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Le Pêchereau

commune française du département de l'Indre

Le Pêchereau
Le Pêchereau
La mairie en 2009.
Blason de Le Pêchereau
Blason
Le Pêchereau
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre
Arrondissement Châteauroux
Canton Argenton-sur-Creuse
Intercommunalité Communauté de communes Éguzon - Argenton - Vallée de la Creuse
Maire
Mandat
Jean-Pierre Nandillon
2014-2020
Code postal 36200
Code commune 36154
Démographie
Gentilé Pescherelliens
Population
municipale
1 859 hab. (2016 en diminution de 3,68 % par rapport à 2011)
Densité 89 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 34′ 44″ nord, 1° 32′ 54″ est
Altitude Min. 103 m
Max. 256 m
Superficie 20,94 km2
Localisation

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Le Pêchereau
Liens
Site web le-pechereau-mairie.fr

Le PêchereauÉcouter est une commune française située dans le département de l'Indre, en région Centre-Val de Loire.

GéographieModifier

LocalisationModifier

La commune est située dans le sud[1] du département, dans la région naturelle du Boischaut Sud.

Les communes limitrophes[1] sont : Argenton-sur-Creuse (3 km), Le Menoux (3 km), Saint-Marcel (4 km), Chavin (5 km), Ceaulmont (7 km), Tendu (7 km), Mosnay (8 km) et Malicornay (8 km).

Les communes chefs-lieux[1] et préfectorales sont : Argenton-sur-Creuse (3 km), Châteauroux (28 km), La Châtre (34 km), Le Blanc (38 km) et Issoudun (53 km).

Localisation de la commune du Pêchereau

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Hameaux et lieux-ditsModifier

Les hameaux et lieux-dits de la commune sont : le Vivier, Paumule, les Reizes, le Grand Pêchereau, le Bas Vilaine, le Haut Vilaine, le Château-Gaillard, les Jolivets, les Thibaults, le Bas Verneuil, le Haut Verneuil, Vilaine-Bouchard et les Neuraux[2].

Géologie et hydrographieModifier

La commune est classée en zone de sismicité 2, correspondant à une sismicité faible[3].

Le territoire communal est arrosé par la rivière Creuse[2].

ClimatModifier

Normales et records pour la période 1981-2010 à la station météorologique de Châteauroux - Déols
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1,3 1,3 3,5 5,3 9,2 12,4 14,4 14,3 11,2 8,5 4,1 1,8 7,3
Température moyenne (°C) 4,2 4,9 8 10,4 14,4 17,8 20,2 20 16,6 12,8 7,5 4,7 11,8
Température maximale moyenne (°C) 7,1 8,6 12,6 15,5 19,6 23,1 26 25,6 21,9 17,1 11 7,6 16,3
Record de froid (°C)
date du record
−22,8
16-01-1985
−22,8
14-02-1929
−10,8
01-03-2005
−4,2
07-04-1929
−1,4
11-05-1928
1,2
01-06-1936
4
10-07-1948
4,5
06-08-1967
0
30-09-1936
−5,2
30-10-1997
−8,7
24-11-1998
−17
10-12-1967
−22,8
16-01-1985
Température maximale la plus basse (°C)
date du record
−14,9
16-01-1985
−10,8
02-03-1956
−1,9
05-04-1971
1,5
06-04-1911
6,9
04-05-1977
11,1
09-06-1956
12,8
19-07-1966
13,9
31-08-2007
9,5
29-09-1919
2,8
27-10-1931
−2,9
22-11-1993
−10,2
20-12-1938
−14,9
16-01-1985
Température minimale la plus haute (°C)
date du record
12
02-01-1916
12,1
27-02-1960
14,9
11-03-1981
14,5
28-04-1913
18
12-05-1912
22,3
28-06-2005
23
21-07-1995
23,3
06-08-2018
20,5
05-09-2017
18,9
01-10-2001
15,1
07-11-1954
13,4
04-12-1961
23,3
06-08-2018
Record de chaleur (°C)
date du record
18,5
05-01-1999
24
27-02-2019
28
25-03-1955
31,5
22-04-1893
34,5
29-05-1944
37,7
26-06-1947
40,2
28-07-1947
40,5
02-08-1906
38
01-09-1906
30,3
07-10-2009
24,5
02-11-1899
20,5
16-12-1989
40,5
02-08-1906
Ensoleillement (h) 72,1 91,9 155,6 178,5 208,6 210,4 231,7 235,5 189,5 128,3 79,6 59 1 840,7
ETp Penman (mm) 13,8 23,2 56,1 82,1 112,9 132,8 147,8 131,5 79,5 41,3 15,9 10,2 847,1
Record de vent (km/h)
date du record
105,4
NC
132,1
23-02-2009
126
NC
104,4
NC
94,5
NC
109,8
13-06-2002
104,4
NC
115,2
NC
104,4
NC
97,2
NC
100,8
NC
126
NC
132,1
NC
Record de la pression la plus basse (hPa)
date du record
973,1
NC
965
NC
983,7
NC
981,8
NC
989,6
NC
991,6
NC
978,2
NC
996,9
NC
989,9
NC
980,1
NC
973
NC
967,9
NC
965
NC
Record de la pression la plus haute (hPa)
date du record
1 045,1
NC
1 043,4
NC
1 046,7
NC
1 035,7
NC
1 033,5
NC
1 047,5
NC
1 030,6
NC
1 030,6
NC
1 034,9
NC
1 035,6
NC
1 040,2
NC
1 045,6
NC
1 047,5
NC
Précipitations (mm) 59,2 48,8 52,1 65,8 73,3 54,9 56,6 56,1 64,3 73,8 64,9 67,3 737,1
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
48,7
20-01-1910
29,7
05-02-1955
32,4
29-03-1978
42,6
18-04-1964
54,1
12-05-1910
67,6
04-06-2002
60,4
08-07-1919
66,1
29-08-1945
58,6
17-09-1975
43
29-10-1981
35,2
05-11-1962
51,6
24-12-1995
67,6
04-06-2002
dont nombre de jours avec précipitations ≥ 1 mm 4,9 5,3 5 5,8 6,2 7,5 7,4 7,2 8,3 6,4 5,7 5,9 6,3
Source : Infoclimat.fr
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
 
 
 
7,1
1,3
59,2
 
 
 
8,6
1,3
48,8
 
 
 
12,6
3,5
52,1
 
 
 
15,5
5,3
65,8
 
 
 
19,6
9,2
73,3
 
 
 
23,1
12,4
54,9
 
 
 
26
14,4
56,6
 
 
 
25,6
14,3
56,1
 
 
 
21,9
11,2
64,3
 
 
 
17,1
8,5
73,8
 
 
 
11
4,1
64,9
 
 
 
7,6
1,8
67,3
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm
Article détaillé : Climat de l'Indre.

Voies de communication et transportsModifier

Le territoire communal est desservi par les routes départementales : 30, 30B, 48, 48A, 48D, 132, 927 et 927E[4].

La ligne d'Argenton-sur-Creuse à La Chaussée passait par le territoire communal, une gare desservait la commune. La gare ferroviaire la plus proche est la gare d'Argenton-sur-Creuse[4] (3,4 km), sur la ligne des Aubrais - Orléans à Montauban-Ville-Bourbon.

Le Pêchereau est desservie par la ligne J du Réseau de mobilité interurbaine[5].

L'aéroport le plus proche est l'aéroport de Châteauroux-Centre[4], à 40 km. Elle dispose d'un aérodrome sur son territoire au lieu-dit la Bourdine.

Le territoire communal est traversé par le sentier de grande randonnée de pays du Val de Creuse[2] et par la voie verte des Vallées[2]..

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UrbanismeModifier

LogementModifier

Le tableau ci-dessous présente le détail du secteur des logements[6] de la commune :

Date du relevé 2013
Nombre total de logements 1 000
Résidences principales 85,7 %
Résidences secondaires 4,7 %
Logements vacants 9,6 %
Part des ménages propriétaires de leur résidence principale 74,3 %

ToponymieModifier

Ses habitants sont appelés les Pescherelliens[7].

HistoireModifier

Le document le plus ancien conservé aux archives départementales de l'Indre, dans lequel il est fait mention de cette commune remonte à 1226. À l'époque, le village s'appelait Podio Cherelli, puis plus tard en 1291, sur un document conservé à la Bibliothèque nationale, Podium Cherelli Territorium de Podio Chereau. En 1456, le territoire prend le nom de Peuchereau et en 1498, le nom de Pêchereau.

L'origine de ce nom viendrait de Podium, Puy, Pe, mot désignant un lieu élevé. On retrouverait d'ailleurs une même origine dans d'autres noms de lieux de la région comme Puy de l'âge à Celon, Puy d'Auzon à Cluis. Comme Le Pêchereau, ces deux territoires correspondent à des lieux élevés.

Cette interprétation est contestée par certains auteurs, en particulier Stéphane Gendron qui pense qu'il s'agit de Puy associé au nom d'une personne, Chereau, qui aurait donné Puy à Chereau, Puychereau puis Pêchereau[8].

Le , et pour la première année, la commune du Pêchereau avec l’aide de nombreux bénévoles regroupés dans l’association culturelle du Pêchereau a organisé une grande fête médiévale avec spectacles l'après-midi et en soirée et la présence de nombreux stands en rapport avec les métiers du Moyen Âge, luthier, vannier, coutelier, tailleur de pierre. En soirée, un grand feu d'artifice embrasa le château-mairie du Pêchereau.

La commune fut aussi rattaché du au à la communauté de communes du pays d'Argenton-sur-Creuse.

Politique et administrationModifier

La commune dépend de l'arrondissement de Châteauroux, du canton d'Argenton-sur-Creuse, de la deuxième circonscription de l'Indre et de la communauté de communes Éguzon - Argenton - Vallée de la Creuse[9].

Elle dispose d'un bureau de poste[10].

Le Pêchereau est jumelée depuis 1981, avec la commune de Tokomadji, en Mauritanie.

Concours des villes et villages fleuris
Récompenses et prix Années d'obtentions
Prix Régional de la
Mise en Valeur du Patrimoine
palmarès 2011[11]

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001[12] 2006 René Caltabellotta ? Médecin généraliste
2006[13] mars 2014 Jean-Claude Andrieux DVD Médecin généraliste
mars 2014[14] En cours Jean-Pierre Nandillon DVG Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[16].

En 2016, la commune comptait 1 859 habitants[Note 1], en diminution de 3,68 % par rapport à 2011 (Indre : -2,9 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
830945874881557928964922991
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0071 0031 0361 0381 0511 1381 2091 1951 266
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2381 2471 2171 1091 0411 0181 0161 1041 121
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 1771 2391 3351 7261 8871 8841 9882 0021 892
2016 - - - - - - - -
1 859--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

EnseignementModifier

La commune dépend de la circonscription académique de La Châtre.

Manifestations culturelles et festivitésModifier

Chaque année a lieu dans la commune, la « fête médiévale du Pêchereau » et le petit marché de Noël.

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Équipement culturelModifier

SantéModifier

SportsModifier

Un site de baignade non surveillé[21] (plage Le Vivier) est présent dans la commune.

MédiasModifier

La commune est couverte par les médias suivants : La Nouvelle République du Centre-Ouest, Le Berry républicain, L'Écho - La Marseillaise, La Bouinotte, Le Petit Berrichon, L'Écho du Berry, France 3 Centre-Val de Loire, Berry Issoudun Première, Vibration, Forum, France Bleu Berry et RCF en Berry.

CultesModifier

ÉconomieModifier

La commune se situe dans l'unité urbaine d’Argenton-sur-Creuse, dans l’aire urbaine d'Argenton-sur-Creuse, dans la zone d’emploi de Châteauroux et dans le bassin de vie d'Argenton-sur-Creuse[9].

La commune se trouve dans l'aire géographique et dans la zone de production du lait, de fabrication et d'affinage du fromage Valençay[22].

Culture locale et patrimoineModifier

PatrimoineModifier

Château du Haut-du-PêchereauModifier

Il ne subsiste malheureusement pas grand-chose du château haut du Pêchereau. Seul un pigeonnier témoigne de l’ancienneté du site.

Château des ThibautsModifier

Ce château construit pour son usage par l’architecte Henri Dauvergne en 1890. À l’origine, cette terre était une métairie dépendant de Prunget. En 1556, Aubert de Montjohan qui la possédait s’en défit au bénéfice de Claude et François de Montjohan, écuyers, qui y demeuraient. Elle comprenait, maison, jardin et four à chaux. Elle passa ultérieurement à Jean de Savary, sieur des Thibauds et de Villerandoux (aveu de 1677) et fut vendue en 1767 par Claude Dupin de Boislarge et son frère Pierre Dupin de Fleuranderie à Etienne Pépin, marchand à Argenton. À ce jour, le récent propriétaire, monsieur Olivier Chapus, a entrepris d’importants travaux de rénovation afin de refaire vivre la demeure de Dauvergne[23].

Château de PaumuleModifier

Sur le territoire de Paumule, existait en 1612, une dîme appartenant pour partie à Guillaume Couraud, damoiseau, seigneur du Vivier. Cette dîme était en 1714, une dépendance de la maison noble de Paumule, dont l’origine ne devait pas être très ancienne car elle ne figure pas sur la liste des fiefs d’Argenton. Pierre Bien est propriétaire de Paumule en 1666, puis cette terre passe à Charles de Saint-Julien, marié à Jeanne Bien ; c’est aux descendants de ceux-ci qu’en 1714, Jean Coute, conseiller du roi, racheta la propriété pour 9 500 livres tournois. Jean Coute était protestant ; lui et sa future se convertirent au moment de leur mariage. Ultérieurement, la famille Coute connut deux branches : celle des Coute de Paumule et celle des Coute du Cluzeau. Le château demeura dans cette famille jusqu’en 1950[23].

Château du CourbatModifier

Le fief du Courbat relevait d'Argenton. Le célèbre Jean Mauduit, bailli de cette ville, l'ayant acquis en 1614, commença la restauration et l'agrandissement du château[24],[25] qui furent continués par son fils au cours du XVIIe siècle. Ce manoir, entouré par l'eau des douves, bien que de dimension relativement modeste forme un ensemble architectural ayant particulièrement fière allure. La tour, le corps de logis couvert de tuile et le portail précédé autrefois d'un pont-levis, forment un ensemble original et coquet. Au-dessus de la porte d'entrée, faisant face au midi, on lit en lettres majuscules gravées dans la pierre, une phrase sentencieuse : « Passant à force de les passer, tu pourois bien demeurer ». Cette inscription pourrait se rapporter à un ancien cadran solaire. Au-dessous de l'inscription, se trouve la date de 1662. Dans les dépendances du château, se trouve une fuye ou colombier où les pigeons trouvaient leur gîte dans 840 boulins disposés sur 14 rangs. L'on voit encore l'échelle, tournant autour d'un poteau vertical en bois, au moyen de laquelle on pouvait facilement visiter les nids. Ce pivot s'engage à la partie supérieure dans une poutre horizontale portant la date de construction : « Jean Maudut m'a fait l'an 1625 ». Aujourd'hui, le château du Courbat est le siège de la mairie du Pêchereau.

ÉgliseModifier

Jusqu'à la Révolution, la chapelle du Pêchereau n'était qu'une église succursale de la paroisse de Chavin. Ce n'est qu'à cette époque que Le Pêchereau devint commune et paroisse indépendantes, répondant ainsi aux vœux plusieurs fois répétés de ses habitants. La première chapelle fut fondée en 1488 par deux frères prêtres, Pierre et Mathurin Marchand. L'un était curé de Ceaulmont et l'autre de Bazaiges. Une inscription lapidaire relatant ce fait se lit sur le mur de la nef, à l'intérieur de l'église actuelle : Le premier jour d'avril l'an 1488 fut ceste esglise commancée et fondée par deux frères prebtres, nez de ce lieu : Pierre Mathurin Marchans nommés. De Ceaulmont Bezeages, lors curés. Et de deulx messes chescune sepmaine le dim... parrochialle avecques ... offices et sacremens ... et le vendredi après so... de la ... à l'intention d'iceux. Pour ce pries Dieu pour. En clair, deux curés de paroisses voisines, nés au Pêchereau, fondèrent cette ancienne chapelle, à charge pour la paroisse de dire chaque semaine et à perpétuité, deux messes pour le repos de leur âme. Compte tenu de l'éloignement de Chavin, le desservant de la chapelle du Pêchereau de l'époque exerçait les fonctions curiales et tenait les registres des baptêmes, mariages et sépultures. Mais il n'en était pas moins considéré par le curé de Chavin comme un simple chapelain d'une église « annexe et filliole », tandis qu'au contraire, les habitants revendiquaient pour leur territoire toutes les prérogatives d'une vraie paroisse. Au début du XXe siècle, une association « Notre Dame du Pêchereau », sous l'impulsion de madame Léopold Chauveau, (trouvant l'église trop petite à son goût) voit le jour avec l'objectif de construire une nouvelle église. La famille Devallencienne fait don du terrain, la famille Chauveau assume les frais d'architecte et de construction. Sur les plans d'Henri Dauvergne (fils d'Alfred), la construction débute en 1906 sous le curé Ducher et se poursuit de 1907 à 1916 avec le curé Pâquier. La guerre en 1914 ralentit quelque peu les travaux. Le , le cardinal Léon Adolphe Amette, archevêque de Paris, ami de la famille Chauveau, procède à la bénédiction de l'église, « Notre-Dame-de-l'Assomption du Pêchereau ». Ni romane, ni gothique, ni flamboyante, elle est le fruit architectural de l'époque : deux chapelles latérales, une tribune, une chaire (aujourd'hui supprimée), cinq statues, sept vitraux rappelant les litanies de la Vierge et huit grands vitraux, dont certains portent les blasons des familles donatrices. La décoration des fonts baptismaux est due à l'abbé Chaix, curé de 1952 à 1957. Il faut noter que la pierre d'édification de l'ancienne église datant de 1488 et la cloche « Eugénie Victorine Aurélie », ont été ramenées dans la nouvelle église, le maire de l'époque, Jean Duris faisant partie de l'association. L'ancienne église à laquelle certains habitants étaient très attachés ne sera désaffectée qu'en 1928. En 1952, le conseil municipal de l'époque décide la démolition totale de l'église, au grand regret de certains habitants de l'époque.

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Chapelle de VerneuilModifier

En 1226, l'existence d'un prieuré de Verneuil est attestée par le pape Honorius III, sur le territoire de Le Pêchereau au lieu-dit Verneuil (di Vernolio, terrage de Puychereau). À l'époque, Le Pêchereau est considéré comme un village dépendant de la paroisse Saint-André de Chavin. L'an 1862, le comte d'Autemarre d'Erville, propriétaire du terrain sur lequel subsistaient les ruines du prieuré, décide de faire édifier une chapelle dédiée à saint Fiacre ; la nouvelle construction de 10 m x 5 m conserve un pilier de l'ancien bâtiment. Une fontaine, en réalité un puits avec une margelle de 1 m de haut et de 60 cm de diamètre, se trouve sur la route menant à La Châtre. Les gens venaient en pèlerinage, buvaient l'eau de la fontaine, censée guérir les coliques. Aujourd'hui, la chapelle Saint-Fiacre est en très mauvais état et menace ruines.

Maison à trois carresModifier

Cette maison[26],[27], actuellement propriété privée, a été construite en 1786 pour Jean Baptiste Brunet, officier de la maréchaussée d’Argenton-sur-Creuse, alors membre de la loge maçonnique de La Fraternité d’Argenton. Alors qu’il est Vénérable de son Atelier, ce notable, Jean Baptiste Brunet affirme ainsi son identité maçonnique, en construisant dans un terrain triangulaire qu’il possède au Pêchereau, une maison également triangulaire appelée « La Maison à trois carres », symbole de son appartenance à une obédience maçonnique. Faite d’un triangle parfait de 16,5 m de côté, la face principale d’accès étant orientée plein sud, une pointe du triangle étant à l’est, au soleil levant, l’autre à l’ouest, au soleil couchant, la troisième étant au nord. C’est dans ce dernier angle que se trouve le four à pain.

Prairie de PaumuleModifier

La prairie de Paumule est un lieu de détente et de loisirs, aménagé au bord de la Creuse le long de la route allant d'Argenton-sur-Creuse à Badecon-le-Pin et Gargilesse. Très fréquentée les week-ends et pendant les vacances, la prairie de Paumule dispose d'un parcours de santé, d'un lieu de pêche accessible aux personnes handicapées et d'une zone de jeux pour les enfants. C'est un lieu idéal pour la promenade.

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Personnalités liées à la communeModifier

Héraldique, logotype et deviseModifier

  Blason De gueules à la tour d'or, ouverte et ajourée du champ, 2,1 et 1, accompagnée en chef de deux étoiles d'or ; au chef cousu d'azur chargé de trois chouettes contournées d'or et perchées sur des branches de sable.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.
  Logotype de la commune du Pêchereau :

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

  • Marinette Baudet-Lamoure, Argenton et son histoire : Le Chemin de fer et la halte du Pêchereau, Argenton-sur-Creuse, Cercle d'histoire d'Argenton, , 14e éd..
  • Marinette Baudet-Lamoure, Argenton et son histoire : Le Pêchereau et son monument aux morts, Argenton-sur-Creuse, Cercle d'histoire d'Argenton, , 15e éd..
  • Marinette Baudet-Lamoure, Argenton et son histoire : Louis-Émile Galey, Argenton-sur-Creuse, Cercle d'histoire d'Argenton, , 19e éd..
  • Marinette Baudet-Lamoure, Argenton et son histoire : Un Pescherellien talentueux, Louis-Émile Galey, Argenton-sur-Creuse, Cercle d'histoire d'Argenton, , 20e éd..
  • Renaud de Lafforest, Argenton et son histoire : L'Escalier du Courbat, Argenton-sur-Creuse, Cercle d'histoire d'Argenton, , 22e éd..

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

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  2. a b c et d « Le Pêchereau » sur Géoportail., consulté le 17 septembre 2018.
  3. « Didacticiel de la règlementation parasismique : Indre », sur le site de la Prévention du risque sismique, consulté le 3 septembre 2018.
  4. a b et c « Le Pêchereau », sur le site de ViaMichelin, consulté le 3 septembre 2018.
  5. « Indre (36) - Fiches horaires », sur le site du Réseau de mobilité interurbaine, consulté le 2 septembre 2018.
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  7. « Nom des habitants des communes françaises, Le Pêchereau », sur le site habitants.fr de la SARL Patagos (consulté le 25 mars 2012).
  8. Stéphane Gendron, Les Noms de Lieux de l’Indre.
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  11. [PDF] Concours Régional Centre des villes et villages fleuris - Palmarès 2011, consulté le 23 septembre 2011.
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  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  19. « Liste des établissements scolaires de l'Indre - Année scolaire 2018/2019 » [PDF], sur le site de l'Académie d'Orléans-Tours (consulté le 10 juin 2019).
  20. « Regroupements pédagogiques intercommunaux (R.P.I.) » [PDF], sur le site de l'Académie d'Orléans-Tours (consulté le 10 juin 2019).
  21. « Le Mag 36 #1 », sur le site du Conseil départemental de l'Indre, p. 19, consulté le 3 juillet 2017.
  22. Site de l'Institut national de l'origine et de la qualité : Valençay, consulté le 15 août 2014.
  23. a et b Bulletin municipal d’information du Pêchereau – 2009.
  24. Renaud de Lafforest, Argenton et son histoire : Le Courbat et son chef d'œuvre d'escalier, Argenton-sur-Creuse, Cercle d'histoire d'Argenton, , 22e éd..
  25. Renaud de Lafforest, Argenton et son histoire : Le château du Courbat, Argenton-sur-Creuse, Cercle d'histoire d'Argenton, , 25e éd..
  26. Agenda communal, 2008.
  27. Berchon, Argenton et son histoire : La Maison à trois carrés, Argenton-sur-Creuse, Cercle d'histoire d'Argenton, , 20e éd..