Le Lion et le Vent

film sorti en 1975
Le Lion et le Vent
Description de cette image, également commentée ci-après
L'enlèvement de Ion Perdicaris, ici en juin 1904 dans le Tacoma Times, a inspiré le scénario de John Milius

Titre original The Wind and the Lion
Réalisation John Milius
Scénario John Milius
Musique Jerry Goldsmith
Acteurs principaux
Sociétés de production Metro-Goldwyn-Mayer
Herb Jaffe Productions
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre drame
Durée 119 minutes
Sortie 1975


Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Le Lion et le Vent (The Wind and the Lion) est un film américain de John Milius, sorti en 1975. Il s'inspire en partie l'enlèvement de l'Américain d'origine grecque Ion Perdicaris au Maroc en 1904.

SynopsisModifier

En 1904, le Maroc est depuis quelque temps au cœur d'un conflit notamment entre la France, l'Allemagne et l'Empire britannique. Les trois puissances tentent d'y établir une sphère d'influence. Par une belle journée d'octobre, un groupe de cavaliers, mené par le chef berbère El-Raisuli « le Magnifique »[1], enlève, en plein quartier européen de Tanger, Eden Perdicaris[2], une jeune Américaine et ses deux enfants, William et Jennifer. Sir Joshua Smith, un ami britannique d'Eden, est tué. Avec cet enlèvement, El-Raisuli veut s'opposer au jeune sultan Abdelaziz et à son oncle le pacha de Tanger. Raisuni veut provoquer une guerre civile et prouver aux tribus la compromission du jeune sultan avec les grandes puissances occidentales.

Aux États-Unis, le Président Theodore Roosevelt vise la réélection pour l'élection présidentielle de 1904. Il décide d'utiliser cette affaire comme démonstration de force de la puissance de son pays, malgré les réticences de son Secrétaire d'État, John Hay. Samuel R. Gummeré, consul américain à Tanger, échoue dans la négociation pour récupérer les otages. Le Président Roosevelt décide alors d'envoyer la South Atlantic Squadron (également appelée Brazil Squadron (en)).

Fiche techniqueModifier

  Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par la base de données IMDb.

Producteur associé : Phil Rawlins

DistributionModifier

ProductionModifier

Genèse et développementModifier

John Milius s'inspire du véritable enlèvement d'Ion Perdicaris (Perdicaris affair (en) en anglais). Il se base notamment sur un article écrit par Barbara W. Tuchman[6] dans le magazine American Heritage, et aussi par une biographie complète de Mohamed ben Abdallah el-Raisuni écrite par Rosita Forbes, The Sultan of the Mountains: The Life Story of the Raisuli[7]. John Milius n'écrit pas une intrigue fidèlement historique. Ion Perdicaris est transformé en personnage féminin plus jeune, rajeuni et féminisé et nommé Eden Perdicaris. Il invente également ses deux enfants, l'attaque des Américains sur le palai du Sultan ou encore l'affrontement entre Américains et Allemands[8].

Omar Sharif et Anthony Quinn sont envisagés pour le rôle principal. Sean Connery est finalement choisi. Pour le rôle d'Eden, John Milius avoue avoir écrit en pensant à Julie Christie. Le rôle ne lui sera jamais proposé et revient à Faye Dunaway. Tombée malade, elle est finalement remplacée par Candice Bergen. Le rôle de Dreighton est proposé à Richard Dreyfuss, qui avait joué dans Dillinger (1973) le premier film de John Milius[8].

TournageModifier

 
L'Alcazar de Séville a servi de décor pour le palai du sultan

Le tournage a lieu eà l'automne 1974[9] en Espagne (pour y recréer les villes marocaines de Tanger et Fès). Il se déroule notamment en Andalousie : Almería et des environs (parc naturel de Cabo de Gata-Níjar, Cabo de Gata), Séville (l'Alcazar, Plaza of the Americas), Grenade et des environs (La Calahorra). Quelques scènes sont tournées à Madrid et dans la province de Huelva (parc national de Doñana)[10]. La scène se déroulant dans le parc national de Yellowstone est réalisée sur le plateau de Meseta en Castille-et-León.

Le tournage s'est révélé d'une lenteur exaspérante. Après avoir été convoqué sur le plateau quatre jours d'affilée sans tourner une seule scène, Sean Connery a quitté les lieux dans une fureur sans précédent, sans retirer son costume, et n'est réapparu qu'au moment opportun pour jouer[réf. nécessaire].

AccueilModifier

DistinctionsModifier

Source : Internet Movie Database[11]

RécompensesModifier

NominationsModifier

CommentairesModifier

Notes et référencesModifier

  1. a et b Le personnage s'inspire de Mohamed ben Abdallah el-Raisuni.
  2. a et b Le personnage s'inspire de Ion Perdicaris, même s'il a été rajeuni et féminisé.
  3. John Gallagher, Film Directors on Directing, ABC-Clio, , p. 174-175
  4. (en) Ken Plume, Interview with John Milius - IGN
  5. (en) Release info sur l’Internet Movie Database
  6. « Perdicaris Alive or Raisuli Dead! », American Heritage, août 1959 ; republié ensuite dans l'ouvrage de compilation de Barbara Tuchman Practicing History: Selected Essays (1981), p. 104-117.
  7. « Page Amazon.com sur le livre de Forbes (épuisé) »
  8. a b et c (en) Trivia sur l’Internet Movie Database
  9. Michael Feeney Callan, Sean Connery, éditions Nouveau Monde, 2012, p. 217
  10. (en) Locations sur l’Internet Movie Database
  11. (en) Awards sur l’Internet Movie Database

AnnexesModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier