Le Mung

commune française du département de la Charente-Maritime

Le Mung
Le Mung
Vue de la place principale du village.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente-Maritime
Arrondissement Saint-Jean-d'Angély
Intercommunalité Vals de Saintonge Communauté
Maire
Mandat
Frédéric Bruneteau
2020-2026
Code postal 17350
Code commune 17252
Démographie
Gentilé Méléduniens
Population
municipale
308 hab. (2014 en augmentation de 17,11 % par rapport à 2009)
Densité 41 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 52′ 32″ nord, 0° 42′ 43″ ouest
Altitude Min. 1 m
Max. 12 m
Superficie 7,52 km2
Élections
Départementales Canton de Saint-Jean-d'Angély
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Le Mung

Le Mung est une commune du Sud-Ouest de la France située dans le département de la Charente-Maritime (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont appelés les Méléduniens et les Méléduniennes[1].

GéographieModifier

La commune du Mung est située sur la rive gauche du fleuve Charente, à l'intérieur d'un de ses méandres. Ce fleuve délimite le nord et l'est du territoire communal. La commune fait 752 hectares.

L'île de la Grenouillette, située sur le fleuve, est elle aussi rattachée à la commune, bien qu'étant à proximité immédiate du bourg voisin, Saint-Savinien.

La commune est également entourée, au sud-est, par le fossé Moussard, dont les deux extrémités débouchent sur la Charente. Le village du Breuil, situé au-delà de ce fossé, dépend également de la municipalité du Mung.

Au-delà du village du Breuil, la commune de Le Mung est composée des villages suivants : la Lançonnière, la Maison Michel, les Grandes Maisons, la Planche, la Borderie (jouxtant le Bourg), la Salle, les Monnereaux, Chaud-Bois, le Boutet, les Tartres, la Pierrière, les Abelins, le Moulin, la Porchinière, la Grenouillette et le Port.

La majeure partie du territoire communal est couverte de champs et de prairies. Les prairies proches de la Charente sont régulièrement sujettes aux inondations résultant des crues du fleuve.

La commune est traversée par la route départementale D18 et l'autoroute A837.

La gare la plus proche est celle de Saint-Savinien, desservie par des TER reliant La Rochelle à Saintes ou Bordeaux.

Communes limitrophesModifier

Communes limitrophes du Mung[2]
Saint-Savinien
Geay   Saint-Savinien
Crazannes

HistoireModifier

Le nom de la commune s'est écrit différemment à travers les âges. C'est ainsi que l'on retrouve Le Mung écrit en 1301 "Le Meun", "Meleduno" en 1311, "Le Men" en 1316, "Le Meung sur Charente" vers 1466, ou encore "Meung" en 1798.

L'origine du nom pourrait être analysé à partir des deux dernières syllabes de Meleduno. En langage celtique, le mot "dunos" ("dunum" en latin) désigne une colline ou une construction fortifiée (oppidum) placée le plus souvent en hauteur ou à un carrefour. Cette source pourrait être plausible, puisqu'il existait au XIVe siècle une commanderie à l'hôpital de Le Mung, située à l'Hôpiteau, village appartenant actuellement à la commune de Geay. En ce cas, les deux premières syllabes de ce mot "Meloduno" (ou "Melodunum" en résultant) auraient pu servir à localiser la commanderie. Mele serait donc une déformation phonétique des dénominations de Le Meun ou Le Men employées à la même époque, et ces dénominations pourraient provenir elles-mêmes du mot celtique "Men" qui voulait dire pierre. Cette hypothèse peut également sembler plausible, grâce à la proximité des carrières de Crazannes.

Dans le cas où Meledunum n'aurait désigné que la commanderie, et non le village proche, celui-ci devrait toutefois rester dénommé Le Meun, Le Men ou Le Meung.

Jusqu'en 1963, la commune a disposé d'une école municipale, dans les mêmes locaux que ceux de la mairie. Durant de longues années, la question scolaire a été une problématique récurrente du conseil municipal, notamment sur les difficultés de trouver un maître d'école à partir de la fin de la Révolution française. Quant à la construction du bâtiment, les projets se suivent au milieu du XIXème siècle, mais sans qu'aucun ne se réalise. Finalement, le , l'instituteur public prend possession de l'école.

AdministrationModifier

Liste des mairesModifier

 
La mairie du Mung.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Février 1790 Novembre 1791 André Yonnet    
Novembre 1791 Décembre 1792 Pierre Panier    
Décembre 1792 Brumaire an II (novembre 1793) Pierre Panier    
Brumaire an II (novembre 1793) Prairial an VIII (octobre 1799) François Guillot    
Prairial an VIII (octobre 1799) Brumaire an VIII (novembre 1799) Jean Denéchaud    
Brumaire an VIII (novembre 1799) Pluviôse an IX (février 1800) Jean Yonnet    
Pluviôse an IX (février 1800) Janvier 1809 Hippolyte Charles Turpin    
Février 1809 Mai 1816 Pierre Pannier    
Mai 1816 1827 Louis Bironneau    
1827 Novembre 1831 Hippolyte Charles de Turpin    
Novembre 1831 Février 1840 Pierre Guillot    
Février 1840 mai 1848 Comte de Turpin    
Mai 1848 1852 François Michaud    
1852 Août 1857 Comte de Turpin    
1857 Février 1865 Louis Denéchaud    
Février 1865 Octobre 1865 Charles Panier    
Octobre 1865 1876 Pierre Mallet    
Mars 1876 1878 Louis Denéchaud    
1878 Mars 1888 Pierre Mallet    
Mai 1888 Mai 1896 Camille Yonnet    
Mai 1896 Avril 1898 Pierre Mallet    
Avril 1898 Août 1900 Félix Joulain    
Août 1900 Septembre 1902 Louis Denéchaud    
Septembre 1902 Mai 1904 Pierre Lozeau    
Mai 1904 Septembre 1907 René de Saint-Mathurin    
Septembre 1907 1919 Eutrope Yonnet    
1919 Mai 1935 Philippe Michaud    
Mai 1935 Décembre 1938 Arsène Jamet    
Février 1939 Mars 1965 Philibert Michaud    
Mars 1965 Mars 1983 André Jonchère    
Mars 1983 juin 1995 Robert Michaud Sans étiquette Agriculteur
juin 1995 février 2020 Jean-Louis Richaudeau DVD Agriculteur retraité
mars 2020 mai 2020 Daniel Renault (1er adjoint)    
juin 2020 En cours Frédéric Bruneteau   Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Conseil municipalModifier

Le conseil municipal, élu en 2014, est composé de 11 conseillers municipaux : 5 femmes et 6 hommes. La moyenne d'âge du conseil municipal est de 50 ans[3].

Celui qui a été élu le 15 mars 2020 est également composé de 11 conseillers municipaux (5 femmes et 6 hommes)[4]. La moyenne d'âge est de 45 ans.

RégionModifier

À la suite de la réforme administrative de 2014 ramenant le nombre de régions de France métropolitaine de 22 à 13, la commune appartient depuis le à la région Nouvelle-Aquitaine, dont la capitale est Bordeaux. De 1972 au , elle a appartenu à la région Poitou-Charentes, dont le chef-lieu était Poitiers.

DémographieModifier

Évolution démographiqueModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[6].

En 2014, la commune comptait 308 habitants[Note 1], en augmentation de 17,11 % par rapport à 2009 (Charente-Maritime : +2,48 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
104232211372385412418395378
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
366354356325346357340340313
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
314298294268271242220208217
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
202223198253275264263263295
2014 - - - - - - - -
308--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monumentsModifier

Église Notre-Dame de la NativitéModifier

 
L'église Notre-Dame.

Cette église romane fut probablement fondée au début du XIIe siècle par les chevaliers templiers, qui possédaient une commanderie dans le village. D'un style très sobre, ce sanctuaire, construit entièrement en moellons, est précédé d'un balet, ou auvent.

La façade, percée d'une baie rectangulaire entourée de part et d'autre de colonnettes, est surmontée d'une simple croix de pierre. Un vitrail représentant Saint-Louis se trouve au-dessus du auvent. La porte d'entrée principale est confortée de chaque côté par deux colonnes coiffées de chapiteaux à crosses, dont l'un des chapiteaux est aussi sculpté de croix dans des cercles.

En face de la chaire, la nef est rehaussée d'une statue en bois du XVIIIe siècle représentant la Vierge et l'Enfant, qui fut autrefois l'objet d'une vénération toute particulière de la part des habitants.

 
L'intérieur de l'église

A l'origine, l'église se terminait par un chevet plat. L'abside fut ajoutée au XVe siècle et remaniée au XVIIIe siècle, ce qui lui donna son aspect actuel. Voûtée en ogives, encadrée de dehors par de courts contreforts d'angle surmontés de sortes de plumet de pierre, elle est éclairée par une grande verrière de style gothique. Dans le choeur, l'autel est dominé par un retable en bois, sculpté de statuettes et de feuillages, de facture artisanale. En clef de voute, un blason aux armes de France est inséré dans une étoile à six branches. Quelques traces d'une litre funèbre entourant le choeur apparaissent également. En 1791, les armoiries seigneuriales qui se trouvaient dans l'église sont effacées, tout comme celles du château.

L'église est flanquée d'un clocher rectangulaire surmonté d'une toiture en ardoise, construit au XVIIIe siècle. La cloche date de 1775. Des inscriptions qu'elle contient, elle a pour parrain Jean Daumesnil Simon, seigneur de Plassay, et marraine Julie de Mac Nemara de Turpin, dame et seigneure de la paroisse. Elle a été offerte à l'occasion de travaux importants d'aménagement de l'église, en particulier du mur du cimetière, du ballet et du clocher. Tous les travaux entrepris à cette époque avaient été adjugées à un certain Boisfié, maître charpentier à Port d'Envaux, auquel furent payés 2050 livres en 1775.

Une maison, située au sud de l'église, jouxte le monument. Propriété privée, elle porte la date de 1666 et fut autrefois le presbytère. Jusqu'à la Révolution, la paroisse de Le Mung était constamment desservie par un curé résident. Le dernier curé régulier fut Gabriel Lanneau, qui fit aménager, sur ses biens propres, le presbytère en 1775-1776. Il se retira en , après avoir refusé de prêter serment à la constitution civile du clergé.

Jusqu'en 1929, l'église était entourée d'un cimetière qui s'étendait sur son flanc nord, qui a par la suite été déplacé en dehors du bourg. Les dernières tombes ont été déplacées dans les années 1950. Avec d'autres tombes éparses, un vestige caractéristique en subsiste : le sarcophage en pierre, évidé à la forme du gisant, qui repose avec son couvercle orné d'une croix contre le mur de l'édifice.

Le châteauModifier

Au nord-ouest du bourg, jouxtant le village de "La Salle", se trouve un château datant du XIVe siècle. On y pénètre par une grille en fer forgé du XVIIIème siècle, qui ouvre sur une grande cour au fond de laquelle s'élève l'imposante demeure. Ce château, dénommé "Château de La Salle", a été rebâti en 1750 pour Jean-Baptiste Mac Nemara, noble irlandais, capitaine des vaisseaux du Roy au port de Rochefort. Il est haut de trois étages, et muni de plusieurs lucarnes à frontons. Il comporte deux tours : la tour Ouest, achevée en 1301 (autrefois poste de guet) ; et la tour Nord, construite au XVe siècle. Il est bordé d'une propriété de 8 hectares bordant le fleuve Charente[9].

Le château est actuellement la propriété privée d'une famille australienne[10].

Le monument aux mortsModifier

 
Le monument aux morts

Le monument aux morts rappelle les soldats méléduniens morts au combat[11]. Il est situé sur la place de la Liberté.

Four à chauxModifier

 
Le four à chaux.

Situé en bord de Charente, il existe un ancien four à chaux, en direction de Saint-Savinien. Ce four à chaux a été construit contre une petite falaise calcaire bordant le marais. L'intérieur se présente comme un cylindre debout à ciel ouvert, paré de briques réfractaires du sol au sommet. A la base se trouve le foyer en brique avec une entrée assez étroite appelée "goulet" pour le passage des fagots.

Le four a été restauré en 2006 par la commune, avec l'aide du Conseil Départemental de la Charente-Maritime et de l'Etat.

La croix hosannièreModifier

 
La croix hosannière

La croix hosannière est située à l'intersection de la Départementale 18 et de la Départementale 238.

Le pont de la PlancheModifier

 
Le pont de la Planche, avec à gauche le Moussard

Le pont de la Planche a commencé d'être construit en juin 1856, soit 16 ans après le commencement des travaux de la route reliant Saint-Jean d'Angély à Marennes, aujourd'hui la route départementale 18. La pose de la première pierre donne lieu à cérémonie présidée par les maires du Mung (le Comte de Turpin) et de Geay.

TourismeModifier

Le Mung dispose sur son territoire d’une base de loisirs située sur le bord de la Charente. A proximité de Saint-Savinien-sur-Charente, composée d’un parc ombragé, l’île de la Grenouillette accueille restaurant (« Le Bec Fin »), camping (le camping de l'"île aux loisirs"), piscine (gérée par l’intercommunalité), terrains de tennis, boulodrome, jeux pour enfants, location de canoës, ainsi qu’une aire de repos pour les camping-cars. L’île de la Grenouillette est également connue pour son port miniature et la location de bateaux. La communauté de communes est propriétaire de différents équipements qu’elle gère ou confie à des prestataires[12].

Le nom de la Grenouillette est assez récent pour cette île de 25 hectares, qui résulte de la création du canal de dérivation navigable. Au début des années 1900, une fabrique de tuiles extrayait sur place les matériaux nécessaires, ce qui déterminait de vastes excavations qui se remplissaient d'eau au fil du temps. Ces excavations étaient des endroits propices aux grenouilles.

Le GR 360, sentier de grande randonnée, traverse la commune d'est en ouest.

La "Flowvélo", véloroute reliant Thiviers en Dordogne à l'île d'Aix en Charente-Maritime passe également au Mung.

Personnalités liées à la communeModifier

 
Statue en pierre, représentant Raoul Bitaud debout. Le socle porte l'inscription « Le plus petit des grands serviteurs de la Saintonge »

.

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : 1er janvier 2014.

RéférencesModifier

  1. Les gentilés de Charente-Maritime
  2. Carte IGN sous Géoportail
  3. « Le Conseil municipal de Le Mung »
  4. « Le Mung - Vals de Saintonge Communauté », sur valsdesaintonge.fr (consulté le 27 juillet 2020)
  5. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  9. (en) « CASTLE/ESTATE in Le Mung - € 1,590,000 », sur us.arkadia.com (consulté le 17 octobre 2014) (annonce immobilière)
  10. (en) James Law, « Australian family brings historic French castle, Chateau Le Mung, back to life », sur news.com.au, (consulté le 17 octobre 2014)
  11. « Monument aux morts de Le Mung » (consulté le 1er janvier 2020)
  12. « Base de loisirs de Le Mung », (consulté le 27 juillet 2020)
  13. Jean-Michel Hermans, « Bibliographie du patois saintongeais » [doc], sur james.chauveau.free.fr, (consulté le 19 janvier 2015), p. 63
  14. Service de l'inventaire général du patrimoine culturel de la région Poitou-Charentes, « Matha, rue du Docteur Coyrard, parc communal (Inventaire du patrimoine du Pays des Vals de Saintonge) », sur 37.59.20.51, (consulté le 19 janvier 2015) ; section Annexes