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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Legs (homonymie).

Le Legs
Image illustrative de l’article Le Legs

Auteur Marivaux
Pays Drapeau de la France France
Genre Comédie
Éditeur Prault fils
Lieu de parution Paris
Date de parution 1736
Date de création
Metteur en scène Comédiens italiens
Lieu de création Hôtel de Bourgogne

Le Legs est une comédie en un acte et en prose de Marivaux représentée pour la première fois le par les comédiens ordinaires du roi au théâtre de la rue des Fossés Saint-Germain.

Le public fit bon accueil au Legs, pièce où l’amour, bien réel dès le début de la pièce, a toutes les peines du monde à s’exprimer.

Sommaire

PersonnagesModifier

  • La Comtesse.
  • Le Marquis.
  • Hortense.
  • Le Chevalier.
  • Lisette, suivante de la comtesse.
  • Lépine, valet de chambre du marquis

L’intrigueModifier

Lisette veut empêcher le mariage de sa maitresse parce qu’il restreindra l’influence qu’elle exerce sur elle. Par bonheur pour elle, le soupirant est timide et sans cesse hésitant. Comme, de plus, une clause d’un legs qui lui a été fait l’oblige à payer 200 000 francs s’il épouse la comtesse, il lui est très difficile de se décider à sauter le pas et il voudrait bien que Lisette fasse cet aveu à sa place. Lisette commence par refuser avant d’accepter, mais en s’efforçant de jeter du ridicule sur le soupirant effarouché. La comtesse, quant à elle, ne partage nullement le sentiment de la soubrette, et dans une conversation qu’elle a avec le marquis, elle fait tous ses efforts pour l’amener à lui dire : je vous aime. Elle le conduit jusqu’au bord de l’aveu et, alors qu’elle croit qu’il va parler, il change tout à coup de conversation. Lorsqu’elle le ramène sur le terrain, il hasarde une demi-déclaration. La comtesse paraissant étonnée, il prend cela pour de la colère et retombe dans les banalités. Hortense, à qui reviendront les 200 000 francs s’il épouse la comtesse, vient lui réclamer le legs ou sa main. Il se déclare prêt l’épouser car il n’y a pour lui qu’une seule femme au monde, la comtesse. Puisqu’elle le refuse, il épousera qui l’on voudra. Comme cette réponse ne fait l’affaire de personne, Hortense, la comtesse, Lisette elle-même, qui voit bien que sa maîtresse est décidée, tout le monde se réunit pour pousser le marquis à formuler sa demande. Il répète à la comtesse qu’il l’aime ; mais puisqu’elle le hait, il n’y a rien à faire. — Je ne vous hais pas, je ne vous l’ai jamais dit. — C’est tout comme. — Vous m’aimez, soit ; m’avez-vous jamais demandé ce que j’en pense ? — À quoi bon ? Je sais votre réponse, vous allez me dire : Non. — Mais posez la question. — Soit ; je vous aime, qu’en pensez-vous ? — Eh bien ! j’en suis bien aise. — Ah ! s’écrie le marquis bouleversé. Il paye avec bonheur les 200 000 francs, et tout le monde est satisfait.

BibliographieModifier

  • (en) Mihai Dinu, « The Algebra of Scenic Situations », Semiotics of Drama and Theatre: New Perspectives in the Theory of Drama and Theatre, Herta Schmid et Aloysius Van Kesteren, Éd., Amsterdam, Benjamins, 1984, p. 67-92.
  • Lucette Desvignes, « Du Testament (1731) au Legs (1736) : les méthodes d’élaboration dramatique chez Marivaux », Studi Francesi, 1967, n° 11, p. 480-6.

SourceModifier

  • Jean Fleury, Marivaux et le marivaudage, Paris, Plon, 1881, p. 142-43

Liens externesModifier

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