement-durable.gouv.fr, (consulté le 23 juin 2016)
  4. Gérard Espinasse, « Deux plaines du Bas-Dauphiné : la Bièvre et le Liers (Etude physique) », Revue de géographie alpine, vol. 37, no 1,‎ , p. 5–70 (DOI 10.3406/rga.1949.5456, lire en ligne, consulté le 11 novembre 2016)
  5. informations données par la mairie de Le Passage
  6. Site de la préfecture de l'Isère, carte des zones de sismicité
  7. [1]
  8. André Planck, "L'origine du nom des communes du département de l'Isère", (ISBN 2-84424-043-7) édition L'atelier, 2006, page 63
  9. Site de la mairie du Paasage "le bouclier d'Hannibal", consulté le 9 août 2019
  10. https://www.lemonde.fr/auvergne-rhone-alpes/isere,38/le-passage,38296/
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  15. Site de messe-infos, page sur la paroisse Sainte-Anne
  16. [2]
  17. « Château », notice no PA00117234, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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